Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Madame Lucette

Mariée, 40 ans, parisienne et future maman... de jumeaux ! Quand ils seront là en janvier 2016, on tâchera de résoudre l'équation petit appart et seulement deux bras par adulte avec deux enfants, leurs rythmes et leurs besoins + tout ce que ça implique comme nombre de couches, de biberons, de meubles, de poussettes etc. Mais avec un peu d'ingéniosité et de débrouillardise (et autant d'humour et de recul que nos nuits sans sommeil nous le permettront) on va s'en sortir, j'en suis sûre !

Ses contributions

Diversification : « ma » méthode DME (ou presque)

Au cours de mes pérégrinations sur internet je suis un jour tombée sur un article qui parlait de la DME, c’est-à-dire la Diversification Menée par l’Enfant. Cela consiste en gros à ne pas diversifier en donnant des purées mais en donnant directement des morceaux de nourriture à l’enfant.

Je te donne d’abord la théorie et ensuite je te dirai comment on a fait. Je dois te dire que je rédige cet article après plusieurs mois de DME et que donc cela va peut être donner l’impression que j’ai fait cela naturellement, facilement. Pas du tout !! Je me suis posé un milliard de questions pendant des semaines avant de me lancer !

Les premiers mois avec mes jumeaux, entre grosse fatigue et baby-blues

La dernière fois que je t’ai raconté mon après grossesse, je te racontais que les débuts avaient été émotionnellement difficiles et je te disais comment nous avions survécu aux premières semaines avec des jumeaux.

Depuis, comment dire… j’ai découvert que survivre aux premières semaines, c’était, bien mais que les enfants étaient installés chez nous durablement (surprise !!) et que par conséquent nous allions devoir assurer à long terme, pas juste quelques semaines !

S'organiser avec des jumeaux

Survivre aux premières semaines avec des jumeaux

Je ne pense pas t’apprendre grand-chose en te disant que des jumeaux, c’est beaucoup de travail. Si tu as eu un enfant, tu visualises sûrement cet instant béni où, après avoir levé, nourri, bercé, changé, lavé et habillé bébé, tu le poses et tu t’assois enfin sur le canapé… Eh bien, une maman de jumeaux, quand elle arrive au bout de la liste… elle recommence !

Double-bébé, double-travail ? Presque, mais tu vas voir, ce n’est pas non plus tout à fait vrai.

premiers jours avec jumeaux

Après mon accouchement : entre immense bonheur et détresse totale

Voilà, cette fois, on y est : après cinq ans d’attente, deux ans de PMA, ils sont là, nos bébés d’amour. C’est tellement incroyable, et je suis tellement heureuse, que je pleure d’émotion, à grosses larmes.

Je pleure parce que je suis heureuse (je t’ai dit que je me trouvais tellement chanceuse ?), je pleure parce que je suis fatiguée, je pleure parce que je me sens complètement dépassée, je pleure parce que j’ai peur d’être seule quand mon mari va reprendre le travail, je pleure parce que j’ai la nette sensation physique d’être passée sous un bus, bref, je pleure.

Accouchement de jumeaux par voie basse

Mon accouchement de jumeaux : la naissance

Voici enfin venu le moment de pousser ! Pour les mamans de jumeaux, ça veut dire l’entrée en scène d’un nombre incalculable de personnes : un anesthésiste et un interne, un gynéco et un interne, une sage-femme et une élève sage-femme, deux puéricultrices et deux infirmières… voilà voilà… tu as bien compté, ça fait dix ! Mais clairement, à ce stade, je m’en fous complètement.

Je pousse.

accouchement de jumeaux déclenché

Mon accouchement de jumeaux : l’attente

La dernière fois, je t’ai laissée avec un suspense insoutenable : mes petits boys allaient-ils se décider à sortir tout seuls avant la date fatidique du terme prévu ?

Réponse… non ! Absolument pas ! Malgré tous mes efforts (tisane de feuilles de framboisier toute la journée, homéopathie, acupuncture et toute la persuasion dont j’étais capable), ils n’ont pas bougé d’un poil avant la date limite. J’ai donc vécu le truc totalement improbable : je suis allée à la maternité en autolib… et c’était moi qui conduisais !

grossesse gémellaire

Ma grossesse gémellaire, le bilan

Je me rends compte que depuis que je t’ai parlé du choix de ma maternité, mes articles étaient thématiques, mais plus chronologiques. Du coup, je t’ai laissée au tout début de ma grossesse, et elle est maintenant quasi terminée !

Je te fais donc un petit résumé accéléré. Tu vas voir, une grossesse double, ça peut être éprouvant physiquement, mais pour autant super bien se passer.

premier trimestre communication bébé

Mes bébés et moi, 7 mois de relation

La dernière fois, je t’ai parlé des maux de grossesse et je t’ai avoué que pour moi, ces neuf mois étaient assez éprouvants physiquement. En revanche, dans ma tête, ça va super bien !

Je voulais te parler de la « communication » entre mes bébés et moi. J’avais lu que, selon les trimestres, la conscience de la maman par rapport à sa grossesse changeait, et j’ai trouvé que ces étapes correspondaient assez bien avec ce que j’avais vécu…

gros ventre grossesse

Les petits et gros maux de grossesse

Certaines femmes vivent leur grossesse merveilleusement bien, ne se plaignent pas et recommenceraient tous les ans si elles voulaient douze enfants.

Personnellement, je suis ultra heureuse d’être enceinte, super fière de mon ventre (qui, cependant, ne va pas tarder à tenir plus de celui d’une mammouth enceinte que d’un joli ventre rond mais bon…), mais alors tout ce qui va avec la grossesse, je m’en serais bien passé !

Ça change quoi d’attendre des jumeaux ? L’aspect psychologique et social

Comment expliquer ça sans que ça paraisse idiot et évident ?

Disons qu’une femme enceinte d’un seul enfant ne sait pas combien elle en aura au final. Si elle a eu du mal à avoir celui qu’elle porte, elle peut se demander si ça fonctionnera une deuxième fois. Pareillement si elle est déjà un peu « âgée » pour cette première grossesse.

Moi, je sais parfaitement que j’aurai deux enfants au cours de ma vie.

Mesure de la pression artérielle

Ça change quoi d’attendre des jumeaux ? L’aspect médical

N’ayant jamais attendu de « singleton » (c’est le nom qu’on donne aux bébés non jumeaux), il m’est difficile de faire une comparaison avec ce type de grossesse. Mais je peux te dire ce que je sais, en commençant aujourd’hui par l’aspect médical des choses.

Ça me semble important, car certaines femmes me disent : « Oh, j’adorerais avoir des jumeaux ! » Oui, je comprends, deux d’un coup, au moins, c’est fait. Et puis, les jumeaux, c’est tellement mignon, ils ne seront jamais seuls, etc. Mais il faut aussi prendre conscience de tout ce que ça implique.

Nurserie

Mon début de grossesse gémellaire : choisir la maternité

Ça y est, il semble que la grossesse soit bien partie. J’en suis à 6 semaines, donc encore loin des 12 qu’on a coutume d’attendre avant de considérer que les risques majeurs de fausse-couche sont écartés.

Et pourtant, à peine rassurée sur l’évolutivité de ce début de grossesse, me voilà déjà en panique : internet me dit qu’à Paris, il faut s’inscrire à la maternité dès le premier mois de grossesse. Et une amie me dit qu’elle a dû postuler dans trois endroits différents pour être sûre d’accoucher quelque part ! Bref, je ne suis pas encore totalement sûre que tout ira bien, mais je dois déjà savoir où j’accoucherai !!

échographie jumeaux

Mon tout début de grossesse gémellaire : ne pas s’emballer !

Je t’ai raconté la dernière fois comment j’avais commencé à comprendre qu’il se passait quelque chose à la fin de mes vacances, ce qui avait été confirmé par un test à mon retour.

J’ai bien sûr fait une prise de sang dès le lendemain matin, attendant fébrilement non pas le résultat positif/négatif, puisque je savais qu’il serait positif, mais le taux d’hormone de grossesse. Serait-il tout faiblard comme en janvier, lorsque j’avais fait une fausse-couche dès les premiers jours ?

Notre parcours PMA : la troisième FIV était la bonne

Après un nouvel échec, on a envisagé de changer d’hôpital, pour consulter dans un autre où les résultats pour les femmes de 40 ans étaient meilleurs. Mais refaire des tests, changer d’équipe, tout ça sans délai, pour cause de f*cking horloge biologique, je n’avais tout simplement pas la force. J’aurais vraiment eu besoin de faire un break, mais à 39 ans et demi, tu fais pas de break de PMA.

Alors on a continué dans le même hôpital, seule solution pour ne pas perdre de temps. Et moi, je suis allée voir un psy. Pas à cause de la PMA – nan, nan, ça, je gérais, mais à cause de mon boulot. Parce que j’étais totalement débordée de travail, et que je me sentais au bord du burn-out.

Marguerite triste

Notre parcours PMA : trois FIV, une grossesse naturelle, une fausse-couche

Nous voilà donc arrivés à l’étape FIV. Moi, je suis plutôt satisfaite car on m’envoie directement à ce que je considère comme la solution la plus efficace. Hop hop hop, ça va donc être rapide. Je fais ma première FIV début mars 2014.

Au final, j’aurai fait cette fameuse tentative en mars 2014, un transfert d’embryon congelé en octobre de la même année, une deuxième FIV en janvier 2015, et enfin une troisième FIV, réussie, en mai 2015.

Au milieu de tout ça, en mai 2014, je suis tombée enceinte, spontanément.