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Mon expérience d’accouchement avec une doula


Publié le 16 novembre 2016 par Lilicorne

Je viens te parler de mon expérience avec une doula (aussi appelée accompagnante à la naissance) lors de ma grossesse et de mon accouchement il y a cinq mois. Trop peu connues, j’ai trouvé que ces femmes qui proposent d’accompagner les futurs parents pendant le travail et l’accouchement méritaient bien un petit billet.

Accoucher avec une doula

Crédits photo (creative commons) : Wendy Kenin

Mon parcours

Je suis tombée enceinte très facilement de mon tout premier nain, en août 2015. Ma grossesse ne s’est pas très bien déroulée. J’ai eu tous les maux possibles au premier trimestre [mode zombie, nausées, vomissements : on] et je me suis retrouvée avec des contractions douloureuses au milieu du deuxième trimestre, qui m’ont obligée à garder le canapé pendant trois mois et demi [mode larve dépressive : on].

Néanmoins, depuis le début, j’avais le souhait de me diriger vers un accouchement le plus naturel possible, sans péridurale, sans perfusion d’hormones de synthèse, sans intervention extérieure (sauf urgence, bien sûr). Je te rassure, loin de moi l’idée de blâmer les femmes qui font le choix d’un accouchement médicalisé. Dans ce domaine, je suis convaincue qu’il faut que la femme puisse avoir l’accouchement qu’elle désire et qui lui convient, quelle qu’en soit la forme. Me concernant, il s’agissait d’une volonté très personnelle reflétant une conviction intime et le besoin de me prouver que mon corps de femme en était capable.

J’aurais adoré accoucher dans une structure type maison de naissance, mais il n’y en a pas dans notre département (la Haute-Savoie) et accoucher à la maison me faisait trop peur. Nous avons donc opté pour un accouchement « classique » à l’hôpital public, car ce dernier cumulait les avantages d’être à dix minutes en voiture de chez nous et de posséder une salle de naissance « nature », c’est-à-dire avec une médicalisation discrète et un personnel plutôt à l’écoute pour ce type de grande structure. En cas de problème, nous étions déjà sur place pour pallier toute urgence, ce qui rassurait mon homme et nos familles.

Au fil de mes pérégrinations sur le net lors de mes recherches sur les accouchements physiologiques, j’ai entendu parler des accompagnantes à la naissance, ou « doulas ».

Il s’agit de femmes qui proposent d’accompagner les femmes enceintes pendant le travail et l’accouchement. Loin de remplacer les sages-femmes, les médecins ou même le mari, elles se proposent d’être présentes pendant le processus de la naissance. Ainsi, elles rassurent la mère, guident le père pendant le travail, suggèrent des positions, aident à respirer pour gérer les contractions, pratiquent des massages, etc.

Pour moi, ça a été la révélation ! En étant accompagnée par une doula, j’étais certaine de réussir à gérer mes contractions et à éviter la péridurale. Elle pourrait dissiper mes doutes et m’encourager, elle aurait l’expérience nécessaire pour que j’aie confiance en son jugement et en son accompagnement.

Parce que quand même, j’avais beau avoir le désir d’accoucher sans péridurale, j’avais quand même très peur de ne pas y arriver. Et mon entourage ne faisait rien pour me rassurer, exception faite de mon homme. Il a d’ailleurs trouvé l’idée géniale. Ça le rassurait également d’avoir quelqu’un d’autre d’expérimenté à ses côtés pour l’aider à me soutenir.

C’était parti ! Restait à trouver la perle rare. Je me suis tournée vers Internet et ai découvert qu’il y en avait beaucoup en Suisse voisine. En France, nous n’avons pas trouvé de profil qui nous paraisse sérieux. Finalement, nous avons contacté deux doulas qui travaillaient en binôme. Le premier contact s’est fait par e-mail. Elles travaillaient sur Genève, en Suisse, mais acceptaient d’accompagner un accouchement en France.

Nous les avons rencontrées une première fois. Elles étaient chaleureuses, ouvertes. Elles ne nous paraissaient pas trop intrusives et avaient la même vision de l’accouchement que nous : un moment sacré, privilégié, qui doit le plus possible se faire en douceur en écoutant son instinct. Bref, le courant passait. Nous avons tenté l’aventure.

Par la suite, nous avons assisté avec un autre couple à une préparation à la naissance sur une journée, animée par les doulas, et nous les avons revues une fois en entretien à quatre. Dans mon dernier mois de grossesse, elles m’appelaient régulièrement pour prendre de mes nouvelles. On s’est beaucoup parlé par téléphone et messages.

Il était important pour nous de nouer un lien avec ces femmes, car elles devaient nous accompagner dans un moment unique et très privé. Il fallait que je les connaisse assez pour leur faire confiance et les laisser entrer dans ma sphère intime le jour J. Ce lien s’est fait tout naturellement, nous avons eu beaucoup de chance.

Nous nous sommes ensuite heurtés à un problème que je n’avais pas imaginé. Lorsque j’ai prévenu l’hôpital dans lequel j’avais prévu d’accoucher de la présence d’une accompagnante pendant mon accouchement, l’équipe s’est montrée très hostile à ce projet. En effet, leur règlement ne tolère qu’une seule personne dans l’espace de naissance. Il me fallait donc choisir entre la doula et mon homme !

Après plusieurs semaines de tergiversations (j’ai même songé à changer d’hôpital !), nous sommes finalement arrivés au compromis que mon homme et la doula seraient autorisés à faire des aller-retour pour se relayer à mes côtés. Cette solution ne nous satisfaisait pas pleinement, mais je me suis alors dit que j’essayerais de faire le maximum du travail à la maison avec les deux.

Qui sont les doulas ?

Il n’y a aucune formation officielle de doulas. Elles se forment elles-mêmes, fortes de leurs expériences du Féminin et du processus de la naissance. Cependant, il existe au Canada (qui est bien plus en avance que nous sur ce terrain-là), des formations d’accompagnantes à la naissance. Je citerai celle qu’ont suivi « mes » doulas : celle d’Isabelle Challut.

Elles travaillent en binôme afin d’assurer une permanence vingt-quatre heures sur vingt-quatre dans les jours précédant et suivant la DPA. Elles m’ont donné un planning avec les jours de chacune afin que je sache, quand le travail commencerait, qui je devais appeler.

Évidemment, cet accompagnement a un coût. Notre expérience ne reflète pas le marché français vu que les prix suisses sont plus élevés en général, et j’imagine qu’ils dépendent des prestations : nombre de rencontres, permanence, présence complète ou partielle pendant le travail, etc. Pour te donner une idée quand même, nous avons payé l’équivalent de 600€ pour deux rencontres, une journée de cours de préparation à la naissance et trois semaines de permanence vingt-quatre heures sur vingt-quatre (deux semaines avant ma DPA et une après).

Et alors, finalement ?

Au final, le jour J (enfin, la nuit N), l’accompagnement de E., notre doula, a été à la hauteur de nos espérances. Elle m’a aidée à me centrer sur moi et sur mes contractions malgré l’excitation, à rentrer dans ma bulle. Elle a été une présence bienfaisante, discrète, rassurante pendant toute la durée du travail, relayant mon homme quand il en avait besoin, m’encourageant, me guidant.

Nous avons eu la chance en arrivant à l’hôpital à 4h du matin de tomber sur une sage-femme ouverte, qui a accepté de me laisser continuer le travail dans ma chambre, afin que nous puissions rester tous les trois ensemble avant de passer en salle de naissance.

Finalement, mon accouchement ne s’est pas tout à fait déroulé comme prévu (je viendrai peut-être te le raconter en détail dans un prochain article !), mais ces moments très forts restent gravés dans ma mémoire. Le fait de pouvoir être totalement en confiance pendant mon travail m’a permis de gérer correctement les contractions pendant onze heures jusqu’à dilatation complète.

Mon homme a également noué un lien très fort avec E. Il a l’impression d’avoir formé une véritable équipe avec elle pendant ces moments inoubliables.

En toute honnêteté, j’ai ADORÉ mon accouchement et je suis persuadée qu’il n’aurait pas été le même sans E. Je me serais posé plus de questions, j’aurais géré les questions du personnel de l’hôpital, j’aurais douté, et au final, je pense que je n’aurais pas pu rentrer complètement dans « ma bulle », qui a été pour moi le moyen de me concentrer uniquement sur mes sensations.

Notre expérience avec les doulas est donc très, très positive. Même le personnel de l’hôpital, pourtant réticent au début, l’a très bien accueillie. Il faut dire aussi que E. a su rester discrète et se présenter de manière très intelligente aux différentes sages-femmes (en leur précisant par exemple qu’elle n’était pas du tout là pour faire le même travail qu’elles et que leur présence était indispensable).

J’ai eu la bonne surprise le lendemain de mon accouchement de voir débouler dans ma chambre trois sages-femmes qui étaient présentes pendant mon travail. Elles ont fait des commentaires extrêmement positifs sur E., ayant trouvé cet accompagnement super.

Elles regrettaient de ne pas pouvoir être présentes comme ça pour chaque femme en travail – faute de temps et de moyens – mais ont du coup trouvé que la présence d’une doula était extrêmement bénéfique, au point de les soulager dans leur travail sans pour autant prendre leur place.

Elles m’ont posé plein de questions sur les formations de doulas, d’où venait E., etc. Ça a été un échange très sympa, et j’espère que cette expérience contribuera à faire modifier la politique de cet hôpital sur la présence d’une troisième personne en salle de naissance.

En conclusion

Tu l’as compris, je ne peux que te conseiller ce type d’accompagnement. Si tu souhaites un accouchement plus classique avec péridurale, la présence d’une doula n’est pas incompatible, bien au contraire.

Je te conseille cependant de bien la choisir, de vérifier son expérience et sa formation, d’être certaine que le courant passe vraiment avec elle. Il est primordial d’être en confiance avec ta doula. Évite toute personne qui a l’air dirigiste, qui sait mieux que toi ou ton mari ou qui risque de se mettre entre toi et le personnel de l’hôpital. À mon sens, une accompagnante doit simplement guider, tout en respectant les souhaits du couple.

Rencontre-la souvent avant ta DPA et n’hésite pas à revenir en arrière si tu as un doute. Veille également à bien en parler avec le futur papa. Il faut évidemment que lui aussi soit partant pour partager ce moment et que son contact avec la doula soit très bon.

Si ces conditions sont réunies et que tu as la chance de trouver la bonne accompagnante, je pense sincèrement que tu pourras vivre ton accouchement pleinement, sereinement et en toute confiance. Avec en bonus, la création d’un lien humain spécial, très fort et indéfectible.

Et toi ? Tu connaissais les doulas ? Ce genre d’accompagnement te plairait ? Tu te sens prête à sauter le pas ? Viens nous dire…

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Commentaires

19   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je n’avais jamais entendu parler de ce type d’accompagnement.
C’est vraiment très intéressant. Et c’est très dommage que cela ne soit mas plus évoqué.
Merci pour le partage.

le 16/11/2016 à 08h26 | Répondre

Doupiou

Copine de la Yaute ! Tu as accouché au CHANGE ?
Je n’aurais pas pu faire appel à une doula car pendant le travail, j’avais horreur que quelqu’un entre dans la salle. Même mon mari se tenait à l’écart et ne parlait pas ! J’avais besoin de silence, de solitude et de concentration pour gérer les contractions. Alors avoir une personne de plus (en plus des SF, gynéco et autres…) m’aurait vraiment agacée !

le 16/11/2016 à 08h34 | Répondre

Zoé (voir son site)

Très chouette article ! Je vis en Suisse et me suis moi-même intéressée aux doulas. Je ne pense pas faire appel à l’une d’elles car j’ai prévu d’accoucher en maison de naissance et j’ai déjà l’impression d’avoir l’accompagnement dont j’aurai besoin (par contre j’en aurais définitivement pris une pour l’hôpital je pense…). Juste une petite précision : il existe une formation en Suisse (doula.ch), je l’ai vu par hasard sur le site de leur association et je voulais juste rectifier… Merci de faire connaître cette possibilité aux femmes (couples) qui n’ont pas forcément la possibilité d’accoucher selon leurs souhaits à l’hôpital et bravo pour ton courage d’avoir osé faire ce premier pas dans ta région / hôpital !

le 16/11/2016 à 08h45 | Répondre

Ptite maman

Très beau récit, et qu’elle chouette aventure! J’ai l’impression qu’avoir le choix de vivre son accouchement differement et naturellement est un privilège.
Nous avons eu cette chance également : il y a une unité physiologique dans notre maternité. Nous avons pu être suivi pendant la grossesse par la même sage femme, nous avons pu créer un lien et discuter de notre projet de naissance. Nous avons pu vivre la naissance de notre fils avec cette même sage femme qui a été avec nous tout le long de l’accouchement, il n’y a eu aucune médicalisation, pas de péridurale (mais tout était disponible en cas de souci). Elle a été la pour nous accompagner, nous rassurer, nous permettre de vivre ce moment unique le plus sereinement possible.
Finalement c’était comme un accouchement en maison de naissance mais avec la sécurité médicale autour, si c’était à refaire je referai tout pareil!

le 16/11/2016 à 09h18 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Merci pour ton article très intéressant, qui me donne envie de me renseigner plus (d’où vient vient cette pratique, quel est le contenu de la formation, toutes les doulas ont-elles accouché…)
Je trouve génial que les sages-femmes aient apprécié la collaboration avec ta doula. J’ai l’impression que finalement, la doula est un moyen de recréer quelque chose qui se faisait assez naturellement auparavant avec la présence accompagnante des femmes de la famille et de l’entourage au moment de la naissance. On a la chance de vivre à une époque où la compétence médicale des sages-femmes est sans précédent, mais le contexte hospitalier et leur niveau de disponibilité ne leur permet pas forcément d’assurer aussi ces aspects, donc la doula me semble une bonne solution. Mais je sais que mon mari sera complètement contre parce que ça vient encore malheureusement avec une aura de « babacoolisme » ou de « boboïsme » qui vont le rebuter… :s

le 16/11/2016 à 10h04 | Répondre

AurelE

JE me permet de rebondir 🙂 Il existe une formation en france mais non reconnu par l’etat mais elle existe bien 🙂
http://doulas.info/
Vous trouverez bcp d’informations ici ^^

Une doula peut etre présente des le debut de la grossesse et pendant toute la petite enfance si c’est un souhait. Une doula peut aussi pratiquer un accouchement à domicile mais elle n’est pas considérer comme une personne « médicale ».

C’est malheureusement très peu connu en France 🙁

le 16/11/2016 à 13h57 | Répondre

Nath

Oui il existe bien une formation en France avec l institut de formation doulas de France et il y a aussi un annuaire qui est disponible sur le site de l association doula de France , elles signent une également une charte . Je vous invite à visiter le site . http://doulas.info/ .

le 16/11/2016 à 15h18 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour ton récit. J4ai bien songé à faire appel à une doula pour ma première grossesse, mais c’est encore trop peu connu, j’ai pas oser franchir le pas. En revanche, pour une seconde grossesse, ça me tente bien, surtout que je souhaite accoucher sans péri mais sans un accompagnement efficace a coté ça me parait difficile. Reste à convaincre mon mari …

le 16/11/2016 à 14h54 | Répondre

Madame l'Abeille

Merci pour ton chouette témoignage, très instructif. J’ai découvert par hasard sur internet ce qu’est une doula, quelques jours avant d’accoucher. Je pense qu’elle peut avoir un rôle d’accompagnement très utile.

De mon côté mon mari a été extrêmement précieux pendant mon accouchement pnysiologique. Suite à la préparation à l’accouchement, je l’avais bien briefé, on avait revu ensemble les positions où il pourrait m’aider pendant le travail, il partageait et comprenait mon désir d’essayer sans péridurale. Et il garde son sang froid. Pendant le travail, il m a accompagnée sur les contractions par des vocalises, massages, respiration, il m’a fait garder confiance. A tel point qu’à un moment donné il m’a sorti « un papa, mieux qu’une doula » ce qui m’a fait rire entre 2 contractions. J’ai vécu cela comme la configuration idéale, un mari qui fait aussi doula 😉 mais s’il avait manqué de confiance, la presence d’une doula aurait été précieuse.

le 16/11/2016 à 16h17 | Répondre

Lilicorne

Waaah mon premier article est publiéééééé *Gniiiiiii*

Merci pour tous vos commentaires ! 🙂

Je suis ravie si j’ai pu apprendre des choses à certaines, c’était vraiment le but de ce billet.

Et je suis encore plus heureuse d’apprendre qu’il y a des formations de doulas en Suisse et en France, comme certaines l’ont signalé. Je l’ignorais et je trouve ça super! Merci à vous de m’avoir corrigée !!!

le 17/11/2016 à 11h09 | Répondre

Miss Chat

Ton récit fait envie ! 😉 Je n’ai pas eu de péridurale pour ma fille (j’étais à l’hôpital et je n’essayais pas d’avoir un accouchement physio initialement) et j’ai bien l’intention de réessayer sans pour le deuxième. J’avoue que je me pose la question d’un accompagnement extérieur par une sage-femme du coup 🙂
Mon hôpital autorise 2 personnes dans la salle, je trouve très triste qu’ils limitent à une seule dans le tien ! Comment ça s’est organisé concrètement, tu sais nous dire ?
Par contre… Je connais le principe des doulas depuis plusieurs années et je ne suis toujours pas convaincue. Enfin disons plutôt : je suis à 100% pour le principe d’avoir un(e) accompagnant(e) pour le soutien affectif/moral/physique pendant la naissance mais les sages-femmes indépendantes qui se spécialisent en accouchement physio sont selon moi mieux placées pour cela car elles combinent à la fois l’accompagnement physio et les connaissances médicales. Donc j’ai un peu de mal à voir quel est leur valeur ajoutée, si tu préfères 🙂 Mais c’est peut-être parce que j’aime avoir cette sécurité médicale derrière…

le 17/11/2016 à 11h20 | Répondre

AurelE

Une doula a certaines compétences médicales ou du moins des connaissances rien que pour le cote physiologique 🙂
En France elles n’ont malheureusement pas le droit de pratiquer sans équipe médicale mais dans bien d’autres pays, elles ont quasiment le meme statut que les SF.

Des accouchements en Fr se sont deja pratiqué uniquement avec une doula. Principalement pour des AAD.

le 17/11/2016 à 11h25 | Répondre

Miss Chat

Ben justement : rien ne dit qu’elles ont ces connaissances puisqu’il n’y a pas de formation officielle. Je ne sais pas pour les autres pays mais en Belgique, elles ne sont d’ailleurs pas habilitées à faire les accouchements à domicile, tu dois avoir au minimum une sage-femme avec toi. Du coup, pour peu que tu choisisses une SF qui est orientée accouchement physio, la doula perd de son intérêt (selon moi).

le 17/11/2016 à 11h33 | Répondre

AurelE

JE comprend tout a fait 🙂

Apres une doula prend toute son ampleur quand elle fait le sivi « psychologique » lors de la grossesse et peut etre présente longtemps apres.

En France non plus logiquement elles n’ont pas le droit mais avec la disparition des SF libérales ou du moins des SF effectuant l’AAD , cette alternative est apparue. Elle n’est pas du tout légale.

Mais ou si tu as une SF a l’écoute des le début et qui va dans le meme sens que toi, la doula devient un peu inutile ^^

le 17/11/2016 à 11h37 | Répondre

AurelE

Je me relis et je me rend compte que je suis pas claire du tout 🙂

Les doulas en FR/CH/BE n’ont nullement l’autorisation d’effectuer des accouchements sans équipe médicale présente mais cela est deja arrivé par manque de personnel dans des zones de désert médical. Ceci est donc illégal et je ne pousse pas du tout a ca.

Pour ex une amie a accouché uniquement avec sa doula car sa seule autre possibilité etait la maternité ou pour son premier accouchement ils l’avaient charcutée, elle a chercher des plombe une SF voulant faire le déplacement pour un AAD et n’a pas trouvé. Cependant cela peut etre dangereux et surtout c’est dans l’illégalité pour la doula qui peut avoir une peine de prison pour mise en danger d’autrui.

Pour ce qui est du TV ce n’est pas très compliqué, on peut se l’autopratiquer 🙂

le 17/11/2016 à 12h15 |

Mlle Moizelle

Oui, je m’étais pas mal renseignée sur le métier… la charte qu’elles signent leur interdisent même d’être présentes à un accouchement sans SF!

le 17/11/2016 à 13h06 |

Lilicorne

Tu as raison Miss Chat !
En tout cas mes doulas n’ont aucune formation médicale (et elles le revendiquent !), bien qu’elles connaissent parfaitement la physiologie de l’accouchement (par ex. elles ne feront pas de toucher pour voir où en est la dilatation pendant le travail, elles ne savent pas faire). Elles ne proposent pas non plus d’être les seules présentes pendant l’accouchement (à domicile par exemple), ce ne sont pas dans leurs compétences.
Me concernant, de manière très personnelle, la solution d’être coachée par une doula pendant le travail s’est imposée car je n’ai pas eu la chance de trouver pendant ma grossesse une SF qui aurait pu m’accompagner de manière très personnalisée et m’assurer sa présence lors de mon accouchement et mon travail.
Mon suivi mensuel de grossesse a été fait avec une sage-femme de l’hôpital où j’ai accouché (bonjour la machine de masse, je n’avais aucune assurance qu’elle serait de garde quand je serai en travail) et j’ai fait des cours de préparation à l’accouchement chez une autre sage-femme libérale à côté de chez moi chez qui j’ai aussi fait ensuite des petits examens complémentaires. Ces deux suivis étaient extrêmement axés sur le côté médical de la grossesse. La sage-femme libérale était géniale, très ouverte sur plein de choses et m’a donné de précieux conseils, mais elle ne faisait pas les accouchements.
Du coup, j’ai eu l’impression qu’il me manquait un coaching sur le côté non-médicalisé, plus naturel. C’est ce manque que les doulas ont comblés chez moi.
Après clairement, si j’avais pu accoucher en maison de naissance par exemple ou en plateau technique avec une sage-femme, je l’aurais fait ! Les sages-femmes regroupent les compétences des doulas + les compétences médicales. Mais elles n’ont souvent pas le temps de proposer un accompagnement aussi personnalisé que celui dont j’avais besoin.

le 17/11/2016 à 11h51 | Répondre

Miss Chat

D’accord je vois, merci pour les précisions ! Je comprends mieux ton point de vue en effet 😉

le 17/11/2016 à 12h14 | Répondre

Mlle Moizelle

Oui, c’est exactement ça: c’est le manque de temps et de moyens (pas assez de personnel notamment) qui fait que les SF ne peuvent plus offrir aux parturientes cette disponibilité et cet accompagnement affectif et personnalisé… Beaucoup de SF le regrettent d’ailleurs!

le 17/11/2016 à 13h09 | Répondre

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