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Ce jour où on a mis les pieds dans la PMA… et celui où on a tout arrêté.


Publié le 25 octobre 2014 par kakou

Tout commence à l’été 2012. Diplôme en poche, jeunes mariés, Monsieur et moi souhaitons passer à la suite : fonder une famille. En effet, ça fait longtemps que nous savons que nous voulons des enfants. Nous attendions juste que notre situation soit favorable.

Au rendez vous pré-conception avec ma gynécologue, elle redit les mots que j’entends à chaque rendez-vous de contrôle : ovaires polykystiques. Jusque-là je n’y avais jamais vraiment fait attention, et elle ne m’avait jamais expliqué ce que c’était. Mais là, à sa tête, je vois bien que quelque chose ne va pas. Elle m’explique donc que les ovaires polykystiques ne sont pas franchement favorables pour démarrer une grossesse. Elle m’explique les bases de la fécondation humaine et se montre rassurante, en me disant qu’après 6 mois d’essais, 8 couples sur 10 voient une grossesse démarrer. Mais elle me conseille quand même de revenir la voir dans 6 mois si je ne suis pas enceinte.

S’ensuit alors un cycle de 118 jours, où, pleine d’espoir, je fais un test de grossesse quasiment chaque semaine. Le cycle suivant ne dure que 18 jours, puis enchaîne sur un cycle de 72 jours… et ainsi de suite jusqu’à la fin des 6 mois, où j’ai à nouveau rendez-vous avec la gynécologue.

silhouette aux ballons

Crédits photo (creative commons) : Joseph Vasquez

Étant donné mes cycles plus qu’anarchiques, elle me conseille de prendre rendez-vous avec un spécialiste de la fertilité en centre PMA (procréation médicalement assistée), afin de faire quelques examens avant d’éventuellement démarrer un traitement. Je prends donc rendez-vous dans le centre le plus proche de chez moi, et Monsieur et moi commençons les examens. Ceux-ci confirment le diagnostique des ovaires polykystiques pour moi, et montrent également que Monsieur a un taux de survie assez faiblard.

Le centre nous conseille donc de démarrer les insémination artificielles avec sperme du conjoint (IAC). Nous sommes en juin 2013. Après avoir fait le deuil de notre grossesse naturelle, nous nous décidons à commencer les traitements en novembre 2013. À partir de là, nous avons l’impression de vivre par 14 jours, entre phase folliculaire et phase lutéale. J’ai le sentiment de n’être pour les médecins qu’une taille de follicule, une épaisseur d’endomètre et un taux de LH.

Les rendez-vous ne concordent jamais avec mes horaires professionnels, et il n’est jamais possible de déplacer, ne serait-ce que de 10 minutes. Du coup, je justifie mes absences et mes retards comme je peux (je n’ai pas la moindre envie de partager cette intimité avec mes collègues). Monsieur se sent impuissant face aux examens invasifs que je subis, et nous nous sentons dépossédés de nos corps.

Chaque retour des règles est un coup de massue de plus en plus douloureux pour notre couple. Et dans la vraie vie, je deviens indifférente aux annonces d’heureux évènements. À une réunion de famille, je m’emballe sur une tante qui me demande « quand on compte s’y mettre », et je fonds en larme en voyant un livre des prénoms offert par belle-maman. Monsieur et moi tirons en permanence la tronche et n’arrivons plus à nous réjouir de rien.

Aujourd’hui, après plus de 2 ans de tentatives, d’espoir et de déception, nous avons décidé d’arrêter les traitements et le suivi en PMA. Et nous ne savons même plus si nous avons encore envie d’avoir un enfant.

Aujourd’hui, la seule chose qu’on aimerait, c’est retrouver notre « vie d’avant » : la vie où on ne comptait pas les jours, où on faisait l’amour au lieu de tenter de se reproduire, et où on pouvait gazouiller avec un bébé sans avoir un coup de poignard dans l’estomac et des larmes plein les yeux.

Et toi, tu as dû entrer en PMA ? Y a-t-il un moment où tu as décidé de tout arrêter ? Viens en parler !

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Two Love

Bonjour à toi!
J’ai moi-même mis 2 ans pour tomber enceinte, j’avais un problème d’ovulation avec un ovaire polykystique. Heureusement, le traitement a rapidement marché.
Je te comprends tellement quand tu dis que tu n’arrives pas à te réjouir pour les autres, que tu as envie de pleurer. Je fondais en larmes chaque fois que je montais dans la voiture après avoir vu des amis/famille. Personne ne savait ce que nous vivions, alors personne ne comprenait. D’autant que ma soeur est tombée enceinte et j’avais beaucoup de mal à cacher ce que je ressentais.
Et puis, mon traitement m’a conduit à l’hôpital et mon mari a décidé qu’il fallait tout avouer. Je n’en avais pas envie mais cela m’a fait un bien fou, plus de mensonges, plus d’envie de pleurer en secret… J’ai aussi trouver un réconfort auquel je ne pensais pas. De plus, on se rend compte qu’en en parlant, beaucoup d’autres sont dans le même cas, je suis moi-même issue d’un 5e IAC au bout de 8 ans de traitement. Bref, tout ça pour te dire que je te conseille d’en parler, au moins à tes proches, cela aura le mérite d’arrêter les remarques blessantes…
Je te souhaite beaucoup de courage pour le suite, que vous ayez envie de reprendre ou non et je vous souhaite un beau bébé parce que malgré tout, j’ai le sentiment que vous en avez toujours envie.
Et effectivement, peut-être que de faire une pause va vous faire le plus grand bien!

le 25/10/2014 à 10h31 | Répondre

mademoiselle Fushia

Je suis si peiné, de lire ce récit…
Cela fait + d’un d’essai pour ma part, et je connais également les cycles à rallonge, l’espoir, et la tristesse de voir ce test qui reste négatif chaque mois.

A chaque annonce mon cœur se serre,et j’ai également très envie de pleurer et j’ai du mal à me réjouir pour mes copines et ma famille.

Je n’ai pas envie d’en parler, et je raconte à tout le monde que nous ne sommes pas prêt.
Je te souhaite beaucoup de courage, et j’espère que tu vas réussir à penser à autre chose que les calculs, les phases….

le 25/10/2014 à 16h32 | Répondre

Madame Trilingue

Bonjour Kakou
Je suis extrêmement touchée par ton témoignage,
Le parcours très déshumanisé de la PMA est très difficile à affronter pour la femme et le couple surtout.
La décision de faire un arrêt ou une pause peut tout a fait vous être salutaire,
Surtout ne culpabilise pas de prendre ce temps pour toi, pour vous, pour mener un projet qui vous tient à cœur.
Voici le lien vers mon parcours http://www.dans-ma-tribu.fr/parcours-pour-tomber-enceinte-quand-medecine-mele/
Dans notre histoire, après 1 an d essai, nous avons décidé de nous marier. J ai eu un premier prélèvement embryonnaire pour une FIV à 2 mois du mariage et il ne s est rien passé en laboratoire.
Le pire des scénario selon moi.
On a décidé de tout arrêter pendant 4 mois, de se marier, de partir en voyage de noces,
La semaine dernière j étais prête à reprendre le traitement de FIV et lors de l écho de contrôle, on s est aperçus que j étais enceinte. Avec mes ovaires poly kystiques, mes années de traitement, j’ai refusé de voir les signes de grossesse en septembre.
Quoique vous décidiez, l important c est vous, votre couple et vos projets.
Bon courage, je pense fort à vous deux.

le 27/10/2014 à 09h08 | Répondre

Madame Tout Court

Quelle excellente nouvelle !! Félicitations ! (Oui, je suis attentivement tes billets 🙂 )

le 27/10/2014 à 12h26 | Répondre

Mlle Mora

Ton témoignage est touchant. Cela doit être difficile pour vous deux.
J’ai une amie dont la soeur vit la même chose que toi, depuis plusieurs années maintenant. C’est dur de lâcher prise. Peux-tu en parler avec des amies compréhensives autour de toi ? Je l’espère car c’est essentiel de pouvoir t’exprimer là-dessus.
Faire une pause dans le parcours peut être bénéfique aussi comme pour Madame trilingue.
Je te souhaite le meilleur, quelle que soit la décision que vous prendrez pour la suite.

le 27/10/2014 à 11h45 | Répondre

Madame Tout Court

Nous n’avons pas aussi mal vécu la PMA, mais après deux icsi et suivies de deux fc, nous avons fait une pause de plus d’un an… C’est la meilleure idée qu’on ait eue! Nous avons abordé la troisième avec plus de sérénité et moins de légèreté, et ça a été la bonne!
Comme Two Love, la première fois nous n’en avons parlé à personne… Et puis c’était tellement dur de gérer la fc seuls que nous avons fait le choix d’impliquer nos proches, et ça nous a fait bcp de bien.

le 27/10/2014 à 12h32 | Répondre

Anne

Nous aussi, 4 ans de PMA, et en Belgique en plus, donc bonjour les allers-retours… Bref, je comprends ce que tu vis, mais tout n’est peut-être pas perdu… Cela a fonctionné pour nous au bout de 17 ou 18 essais… Courage !

le 28/10/2014 à 14h03 | Répondre

Mlle Stressée

Comme je comprends ton témoignage et comme il fait écho en moi.
Vous avez raison de vous arrêter un peu, de reprendre votre souffle, de vous retrouver car dans le parcours PMA on peut facilement se perdre.
Ne perds pas espoir pour autant, un petit têtard viendra se nicher en toi, avec aide ou non , je t’en fais la promesse.

le 28/10/2014 à 14h10 | Répondre

Laura

Comme je me reconnais dans ton témoignage. Je pense que ce n’est pas une mauvaise chose que de faire une pause pour se retrouver en tant que couple, tu as raison. Pour notre part, nous sommes aussi en « stand by » de PMA, après une fausse couche, un mariage et un récent aménagement dans une nouvelle région, nous nous retrouvons un peu tous les deux et ça fait du bien au moral de laisser durant plus ou moins longtemps les hôpitaux, les médecins, les examens de côté parce que certes, nous souhaitons être parents mais il est vrai que plus le temps passe et plus tu remets en question tes motivations profondes (on est bien obligés, le temps qui passe t’oblige à analyser au final), et il faut penser à vivre aussi, à faire vivre son couple, et à apprendre à être heureux, même s’il n’y a pas encore d’enfants dans nos vies, à ce moment là peut-être que tu retrouveras la force pour reprendre ce long parcours.
C’est normal de se demander si au final vous souhaitez un enfant, ce souhait engendre tellement de douleur ou de tristesse…. j’espère que vous trouverez votre réponse durant cette pause , et vous souhaite à tous les deux … du bonheur!

le 28/10/2014 à 16h37 | Répondre

aurore

Bonjour, lorsque je te lis je revois mon parcours, sauf que le notre à durer ……. 10 ans !!! oui tu lis bien.
Nous avons commencé par les déclenchements d’ovulation, s’en suivirent les inséminations artificielles, puis les fiv.
comme vous nous ne faisions plus l’amour mais on essayait de se reproduire.
finalement on m’a dit que mes ovules ne laissaient pas passer les spermatozoïdes et les spermatozoïdes de mon mari n’avaient pas une survie géniale
A chaque prélèvement d’ovule c’était l’enfer, l’anesthésie générale, les douleurs, puis cette attente pour savoir si la fécondation se faisait correctement, la réimplantation, et toujours cette attente du +, qui ne vint jamais.
Pourquoi avoir persévérer autant ???? Pour mon mari, il souhaitait plus que tout un enfant.
Mais au bout de 10 ans on a dit stop. les hormones m’avaient défigurées non seulement physiquement mais nous étions anéantis.
Nous avons donc décidé de tout laisser tomber et de reprendre notre vie en mains.
j’ai laissé passé 1 an, au bout d’un an j’ai été licenciée, dans le même temps j’ai entrepris un régime, et nous projettions de voyager, d’acheter une moto. Dans le même temps j’ai consulté un magnétiseur qui a trouvé (sans que je lui dise) que c’était « le bordel » au niveau de mon utérus (ce sont ses propres mots), par conséquent il m’a remis tout cela en place. Après on y croit ou pas moi j’y crois.
Sur ce nous sommes partis en vacances. Et puis un jour d’octobre je consulte mon médecin parce que j’avais de grosses douleurs au ventre, il a voulu absolument faire un test de grossesse, qui s’est révélé positif et ce au bout de 12 ans !!! Maintenant nous sommes parents d’une jolie petite filles de 2 ans 1/2.
Tout ça pour vous dire de ne pas perdre espoir, qu’il faut une pause pour ne pas penser uniquement à ça.
J’aimerais pouvoir tomber à nouveau enceinte mais c’est peut être un rêve car ça ne fonctionne pas mais je m’estime chanceuse d’avoir ma pépette.
Alors je vous souhaite d’être un jour parents à votre tour et de connaître cette joie. Ne perdez pas espoir mais n’hésitez pas à faire une pause et reprendre un peu vos vies en mains.
Pour info j’ai eu ma pépette à 36 ans.
Ca vaut le coup
Aurore

le 30/10/2014 à 15h10 | Répondre

Laura (voir son site)

Bonjour…
Ton témoignage est poignant, et je comprends très bien ce que tu vis puisque nous sommes aussi en PMA depuis… 2 ans…
Actuellement en cours d’une 2ème FIV…
Cependant, je ne pourrai jamais dire stop. du moins je l’espère. Oui tout cela est très dur, mais notre désir d’enfant est plus fort que tout…
Qu’envisages tu par la suite?
Plein de courage à toi
Laura

le 06/11/2014 à 14h27 | Répondre

Lili

Comme beaucoup ici, je vous comprends très bien. Nous avons attendu notre puce pendant 8 ans. Pas « attendu » via un parcours médicalisé, car ca n’était pas compatible avec nos souhaits de vie.
J’ai un utérus rempli de fibromes depuis mes 20 ans, et très vite, la médicalisation d’une grossesse s’est avérée une condition sine qua non…
On a fait autrement. On s’est trouvé, re-trouvé et construit un nid d’amour. Puis un jour, par surprise, le miracle a pointé son nez…

Je te souhaite beaucoup de courage, beaucoup d’amour, de belles découvertes et de belles rencontres.
Vous êtes deux et un magnifique espoir réside en vous…croyez en vous !

le 12/02/2015 à 12h01 | Répondre

MissOPK (voir son site)

Hello ! OPK moi-même, ça fait 8 ans que j’essaie de tomber enceinte. J’ai d’ailleurs créé un blog pour en parler car je me sens terriblement seule dans ce cas et je veux parler du SOPK autour de moi, surtout si ça peut aider d’autres filles. C’est étrange comme cette « maladie » semble inconnue alors que de nombreuses nanas sont touchées.
Merci pour cet article malheureusement trop vrai et qui sent le vécu pour moi…

MissOPK

le 30/03/2017 à 16h25 | Répondre

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