Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

18 mois !


Publié le 11 juillet 2019 par Claire Gezillig

Mon bébé d’amour n’est plus vraiment un bébé !

8 mai 2019, ma choupinette fête ses 18 mois (à une date assez chouette puisque son papa et moi fêtons nos 9 ans ensemble le même jour). Je pourrais sortir les clichés « ça passe tellement vite » ou bien pire (car beaucoup moins vrai) « c’est que du bonheur »… (C’est beaucoup de bonheur mais pas que, je pense que j’ai aussi beaucoup pleuré ces 18 derniers mois et non pas que de bonheur…)

Mais ces 18 mois valent tellement plus que des idées toutes faites, que des conclusions à l’emporte-pièce.
Aujourd’hui, j’ai envie de te parler de ma fille. Un peu pour moi, parce que je suis une maman fière avec des étoiles dans les yeux et des papillons dans le cœur, un peu pour garder une trace, un peu pour toi lectrice qui aimera peut-être y retrouver ton enfant ou non, qui aura envie de dire « c’est marrant, chez nous.. », ou « ah ça me rappelle des souvenirs »
Parce que je ne sais pas ce que tu en penses, mais je trouve moi que c’est un chouette âge 18 mois…

La motricité

Notre fille a 18 mois et ne marche pas. Enfin, si elle marche le long des meubles, avec sa draisienne, en nous prenant une main, dans le petit bain seule à la piscine (trois pas pour s’éloigner de moi, perdre l’équilibre et que je l’attrape in extremis avant qu’elle ne boive trop la tasse… ça commence à devenir un peu trop sport les bébés nageurs avec mon statut de baleineau enceinte… bref…)

Elle tient debout aussi sans appui même si elle ne le fait généralement que sur les surfaces où elle a moins peur de tomber (notre lit, le bac à sable). Mais allier les deux, marche sans appui, on n’y est pas encore… Et quelque part, ça n’a pas l’air de l’intéresser, elle va tellement vite à 4 pattes.

Être un bipède donc, bof. Par contre, elle grimpe, partout, tout le temps. (Sans une pensée pour les pauvres nerfs de sa maman qui veut la laisser faire parce qu’elle croit beaucoup à la motricité libre mais qui doit gérer la peur de la voir tomber). Elle grimpe sur le canapé, notre lit, les chaises, la litière du chat, les escaliers, la chaise haute, partout, tout le temps. Elle grimpe à l’échelle du toboggan et même sur le petit mur d’escalade de l’aire de jeux.

Elle sait aussi faire de la balançoire « de grands » en se tenant, mettre manteaux, colliers, lunettes de soleil et chapeaux.

Crédit photo : personnelle

Elle a une motricité fine impressionnante (merci la DME ?) et aime beaucoup les toutes petites choses comme les miettes.

La nourriture

Parait qu’elle a de qui tenir, elle mange beaucoup, beaucoup et de tout. Comme nous. Elle a bien sûr ce qu’elle préfère (même si ça nous parait incongru) : les olives, le boudin noir, les raisins secs, les tomates cerises, les pâtes, les haricots verts (mais entre pâtes et haricots, elle choisit les haricots), les muffins au brocolis, le pain perdu et la compote pommes-cannelle et plein d’autres choses que je dois oublier…

On a arrêté de lui donner des biberons car elle voudrait les prendre partout, mais elle maîtrise super bien la tasse et le verre (normaux ou en plastique, on alterne sans problème). Elle est encore allaitée le matin quand elle veut. Depuis deux mois, je crois que ma grossesse est en train de mettre en péril cet allaitement, qu’elle va se sevrer, on a des périodes de plusieurs jours sans qu’elle réclame mais hop, une mauvaise nuit ou un samedi matin à paresser au lit et elle va me signer qu’elle voudrait téter.

Le sommeil

Nous avons vécu grosso modo entre 11 et 16,5 mois une phase idyllique, 11h d’une traite la nuit, un coucher facile bisou-bonne-nuit-on-ferme-la-porte-pas-de-rappel. Deux siestes par jour sans problème qui sont passées à une de manière progressive et sans encombre vers 15/16 mois.

Et puis, on a commencé à faire des cartons, j’ai commencé à être sérieusement enceinte et dormir est devenu compliqué pour notre fille.

Au moment du déménagement, on a eu une semaine à devoir la faire dormir dans notre lit, la rassurer pendant des heures, se faire réveiller jusqu’à toutes les 30 minutes par des cris de panique, des crises, des couchers le soir qui n’en finissaient plus et on essayait de se répéter « c’est une phase ça va passer » mais c’était dur dur (mon conseil : si tu peux éviter de déménager avec un enfant en bas-âge et enceinte, évite).

Finalement, on est passé au lit de grand dans la nouvelle maison, car elle ne voulait pas rester couchée dans le petit, ainsi, on a pu se coucher avec elle jusqu’à ce qu’elle lâche prise. J’ai aussi arrêté d’allaiter le soir car elle ne prenait pas vraiment, s’énerver au sein, me tapait et moi, je n’en pouvais plus de gérer ça en fin de journée (elle n’a jamais réclamé le soir depuis que j’ai décidé de ne plus lui proposer).

Aujourd’hui, 1,5 mois après notre déménagement, ça va mieux, elle ne se réveille presque plus la nuit, l’endormissement n’est plus si facile qu’avant et peut prendre de 10min à 2h, avec beaucoup de câlins, de retours dans la chambre (on essaie progressivement de la réhabituer à s’endormir sans nous à côté, ça évite les réveils nocturnes en panique)… et il nous est impossible de descendre l’escalier tant qu’elle n’est pas en sommeil profond. Mais même si c’est pas linéaire, on sent que ça va mieux, alors on continue de remplir sa jauge de confiance, de câlins en se répétant encore et encore « c’est une phase, ça va passer », « c’est encore plus dur pour elle que pour nous ».

Socialisation, communication et échange

Si on arrive à supporter les soirées difficiles, c’est aussi que les journées sont généralement super chouettes. Je crois qu’on n’est pas encore entré dans le « terrible two » ; on a bien eu de grosses crises inconsolables pour ce qui nous parait de petites choses (« non, tu ne peux pas emmener la brosse à dents de maman en promenade ») mais c’est généralement quand elle est fatiguée ou qu’elle a faim, sinon, les frustrations se gèrent plutôt bien pour le moment même si on sent qu’il y a sans doute une forte personnalité dans cette petite fille aventurière !

Pour le moment, je me dis que c’est une période cool, plus vraiment un bébé donc plus de facilité à échanger et à communiquer et pas encore la guerre (plus ou moins froide) à la maison.

C’est vraiment génial de voir tout ce qu’elle comprend en français et en néerlandais.
Elle ne parle pas beaucoup encore : papa, maman, chat, coucou (utilisé pour se cacher mais aussi quand elle nous voit), kijk (regarde en néerlandais), oh oh (quand quelque chose tombe par terre), merci (quand on lui donne quelque chose, on était tellement surpris de celui-là), op (fini en néerlandais), caca, doie doie (salut/au revoir en néerlandais), hop quand on monte sur quelque chose, on a des doutes sur quelque chose qui ressemble à encore et le s’il-te-plait néerlandais. Enfin, en vrai, si elle parle beaucoup mais avec des sons et des monologues où on ne comprend rien.
Après, pour communiquer avec nous, elle signe tous les mots que nous connaissons ou presque (et on se dit qu’on aurait du en apprendre plus) : encore, téter, manger, boire, dormir, changer la couche, fini, musique, câlin, plus ce qui est plus classique, bravo, au revoir, pointer un objet, tendre les bras pour qu’on la prenne, faire oui ou non… Et d’ailleurs, elle adore copier nos mimiques, si bien que quand je dis son prénom d’un air un peu réprobateur, elle met les deux poings sur les hanches exactement comme je fais parfois, et on ne peut s’empêcher de rire.

C’est une petite fille très sociable, elle adore la crèche (et ne prend même pas la peine de nous dire au revoir le matin), elle est intéressée par les autres enfants, ne pleure quasiment jamais à l’extérieur et va partager naturellement ses activités au parc et à la ludothèque (et quand elle donne un jouet à un enfant qui pleure et crie de frustration avec un petit air « tiens, tu as l’air d’en avoir plus besoin que moi », mon cœur de maman fond littéralement).

Dernièrement aussi, je trouve qu’elle a développé une relation encore plus forte avec son papa, peut-être parce que moi, je suis assez fatiguée, les changements de couche et les couchers galères, c’est majoritairement papa. Mais qu’est-ce qu’ils se marrent tous les deux !

Les loisirs

Elle adore deux choses : la musique et la lecture.

Elle demande à ce qu’on mette la musique dès qu’elle commence à être réveillée et râle quand ça s’arrête.

Sinon, elle passe son temps dans les livres. Je me bénis de l’avoir abonnée à bébémax de L’école des loisirs (je ne suis pas sponsorisée mais je ne peux m’empêche de leur faire de la pub), elle les adore presque tous. Ici, on lit du matin au soir, elle va chercher ses livres un par un (et je dois négocier dur si je ne veux pas m’embêter à lui traduire un livre en néerlandais « c’est un livre pour papa ça, tu ne veux pas plutôt celui en français pour maman ? ») et s’installe sur nos genoux ou à côté de nous, parfois elle crise parce qu’on lui dit qu’on ne peut pas lui lire l’histoire maintenant. Mais aussi, souvent, elle s’installe seule et se raconte des histoires.

Crédit photo : photo personnelle

C’est quelque chose de nouveau récemment, cette capacité à s’occuper seule quelques temps, avec ses livres, ses cubes, ses instruments de musique, ses voitures en bois. Alors elle va vérifier qu’on est dans le coin et au bout d’un temps venir nous voir pour partager mais j’avoue que le fait qu’elle puisse jouer un peu seule me rassure notamment vu l’arrivée du deuxième sous peu.

Sinon la piscine et le parc sont ses endroits préférés, elle adore sortir en poussette ou à vélo (mon périnée et mon dos de femme enceinte m’ont fait abandonner l’écharpe pour le moment malheureusement). D’ailleurs, si tu dis, on va se promener elle va chercher les chaussures, le manteau et la poussette ou le casque du vélo !

Enfin, je ne peux m’empêcher d’ajouter dans les loisirs préférés de ma pitchounette : les câlins. Ici, on est vraiment chez les bisounours et on passe beaucoup de temps à se câliner et faire des bisous !

Bon, il est peut-être tant de conclure cet article fleuve… Et pourtant j’ai l’impression que j’en ai si peu dit de notre petite lutine blonde, un peu clown, un peu ange blond à bouclettes. Elle est si vivante, que c’est difficile d’en faire le portrait. J’aimerais tellement pouvoir expliquer ce qui est me colle un sourire aux lèvres et des larmes aux coins des yeux assez souvent (mais c’est peut-être les hormones de grossesse aussi). Parce que ce qui est sûr, c’est que ces derniers 18 mois, j’ai eu la sensation de l’aimer toujours un peu plus et que c’est un privilège de la voir grandir, de l’accompagner et de découvrir chaque jour avec elle ce qu’elle a envie d’être et de devenir…

Et toi, comment est / était ton petit de 18 mois ? Tu aimes cette période ?

Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Marie B

Mais… mais… mais…
Y aurait-il une annonce de grossesse ?
FELICITATIONS!!!!!!!!!!!!

le 11/07/2019 à 08h46 | Répondre

Marie B

ah ben en fait je suis trop nulle, j’avais loupé l’annonce à l’article précédent!

le 11/07/2019 à 08h49 | Répondre

Claire Gezillig

Elle était assez discrète 😉
Et magie du calendrier éditorial qui fait qu’en ce moment les articles sont publiés bien après l’écriture : je suis à 34sa actuellement.
(Et j’ai enfin écrit sur cette grossesse le weekend dernier mais ça risque d’être du coup publié à la rentrée)

Merci pour les félicitations 🙂

le 11/07/2019 à 10h05 | Répondre

Raphaelle

Trop choutte cette petite 🙂 ! Tu me fais un peu peur pour la partie sommeil je dois dire (actuellement en train de me demander si je verrais un jour le bout du tunnel avec un bébé de 3,5 mois j’en suis presque à remettre en question notre projets d’un deuxième tellement ça me semble impossible).. combien de difference auront vos deux enfants du coup?

le 11/07/2019 à 11h22 | Répondre

Claire Gezillig

Le sommeil est redevenue généralement bien 🙂
Coucher facile, parfois un réveil entre 22h et 23h mais à chaque fois ça se calme rapidement et elle dort donc 10/12h. Et des siestes entre 2h et 3h30 l’après-midi, c’est plutôt agréable 😉
(Je te redonne de l’espoir ? – après pour être honnête j’espère que les vacances, puis le changement de crèche, puis l’arrivée du deuxième ne va pas tout redérégler…)
Et nos enfants auront donc 21 mois de différence, j’espère secrètement que le deuxième soit facile au niveau sommeil pour être honnête 😉

le 11/07/2019 à 11h59 | Répondre

Claire

Je ne sais pas si je vais te remonter le moral mais on finit par s’habituer aux réveils nocturnes. Mes enfants ont 21 mois d’écart, le grand a fait ses nuits 1 mois avant que j’accouche de sœur 😬. Maintenant il dort super bien (devenir grand frère lui a fait du bien on dirait) et sa sœur de 3 mois tète encore 2 fois en 2nd partie de nuit mais comme j’allaite et quelle est en berceau cododo j’ai vraiment l’impression d’avoir des nuits complètes (surtout qu’en ce moment les 2 sont couchés à 20h, avoir ses soirées avec ça n’a pas de prix !) Courage courage, un jour ils dorment !

le 11/07/2019 à 14h38 | Répondre

Claire Gezillig

Les réveils nocturnes tétées me font moins peur que les réveils de grands en panique. Parce qu’en effet, avec le cododo et l’allaitement, ça passe relativement bien (enfin c’est ce que je pense là que je ne suis pas encore à nouveau dedans 😂)

le 13/07/2019 à 08h13 | Répondre

Virg

LOL ma fille a marché à 18 mois parce que c’était l’automne ! Avant, elle était parfaitement capable mais n’en voyait pas non plus l’intérêt… jusqu’à ce qu’il pleuve et qu’elle n’ait plus la même liberté qu’aux beaux jours.
Pour ma part, je suis fascinée par son évolution. Leur capacité à apprendre est vraiment énorme. Un jour, tu ne comprends rien à leur phrase, le lendemain elle te sort un parfait « il est là » 😉 elle ne veut pas marcher, le lendemain elle marche et ainsi de suite. C’est presque magique. Je ne sais pas pour toi mais, avant chaque bond en avant, ma fille était soit malade soit grincheuse soit en petite régression.
Je lis en comm que c’est bientôt la fin de ta grossesse, je te souhaite un très bel accouchement et une belle rencontre avec petit deuz 😉

le 11/07/2019 à 13h47 | Répondre

Claire Gezillig

Merci !
Et sinon ici, elle a finalement marché à 18,5 mois et c’est parti très vite en bonne maitrise, elle devait être bien capable sans oser…

le 13/07/2019 à 08h15 | Répondre

Stéphanie

Je souris en lisant ton commentaire. Ma fille de 21 mois balbutie à peine quelques mots, même si elle nous en prononce un différent chaque jour (mais sans jamais le répéter!). Par contre « il est où? » et « elle est là maman » résonnent des dizaines de fois par jour à nos oreilles! Magique!

le 13/07/2019 à 22h05 | Répondre

anne

Aïe Aïe Aïe le déménagement avec un enfant en bas âge et enceinte ! Chapeau !
Nous on a fait la rénovation de la maison et le déménagement avec un petit gars dans la phase terrible 2 (on déménageait le jour de ses 2 ans), c’était l’horreur… 6 mois plus tard tout va bien et cette mauvaise phase est passée mais heureusement que je n’étais pas enceinte à ce moment là… Bravo d’avoir réussi à tout gérer !

le 11/07/2019 à 17h58 | Répondre

Claire Gezillig

Quand on n’a pas le choix, on le fait mais honnêtement j’ai trouvé cette période super dure…

le 13/07/2019 à 08h16 | Répondre

Kristell

Ha mais j’ai tellement l’impression de lire notre histoire, la mienne est née et Novembre 2017 aussi, son petit frère ou sa petite sœur est prévu pour mi septembre, donc 22 mois d’écart. Bon la mienne marche depuis ses 10 mois et du coup maintenant elle en est au stade de la course. Mais sinon c’est tellement pareil ! Elle parle beaucoup toute seule (dans sa langue à elle) elle adore aller chercher un livre pour qu’on lui lise ou alors le feuilleter toute seule. Elle tête un peu la semaine, mais surtout le week end quand on traîne au lit ou dans le canapé. Le sommeil est toujours un peu galère aussi… Bonne fin de grossesse !

le 12/07/2019 à 00h15 | Répondre

Claire Gezillig

Oh mais oui, que de similitudes !
Bonne fin de grossesse a toi 😉

le 13/07/2019 à 08h17 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Ils évoluent si vite à ces âges-là !

Je suis convaincue que le « terrible two » n’existe pas. Pour moi, cette « phase » dépend de la façon de s’occuper de l’enfant avant. Je pense qu’il y a bien un développement de l’opposition dans cette tranche d’âge là, mais que c’est un développement justement. Du coup, à titre personnel je n’ai pas vécu de terrible two avec ma fille de 3 ans. Elle s’est très certainement opposée, et je suis sure que pour d’autres personnes on appellerait ça un terrible two, mais du coup je ne l’ai pas ressenti comme tel ! (ceci en intégrant bien qu’elle est fille unique donc que je peux focaliser plus facilement ma patience qu’avec 2 enfants)

Elle a tellement grandi ta petite 💚. Et encore plus maintenant vu que l’article date un peu !

le 12/07/2019 à 07h49 | Répondre

Claire

Heu… C’est pas cool de faire des généralités comme ça. Mon fils est plutôt cool également et les crises sont vite désamorcées mais j’ai des amis qui s’occupent très bien de leurs enfants pour qui ça a été beaucoup beaucoup plus compliqué.
Je crois qu’il faut arrêter de penser que notre attitude/education détermine la personnalité de nos enfants. Si on a un enfant qui fait ses nuits à 2 mois ou qui traverse relativement bien le période des 2-3 ans c’est généralement juste un coup de bol. Il suffit de voir les différences de caractère entre les frères et sœurs.

le 12/07/2019 à 12h30 | Répondre

Virg

Cette façon de voir les choses me paraît plutôt insultante pour les enfants, est-ce à dire qu’ils n’ont pas chacun des traits de caractère qui leur sont propres ? En plus, certes les parents peuvent éduquer leurs enfants mais ils ne sont pas les seuls influences dans le quotidiens des bambins, nounous, copains/copines, histoires, voisins, animaux, les parents n’ont absolument pas de prise là-dessus.
En revanche, il est vrai que le « terrible two » n’est finalement qu’une phase normale du développement de l’enfant. Simplement il me paraît d’une grande naïveté de croire que seule l’attitude et l’éducation des parents en fait quelque chose de « terrible » ou non.

le 12/07/2019 à 12h41 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Bonjour Virg,

J’ai essayé d’être plus claire dans ce que j’essayais d’exprimer, et pourquoi je pense que le « terrible » tient effectivement à l’accompagnement (je préfère parler d’accompagnement plutôt que d’éducation sur ce coup là) et à l’attitude des parents (mais pas l’attitude des parents vis-à-vis des enfants, l’attitude des parents vis-à-vis de la situation et d’eux-mêmes).

De nouveau, j’exprime ce que je pense. Je n’ai pas de formation sur le sujet, pas spécialement de lectures, c’est ma conviction et seulement ma conviction.

Je n’ai pas voulu dire (et du coup je suis désolée si c’est ce qui transparaissais de mon commentaire) que les enfants n’ont pas de personnalité (au contraire).

le 14/07/2019 à 22h11 | Répondre

Virg

Merci Nathalie d’être revenue éclaircir ton propos, auquel j’adhère beaucoup plus du coup 😉

le 15/07/2019 à 08h51 |

Nathalie (voir son site)

Bonjour Claire,

Je pensais avoir formulé mon commentaire pour exprimer mon opinion sans culpabiliser personne, mais ta réponse me montre que je me suis ratée sur ce coup là. Je suis désolée, du coup, pour les lecteurs.trices qui se sont sentis jugés ou culpabilisés par mon commentaire.

J’essayais d’exprimer deux choses qui se sont emmêlées.

Déjà, sur l’existence du « terrible two », je suis effectivement convaincue qu’il n’existe pas. Cela ne veut pas dire que l’éducation des parents façonne la personnalité de l’enfant. Ce que je veux dire c’est que la façon d’accompagner l’enfant (avec sa personnalité) a un impact direct au moment où il marque son opposition. Pour moi – et j’insiste là-dessus, j’exprime mon opinion -, plus un enfant a été accompagné dès son plus jeune âge, plus ses besoins ont été respectés et remplis, et moins l’opposition va être « difficile » (je mets des guillemets ici car c’est en lien avec la deuxième partie de mon commentaire). Cependant, pour deux enfants (différents, puisque tous sont uniques), un même accompagnement ne va pas donner la même chose (il n’y a pas de recette miracle applicable à tous les enfants). Je suis consciente que tous les enfants ne s’expriment pas de la même manière, et je ne veux absolument pas réduire la « phase » d’opposition à l’accompagnement/le non accompagnement des parents (ce qui est très très manichéen). En tout état de cause, aucun accompagnement n’est absolument parfait car nous héritons nous-mêmes d’un certain bagage.

La deuxième partie de mon commentaire est plus sur l’attitude des parents vis-à-vis de ce moment du développement de l’enfant, mais c’est quelque chose de générique à un peu toutes les situations. Le fait de ne pas qualifier cette période de « terrible », de ne même pas croire qu’il y a un « terrible two » (de nouveau, c’est *ma* conviction) fait que je ne l’ai pas vécue comme telle. J’ai le sentiment que le fait de parler de « terrible two » fait que l’on a tendance à aborder cette étape avec une forme d’appréhension, et donc que cette appréhension finit par être effective. Ce n’est pas facile à exprimer… Mais je pense que c’est une étiquette qui est nuisible pour accompagner son enfant dans son individualité (comme le sont toutes les étiquettes en fait).
De la même manière, pour prendre un parallèle, si un train a du retard on a en gros deux possibilités : soit s’énerver/stresser à cause du retard, soit accepter que ce retard est désagréable mais que l’on peut en tirer partie (pour lire, se détendre, avancer son travail, admirer le ciel, téléphoner à un artisan, etc.).
C’est pour cela que je dis que c’est valable pour un peu toutes situations : comment se positionne-t-on vis-à-vis d’elle ?
Et c’est cela qui fait que je n’ai pas le sentiment d’avoir vécu un « terrible two ». Cependant, pour le coup cela tient à moi et moi seule. Un autre parent (ne serait-ce que son père) avec ma fille aurait sans doute qualifié de « terrible two » certains de ses comportements.

Je viens de faire un message très long et je ne suis pas sure que ce soit beaucoup plus clair ^^’.

En bref, ce que je veux dire c’est que le « terrible two » qualifie la rencontre entre 2 individus (l’enfant et l’accompagnant), pas l’enfant, et que c’est une étiquette que je n’utiliserai personnellement jamais.

J’espère que c’est plus clair.

le 14/07/2019 à 22h06 | Répondre

Claire Gezillig

Je pense que la découverte de l’opposition est nécessaire et aussi que le besoin d’apprendre et de faire seul pas adapté forcément avec les capacités peuvent apporter beaucoup de frustration que les parents MAIS aussi les enfants vont gérer plus ou moins bien.
Le problème des étiquettes comme terrible two c’est que ça peut enfermer et ne pas prendre en compte la diversité humaine mais ça permet aussi aux parents de se rassurer sur la normalité de telles phases et aussi de potentiellement leur donner des outils (comparaison bizarre mais c’est un peu comme la phase de la désespérance de l’accouchement : savoir que ça peut arriver veut dire qu’on ne va pas le vivre pareil, on l’accepte sans doute mieux. Mais après certaines ne la vivent / perçoivent pas – Comme moi. Est-ce que je ne l’ai pas vécu vu comment j’ai géré mon accouchement ou parce que j’ai eu de la chance ? Puis-je savoir ? Mais en parentalité encore plus qu’ailleurs, je crois qu’il faut se méfier des certitudes de son expérience empirique finalement limitée – on n’a pas une centaine d’enfants pour tester nos théories – et heureusement 😂)

le 13/07/2019 à 08h25 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Coucou Claire !

Le fait de parler d’étiquette exprime plutôt pas mal ce que j’essayais de dire. Merci de la suggestion de terme 🙂

J’ai effectivement une conviction très forte de cela, mais c’est ma conviction et elle n’engage que moi. Je crois que j’ai assez mal réussi à faire passer cela…

Bien sûr je n’ai qu’un enfant (et peut-être que je n’en aurai d’ailleurs qu’un seul), mais ça ne change pas ma conviction profonde (c’est un peu comme le fait d’être convaincue que les produits bio sont meilleurs pour la santé ^^). Cependant, cela ne veut pas dire que je juge la façon de vivre cette étape des autres parents ou enfants puisque l’on fait (globalement) tous au mieux avec les moyens dont on disposer. Je pense que j’aurais dû préciser que ce que je pense ne me donne pas le droit de juger les autres situations !

A la base, je voulais écrire un commentaire encourageant sur le fait que le « terrible two » n’est pas une fatalité, puis j’ai essayé d’exprimer un peu plus ce que je voulais dire et je pense que je n’ai pas réussi à l’exprimer au final.

le 14/07/2019 à 22h21 | Répondre

Lumi (voir son site)

Mon fils vient d’avoir 18 mois et je trouve aussi que c’est un bel âge, ils grandissent si vite, ils découvrent tant de choses, et ils apprennent sans même qu’on s’en rende compte… Bon, après, il peut y avoir des crises effectivement ! Mais de manière générale je ne me lasse pas de le voir grandir…

J’avoue que j’ai hâte de lire ton article sur ta grossesse. J’aurais voulu des enfants rapprochés aussi mais je viens seulement d’avoir mon retour de couches, donc forcément… Malgré l’allaitement, tu sembles avoir eu le tien très tôt.

Courage pour cette fin de grossesse, que je te souhaite douce !

le 12/07/2019 à 13h59 | Répondre

Claire Gezillig

Je crois que c’est la première fois qu’on me dit que j’ai un retour de couche tôt !
Je l’ai eu pile aux 12 mois de ma fille… et je suis tombée enceinte sur le cycle d’après en fait 😉

le 13/07/2019 à 08h27 | Répondre

La Renarde (voir son site)

C’est vrai que 12 mois ce n’est pas si tôt que ça. Pour ma part je n’ai jamais eu mon retour de couche et je suis tombée enceinte alors que ma fille avait 17/18 mois et que je l’allaitais toujours. Comme quoi, chaque personne est unique 😉
(Au passage merci Claire Gezillig pour tes articles toujours aussi agréables à lire 🙂 )

le 13/07/2019 à 10h47 | Répondre

Jahanara

Ta petite fille ressemble beaucoup à la mienne ! Et c’est marrant parce que j’ai lu ton article hier matin, et ma fille en était encore au stade « j’adore marcher mais qu’en donnant la main » et hier aprèm, d’un coup, elle s’est décidée à faire 10 mètres en marchant toute seule comme une grande, à 18 mois et 4 jours donc ^^
Bonne fin de grossesse ! Et je te confirme que le sommeil peut être très différent d’un enfant à l’autre. Mon aîné est facile niveau sommeil et n’a jamais posé de soucis, alors que ma fille ne s’endort jamais avant 22h et nous réveille encore régulièrement par des pleurs en début ou fin de nuit (mais se rendort qd même de plus en plus toute seule, soyons positifs !)

le 12/07/2019 à 15h37 | Répondre

Claire Gezillig

Félicitations à ta puce !

Bon ben je mise tout sur un loir en deuxième donc 😉

le 13/07/2019 à 08h28 | Répondre

Croco

Ta fille et mon deuxième ont le même âge et nous sommes à peu près au même terme de grossesse, et je vois que niveau nuits et allaitement, ça se passe à peu près pareil chez vous que chez nous (sauf que chez nous c’est encore assez compliqué en ce moment mais je crois que les dents n’y sont pas pour rien).
Notre fils marche depuis un moment déjà, en revanche notre draisienne est encore un peu grande pour lui (dommage car il la regarde avec envie, peut-être d’ici la fin de l’été). Et même si c’est le deuxième, il me fait souvent peur en se lançant sur des échelles super grande ou en voulant grimper sur les « toiles d’araignée », J’essaie de le laisser libre tout en étant prête à le rattraper au cas où, mais parfois j’ai du mal à me retenir de lui dire qu’il est trop petit !

le 12/07/2019 à 20h17 | Répondre

Claire Gezillig

Je crois qu’on a fini l’allaitement ici… ça va faire un mois qu’elle n’a pas tété…
Parfois elle dit et signe tétée (surtout quand elle aperçoit mes seins), je dis “tu veux téter” elle répond non…
On verra comment elle va réagir une fois le bébé là.
Bonne fin de grossesse a toi 😊

le 13/07/2019 à 08h36 | Répondre

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