Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Moi, les soignants et l’hôpital


Publié le 7 juin 2016 par Mme Indécise

Être « patient » est véritablement un apprentissage. Parsons a beaucoup écrit sur les rôles de médecin et de patient, et ils ne m’ont jamais semblé aussi vrais que pendant ma grossesse.

vieux

Crédits photo (creative commons) : Gaspare Traversi

Petit rappel : je travaille moi-même à l’hôpital. J’y suis minimum douze heures par jour, minimum douze jours par mois, et (sans les vacances) douze mois par an. Et pourtant, je ne sais pas être « patient ».

Je travaille, et j’ai toujours travaillé, dans des services assez clos, plutôt bien dotés, car rapportant souvent plus que des services d’hospitalisation classique. Du coup, le public de l’hôpital, je le côtoie peu. Mais j’ai eu tout le loisir de le découvrir pendant ma grossesse.

Le public

Situation 1

L’homme et moi, en salle d’attente.

Patient 1 : « Sérieux, ça fait trois heures que j’attends, putain, pourquoi ils appellent ça des urgences ? Moi, c’est la deuxième fois que je viens parce que j’arrive plus à manger autant qu’avant, et faut que j’attende. »

Patient 2 : « Non mais moi, la dernière fois, ça faisait deux semaines que j’avais mal aux dents, ils m’ont dit d’aller chez mon dentiste !! »

Patient 1 : « De toute façon, ici, c’est des incompétents. Ils n’ont même pas voulu me faire d’arrêt maladie, quand je suis venu, la dernière fois. Soi-disant les urgences, c’est pas fait pour ça. »

Patient 2 : « Moi, je vous le dis, les médecins, c’est plus ce que c’était ! »

Ce que j’en retiens : Il faut vraiment revoir l’organisation du parcours de soins en médecine de ville, et qu’on apprenne aux gens le rôle d’un service d’urgence.

Situation 2

Moi, assise sur un banc de trois personnes, dans la salle d’attente de l’anesthésiste. Une femme enceinte arrive, accompagnée de son ami.

La dame, parlant très fort pour qu’on l’entende : « Non mais t’énerve pas, laisse tomber, les gens, c’est des cons. Ils se lèveront pas, parce qu’ils n’ont aucune éducation. »

L’ami de la dame : « Te laisse pas faire, t’es prioritaire, je vais les faire lever, moi, si tu veux. » S’adressant à nous, visiblement très agacé : « Ma femme est enceinte, elle voudrait s’asseoir, vous ne pourriez pas vous lever ? »

L’anesthésiste arrive, interrompant l’échange, et appelle Monsieur X.

Monsieur X, se levant péniblement, au couple : « Félicitations pour votre futur bébé, Messieurs dames. Mais si je puis me permettre, n’en faites pas un abruti comme vous. Le handicap non visible existe. Je souffre de spondylarthrite ankylosante, pour laquelle je vais me faire opérer. Je porte un corset et, non, je ne peux pas tenir la station debout. De plus, vous êtes dans un hôpital. Il y a de fortes chances pour que beaucoup de personnes ici soient prioritaires. »

Ce que j’en retiens : Rien, j’espère juste que la connerie, ce n’est pas héréditaire.

Le personnel

Situation 1

L’infirmière X : « Madame Indécise ? »

Moi, me levant : « Oui… »

Patiente A, se levant et m’interrompant : « Ça fait quarante minutes que j’attends, on ne m’aurait pas oubliée ? »

L’infirmière X : « Bah… vous avez déposé vos étiquettes dans la bannette ? C’est quoi votre nom ? »

Patiente A : « Oui, c’est au nom de Madame A… »

L’infirmière X, la coupant : « Non mais les étiquettes, ça vole pas, hein ? Si vous les aviez mises dans la bannette, elles y seraient. »

Patiente A, doutant d’elle-même : « Je suis pourtant sûre de les y avoir déposées en arrivant… »

L’échange dure, et la patiente A est de plus en plus mise en cause. On lui dit qu’il faut qu’elle remonte faire trente-cinq minutes de queue pour de nouvelles étiquettes.

Cinq minutes plus tard, le médecin sort de la salle d’échographie.

Le médecin : « Les filles, je vous dépose ça, je les ai prises par erreur en prenant le dossier de Madame B. »

L’infirmière Y : « Ah, c’est les étiquettes de la petite dame. Faut aller la prévenir ! »

L’infirmière X : « Vas-y si tu veux, mais moi, je ne vais pas remonter jusqu’à l’accueil. »

Ce que j’en retiens : Rien, j’ai juste envie de pleurer.

Situation 2

Moi, dans la salle d’attente des explorations fonctionnelles (bon, là où on fait les monitorings, hein !). Arrive une collègue.

Ma collègue : « Ah bah, Madame Indécise, qu’est-ce que tu fais là ? »

Moi : « J’attends pour mon monitoring, mais elles sont un peu sous l’eau. Du coup, je fais du shopping sur mon téléphone… »

Ma collègue : « Eh, mais t’aurais dû dire que t’étais là. T’exagères, toi, aussi. Tu vas pas patienter ! Attends, je les préviens. »

Moi : « Non mais tu sais, ça va aller. J’ai le temps, je suis en congé maternité… »

Ma collègue : « Ah bon, t’es sûre ? C’est con, mais bon, comme tu voudras. »

Ce que j’en retiens : Je crois que la notion de service public n’est pas toujours très claire, même pour nous, soignants.

Medical personnel simulate emergency treatment during a mass casualty exercise at Balad's Air Force Theater Hospital yesterday. It's such an amazing change from when I was here a few years ago: the hospital would have been far too busy treating real patients to begin to think of conducting an exercise like this. There's still the need to stay sharp and on top of one's game, but I'm sure glad the levels of violence here have dropped so much.

Crédits photo (creative commons) : Robert Couse-Baker

La structure

Situation 1

Moi (encore), devant le guichet d’accueil des consultations pour l’obstétrique.

Moi : « Bonjour ! J’ai rendez-vous avec Mme Z pour l’acupuncture ! »

La secrétaire A : « Ici ? Vous êtes sûre ? » S’adressant à sa collègue : « On fait ça, nous ? »

La secrétaire B : « Bah non, ça fait huit mois qu’on le fait plus. Qui vous a donné rendez-vous ? »

Moi : « J’ai appelé le secrétariat il y a deux semaines… »

La secrétaire B : « Ah, j’étais en vacances il y a deux semaines, ça doit être Nadine qui a fait ça. »

Moi : « Fait quoi ? »

La secrétaire B : « Bah, vous donner un rendez-vous qu’elle n’aurait pas dû vous donner. En plus, je ne sais pas où je vais trouver l’info, moi ! Fallait que ça me tombe dessus. Pfffff… (Silence.) Pfffff… (Silence.) Ils vous ont fait déplacer pour rien, Madame ! Il faudra vous renseigner en ville, pour l’acupuncture. »

Moi : « C’est étrange… Vous en êtes sûre ? J’ai pourtant reçu un courrier de l’hôpital qui confirmait mon rendez-vous. »

La secrétaire B : « Ouais, ça s’est arrêté il y a huit mois. Ma collègue a dû se tromper. »

M’éloignant de l’accueil, j’appelle le standard, et demande à parler à la fameuse Madame Z. Je suis mise en ligne, ça décroche.

Moi : « Bonjour, vous consultez bien pour de l’acupuncture à l’hôpital W ? »

Madame Z : « Oui, pourquoi ? »

Moi : « J’ai rendez-vous avec vous ce jour, et on m’a dit qu’il n’y avait pas de consultation… »

Madame Z : « C’est étrange, vous êtes où ? Moi, je suis juste à côté de l’accueil obstétrique, là où il y a deux secrétaires. »

Moi: « Je suis face à elles. »

Ce que j’en retiens : OK, quand les choses bougent toutes les semaines, c’est dur de suivre le rythme. Mais ils ne peuvent pas faire une newsletter, un truc qui permette à tous les employés d’être au courant des nouveautés ?

Situation 2

Moi, arrivant au guichet des consultations en gynécologie et obstétrique.

Moi : « Bonjour ! J’ai rendez-vous avec le docteur X pour une échographie. »

La secrétaire : « Oui. Je peux avoir vos étiquettes ? Merci, patientez en salle d’attente. »

Je m’installe en salle d’attente… Quarante-cinq minutes plus tard, je retourne au guichet de la secrétaire.

Moi : « Vous savez combien il y a de personnes avant moi ? Mon mari a pris sa matinée, mais il doit retourner au travail après. »

La secrétaire : « Non. Soit vous attendez, soit vous partez, hein. Parce que moi, j’en sais rien. »

Moi : « Vous ne pouvez pas essayer de la joindre sur son téléphone sans fil ? »

La secrétaire : « Non, il marche plus, le sien. De toute façon, ils sont toujours en panne, leurs téléphones. Vous voulez prendre un autre rendez-vous ? »

Moi : « Elle a des disponibilités quand ? »

La secrétaire : « Pas avant deux mois et demi. »

Moi : « Ben, ce sera un peu tard, pour mon échographie de troisième trimestre… »

La secrétaire : « Ah bah ça, j’y peux rien. Faudra voir en ville, si vous partez. »

J’attends donc. Une heure quarante-cinq en tout.

Ce que j’en retiens : Il manque quatre gynécologues pour faire tourner le service. Quand il y a une urgence au bloc, le gynécologue doit donc quitter ses consultations. Dans l’absolu, je comprends, ce n’est pas de sa faute… Mais tout de même, une heure quarante-cinq…

À tous les gens que j’ai croisés durant ces neuf mois, merci de m’avoir (volontairement ou non) divertie.

Et toi ? Comment se sont passés tes rendez-vous médicaux pendant tes neuf mois de grossesse ? T’ont-ils fait rire ? Ou plutôt donné envie de pleurer ? Viens nous raconter !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

25   Commentaires Laisser un commentaire ?

virginie

🙂 🙂 🙂 excellent, toujours un plaisir de venir sur ce blog de bon matin 🙂

C’est vrai que prendre les choses avec un peu de recul permet aussi de bonne rigolade.
Encore merci 😉

le 07/06/2016 à 07h35 | Répondre

Melimelanie

Le problème c’est que je ne sais pas s’il faut rire ou pleurer devant ton article :-p.

C’est désolant… Encore la connerie des gens bon je commençais à m’y faire. Mais ce que tu décris de l’hôpital :-O. J’ai eu de la chance avec le mien du coup!

le 07/06/2016 à 08h31 | Répondre

Mme Indécise

Je dirais qu’il vaut mieux en rire?? L’hôpital est un merveilleux miroir de la société. C’est désolant mais aussi drôle, cruel mais tellement humain.

le 07/06/2016 à 18h34 | Répondre

Madame Vélo

Oh oh ton article est original et j’aime ça 🙂
Oui, c’est vrai que dès qu’on à affaire à un « public » on rencontre des situations exotiques ! C’est aussi pour ça que je n’aime pas les hôpitaux et que je suis ravie d’être suivie par une sage-femme libérale ! Merci pour toutes ces anecdotes, qui font rire, mais qui montrent quand même la gravité de la situation !

le 07/06/2016 à 08h34 | Répondre

Mme Indécise

Merci! La situation est effectivement assez grave. C’est difficile d’expliquer objectivement ce qui dysfonctionne parce que j’ai un parti-pris, mais j’ai essayé de transcrire le plus fidèlement possible ces situations.

le 07/06/2016 à 18h38 | Répondre

Madame Nounours

Eh ben on peut dire que tu as été servi avec le service médical de l’hôpital où tu as accouché au niveau incompétence. Je suis à la fin de ma grossesse et étant suivi dans une clinique je n’ai pas rencontré ce genre de situations avec le corps médical qui me suit. J’ai juste eu des soucis avec le laboratoire d’analyses où j’ai fait mes examens chaque mois qui m’a fait le gag de me demander à chaque fois si c’était la première fois que je venais chez eux et ne retrouvais pas mon dossier médical à chaque visite (comment faire une crise de nerfs à 7h30 du matin! ).

le 07/06/2016 à 09h47 | Répondre

Mme Indécise

Et encore, j’ai raconté que le soft. La grossesse m’a vraiment fait voir l’hôpital différemment.

le 07/06/2016 à 18h39 | Répondre

Madame D

Pareil que Melimelanie, … je ne sais pas si il faut en rire ou en pleurer ….
On va dire que j’ai eu beaucoup plus de chance et que je ne suis presque jamais tombé sur ces situations.
Sauf l’attente et le retard mais ça ne m’a pas derangé. Mon gyneco (cabinet de ville) s’occupait de ses accouchements lui même, donc des fois il avait 2 heures de retard pour un RDV. Mais en même temps je me disais que lorsque ce serais a mon tour d’accoucher il plantera tout le monde.

le 07/06/2016 à 10h11 | Répondre

Mme Indécise

En meme temps j’ai la poisse, un karma tout pourri! J’ai du au moins être dictateur dans une vie précédente ?

le 07/06/2016 à 18h41 | Répondre

Louna

Oh ben je me retrouve tout à fait dans ton parcours, Mme Indécise…. J’ai eu la chance d’avoir une grossesse relativement sereine, ce qui fait que j’ai réussi à prendre sur moi dans la plupart des situations, mais j’avoue qu’à force, ça m’a bien pesé, et ça me fait hésiter quant à un suivi par une sage-femme libérale pour une deuxième grossesse.

Une petite anecdote qui m’a bien marquée : j’avais fait le choix d’être suivie uniquement par des sage-femmes, à l’hôpital, du coup, je n’avais pas de gynécologue obstétricien référent. Je ne pensais pas que ça influerait en quoique ce soit mon parcours, mais j’ai bien été obligée de constater que, pour décrocher une écho imprévue, c’est la croix et la bannière lorsque personne n’est là pour appuyer son dossier et la justifier : j’ai dû aller dans un cabinet de ville spécialisé, dont les prix exorbitants n’ont pas pu être pris en charge à 100% par ma mutuelle. A la même période, une copine de bidon (même stade de grossesse que moi) a été dans cette même situation, et, comme par magie, son gynécologue obstétricien référent a réussi à lui trouver un petit créneau pour une échographie à l’hôpital. Je suis sortie un peu écœurée de cette expérience.

Bref, je suis une fervente défenseuse de notre système de santé public, mais j’ai pu, tout comme toi, en voir les limites pendant ma grossesse. En tous cas, merci pour ce bel article, d’autant plus intéressant que tu connais aussi l’autre côté, étant toi-même soignante à l’hôpital !

le 07/06/2016 à 10h24 | Répondre

Mme Indécise

Oh une copine pas de chance! Des fois pour avoir un rendez-vous en urgence, mes collègues insistaient lourdement pour que je dise que je travaillais là, j’ai toujours refusé. Mais je ne peux en vouloir à ceux qui le font, un delai d’attente de deux mois, qui se reduit en 1 semaine ca fait rêver hein?

le 07/06/2016 à 18h44 | Répondre

Mme Indécise

Ah et les echos pas totalement pris en charge, Lol!! Je crois que ma grossesse a bien pioché dedans!?

le 07/06/2016 à 18h46 | Répondre

Chacha d'avril

Certaines situations sont effrayantes quand même !
Heureusement, j’ai été suivie et ai accouché en clinique où les choses sont moins catastrophiques.
Je suis vraiment désolée pour toi que tu ai du passé par là mais je te remercie de nous montrer, à nous les chanceuses, à quel point cela peut être difficile d’être suivie correctement et dans un environnement favorable.

le 07/06/2016 à 11h30 | Répondre

Mme Indécise

L’hôpital privée c’est pas toujours mieux. J’ai ma petite liste de cliniques en régions parisiennes où je ne voudrais pas mettre un pied. Ca varie tellement! J’ai vraiment l’impression que c’est très lié à la densité de population et pour les maternités au nombre d’accouchements à l’année.

le 07/06/2016 à 18h50 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Très drôle et en même temps tellement plein d’aberrations !

le 07/06/2016 à 11h48 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Pas l’article hein ? les aberrations du système de santé notamment.

le 07/06/2016 à 11h49 | Répondre

Mme Indécise

? j’avais compris! Les abérations à l’hôpital je pourrais en écrire un livre!

le 07/06/2016 à 18h53 | Répondre

Mlle Mora

Il vaut mieux en rire que pleurer j’imagine… Un peu de recul permet aussi de s’interroger sur les moyens des hôpitaux publics (ça va pas aller en s’améliorant a priori) et sur le niveau d’information des patients/usagers.
Je n’ai pas trop vécu ça dans ma 1ère maternité parisienne, ils étaient bien rodés – il y avait un peu d’attente aux rdv mais rien de fou. Là, à Bordeaux, heureusement que je suis suivie par une sage femme libérale car ils ont même pas pu me prendre pour la 3ème écho, et j’ai obtenu mes 3 rdv obligatoires à la maternité surement « grâce » au diabète gestationnel – bien sûr pas le choix sur les dates et horaires, à prendre ou à laisser. Ils manquent de gynéco…

le 07/06/2016 à 14h14 | Répondre

Mme Indécise

Comme je te comprends moi aussi la carte du diabète à jouer pour ma prise en charge. Beaucoup de patientes étaient redirigés vers l’extra-hospitalier pour leurs échos. J’ai peu de chances d’avoir la possibilité d’etre suivi par une sage-femme libérale, mais cest vrai que ça permet de limiter la cohue de l’hôpital.

le 07/06/2016 à 18h59 | Répondre

Alice

Je m’attendais un peu à un article légèrement déformé par ta vision de professionnelle et finalement il n’en est rien. Il est juste objectif. Presque gentil (bon je suppose que ça doit aussi dépendre du service fréquenté …).
Pr avoir subi deux heures d’attente dans une chaleur épouvantable (en janvier) pr une consultation anesthésiste qui s’est extrêmement mal passée (je me suis fait insultée sur mon inconscience à ne pas vouloir de péridurale, que j’allais les supplier de m’aider dans la souffrance bla bla bla), j’ai pris la décision radicale que pr bb2 il n’y aurait pas de consult. Surtout que j’ai rdv le 6 juillet et que j’ai tout sauf envie de poireauter pr rien pendant deux heures par la chaleur qu’il fera.
C’est peut-être un vécu personnel mais j’ai tendance à trouver que les patients sont infantilisés et que le ‘choix éclairé’ dont ils sont censés faire preuve n’est jamais une possibilité envisagée. Et je trouve ça bien dommage, parce qu’il serait quand même bien bénéfique pour tout le système que les futures mères arrêtent leur besoin irrépressible de surmédicalisation quand tout se passe bien et qu’objectivement l’étape ‘accouchement en structure’ est

le 08/06/2016 à 07h13 | Répondre

Alice

… Est tout sauf une nécessité. Ce qui est dommageable pour tout le monde est l’incapacité de lâcher-prise quand la parturiente souhaite un aàd. Et le véritable parcours du combattant pr trouver quelqu’un qui accepte d’être présent (au cas où … Mais là encore on peut se demander pour quelle étrange raison, si ce n’est celle financière, il faut absolument un accompagnement sf pr un aàd. (enfin vous pouvez toujours faire sans, mais les galères administratives ne feront que commencer, outre le fait d’être immédiatement cataloguée comme folle furieuse).).

Je reste dubitative sur ce que peuvent ressentir les primipares à qui on explique qu’il faut écouter les grands manitous de la connaissance médicale sans même leur laisser la possibilité d’exprimer leurs craintes et leurs questionnements.

le 08/06/2016 à 07h23 | Répondre

AurelE

Moi je suis passé du privé au public et quel soulagement !!!!!

Comme quoi ca depend vraiment des soignants et des lieux.

En clinique j’ai quand meme eu un rdv à 19h pour ma premiere echo, 20h tjrs personne, 21h pareil 21h50 il se pointe nous mets dans la salle pour faire l’echo et repart pendant 45min. Mon echo a finalement duré 5min et je suis enfin rentrée chez moi a 23h passé je n’en pouvais plus. En plus on nous a annoncé que si je ne prenais pas la peri je mourrais tout simplement ….

J’ai finalement trouvé un hopital public a 30min de chez moi, ou je n’ai jamais du attendre pour mes rdv, ou j’ai eu un rdv pour preparer mon projet de naissance et ou l’accouchement c’est deroulé dans le respect de mes souhaits et de mon bébé.

Comme quoi 🙂

le 08/06/2016 à 09h12 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Super article plein d’objectivité sur le monde de l’hôpital.
J’ai parfois l’impression que les professionnels sont « blasés », ils en voient tellement de toute les couleurs tous les jours. J’essaie tant bien que mal de les comprendre et de me dire qu’ils doivent juste en avoir marre de leur journée…après quand c’est de l’irrespect : plus d’excuse.
Dommage que notre système soit un peu bouché, et que les gens en profitent parfois à tort aussi (comme les visites pour rien aux urgences). Mon frère, étudiant en médecine, m’en raconte de belles parfois !

le 08/06/2016 à 10h12 | Répondre

Freesia

Comme Melimelanie, ma première réaction, c’est de ne pas savoir si je dois rire ou souffler de consternation.
C’est fou certaines situations ! Le coup des secretaires qui ne sont pas au courant des rdv de la journée (ni même de ce qu’ils proposent), celle de l’infirmière qui refuse d’admettre son erreur et ma préférée : la connerie non hereditaire. la repartie est géniale !

le 08/06/2016 à 17h04 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?