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Pourquoi je n’allaiterai pas (longtemps !)


Publié le 12 avril 2016 par Madame Irbis

Allez hop, un petit article sur l’allaitement maternel ! C’est un sujet qui peut vite déchaîner les passions et qui est surtout, je m’en suis rendu compte, extrêmement personnel.

Pour mon premier bébé, je faisais partie de la team « hors de l’allaitement, point de salut ». Je ne comprenais pas qu’on n’allaite pas. Après tout, c’est plus pratique, économique et c’est fait pour ça. Pas de questions à se poser, un peu moins de matériel à acheter, et roule ma poule !

Après mes petits déboires, j’ai compris que la volonté ne pouvait pas tout faire. Que le physique et le psychologique pouvaient s’allier pour faire de cette expérience un cauchemar ! Et que ma santé mentale et physique primait sur le bien-être de mon petit. C’est peut-être très égoïste, mais j’estime qu’une bonne maman est une maman bien dans ses baskets !

Allaiter longtemps ou pas

Crédits photo (creative commons) : bradleypjohnson

Les hormones et moi

Je t’en ai parlé dans mon article sur mon premier trimestre de grossesse : je ne supporte pas les variations hormonales. Ça me met toujours dans un état pas possible.

Malheureusement, pendant les premiers mois de l’allaitement, la lactation n’est lancée puis entretenue qu’avec des hormones. Ce n’est qu’entre le premier et le troisième mois (suivant les femmes) que le mécanisme devient physique, en quelque sorte. C’est le moment où l’allaitement devient sympa, où les seins reprennent une taille normale et où on a du lait seulement quand le bébé le demande, et pas en continu comme avant.

Les deux semaines où j’ai allaité l’année dernière m’ont mise dans un tel état, à la limite de la dépression du post-partum, que je ne me vois pas rester comme ça le temps que les hormones s’en aillent naturellement. Je ne pourrais pas passer un à trois mois à pleurer tous les jours, à regarder mon nourrisson en me disant que ce n’est pas le mien, à me sentir dépassée et nulle. Et surtout, comment réagirais-je vis-à-vis de l’Héritier ? Le rejeterais-je ? Le laisserais-je de côté ? Trop d’incertitudes pour moi et pour lui (sans parler de Superman, qui devrait « supporter » cet état pas très fun !).

Le style de mère que je suis

Avant d’avoir l’Héritier dans les bras, je pensais que j’allais être une mère pot de colle. J’avais prévu tout ce qu’il fallait pour porter mon bébé, faire du cododo avec lui, avoir un allaitement exclusif et à la demande, ne pas le laisser pleurer… Être tout le temps en contact avec lui.

Et puis, je me suis très rapidement rendu compte que je ne supportais pas d’avoir un autre être humain collé à moi tout le temps. Qu’au bout de deux heures de portage, je n’avais qu’une envie : le poser et m’éloigner de lui pour avoir une activité normale et adulte (ou juste aller aux toilettes sans lui, parce qu’avec un bébé en écharpe qui dort, ce n’est vraiment pas pratique… j’ai testé !).

Et vois-tu, l’allaitement m’a paru être un boulet de plus qui m’enchaînait à mon fils. Les termes choisis sont durs, mais j’ai eu l’impression que, pendant ces premiers mois, j’étais l’esclave de ce bébé. Devoir programmer mon emploi du temps en fonction de l’intervalle entre deux tétées ou encore ne pas pouvoir le laisser à Superman plus de deux heures me déprimait plus qu’autre chose.

J’ai eu très vite besoin de sortir sans lui, pour aller au cinéma, faire du lèche-vitrine. Penser à autre chose pendant deux petites heures qu’à cet adorable nourrisson.

Le passage au biberon et au lait industriel a donc été salvateur pour moi, à l’époque de l’Héritier. J’ai retrouvé ma joie de vivre, j’ai découvert l’amour pour mon fils et j’ai pu retourner au cinéma me gaver de pop-corn !

Alors quand j’imagine ces prochains mois avec à nouveau un nourrisson dans mes bras, je sais ce que je vais faire : commencer un allaitement, parce que quand même, c’est cool ! Et l’arrêter dès que je commencerai à perdre pied ou dès que j’aurai envie de sortir pour souffler.

Je ne me fixe pas de date butoir : ça durera peut-être trois jours, une semaine, deux mois… ou un an, qui sait ? J’ai juste compris que l’allaitement n’était peut-être pas la solution qui me convenait, et j’ai surtout compris qu’il valait mieux donner un biberon avec le sourire qu’une tétée dans les pleurs et la contrainte !

Et toi ? Tu as déjà une idée précise de comment tu souhaites vivre (ou pas) ton allaitement ? Ou tu attends d’être dans l’action ? Raconte-moi tout !

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Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Chacha d'avril

Je te comprends tout à fait ! J’imaginais que l’allaitement serait merveilleux et j’ai vécu un véritable cauchemar. Le biberon a sauvé ma santé mentale. Et je te trouve bien courageuse de vouloir retenter l’aventure. Mais chaque grossesse et chaque enfant est différent et je te souhaite un allaitement plus serein que le premier 😉

le 12/04/2016 à 08h32 | Répondre

Lisa

Tu as dis une chose essentielle, c’est important que la maman soit bien dans ses baskets. En effet le bebe ressent tout et le plus important est que chacun puisse bien s’épanouir. Je suis un peu la maman que tu imaginais être avant d’avoir l’héritier. Je materne beaucoup mon fils et je me rends compte que j’ai ce besoin d’être très fusionnelle avec lui. Peut-être pour compenser le fait que j’ai du le laisser en nourrice à 3 mois et demi. J’ai bcp culpabilisé et encore aujourd’hui je trouve ça dure même si ça a aussi des avantages et cela me permet de reprendre aussi une vie de femme et pas que maman. Pour en revenir à l’allaitement, je pensais allaiter 3 mois ou bien 6 mais pas plus. C’est vrai que le premier mois peut vraiment être laborieux, difficile, le temps de la mise en route et bebe a pas mal de pic de croissance qui donne l’impression qu’il est constamment au sein. Et puis les hormones ne simplifient pas les choses mais une fois les premières semaines passées j’ai trouvé que c’était vraiment un pur bonheur d’allaiter. Je ne me mets pas non plus la pression, au départ j’étais en allaitement exclusif, puis à ma reprise je tirais mon lait 3 fois par jour pour faire des stocks pour la nourrice. Et puis la fatigue, manque de sommeil, un peu malade, j’ai eu une baisse de lactation et j’ai vraiment eu peur que bebe n’ait pas suffisamment à manger. Je suis donc passé à l’allaitement mixte. Lorsque je suis là pour l’instant j’allaite toujours mais papa et nounou donne le biberon de lait en poudre de tant en tant. Aujourd’hui j’hésite a le passer au lait infantile toute la journée pour le sevrer un peu et je ne me sens absolument pas prête à stopper l’allaitement. J’aime tant nos moments de fusion, complicité mais j’avoue que ça m’inquiète un peu car je me demande qd est que je serais prête. Je crois aussi que j’ai peur de le priver de qqchose, on verra bien comment ça évolue. En tout cas, chaque maman fait au mieux avec son bebe afin de trouver son équilibre.

le 12/04/2016 à 09h25 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est important de tirer des leçons de ta première grossesse. Il faut être conscient de ses attentes et des possibilités aussi.
Peut être seras tu surprise pour la suivante 🙂

le 12/04/2016 à 09h50 | Répondre

Miss Chat

Quand ton allaitement se passe mal et que tu finis, pleine de culpabilité, à tenter « juste un petit biberon » de lait artificiel… et que tu vois que ton bébé a l’air satisfait, que tu n’as pas mal, que vous êtes apaisés tous les deux…
C’est dur à vivre mais parfois, c’est salvateur 😉
Pas de pression en matière d’allaitement, il vaut mieux le faire à son rythme et selon ses envies !

le 12/04/2016 à 09h57 | Répondre

Marie B

Et bien je suis d’accord avec toi même si mon vécu est totalement différent!
Enceinte je disais « oui je teste l’allaitement mais j’allaite 2/3 semaines et si ça ne me plait pas je passe direct au biberon », je prévoyais déjà de laisser mon bébé à ma soeur, ma mère, mes beaux-parents, j’étais de celle qui disait que laisser bébé pleurer n’est pas un drame…
Et finalement, ma fille a 6 mois aujourd’hui et je l’allaite toujours, je n’ai laissé ma fille qu’une seule fois à ma mère pour sortir avec mon mari durant 1 heure et j’ai du envoyer 1 milliard de textos pour savoir si tout allait bien, ma fille fini régulièrement sa nuit contre moi si elle pleure et j’ai appris à tout faire d’une main en portant bébé de l’autre.
On ne peut pas dire « je serai tel genre de maman », mais peu importe quelle maman on est tant que tout le monde y trouve son compte!

le 12/04/2016 à 10h04 | Répondre

E

Tu as bien raison, l’important c’est d’être en accord avec soi même.
Par contre, si je peux me permettre un conseil, évite de tout stopper à J3, en pleine montée de lait…car tu risques de te retrouver avec un bel engorgement voire pire 😉

le 12/04/2016 à 10h15 | Répondre

Hermy

Je pense en effet qu’il est important que la maman soit épanouie et bien dans sa tête pour que tout se passe bien au niveau de la famille. Je n ai pas allaité longtemps mais je pense quand même avoir fait le maximum pour le bien être de mon fils. Pour bb2 j appliquerai la même chose, à savoir essayer de concilier ce qui est mieux pour bébé et pour moi.

le 12/04/2016 à 11h12 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je ne sais pas si c´est parce que je vis dans un pays très pro-allaitement ou parce que je passe trop de temps sur la blogosphère mais j´ai l´impression de lire quelque chose de totalement révolutionnaire 🙂 . Alors merci Lirbis pour ton légendaire courage et franc parler ! Ici mon allaitement a été une expérience traumatisante et le biberon nous a littéralement sauvés.

le 12/04/2016 à 12h00 | Répondre

Doupiou

Je me retrouve tellement dans tout ce que tu dis ! Pourtant j’ai tire-allaité.
Je me pose la question de savoir si pour une seconde grossesse j’allaiterais ou pas. Je me dis que je verrais bien le jour-J !

le 12/04/2016 à 12h13 | Répondre

Floconnette

Eh bien merci pour cet article, je pense tout à fait comme toi!
Et je verrai comment ça se passera pour mon deuxième cet été. Je ne me mets pas la pression: une maman bien dans ses baskets, comme tu dis, est pour moi l’idéal !

le 12/04/2016 à 13h23 | Répondre

Madame D

 » j’ai surtout compris qu’il valait mieux donner un biberon avec le sourire qu’une tétée dans les pleurs et la contrainte !  »
Tout est dit ! Je partage totalement.

le 12/04/2016 à 13h25 | Répondre

Weena (voir son site)

Je suis parfaitement d’accord, on ne dit pas assez que l’allaitement, oui, c’est beau, c’est naturel, ect. mais c’est aussi parfois douloureux et aliénant.
J’ai allaité mon aîné 6 mois, parfois dans la félicité, parfois dans la douleur. Le sevrage a été long et dur.
Et pourtant, je pense resigné pour un deuxième, peut-être même jusqu’à 6 mois !!! J’admire les mères qui poursuive plus loin, jusqu’au sevrage naturel, mais moi, au bout de 6 mois, j’ai besoin de me désolidarisé un peu de mon bébé ^^.

le 12/04/2016 à 14h18 | Répondre

Claire (voir son site)

Je pense que tu as tout a fait raison. C’est pas la peine de se donner des objectifs, tu fera selon tes ressentis. Et effectivement, le plus important pour ton bébé, c’est que tu aille bien. Bon courage!

le 12/04/2016 à 15h16 | Répondre

Madame Vélo

Merci, j’ai appris des trucs sur l’allaitement (comme quoi, il y a toujours des choses à apprendre !). ça me fait penser à l’article de Louna sur la différence entre la mère fantasmée et la mère réelle 🙂
Tu seras peut-être surprise pour le deuxième ! Et moi qui aurais allaité 1 an mon premier et qui ai envie de faire de même pour le deuxième, j’aurais peut-être des surprises aussi (mais ça m’embêterait de ne pas pouvoir faire de même !).

le 13/04/2016 à 09h29 | Répondre

secretsab (voir son site)

Aie aie dur, je n’imaginais pas ca du tout. J’ai plutot hate de connaitre cette sensation, après j’ai vu autour de moi que ca ne fonctionnait pas toujours comme on voulait, alors on verra, je ne suis contre rien.

le 13/04/2016 à 15h21 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Aïe, moi qui idéalises l’allaitement et espère vraiment pouvoir fonctionner en allaitement exclusif pour mon ptit bonhomme (qui arrive en juin), c’est dur de lire ça. Même si j’en ai aussi besoin pour moins idéaliser justement. Je sais que je serai déçu que cela ne fonctionne pas.
Mais comme tu le dis, la volonté ne suffit pas toujours, ça j’en ai conscience.
Et comme toi, je m’imagine être une mère poule… et si en fait je ressentais finalement les mêmes choses que toi ? Dur dur en fait de savoir ce qu’il se passera une fois le bébé là…

le 14/04/2016 à 14h44 | Répondre

Claire (voir son site)

Mme Au Conditionnel, C’est chouette que tu souhaite allaiter mais il ne faut pas non plus idéaliser. Allaiter est un acte naturel à l’origine, seulement dans la société dans laquelle nous vivons, c’est un réel apprentissage. Peut d’entre nous ont été confronter à des maman allaitante dans notre entourage, donc on sais plus faire. Je t’encourage donc à te documenter ainsi qu’a contacter du personnel réellement formé. Cela te sera d’une grande aide au moment ou tu ne saura pas comment faire et que tu aura des conseils qui se contredisent souvent du personnel soignant mais aussi de ton entourage. Je te souhaite bon courage, mais c’est une très belle aventure. J’allaite toujours ma fille de 15 mois et c’est un vrai plaisir. Seulement, je te mentirais si je te disait que ça a été simple tous les jours. Mais j’ai eu la chance de tomber sur des bonnes personnes et je te recommande également le site internet de la leache league très bien documenté. 🙂

le 14/04/2016 à 21h19 | Répondre

Annaaude

Cet article tombe à pic!!! Merci!!! Arrivée prévue du 2eme dans 3 semaines et un gros point d’interrogation sur l’allaitement.
Pour la 1ère j’ai tellement galeré (12 tétées par jour pendant 2 mois: fatigue ++++ qui a provoqué infection urinaire, candidose…) je pleurais pendant les tétées tellement j’avais mal, ma fille tetait aussi du sang (ben oui beurk!) et recevait mes larmes, tout un programme…. Je me suis acharnée pour « son bien ».
Avec le recul j’ai un très mauvais souvenir de ces 2 1ers mois (après ça a roulé) en plus ça n’a pas empêché ma fille d’être asthmatique et d’être malade tous les 4 matins.
J’ai pas envie de revivre ça a titre perso et surtout je n’ai pas envie de me consacrer entièrement à l’allaitement et d’être une super loque parce que bb1 a 3 ans, elle va déjà devoir gérer l’arrivée de sa petite sœur j’ai envie d’être là pour elle.
Alors dans ma valise de maternité il y a des coussinets d’allaitement et des biberons! On verra!

le 14/04/2016 à 18h04 | Répondre

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