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Alors, tu as été sage ?!


Publié le 20 décembre 2017 par Camomille

Comme tous les parents, il y a un truc que j’aime spécialement. Voir les yeux de mes enfants briller de plaisir, les entendre rire. Les voir et savoir heureux. C’est pour ça que j’adore la période de Noël. Tous les matins, mes enfants trépignent d’impatience pour ouvrir le calendrier de l’avent et c’est, à chaque fois, un « oh ! un chocolat ! » émerveillé qui s’échappe de leurs lèvres. Tous les soirs, en rentrant de la crèche, ce « oh » si précieux, je le retrouve quand j’allume la guirlande lumineuse du sapin. Et je laisse la pièce dans une demi-pénombre pour profiter davantage de la magie. Tous les soirs au repas, mes enfants se délectent de la petite bougie que j’allume. Et tout ça, ce n’est que l’émerveillement quotidien. Le reste (bûches en chocolat en vitrine, illumination de Noël, confection de petits sablés…) c’est du bonus. Vraiment, je trouve cette période de l’avent enchanteresse.

Crédit photo : Alejandra Zapata

Mais c’est sans compter les autres. Ceux qui ont oublié comment des petits enfants vivent cette période ou ceux qui ne savent pas encore. Et qui, à défaut de savoir quoi dire à un petit garçon de 4 ans et une petite fille de 2 ans, leur demande : « Alors, vous avez été sages ? Le Père Noël pourra venir avec les cadeaux ? » J’y ai droit quotidiennement en ce moment et je trouve ça très pénible.

Un enfant sage, késako ?

Commençons par le début. Les enfants qui croient au Père Noël ont, admettons, entre 2 et 6 ans. La définition de sage est, d’après Larousse, qui se comporte avec calme, docilité. Ah, toi aussi ça te fait rire qu’on demande à ton enfant de presque 3 ans s’il est sage ? Mais évidemment ! Jamais de cris, jamais de pleurs, jamais de colère. Que nenni ! Ernestine a compris qu’il fallait faire ce qu’on lui demande. Quand elle sort du bain, elle ne va jamais sauter sur le lit toute nue. Non, elle enfile son pyjama, met ses chaussons et prend un livre en attendant le dîner. Quand c’est l’heure d’aller au lit, elle n’essaye jamais de négocier quelques minutes de plus en criant, c’est toujours « bien sûr papa, bien sûr maman, je sais que je dois aller faire dodo pour ne pas être trop fatiguée demain ». Et Alphonse, à presque 5 ans, est tout aussi sage. Il ne s’énerve jamais contre sa sœur, même quand elle lui casse sa construction. Il ne lui tire jamais les cheveux. Non, non. Il lui dit toujours très gentiment : « Ernestine, ce n’est pas gentil »

Bon, je pense que tu as compris que je pourrais continuer très longtemps comme ça (et mes copines tribulettes aussi !) Aucun enfant de 2 à 6 ans n’est sage. Ponctuellement, bien sûr qu’ils peuvent l’être. (Et heureusement, dans quel état serions-nous sinon ?!) mais ils ne savent pas encore courir le marathon du zéro-bêtise-zéro-colère. Et c’est normal.

Crédit Photo : Bhakti2

Un impact psychologique ?

Je pense donc ne pas me tromper en écrivant que, comme la majorité des parents, je ne demande pas à mes enfants d’être sage mais d’essayer d’être sage. C’est un apprentissage comme un autre. Long et compliqué. Avec des bons et mauvais jours.

Nos enfants vivent l’instant présent. Hier est oublié, demain n’est pas pris en considération. Ils ne font pas de synthèse. Ils ne pèsent pas les bons jours versus les mauvais. Ils ne tiennent aucun compte de leurs humeurs. Je me pose donc la question suivante : quand la mamie du supermarché demande à Ernestine si elle a été sage pour le papa Noël alors que cette dernière vient de faire une grosse colère, quel message reçoit-elle ?

Ma fille n’est pas sotte. Juste après une colère, elle sait qu’elle ne s’est pas bien comportée. Comment peut-elle alors assimiler cette phrase, dite par une inconnue « si tu n’es pas sage, tu n’auras pas de cadeau à Noël » ? Sans oublier, que si, elle aura des cadeaux à Noël. Et même qu’ils sont déjà achetés et emballés. Je n’ai pas la réponse, mais c’est une vraie question que je me pose. Après ces phrases péremptoires, je prends toujours le temps d’expliquer à Alphonse et Ernestine que, quoi qu’ils fassent, ils auront des cadeaux à Noël.

Et le pardon dans tout ça ?

Parce que, outre le fait qu’il est complètement normal que des enfants aient du mal à gérer leur frustration, je n’aime pas le caractère irréversible de cette sentence. Noël est une fête chrétienne. Et une des valeurs fondamentales du christianisme, c’est le pardon. C’est une valeur qui me tient à cœur et que je veux transmettre à mes enfants. Et, quoi de plus naturel, que de pardonner à ses enfants leurs colères enfantines et enthousiasme bruyant ?

Et toi ? Tu as aussi le droit à ces remarques ? Comment réagis-tu ?

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Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Ornella

Tu sais quoi, je n’y avais jamais pensé sous l’angle du pardon, j’ai toujours écartée cette notion parce que cela voudrait dire que quelque chose de mal a été fait, mais je trouve très vrai ton analyse et très utile pour replacer aussi Noël dans son contexte religieux. Merci

le 20/12/2017 à 08h30 | Répondre

Melimelanie

Ma grand mère m’a dit un truc récemment (pour une fois que ce n’est pas une connerie ça vaut le coup d’en parler!) alors qu’elle me demandait comme allait mes enfants, j’ai répondu avec toute ma franchise habituelle qu’ils étaient « un poil » fatiguant (LOL). Et elle m’a tout de suite dit : « Et heureusement qu’ils le sont! Des enfants épuisants et pleins de vie c’est qu’ils sont en bonne santé et c’est comme ça que c’est le mieux ».
Voilà. A méditer pour « l’enfant sage ».

le 20/12/2017 à 10h01 | Répondre

MamBat

Je n’avais jamais regardé ça non plus sous l’angle du pardon… mais je trouve que ça fait un beau lien entre le contexte religieux et la joie de Noël.
De manière générale, je suis assez agacée par ces réflexions, d’abord parce qu’elles supposent que l’enfant croit au Père Noël, et si ce n’est pas le cas, ça sème juste le doute dans leur esprit, ensuite parce qu’elles se basent sur un comportement observé à un instant, qui n’est pas représentatif du comportement habituel, et surtout qui ne regarde que l’enfant et ses parents, et enfin parce que des enfants de cet âge là sont, à mon sens, trop petits pour être privés de cadeaux à Noël, et puis c’est un acte lourd, donc est-ce qu’une colère justifie vraiment une telle conséquence ? Quand je regarde Biquette, elle n’a déjà aucune idée de ce qu’il y a des cadeaux à Noël (elle a 2 ans, et globalement pas franchement fait le lien entre Noël et les cadeaux), comment voudrais-tu lui demander d(‘être sage pour avoir des cadeaux ? C’est ridicule !

le 20/12/2017 à 10h04 | Répondre

Lucie

J’ai lu une fois qu’il y’avait moins d’enfants hyperactifs que de parents fatigués et ça m’a parlé… parce que oui, on est crevé par le boulot, la vie quotidienne et on supporte moins les agitations de nos petits monstres, qui sont pourtant tout à fait normales !
PS Mon côté stressé me fait dire attention à la bougie avec les petits et aérer la pièce (la fumée est pas top me semble).

le 20/12/2017 à 10h46 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

C’est tellement vrai ce que tu écris…
Cette semaine, j’ai fait quelque chose que je m’étais jurée de ne jamais faire… Et je peux te dire que vu la réaction de Tess, je ne le ferai jamais plus… En dernier recours, j’ai fait du chantage au Père Noël! En bref, comme elle n’était pas sage, le père noël n’amènerait pas de cadeau! Moi qui pensait qu’elle n’avait pas encore bien compris le truc… Et bien elle a fondu en larmes!! Mon cœur de maman s’est fendu au moins autant que le sien… Plus jamais je n’utiliserai cette option!
Mais par contre, l’angle du pardon me parait une très belle idée à moi aussi 🙂

le 20/12/2017 à 11h14 | Répondre

Sole

Coucou,
C’est mon premier commentaire. Je suis actuellement enceinte de 5 mois et pas du tout chrétienne. Je suis musulmane. Ma mère a toujours fété noël et comme en plus je suis née deux jours après. J’adore cette période de l’année. Je pense aussi que c’est une période de pardon et puis on est plutôt heureux à cette période de l’année. Un enfant, c’est toute l’année que l’on l’éduque alors pourquoi le « menacer » de le priver de cadeaux ? C’est dommage. Perso, ça me ferait plus de peine qu’à mon enfant, je pense. J’adore faire des cadeaux. Comme je dis toujours, j’attends toute l’année pour Noël et mon anniversaire. Pourquoi me priver de ce plaisir ? ( offrir des cadeaux) Je sens que je vais être une maman un poil égoïste pour cette période de l’année ;).

le 20/12/2017 à 13h52 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Ce chantage au père Noël m’insupporte.

Personne n’a encore eu l’occasion de poser cette question à Pimprenelle. Mais chez nous, de toute façon, le père Noël est un personnage d’histoires. (Ça limite déjà la portée que ce genre de remarques pourraient avoir !) Parmi nos proches globalement soit il n’y a pas de père Noël, soit ils ne pratiquent pas le chantage au père Noël.
À vrai dire, je n’attends pas non plus d’elle qu’elle « obéisse bien à ses parents » (je préfère qu’elle fasse les choses parce qu’elle comprend leur intérêt – même si c’est juste pour nous faire plaisir d’ailleurs). Et je serais plutôt inquiète si elle était cet enfant sage imaginaire que tu décris !

En-dehors de cette question de « pardon chrétien », je considère Noël comme un moment d’amour et de partage… inconditionnel. Une condition pour recevoir ces fameux cadeaux n’a pas sa place.

le 20/12/2017 à 14h14 | Répondre

Claire (voir son site)

Merci pour cet article Personnellement, ayant choisi de ne pas faire croire au père noël, ça m’insupporte doublement. Déjà, je ne supporte pas l’idée du chantage et ensuite, je veux que ma fille soit tout sauf docile.
Après, je pense que c’est aussi une phrase bateau que les gens sorte pour faire la conversation, mais il faudrait trouver autre chose 🙂

le 20/12/2017 à 15h06 | Répondre

Laura

J’ai connu un petit garçon très sage…. jamais de bruit, jamais de colère, toujours obéissant et souriant. C’était un enfant non désiré, dernier de 4 enfants, dont le père était parti car la mère avait décidé de le garder malgré tout, et dont personne n’avait le temps de s’occuper. Je l’ai connu de sa naissance à ses 5 ans et sans faire de la psychologie de comptoir, cet enfant si sage me fendait le coeur. Comme s’il s’excusait perpétuellement d’être là et faisait tout son possible pour être aimé malgré tout. Donc je suis d’accord, on ne peut pas demander (ni même souhaiter) à un enfant d’être sage.

le 23/12/2017 à 15h11 | Répondre

Miss Chat

Alala cette phrase insupportable… même si je pense comme une commentatrice plus haut qu’il s’agit surtout de phrases convenues pour faire la conversation.
En tout cas j’espère bien que tous ces gens ne privent pas réellement enfants pas sages de cadeaux, ce serait si cruel ! Comme si j’allais priver ma fille de 2 ans de cadeaux parce qu’elle est en pleine crise d’opposition, qui est NORMALE pour son âge. Bref.
Je n’avais jamais pensé à l’idée du pardon (team « officiellement catholique mais pas croyante ») mais pour le coup, j’aime beaucoup et ça peut s’appliquer à tous : on démarre la nouvelle année/on termine l’ancienne avec une période de pardon familial.

le 29/12/2017 à 15h32 | Répondre

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