Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Mme Espoir

Coucou ! Moi c'est Mme Espoir. J'ai 37 ans, mon mari et moi sommes ensemble depuis 9 ans et je suis l'heureuse belle-maman d'une Schtroumpfette de 12 ans. Après des années de galère en PMA, mon mari et moi avons décidé de nous lancer dans l'adoption. La route est encore longue avant de devenir maman !

Ses contributions

Notre parcours d’adoption : Le bilan de l’agrément

Et voilà. Les rendez-vous avec les travailleurs sociaux se sont terminés un mois et demi avant la commission d’agrément.

Honnêtement, et même si les choses se sont plutôt bien passées pour nous, j’ai été sujette à une anxiété assez forte et qui m’a pourrie quelques semaines. Maux de tête, malaises, anémie, hypotension… J’ai parfois eu l’impression de traverser ce moment comme dans un brouillard. Il faut dire qu’à ce moment-là les choses se sont précipitées : il y a eu l’angoisse l’agrément, le contrecoup de ce projet, une grosse charge de travail et un achat immobilier !

Notre parcours d’adoption : les entretiens avec la psychologue

Un mois et demi après avoir rencontré l’assistante sociale, j’ai reçu un coup de fil. « Bonjour, je suis la psychologue en charge de votre dossier pour la procédure d’agrément, on peut se rencontrer mercredi prochain ? » Heu… c’est pas un peu rapide ? Mais au moins je stresserai moins longtemps en attendant le rendez-vous surtout que de ce que j’ai lu et entendu, c’est un passage quasi unanimement décrit comme très éprouvant.

Notre parcours d’adoption : les rdv avec l’assistante sociale [2]

Chose promise, chose due ! Après t’avoir raconté nos premiers rendez-vous avec l’assistante sociale, voici les suivants.

Moins d’une semaine après le rendez-vous avec Schtroumpfette, nous avons donc une nouvelle rencontre avec elle. Encore une fois, elle vient chez nous. Contrairement à la première fois nous avons fait le ménage mais pas en profondeur, nous avons compris que ce n’est pas ce qui l’intéresse.

Notre parcours d’adoption : la rencontre avec le médecin de la COCA

Au cours de notre processus d’agrément, il y a une visite qui nous tenait à cœur, même si elle n’était pas obligatoire : rencontrer un médecin « spécialiste » de l’adoption.

Lors de notre réunion EFA avait été évoqué le Dr C., médecin référent dans notre région pour la COCA (rien à voir avec la boisson gazeuse, il s’agit de la Consultation d’Orientation et de Conseil en Adoption). L’assistante sociale qui suit notre dossier d’agrément nous en avait également parlé. Il nous a semblé important d’aller le voir.

Le point couple de Mme Espoir : le bon équilibre

Je suis un peu différente de mes copines Tribulettes car comme tu le sais mon chéri était déjà papa quand je l’ai rencontré. Notre couple s’est construit dès le départ avec Schtroumpfette, il n’y a pas eu de rééquilibrage à faire suite à l’arrivée d’un enfant mais un équilibre à trouver d’emblée.

Les choses se sont faites naturellement. Je dois d’ailleurs rendre un hommage vibrant, faire un panégyrique, te dire que M. Chéridamour est le meilleur, le plus beau et le plus merveilleux des hommes (toujours dans la modération !).

Notre première réunion EFA

Lorsque nous avons fait notre réunion obligatoire au Conseil départemental, on nous avait informés de l’existence de l’EFA (Enfance et Famille d’Adoption). Il s’agit d’une association à but non lucratif destinée à apporter aide et soutien aux adoptants, qu’ils soient en début de démarche comme nous ou déjà parents. Chaque département a son EFA locale, des réunions sont régulièrement organisées par les parents adoptants, des rencontres et ateliers également.

Notre parcours d’adoption : les rdv avec l’assistante sociale

Un mois après avoir envoyé notre demande d’agrément nous avons reçu un courrier de l’assistante sociale fixant les 3 rendez-vous que nous aurions avec elle. Ils étaient espacés les uns des autres de 8 semaines environ et le dernier avait lieu 2 mois avant notre passage en commission d’agrément. Les deux premiers seraient à domicile, le troisième et celui avec Schtroumpfette au bureau de l’assistante sociale.

Que faire pendant des vacances estivales à la maison ?

Nous ne partons pas en séjour tous les ans, loin de là. Tous les 3 ans environ nous choisissons une jolie destination l’été pour 10 à 15 jours, loin de la famille avec un dépaysement total. Ces années-là, nous en profitons vraiment à fond.

Les autres années c’est soit un court week-end soit rien du tout pour des raisons financières essentiellement. Hé oui, il faut parfois choisir entre les projets et faire une croix sur de jolies vacances farniente. Mais ne pas partir ne veut pas dire que les vacances seront ratées.

Annoncer la PMA vs annoncer l’adoption

Avant d’être en PMA, j’avais réfléchi à la manière la plus jolie possible d’annoncer la venue d’un bébé. J’aurais offert un livre de tricots pour bébé à belle-maman (qui est une pro en la matière) avec un petit mot du style « les modèles F et M nous plaisent énormément : serait-il possible de les réaliser rapidement ? » J’aurais acheté des graines de roses et de choux pour ma maman fan de jardinage en lui disant que c’était pour qu’elle vérifie si la légende était vraie sachant que M. Chéridamour et moi avions testé la méthode traditionnelle.

Ces rêveries en sont restées à ce stade.

Combien coûte une adoption ?

Quand tu as la chance de pouvoir adopter en France tu n’as rien à débourser. L’ASE et les autres organismes sociaux sont publics et tout est gratuit. Il y a cependant quelques petits frais à engager (une visite médicale lors de l’agrément non prise en charge par la sécurité sociale par exemple, ou des visites supplémentaires avec des psychologues si nécessaire). Rien de trop coûteux.

Quand tu adoptes à l’étranger les choses sont très différentes.

Notre parcours d’adoption : la réunion d’information

Ça y est on y arrive ! La fameuse première réunion, le rendez-vous qui va nous permettre de lancer notre projet. La convocation est pour 10h00. Nous sommes en vacances, nous connaissons le lieu où ça se passe, c’est à moins de 10 minutes de la maison. Pas de stress mais de la prévoyance : nous arrivons donc à… 9h30.

Nos premiers pas vers l’adoption

Une fois la décision prise d’adopter les événements se sont vite enchaînés. Tellement vite même au début que cela nous a paru assez étrange. Mais j’étais plutôt contente : j’avais envie de foncer après les années de PMA durant lesquelles la lenteur était la norme (« vous voulez refaire tout de suite un essai ? Ah non madame il faut attendre 6 mois parce que le docteur est en vacances en Thaïlande / parce que c’est Noël / parce que 2 mois de repos c’est trop court » ne rayer aucune mention inutile).

Lorsque nous avons commencé à parler sérieusement de l’adoption avec mon mari, certains points ont émergé et marqué le début de nos réflexions.

Les étapes de l’adoption

Avant d’aller plus loin, je vais m’arrêter sur le côté administratif de l’adoption. Pas glamour mais comme ça à l’avenir quand je te dirai où nous en sommes tu seras moins perdue. Je vais essayer de m’en tenir au factuel et je reviendrai sur certains points ultérieurement.

Prendre une nouvelle route

Avant de se lancer dans les FIV, M. Chéridamour m’avait dit en plaisantant que si ça ne marchait pas on adopterait une petite fille aux yeux bridés. Même si c’était une phrase lancée en l’air pour dédramatiser, je l’ai gardée dans un coin de ma tête. Après l’échec de notre 3ème FIV j’ai commencé à sérieusement repenser à l’adoption. Mais la peur de se lancer et d’un refus de M. Chéridamour m’a longtemps fait me taire.

Nous avions parlé de l’adoption de manière assez « abstraite ». Je savais qu’il considérait comme moi qu’un parent adoptif est un parent à part entière et qu’il aime son enfant (pas « comme si c’était le sien », ça devient tout simplement son enfant). Selon nous, l’amour pour un enfant adoptif est le même que pour un enfant biologique. C’était important pour moi de savoir ça car je sais que pour certains l’adoption n’est qu’un pis-aller.

Notre long parcours PMA

Dès que M. Chéridamour et moi avons décidé d’avoir un bébé, j’ai pris rendez-vous pour une visite pré-conceptionnelle avec une gynécologue choisie au hasard. J’ai eu énormément de chance car je suis tombée sur une personne extrêmement compétente qui a pris les choses au sérieux.

Elle a voulu faire une échographie de contrôle et a de suite repéré de nombreux kystes sur les ovaires. Sa petite phrase « ça va peut-être être difficile » m’a assommée. Je me suis complètement effondrée. Ce bébé auquel je n’avais jamais vraiment pensé, c’est à ce moment-là que j’ai compris à quel point il était vital pour moi.