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Mon neuvième mois ultra court et mon accouchement


Publié le 24 février 2016 par Melimelanie

Avant de commencer cet article, je tiens à prévenir que même si je ne rentre pas dans les détails, mon accouchement n’a pas été ultra facile à vivre. Du coup, je déconseille aux futures mamans de lire ce récit, pour ne pas s’inquiéter pour rien. On vit toutes un accouchement différent, il n’est pas forcément utile de s’affoler en amont.

Mon fils et moi allons très bien tous les deux, maintenant, c’est donc que l’accouchement n’était pas si difficile que ça… Et je refuse de faire partie de ces femmes qui déversent les frustrations et les peurs de leurs accouchements sur des primipares innocentes qui ne demandent rien.

Accouchement compliqué

Crédits photo (creative commons) : Eric Ward

Neuvième mois, te voilà !

Après un huitième mois en dents de scie, entre alitement et hospitalisations, je vois arriver le neuvième mois avec bonheur !

Je t’avais laissée la dernière fois sur cette magnifique phrase des médecins, me demandant de « tenir deux semaines ». Phrase qui me faisait doucement rire, étant donné que je ne contrôlais rien. Je ne voyais pas quoi faire de plus, vu que j’étais déjà alitée et que je ne faisais plus aucun effort depuis un bon moment.

Je me retrouve donc à attendre avec impatience le début du mois de décembre, qui marquera le moment où je pourrai me relever et reprendre un semblant de vie. À quelques jours de la fin du huitième mois, je commence à faire une liste de ce que j’aimerais faire une fois debout, et je me surprends à supplier bébé de « me laisser deux ou trois jours debout avant de retenter de sortir ». Puisque je ne pourrai me relever qu’à partir du 9 décembre, j’ironise avec mes amis, en leur disant que vu qu’il a l’air têtu, je sens gros comme une maison qu’il décidera de sortir la nuit du 8 au 9… Juste pour embêter Maman.

Le 9 décembre arrive. Je n’y crois pas, ça y est, j’entre dans mon neuvième mois ! J’ai réussi. Je passe la journée debout, je vais même voir mes collègues au bureau. Et rien, aucune contraction, je me sens bien. Mon mari plaisante : au final, après cinq semaines allongée, je vais devoir être déclenchée pour dépassement de terme.

Enfin, je peux refaire des courses, et je passe même mon 10 décembre à nettoyer l’appartement. J’ai une forme olympique, et je commence à espérer pouvoir retourner à mon super cours d’aquagym le lundi d’après.

Et puis le matin du 11 décembre, malgré un rythme beaucoup moins soutenu, je recommence à avoir des contractions. Mon mari rentre du travail et se rend compte que je rigole de moins en moins à chaque contraction. Le spasfon, la douche chaude, les exercices sur le ballon, le repos… je tente tout, mais les contractions ne font que s’intensifier.

À 19h, nous partons à la maternité, parce que je ne tiens plus.

Un travail peu productif

On arrive aux urgences de la maternité à 19h20. (Pour l’anecdote : devant ma tête suite à une contraction, les gens insistent pour que je m’enregistre avant eux, au lieu de me laisser faire la queue).

Après examen, on m’apprend qu’effectivement, mon col est ouvert à 2, mais que malgré l’intensité des contractions, il faut encore qu’il s’ouvre plus pour pouvoir passer en salle d’accouchement. À moins que les contractions ne passent d’elles-mêmes (mais vu leur fréquence et leur intensité, la sage-femme ne croit pas trop au scénario où elles disparaissent comme par magie).

On me propose d’aller me balader, pour que bébé pèse sur le col et le force à s’ouvrir par l’action de la pesanteur. Je me retrouve donc à faire des aller-retour dans les allées de la maternité au bras de mon mari. On croise beaucoup de gens qui m’encouragent, c’est très rigolo. Avec mon mari, on se dit que jamais les gens ne sont aussi sympathiques que lorsqu’ils te croisent en train de gémir de douleur, accroupie au milieu d’un couloir.

Au bout de trente minutes, je ne tiens plus debout. La douleur est trop difficile à gérer, nous retournons donc aux urgences, pour voir ce que l’on fait maintenant. Malheureusement, le col n’a pratiquement pas bougé. On me propose de prendre un bain, pour voir si ça apaise les contractions. Si non, c’est que le travail se lance réellement, et il faudra attendre que le col se décide enfin !

Je me retrouve donc en salle de pré-travail, avec mon mari. Il me fait couler un bain, et je barbote avec lui. Il essaie de me changer les idées et répète (comme pour se rassurer) : « Non, mais tu n’as plus de contractions, là, c’est bon, on rentre à la maison ! » Mais si : après plus de trente minutes de bain chaud, les contractions sont toujours bel et bien là. Je demande un ballon pour m’aider à me soulager (et à ouvrir le col, qui résiste, le bougre ! Après un mois à prier pour qu’il reste fermé, maintenant, il ne veut plus s’ouvrir !! C’est un comble…).

Vers 23h, les contractions n’allant pas en diminuant, on m’examine à nouveau. Je suis presque à 3, mais il manque encore un petit peu pour que je puisse passer en salle d’accouchement. La sage-femme est de plus en plus sûre que ça ne s’arrêtera pas tout seul. Elle propose de me donner quelque chose pour ne pas être épuisée au moment de l’accouchement, et pour pouvoir dormir un peu. Elle me remet sous monitoring pour contrôler que bébé vit bien tout ça et évaluer la fréquence des contractions, puis elle part voir ce qu’on peut me proposer (à ce moment-là, elle pense opter pour de la morphine).

On voit revenir la sage-femme vers minuit, après une contraction qui a duré dix minutes !! Oui oui, dix minutes sans répit. La sage-femme a même cru que c’était moi qui avais bougé le capteur, et c’est pour cette raison qu’elle revenait nous voir. En comprenant que non, ce n’était pas un geste de ma part qui avait donné lieu à cet enregistrement, mais bien une contraction, elle décide de me faire passer en salle d’accouchement.

Tant pis pour les quelques millimètres qui manquent, elle veut me mettre sous péridurale pour pouvoir ensuite percer la poche des eaux et m’administrer de l’ocytocine pour accélérer le travail. Oui, à la base, je voulais essayer sans péridurale… Mais honnêtement, à minuit, après près de douze heures de contractions, mes principes d’accouchement naturel, ils me passent à mille kilomètres au-dessus de la tête.

Crédits photo : Photo personnelle

Que je suis fraîche après douze heures de contractions…

En salle d’accouchement

Je me retrouve donc en salle d’accouchement. L’anesthésiste a été prévenu que j’arrivais, il est donc pratiquement tout de suite là. On m’installe les différentes perfusions, le monitoring, le capteur de rythme cardiaque sur mon doigt, et on me positionne pour la péridurale.

Je ne faisais déjà pas ma maligne, mais là, je ne rigole plus du tout. Bah oui, si je ne voulais pas de péridurale à la base, c’était surtout parce que j’en avais une frousse monstre !! L’idée qu’on m’introduise un tube dans le dos au niveau de ma colonne me faisait vraiment très peur. Heureusement, mon mari peut rester dans la salle durant la pose, ce qui me rassure, et la sage-femme, voyant mon état de stress, vient au niveau de ma tête pour me réconforter.

La pose se déroule plus ou moins bien (je ne sais pas ce que traficotait l’anesthésiste, mais certains de ses mouvements me déclenchaient une douleur intense dans la fesse droite). Mais trente minutes après l’injection du produit, je revis. Je me sens bien, je n’ai plus de douleurs, je commence à me détendre.

Dans les heures qui suivent, on vient me percer la poche des eaux et m’injecter de l’ocytocine pour aider le travail. Je peux réinjecter de l’anesthésiant de temps en temps, quand je ressens un peu plus la douleur. C’est moi qui gère, ce qui est plutôt agréable : j’avais peur de ne plus rien ressentir.

On arrive difficilement à dormir, mon mari (le pauvre, il n’avait qu’une pauvre chaise toute dure : pas facile pour se reposer…) et moi. Jusqu’à 7h30/8h, où je commence à sentir que « ça pousse en bas » (comme on dit de façon classe).

L’arrivée de bébé

J’appelle donc la sage-femme, qui confirme la dilatation complète et le fait que bébé est engagé. La sortie est imminente : je me dis que dans quelques minutes, j’aurai bébé dans les bras ! Oui mais…

Eh oui, il y a un mais. La sage-femme émet un doute sur la façon dont le bébé s’engage. Elle a du mal à confirmer que c’est bien sa tête qu’elle sent et à savoir dans quel sens il regarde. De plus, bébé commence à souffrir quand je ne suis plus sur le côté gauche. Et coup de grâce : on ne commence pas un accouchement tant que l’équipe de médecins n’est pas disponible, et là, malheureusement, l’équipe fait une césarienne en urgence. Du coup, on me demande d’attendre.

C’est donc vers 9h du matin qu’on commence enfin à s’occuper de moi. J’ai d’abord droit à une échographie pour vérifier la position du bébé : il est bien tête en bas (en même temps, il était dans cette position depuis la fin du sixième mois, et je sentais bien ses pieds dans mes côtes, donc bon…). Et on m’installe enfin.

À partir de ce moment, tout s’enchaîne : j’ai à peine le temps de pousser que bébé entre en bradycardie. (Bah oui, il ne supportait plus quand j’étais sur le dos, mais apparemment, l’idée de me faire accoucher sur le côté gauche n’a jamais effleuré l’esprit de personne, malgré les « mille » personnes qui ont débarqué dans la salle à ce moment-là…)

On m’annonce qu’il faut que bébé sorte vite et qu’on va utiliser des spatules pour l’aider. Trois poussées plus tard, à 9h11, Alexis pousse son premier cri. Puis devient un peu amorphe. Trop au goût de l’équipe, qui le prend alors pour l’emmener loin de moi.

Suite à cette période d’agitation, le calme revient dans la salle. Le médecin m’annonce qu’à cause des spatules, on a dû me faire une épisiotomie et qu’on va maintenant me recoudre. On m’explique aussi que bébé est sous oxygène et ne peut pas revenir tout de suite, mais on propose à mon mari de le voir… à travers une vitre. Moi, je vais devoir attendre trois longues heures avant de pouvoir revoir mon fils et le serrer enfin dans mes bras.

Et toi ? As-tu pu profiter de ton neuvième mois ou pas du tout ? As-tu aussi eu un accouchement compliqué ? Comment as-tu vécu tout ça ? Raconte !

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Commentaires

27   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

Quand je lis le récit d’accouchement d’une maman en MAP et qu’en plus celui ci ne se passe pas idéalement je me dis que c’est vraiment pas de chance ! Mais le principal c’est la suite et je crois savoir qu’elle se passe bien 🙂 . Sinon j’ai adore le « ca pousse en bas / classe ». Moi je n’étais pas prévenue et j’ai dit à la sage femme : « euh je comprends pas on dirait que je dois aller aux toilettes !! ».

le 24/02/2016 à 07h25 | Répondre

Melimelanie

oui c’est ce que je dis en introduction. Au final on va bien tous les deux c’est ce qui compte. Tu vas rire mais pour le « ça pousse en bas » c’est ici que j’ai appris que j’allais ressentir ça. Du coup j’ai pu me préparer (et préparer mon mari par la même occasion ;-p )

le 29/02/2016 à 17h37 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

N’étant pas enceinte mais primipare, j’ai quand même lu et ça va tu ne m’as pas traumatisé.
Par contre je comprends que ça a été assez difficile pour toi et tres long pour toi.
Et j’en profite, Alexis est un très joli prénom !

le 24/02/2016 à 08h40 | Répondre

Melimelanie

Ça me rassure que tu ne sois pas traumatisée mais j’ai préférée prévenir pour ne pas que celles qui ne souhaitent pas lire de récit d’accouchement idéal se retrouve à lire sans savoir. Un peu comme ces femmes qui décident de te raconter des histoires d’accouchements horribles ou de grossesses qui finissent mal lorsque tu leur apprends ta grossesse…

Merci pour le prénom 🙂

le 29/02/2016 à 17h40 | Répondre

Madame Vélo

Félicitation pour la naissance ! Effectivement ça a l’air d’avoir été difficile. J’ai toujours les larmes aux yeux quand je lis que le bébé a été éloigné de la maman – même si c’est pour de bonnes raisons, ça doit être tellement difficile d’avoir autant souffert et ne pas pouvoir avoir son bébé sur soi ! Je crois que j’aurais réellement été partagée entre l’envie que mon mari reste à mes côté et le besoin qu’il aille près de son fils tout juste né.

le 24/02/2016 à 08h59 | Répondre

Melimelanie

Je dois reconnaître que ces 3h ou il a été loin de moi sont encore un peu en travers de ma gorge (en gros j’ai les larmes aux yeux quand je reparle de ce moment qui m’a paru interminable).

Pour ce qui est de mon mari il n’a pas eu le choix d’aller auprès de notre fils a part en coup de vent derrière une glace (et il est revenu encore plus traumatisé parce qu’il a vu le pédiatre aspirer le liquide dans les poumons de notre fils encore assez amorphe à ce moment là… Donc bon pas l’idée du siècle de la part de l’équipe médical surtout avec mon mari qui était déjà très très stressé)

le 29/02/2016 à 17h44 | Répondre

Étoile (voir son site)

Cela ressemble un peu à mon accouchement sur la durée. L’essentiel, c’est que vous alliez bien tous les deux maintenant 🙂

le 24/02/2016 à 09h34 | Répondre

Melimelanie

Oui tu as raison ce qui importe le plus c’est qu’on aille bien maintenant. J’ai écrit cet article peu de temps après l’accouchement. Je n’avais pas encore eu le temps de tout « digérer » je pense que je ne le réécrirai peut être pas comme ça maintenant. Et encore différemment dans 1 mois…

le 29/02/2016 à 17h47 | Répondre

Hermy

En effet ta fin de grossesse et même le début d’accouchement ressemblent beaucoup aux miens. Bon après j’ai beaucoup moins souffert que toi. Félicitations pour ce petit garçon !!!

le 24/02/2016 à 09h39 | Répondre

Melimelanie

Merci et c’est mieux si tu as moins souffert :-).

le 29/02/2016 à 17h48 | Répondre

Jahanara

Félicitations pour la naissance d’Alexis !!
Ton accouchement a beaucoup ressemblé au mien on dirait, en plus il me semble qu’on était à terme à une semaine d’intervalle. Moi je suis allée jusqu’à deux jours du terme, mais comme toi j’ai eu un accouchement long, envie de naturel mais choisi une péri après de longues heures de douleurs et droit à la ventouse pour finir + bébé emmené dès la sortie et que je n’ai revu que 3h plus tard aussi. L’essentiel est effectivement que vous alliez bien même si on espère toujours que ça ne se passe pas comme ça. J’espère que tu as réussi à accepter cet accouchement différent de ce que tu souhaitais car moi j’ai eu un peu de mal, même si maintenant ça va nettement mieux !

le 24/02/2016 à 10h18 | Répondre

Melimelanie

Ha les similitudes sont effectivement nombreuses :-). Malheureusement pour toi parce que la ventouse et les 3h séparés c’est pas un truc que je souhaite aux autres :-p

Pareil je commence doucement à vivre mieux mon accouchement mais j’ai eu du mal au début. Après pour en avoir reparlé avec mon mari ce week end je pense qu’il l’a encore plus mal vécu que moi…

le 29/02/2016 à 17h51 | Répondre

Miss Chat

J’adore le prénom de ton fils ! 🙂 Il aurait fait partie de la liste des possibilités pour un éventuel garçon si mon prénom n’en avait pas été un dérivé…
Ca me rend toujours triste de lire qu’une maman ne peut pas directement avoir son bébé après l’accouchement, on doit ressentir un vide immense à ce moment 🙁 Je suppose que l’instant où tu as enfin pu le tenir devait être magique !
Je trouve complètement dingue qu’on t’ait fait attendre pour la poussée, au risque de mettre en danger la vie de ton fils ! Ils n’ont qu’une seule équipe de médecins ?!
Pour la poussée, on lit toujours que ça donne l’impression de devoir aller aux toilettes mais je ne l’ai pas du tout ressenti comme ça ! Je n’ai pas eu de péridurale donc je ressentais vraiment tout : brusquement, j’ai senti tout mon corps qui « convulsait » tout seul, tous mes muscles qui poussaient et se crispaient sans que je sache faire quoi que ce soit pour l’en empêcher. J’ai trouvé cette sensation de ne pas maîtriser son corps absolument horrible et même un peu effrayante…

le 24/02/2016 à 10h36 | Répondre

Melimelanie

Merci pour tes compliments sur le prénom. Je dois dire qu’on est plutôt content de notre choix avec mon mari 🙂

Oui quand j’ai enfin pu récupérer mon fils je ne voulais plus le lâcher. D’ailleurs ils ont voulu le reprendre pour le peser (juste après me l’avoir rendu) et j’ai envoyé un regard tellement noir à la sage femme qu’ils n’ont pas osé!

Pour le coup de m’avoir fait attendre c’est effectivement quelque chose qui énerve beaucoup mon mari. Il dit même que c’est une connerie parce que je suis devenue une urgence alors que 1h30 /2h avant je n’aurai peut être jamais été une urgence car a ce moment là le cœur de mon bébé était au top du top. Je pense que de nuit ils ont moins d’équipes que de jour et c’est pour ça qu’on s’est retrouvé dans cette situation. En tout cas pour une prochaine grossesse monsieur refuse que je retourne dans la même maternité (oui il est très en colère)

le 29/02/2016 à 19h31 | Répondre

Madame D

Pour ma fille je ne me suis même pas posé la question de l’accouchement sans peridurale mais j’ai très envie d’essayer pour une prochaine grossesse, mais je ne sais pas pourquoi je suis presque sure que je supplirais pour la peri …
Et oui le ça pousse en bas est un basique ! Quoi que je crois avoir dit « j’ai comme envie de faire caca » je crois que je me préparais psychologiquement au vocabulaire bébé (caca/pipi/dodo/miam miam …)

J’avoue que ne pas avoir mon bébé avec moi juste après l’accouchement a toujours été un gros stress pour moi !
En tout cas, pas de bébé de janvier !

le 24/02/2016 à 11h41 | Répondre

Melimelanie

Je retenterais le sans péri pour le prochain on verra lol!!!

Oui pour le coup un petit bébé de décembre. On a une amie de la famille qui est « décue » parce que du coup on n’a pas de nouveau membre dans la team capricorne lol (oui mon mari, cette amie et moi sommes capricorne)
Il était trop pressé de sortir!

le 29/02/2016 à 19h35 | Répondre

Chaperon Rouge

Peut être est-ce parce que je suis déjà passée par là y a pas si longtemps, mais je n trouve pas ton récit si affreux 🙂 c’est réaliste, ‘cest tout, mais je pense que tout le monde sait qu’un accouchement ne se fait pas sans douleur 🙂 En revanche, t’empêcher de pousser, t’accoucher sur le dos et éloigner ton bébé 3h, je trouve ça monstrueux! je pense que j’aurai demandé des comptes aux docs après…

Quand ma maman a accouché de moi, c’était un plein pic de naissances, et le gynécologue était « à cheval » entre 2 box, à attendre la 1ere poussé de 2 mamans. Dans la mesure où la SF est apte à t’accoucher, je ne vois pas l’intérêt d’attendre les docteurs… félicitations en tous cas, hâte d elire la suite! (et oui, la péridurale, ‘cest MAGIQUE!!! j’en voulais pas non plus, pas par peur mais paer curiosité… ben j’ai pas fait la fière longtemps, comme tu le liras dans mon prochain article 😉 )

le 25/02/2016 à 16h49 | Répondre

Melimelanie

C’est vrai que du coup je pense que je me demanderais toujours si ça n’aurai pas pu mieux se passer si on m’avait installé à 7h et non a 9h.
En tout cas pour mon mari c’est clair que pour la prochaine grossesse à part risques élevés (c’est la seule maternité de niveau 3 autour de nous) on ne choisira pas cette maternité. Tu verras en plus mon séjour derrière lol.

J’ai hâte de lire ton récit à propos de la péridurale. Moi je dois reconnaître que je bénis cette avancée de la médecine 🙂

le 29/02/2016 à 19h38 | Répondre

AurelE

En premier lieu félicitations à vous 3 !

En deuxième lieu je suis choquée par le manque de professionnalisme de votre équipe ! Si votre petit bout a souffert et à du etre éloigné de vous (et encore je suis qu’une fois sur vous on aurait pu constater des progrès) cest uniquement de leur faute !! Je suis peut été direct mais on vous a pas du tout aider dans votre accoucher et de cire moins suivi/assister/aider dans votre accouchement.

je suis désolé que votre accoutrement ne vous ai pas apporté satisfaction.

Et juste pour dire que j’ai accouché après 29h de contractions régulières et qui ont été très intenses dès le début (elles dépassaient du monitoring) sans péri parce que j’ai été bien préparée et aussi accompagnée par une super équipe.

le 25/02/2016 à 21h33 | Répondre

Elodie

Je ne pense pas que la souffrance foetale soit liée à l’équipe…Mélimélanie raconte les choses comme elle les a vécues et ressenties au moment M mais probablement que son bébé était engagé partie haute et non pas partie basse, voilà pourquoi on lui a demandé d’attendre pour pousser ( et la SF a parlé d’équipe médicale occupée pour justifier tout ça ou pour rajouter un argument), après évidemment on aurait pu lui proposer de pousser sur le côté et ça aurait peut-être évité les spatules et l’épisio…mais on ne sait pas, par contre, il y’a fort à parier que si ils l’avaient fait pousser dès le départ, sans attendre, le bébé ne serait pas descendu, son coeur aurait décéléré et ça aurait été la césar en urgence!
Un bébé qui est engagé et qui pousse, qu’on te demande d’attendre ou pas, s’il a envie de sortir, on ne peut pas patienter: il sort 😉

le 26/02/2016 à 07h13 | Répondre

AurelE

Ca je suis d’accord si il veut sortir il sort cependant (et ca arrive assez souvent) sur le dos un bébé peut pousser et rester parfois bloqué vu qu’il n’y a pas la gravité pour l’aider et que le corps est en plus anesthésié par la peri. De plus sur le dos on ouvre le grand bassin et non le petit ce qu’il fait que souvent l’enfant bute sur les os du bassin de la mere.
De plus sa souffrance foetal est lié au faite qu’elle soit sur le dos vu qu’elle dit que sur le cote ca s’arrêtait donc c’est bien a cause de l’équipe à mon sens.

De plus il me semble que si le bébé etait en partie haute elle n’aurait pas eu envie de pousser, car si elle a envie de pousser c’est que le petit c’était engagé et poussait sur le rectum.

JE suis dsl mon précédent com était illisible merci le t9…

le 26/02/2016 à 14h00 | Répondre

Elodie

Je suis bien d’accord sur le fait que la position gynécologique n’est pas la plus adaptée pour le passage des différents détroits, mais sur le dos en fonction de l’orientation des jambes (en obstétrique ça s’appelle la nutation et la contre-nutation) on peut choisir d’ouvrir le détroit supérieur ou inférieur 😉
Effectivement, sur le dos la veine cave était sûrement comprimé et le rythme du bébé moins bon, mais on ça ne garantie pas que sur le côté ça aurait changé du tout au tout 😉 on ne sait pas.
On peut avoir envie de pousser avec un bébé engagé partie haute 😉
ps: je suis sage-femme

le 27/02/2016 à 00h18 | Répondre

AurelE

Très beau métier que vous faites et vous mériteriez beaucoup plus de considération et un statut bien différent !! Je ne suis pas sage femme et je n’ai donc pas certaine de vos compétence mais je trouve ce « débat » constructif.

POur l’ouverture du bassin sur le dos, oui oui la position des jambes peut aider mais ça n’empêche que sur le dos l’ouverture du bassin est limitée. Après le 3/4 des femmes en France accouchent sur le dos donc c’est assez difficile de remettre cette pratique en question mais le nom veut tout dire cest la position obstétrique.

Je ne dis pas qu’une autre position aurait peut être tout change (vu qu’on ne lui a pas propose le côté je ne parle même pas du 4pattes ou du accroupi) mais cela aurait pu améliorer les choses et la bib tentative de l’équipe pour moi démontre un manque de savoir.

Je ne dis pas que c’est la faute du métier ou que toutes les équipes de sf/gynécologue sont nulles non je dis que je considère moi que sur ce coût la elle n’a pas assuré.

Je remercie tous les jours les 2 sf qui m’ont assistées pour mettre au monde mon petit garçon. Je ne suis pas une fanatique anti péri ou fan des positions alternatives je trouve juste qu’aujourd’hui les femmes n’accouchent plus mais se font accoucher ou subissent leurs accouchement. Après ce n’est que mon ressenti.

le 27/02/2016 à 06h37 |

Ju

Bonjour , arrivée à dilatation complète, c’est impossible de se tromper sur une présentation du siège ou de la tête. A lire ton récit, je pense que la sage-femme a surtout voulu savoir si le visage de ton bébé était plutot vers le haut ou vers le bas. Un bébé se présentant visage vers le bas descendra beaucoup plus vite qu’un bébé visage vers le haut ! Ensuite, si il y a un problème durant la poussée et des ralentissements, oui, il faut qu’un gyneco soit disponible pour agir et ce n’est pas le cas s’il est en césar … toutefois si vraiment ton bébé avait été en souffrance (differénts types de ralentissements plus ou moins graves) aux yeux de la sage-femme, elle n’aurait pas attendu … je ne souhaite pas à tous prix défendre le corps médical car ce ne serait pas justifié mais je trouve ça dommage de garder un mauvais vécu et de continuer à se poser certaines questions sans avoir les vraies réponses avec la personne concernée. Un conseil pour les futures mamans : demandez des explications avant, pendant, ou après à ceux qui vous prennent en charge, il y a bien souvent une raison logique (on ne sépare pas une mère de son nouveau-né pendant 3heures par plaisir) et si ce n’est pas le cas vous ferez avancer la remise en question du personnel soignant, ce sera bénéfique pour la suite, pour les autres 🙂

le 18/12/2017 à 13h52 | Répondre

Melimelanie

J’ai eu un deuxième accouchement la bas depuis et l’accompagnement a été en dessous de tout une nouvelle fois… Donc… je ne reviendrai pas sur mon premier accouchement mais je persiste et signe dans ce que je dis (et ce qu’ils m’ont dit ce jour là).

Quant a une remise en question des soignants je pense qu’on n’en est même plus à ce stade. S’ils avaient le temps de se remettre en questions des situations comme celle ci ne se produiraient pas. L’hôpital public manque de moyen et tout le monde trinque. Il faut apprécier les avantages de notre prise en charge santé en France mais savoir que malheureusement elle se dégrade (et être capable d’avoir du recul la dessus. Je suis très heureuse d’avoir pu accoucher « gratuitement » mais je suis quand même capable de dire ce qui a dysfonctionné.)

le 18/12/2017 à 14h25 |

Melimelanie

Oulala je ne voulais pas créer de débat.
Bon maintenant que j’ai un peu de temps pour répondre j’en profite (vive les sieste :-p )

Je pense qu’effectivement je n’ai pas été aidé dans mon accouchement. J’étais une patiente parmi d’autre dans une salle et on n’a pas tenu compte de ce que je voulais. (j’ai mentionné mille fois que je voulais l’allaiter et ils lui ont quand même donné une seringue de lait artificiel pendant qu’il était loin de moi je n’ai donc pu faire aucune tétée d’accueil). Pour en avoir reparlé avec mon mari il a vraiment eu l’impression qu’on nous mettait dans un coin et qu’on ne se préoccupait pas du tout de notre bien être ou autre (oui il garde un peu en travers de la gorge la nuit passée sur une chaise en plastique ultra dur et le fait qu’après l’accouchement on m’a proposé a manger et quand j’ai dit : » ha oui un café pour mon mari » on a faillit pas me le donner parce que « c’est pour vous pas pour votre mari »…)

Pour ce qui est de la souffrance feotale je continue à croire (et ma sage femme libérale est plutôt d’accord avec moi) que c’est l’équipe médical qui a provoqué la situation. Etre coincé 1h30/2h ça n’aide pas à se sentir bien quand on est un tout petit bébé et qu’on vient de vivre près de 20h de contractions. Pour ce qui est de mon mari qui lui n’était pas dans les vapes (rapport à la chaise il n’était pas endormi du tout a ce moment là :-p ) et qui a vécu la situation de l’extérieur: il est fou de rage contre l’équipe médicale qui a manqué de « tuer notre bébé » (oui il l’a très mal vécu comme je le mentionne dans mes commentaires plus haut).
Et non le coup de « l’équipe médicale n’est pas disponible » n’était pas une excuse pour autre chose du type « laisser descendre le bébé ».

Pour être honnête à ce moment là je reste persuadée que l’équipe médicale pensait que le bébé était en siège (d’ou l’échographie juste avant de m’installer pour pousser) et que c’est pour cette raison qu’on m’a fait attendre. Pourquoi il pensait ça? Bonne question mais je sais qu’une sage femme l’a mentionné au moment de mon admission et a partir de ce moment là ils ont eu du mal à se sortir cette idée de la tête. Ensuite je comprends qu’on passe une urgence en priorité et qu’à ce moment ils ne me voyaient pas comme une priorité. En revanche je comprends un peu moins bien qu’une fois la césarienne réalisée ils aient décidé de faire leur changement d’équipe avant de m’installer alors que j’attendais déjà depuis plus d’une heure. Je peux comprendre qu’on est fatigué et qu’on a envie de rentrer chez soit à la fin d’une garde mais a 30 minutes / 45 minutes près mon bébé n’aurai peut être pas souffert autant. Donc le passage d’info aurai pu attendre… Et je le redis: il serai intéressant d’apprendre à accoucher une patiente dans une autre position que sur le dos quand cette position entraîne une souffrance du bébé.

Ha est a propos de la césarienne en urgence je ne pense pas. Durant ces environ 2 h d’attentes bébé est passé de « engagé partie haute » à « engagé partie « moyen » et encore pas vraiment » (je répète ce qu’ont dit les sages femmes) donc le coup de « ça va le faire descendre » malheureusement pas vraiment… Et pourtant j’ai été installé pour pousser donc je pense que même en étant installée 2h avant je n’aurai pas eu de césarienne en urgence.

Pour finir mon commentaire : je vénère les sages femmes, les gynécologues et toutes les équipes médicales qui m’ont permis d’avoir mon bébé d’amour (et les autres aussi). Ils font un magnifique métier pas facile du tout. Je fais juste remarquer que malheureusement on ne donne plus les moyens aux maternités de s’occuper comme il faut des patientes et on créé des situations d’urgence. Pour un prochain bébé mon mari insiste pour que j’accouche dans le privé ou il a l’impression que les équipes seront moins sous l’eau. Mon accouchement reste un merveilleux moment pour moi et d’y repenser je revois le moment ou on a posé Alexis sur moi et le cri qu’il a poussé et j’en ai les larmes aux yeux. Les faits resteront ce qu’ils sont mais l’histoire s’embellira surement avec le temps. Qui sait comment je raconterai mon accouchement dans 25/30 ans ?

le 02/03/2016 à 15h46 | Répondre

AurelE

merci bcp de prendre le temps de nous répondre et encore félicitation !!

Juste un petit conseil si tu désires un autre enfants, tu peux te renseigner et leurs demander le nombre d’accouchement par voie basse sans peri, le nbr avec, le nbr de césarienne et le nombre d’episio.

Privé ne veut pas dire mieux, attention aux médecins souhaitant juste facturer un acte (c’est pour ca que j’ai fuis la première maternité ou j’étais inscrite).

LEs services de santé et surtout les maternités marchent maintenant au nbr de patients a l’heure et je les plains vraiment ! Etre sage-femme est un métier épuisant et magnifique (à mon avis) mais malheureusement bcp trop sous estimé et sous pression.

Bravo pour la naissance de votre petit garcon, félicitation à lui pour tout le travail qu’il a effectué pour vous rejoindre et bonne continuation à 3

le 02/03/2016 à 15h58 | Répondre

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