Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Madame Arwen

Mariée depuis octobre 2013 avec Monsieur Aragorn, nous savions depuis plusieurs mois que l'aventure de la parentalité ne serait pas simple pour nous. Une pointe d'attente et un gros soupçon de destin nous permettent aujourd'hui d'attendre un heureux évènement pour octobre 2015. Je te propose de plonger dans notre histoire, qui est surtout mon histoire et que Monsieur Aragorn a accepté de partager et de rester à mes côtés malgré les difficultés.

Ses contributions

Accouchement très long césarienne

Ma grossesse par don d’ovocyte : mon accouchement long, bien trop long

Nous sommes fin août 2015 (oui, oh, ça va !), ma DPA est le 3 octobre. J’ai largement le temps, mais je suis persuadée que notre petit têtard va se présenter en avance (HA HA).

Je commence à ressentir des choses particulières, et je comprends que ce sont des contractions, mais non douloureuses. Étant sous surveillance pour le diabète, je vais débuter les monitorings hebdomadaires : ça me rassure, je vais pouvoir suivre l’évolution des contractions et de leur efficacité. Je suis donc confiante : ça travaille !

Suivi médical grossesse

Ma grossesse par don d’ovocyte : le suivi médical

Très rapidement après l’échographie montrant un joli petit embryon de 3 semaines bien accroché, j’ai pris rendez-vous avec ma gynécologue. Celle-ci m’a prescrit les premiers examens, prises de sang, échographies du premier trimestre, etc.

Elle m’a aussi informée qu’elle n’était pas obstétricienne et qu’elle ne pourrait donc pas suivre ma grossesse au-delà de six mois. Elle m’a donc demandé si je souhaitais continuer le suivi avec elle pour le moment ou aller directement à l’hôpital dans lequel j’accoucherais. J’ai choisi d’aller directement à la maternité.

Test de grossesse positif

Ma grossesse par don d’ovocyte : alors, ça a marché ?

La clinique m’a demandé de faire une prise de sang quinze jours après la fécondation. C’est très long ! Je suis très à l’écoute de mon corps, mais malheureusement, tous les symptômes de grossesse que je peux ressentir sont surtout dus à mon traitement hormonal, beaucoup plus lourd depuis l’implantation.

Le 13 janvier au petit matin, je décide de faire un test de grossesse.

Neige dans le ciel

Ma grossesse par don d’ovocyte : c’est parti !

Nous arrivons à Prague le 30 décembre au soir, sous la neige. C’est une ville magnifique !

Deux jours plus tard, nous entrons dans le vif du sujet. Le chauffeur de la clinique vient nous chercher à l’hôtel de Prague pour nous conduire à la clinique. Nous sommes le 1er janvier de cette nouvelle année, et nous faisons notre premier pas vers une nouvelle vie…

Paperasse

Ma grossesse par don d’ovocyte : nos démarches pour la République Tchèque

Après avoir pris la décision de trouver un don d’ovocytes à l’étranger, j’ai passé encore un ou deux mois à éplucher les forums, à comparer les avis, à chercher les prix, etc.

Assez rapidement, pour une question de budget, et également grâce aux avis trouvés sur internet, je me suis penchée sur la République Tchèque. J’ai comparé les différentes cliniques, et mon choix s’est porté sur une clinique située à trois heures de Prague.

Regarder par la fenêtre

Ma grossesse par don d’ovocyte : et si on essayait ailleurs ?

En août 2014, nous sommes mariés, avons fait un superbe voyage de noces, Monsieur Aragorn a créé son entreprise et la maison est construite. Il reste encore beaucoup de choses à y faire, mais l’essentiel est là : nous pouvons emménager. En somme, tous nos projets se sont concrétisés. Tous, sauf un.

Sur les forums que je fréquente, beaucoup de femmes parlent d’une solution alternative aux CECOS : l’étranger.

Attente

Ma grossesse par don d’ovocyte : le début de l’attente

Le problème d’attendre sans n’avoir rien d’autre à faire, c’est que nous réfléchissions beaucoup !

Nous avons eu l’organisation du mariage à gérer, la construction de notre maison, la naissance de la fille de ma meilleure amie, puis l’organisation de notre voyage de noces à New-York. Beaucoup de projets qui ont pris du temps, et de la bande passante dans nos cerveaux ! Mais malgré ces superbes projets, j’ai eu une année plutôt difficile par moments.

Couple devant la mer

Ma grossesse par don d’ovocyte : nos interrogations

Durant l’année qui a suivi notre premier entretien avec le CECOS, nous avons effectué toutes les démarches demandées. La gynécologue et la cardiologue étaient d’accord sur le fait que je pouvais supporter une grossesse, qu’il n’y avait pas de contre-indication particulière.

Le rendez-vous avec la psychologue s’est bien déroulé. Contrairement à ce dont nous avions peur, elle n’a pas cherché du tout à estimer notre aptitude à être de bons parents. Elle s’est contentée d’écouter et de répondre à nos interrogations. Mais nous n’avions pas vraiment d’interrogations à ce moment-là, rien qui ne méritait qu’on s’y attarde, ou rien que nous ne voulions avouer.

Cependant, au fil des mois, je me suis régulièrement posé des tas de questions, ou alors on m’en a posé.

Donner son coeur

Toutes les questions que tu te poses (ou pas) sur le don d’ovocytes

Très méconnu en France, notamment à cause d’une législation archaïque et d’un manque de communication de la part des organismes, le don d’ovocytes permet pourtant à des femmes qui n’ont plus d’ovocytes, ou des ovocytes de mauvaise qualité de porter un enfant.

Faire un don d’ovocyte c’est permettre à une autre femme de vivre une grossesse, c’est lui permettre de concevoir un enfant, à l’aide des gamètes de son conjoint. C’est offrir l’opportunité à un couple d’être parents.

Rendez-vous chez le docteur

Ma grossesse par don d’ovocyte : les premières démarches

Comme l’avait préconisé ma gynécologue, nous avons rendez-vous avec une spécialiste de la Procréation Médicalement Assistée qui travaille sur Paris. Une de mes amies me l’a recommandée.

Notre rendez-vous arrive. La gynécologue confirme ce qui a pu nous être dit précédemment. Elle me fait une échographie qui montre que mon utérus est tout à fait normal mais qu’effectivement les ovaires sont atrophiés et sans activité.

Elle nous explique alors comment se déroule le don d’ovocytes en France.

Couple soudé

Ma grossesse par don d’ovocyte : l’annonce de la stérilité

Me voici donc, un mois après l’arrêt de la pilule, avec des taux d’hormones qui correspondent à ceux d’une femme ménopausée (j’ai 24 ans à l’époque). La fatigue, les bouffées de chaleur, les insomnies, la prise de poids, tout ça me pèse beaucoup (poids, pèse, ha ha ha…).

J’avais un rendez-vous prévu depuis plusieurs mois avec une nouvelle gynéco au mois de mars 2013. Sauf que mars, ça me paraît super loin, avec autant d’incertitude !

Ballon coeur

Bienvenue à Madame Arwen, future maman d’octobre 2015 !

Je suis Madame Arwen, passionnée de culture geek, en couple avec Monsieur Aragorn depuis octobre 2010. Très vite, nous avons emménagé ensemble, puis avons adopté un chat. Nous avons lancé le projet de faire construire notre maison et le projet bébé en janvier 2013.

J’ai eu un cancer quand j’avais 17 ans. Mon oncologue avait minimisé le risque de stérilité induite par les traitements. Elle m’avait dit que les doses de rayons étaient très faibles, qu’on évitait au maximum les zones des ovaires, que c’était presque impossible que j’en ressorte stérile. J’aurais dû jouer au loto ce jour-là !