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L’aquatic riding : un sport en vogue à partir de 12 ans


Publié le 1 avril 2015 par Emain Macha

Aujourd’hui, je viens te parler d’un sport que pratique ma fille. Il débarque tout juste en France, après avoir vu le jour en Angleterre il y a une déjà une dizaine d’années : l’aquatic riding (« équitation aquatique » en français, même si c’est le terme anglais qui reste l’usage).

Cette nouvelle discipline est restée très confidentielle les premières années, mais a percé de façon soudaine en 2011, lorsque les tabloïds ont publié des images du Prince Harry la pratiquant avec des amis. Face à l’engouement du public, les centres équestres se sont équipés rapidement. En France, le concept est tout nouveau et, à ma connaissance, seuls 2 centres équestres disposent des infrastructures.

Par chance, celui que ma fille fréquente en fait partie, et après certaines vérifications (j’y reviendrai), elle a débuté l’aquatic riding en septembre dernier. Je viens donc faire avec toi un bilan de ces premiers mois.

sport équitation aquatique

Crédits photo (creative commons) : lily&tim

Les infrastructures et l’équipement

L’aquatic riding est un sport d’extérieur qui se pratique non pas en carrière, mais en bassin. Ce bassin doit être naturel (en terre !) et disposer d’une pente douce sur les quatre côtés, afin de permettre aux chevaux d’entrer et de sortir de l’eau sans risque de chute. De plus, les profondeurs sont réglementées et le bassin doit être homologue par la FFE (Fédération Française d’Equitation) avant utilisation. Cela demande donc de l’espace, de l’entretien, et un certain investissement financier (qui se répercute sur le prix du cours, je ne vais pas te mentir).

En ce qui concerne l’équipement du cheval, la principale différence réside dans le fait qu’il n’est pas en cuir, mais en synthétique, afin de résister à l’eau. La selle est très légère et n’est pas équipée d’étriers. Le tapis de selle est fabriqué dans un tissu hydrophobe (qui n’absorbe pas l’eau) afin de ne pas peser inutilement sur le dos du cheval.

Pour le cavalier, il est conseillé de porter des vêtements légers et chauds, qui sèchent rapidement. Certains cavaliers ont testé la combinaison de plongée mais ont vite abandonné l’idée : trop longue à enfiler, offrant trop peu de liberté de mouvement hors de l’eau, ne protégeant pas du vent et très chère, elle n’offrait aucun avantage.

Pour te donner un exemple des équipements utilisés, ma fille (de 12 ans) s’est habillée ainsi cet hiver : un collant sous le pantalon standard d’équitation, et elle disposait de plusieurs hauts qu’elle superposait ou non : celui-ci et celui-là.

Il ne faut pas hésiter à aller dans les rayons adultes pour trouver ces vêtements, car il y a bien plus de choix qu’au rayon enfant, et les taille XS sont vraiment petites. Pour les chaussures, je dirais que c’est de loin le pire : les pieds sont forcément dans l’eau, et il est bien sûr impensable de monter pieds-nus. Pour le moment, ma fille et ses copines utilisent des boots (bottines) d’équitation standard. Mais je les trouve longues à sécher : si tu as une idée alternative, je suis preneuse !

J’ai énormément craint que ma fille soit malade tout l’hiver, mais heureusement, ça n’a pas été le cas. Et puis il fait tout de même plus froid en Angleterre qu’ici, et ça n’empêche pas les Anglais de pratiquer ce sport.

Une sélection assez sévère

Bien entendu, il va sans dire que cette discipline nécessite d’avoir déjà un certain niveau en équitation : dans mon centre équestre, ils ont posé comme minimum d’être galop 3 et d’avoir 12 ans (ce qui est aussi le minimum de la FFE). Mais ça ne s’arrête pas là. Comme dans tous les sports aquatiques, un niveau en natation est aussi exigé, et ma fille a passé un petit examen dans une piscine proche pour justifier quelle savait bien nager. Cela peut paraître excessif mais, pour avoir assisté à quelques chutes lors des cours, c’est en vérité indispensable, même s’il n’y a qu’1m de profondeur !

De plus, les cours sont limité à 5 personnes. Car, même si le bassin est grand, les chevaux ont besoin de bien plus d’espace qu’en temps normal. Malgré toutes ces contraintes, ma fille a été retenue pour suivre un des cours ! Elle était vraiment folle de joie.

Mais que font-ils pendant ces cours ?

Au début, ça a été très délicat, car il s’agissait d’une nouveauté pour tout le monde : les moniteurs, les élèves et les chevaux. Les cavaliers entraînaient surtout leurs montures à rester dans l’eau, et il a bien fallu 2 mois pour que tout le monde réussisse à prendre ses marques.

Puis, les choses sérieuses se sont mises en place. Si tu connais un peu milieu de l’équitation, tu ne seras pas étonnée que je te dise que la discipline majeure de l’aquatic riding est le dressage. Faire évoluer son cheval dans un tel environnement demande énormément de discipline, et, lorsque c’est correctement effectué, cela démontre un niveau certain du couple cavalier/monture. Alors que je craignais un peu ce côté trop technique, j’ai été heureuse de voir que cela permettait à ma fille d’apprécier le dressage, discipline souvent trop délaissée des jeunes au profit du saut d’obstacle.

Un peu plus en avance que nous, les centres équestres anglais se sont déjà accordés sur la mise en œuvre d’un sport collectif qu’ils cherchent à faire homologuer auprès de la FEI (Fédération Equestre Internationale) : « l’aquatic dressage » (oui, les Anglais utilisent le terme français !). Il s’agit d’un sport collectif où plusieurs cavaliers et leur monture évoluent dans le bassin au rythme d’une musique (comme c’est déjà le cas lors de certains concours de dressage sur terre ferme. Voilà une vidéo pour te montrer !). Pour le moment, aucune fédération ne le reconnaît, mais, étant donné l’engouement, il est fort probable que ça change.

D’ailleurs, en vue de ce changement, le centre équestre que je fréquente formera une ou plusieurs équipes de dressage aquatique en septembre prochain. Pour le moment, ma fille est trop jeune pour en faire partie (la règle tacite demandant d’être au moins âgé de 16 ans), mais ça a justement renforcé sa détermination à progresser, afin d’espérer une place dans une équipe dans quelques années.

Et toi ? Tu connaissais ce sport ? Tu as des enfants passionnés d’équitation qui aimerait tenter ? Tu fais quoi en ce premier avril ?

Ho… poisson d’avril !

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Commentaires

14   Commentaires Laisser un commentaire ?

Emilie

:-)))
Ahh le poney aquatique!! On en parle depuis quelques temps je suis contente que cette discipline ce développe!!

le 01/04/2015 à 11h10 | Répondre

Emain Macha

N’est-ce pas ? 🙂

le 01/04/2015 à 16h36 | Répondre

Mariounche

Aaah, je me suis fait complètement avoir ! J’y ai cru, tout le long de l’article je me suis quand même demandé si on ne se posait pas la question du bien-être du cheval et quel était l’intérêt de faire ca en fait, je ne comprenais pas quel était le but haha ! Puis je suis allée à « sur notre toit » et là j’ai vite capté qu’on est le 1er avril !!! Bref, réussi comme poisson, bravo 😉 !

le 01/04/2015 à 11h41 | Répondre

marmotteC

Joli poisson !!!!

le 01/04/2015 à 12h44 | Répondre

Emain Macha

Non… je ne crois pas qu’il y ait des poissons dans les bassins !!

le 01/04/2015 à 16h37 | Répondre

Mlle Mora

Punaise moi aussi j’y ai cru en me disant « mais qu’est-ce que c’est que ce truc ? c’est pas possible, pauvres chevaux !! »
bien eue !!

le 01/04/2015 à 15h47 | Répondre

Emain Macha

Mais beaucoup de chevaux aiment l’eau 🙂

le 01/04/2015 à 16h38 | Répondre

Madame D

Haha ! Je me suis fait avoir aussi ! Et puis ce qui est bien c’est que je viens de comprendre que que je me suis fait aussi avoir dans Sous notre toit ! J’attendais la blague chez Melle Dentelle et elle est pas venue et du coup j’ai pas cru la voir ailleur !

le 01/04/2015 à 16h48 | Répondre

Emain Macha

Hihi !! Ca me fait plaisir que ça t’ai surpris 🙂

le 01/04/2015 à 20h17 | Répondre

Madame Rose

mdr je viens de comprendre en lisant vos commentaires que c’était un poisson d’avril ! je me posais plein de questions, je ne comprenais pas mais je me disais pourquoi pas ? quelle cruche j’vous jure !

le 01/04/2015 à 17h42 | Répondre

Emain Macha

Mais non, t’es pas cruche du tout !! Moi aussi je tombe tout le temps dans les poissons d’avril (quoi ? je suis cruche aussi ?!?!)

le 01/04/2015 à 20h18 | Répondre

isavoyage

J’y ai TOTALEMENT cru ! J’ai même trouvé ça génial, n’imaginant pas un instant que ce soit désagréable pour les chevaux puisqu’il y en a plein qui adorent l’eau. Nan, moi je me suis juste demandé comment créer des bassins en terre de taille suffisante et que ce serait plus sympa de faire ça dans une rivière.

le 02/04/2015 à 12h02 | Répondre

Croco

Moi j’ai deviné le poison d’avril quand il a été question du matériel. Pour avoir monté à cheval en rivière, je sais que la plupart du temps, pour épargner le matériel et le cheval, on monte à cru (comme sur la photo qui illustre l’article d’ailleurs !)
Mais en dehors de ça, beaucoup de chevaux adore l’eau, alors, pourquoi ne pas inventer une discipline équestre et aquatique (j’imaginerai bien un water-polo à cheval, mais certains chevaux auraient surement peur du ballon).

le 03/04/2015 à 17h22 | Répondre

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