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Envie d’un bébé après un burnout maternel


Publié le 3 décembre 2015 par mariekiki

Il est là, en face de moi. Avec sa belle et propre blouse blanche. Il est très beau, charmant et gentil.

« Alors, pourquoi vous venez me voir ? »

Ben oui, c’est vrai, ça, pourquoi je viens le voir ? J’ai 32 ans, je suis mariée depuis sept ans, et j’ai deux beaux enfants merveilleux qui me comblent.

À l’arrivée de mon deuxième garçon, j’étais pleine de beaux projets. Pleine de rêves concernant ce que je souhaitais être. Pleine d’admirables principes qui, j’en étais persuadée, m’aideraient à m’épanouir pleinement dans ce rôle de maman :

  • Cette fois, pas de reprise anticipée du travail : je profite de mon bébé.
  • Cette fois, je ne vais pas laisser pleurer mon bébé : j’écoute ses besoins.
  • Cette fois, je vais le porter un maximum : je le garde tout contre moi.
  • Cette fois, je vais allaiter le plus longtemps possible : j’entretiens notre relation si particulière.

Bref, cette fois, je vais materner.

Maman et bébé dodo

Crédits photo (creative commons) : sima dimitric

Mais au bout de neuf mois, ça a été la catastrophe, la dégringolade. Mon bébé se réveillait toutes les quarante-cinq minutes. Je manquais sévèrement de sommeil, ce sommeil si précieux et réparateur.

La privation de sommeil était une torture utilisée par les nazis pendant la guerre. Les prisonniers étaient enfermés dans des geôles trop petites pour s’y tenir debout, et trop étroites pour s’y allonger. Ils y restaient parfois des jours entiers. Nos enfants ne sont pas des nazis, bien au contraire. Mais quand on manque de sommeil, on devient très vite irrationnelle. Le point de non-retour n’est pas loin.

Je comprends ces mamans qui pètent un boulon. Je ne les excuse pas, mais je les comprends. Je me retrouvais en elles avant d’être aidée. Si on n’a pas la chance d’avoir quelqu’un pour nous aider, on ne peut pas exprimer sa souffrance. Je ne les excuse pas, mais je ne leur jette pas la pierre.

Moi, épuisée, j’ai décidé de me faire aider, et j’ai fini hospitalisée dans une unité mère-bébé, en hôpital psychiatrique, sous médicaments. C’était mon choix. Cette hospitalisation a été bénéfique pour moi : elle m’a permis de continuer à avancer, au lieu de m’enfoncer dans une mort lente et silencieuse.

J’ai décidé d’arrêter mon maternage : ce n’était pas à mon bébé de m’aider à m’épanouir. Il voulait vivre seul et être autonome, il ne voulait pas être porté, ni qu’on lui donne à manger, il ne voulait plus téter. À 9 mois, il savait déjà bien ce qu’il voulait, ce petit !

C’est encore tabou pour moi : quand j’en parle, je pleure. Mes résolutions ont été un échec. On en vit beaucoup, des échecs, en tant que maman. Mais comme on dit, l’important, ce n’est pas la chute, c’est l’atterrissage. J’ai décidé d’en faire ma devise, et depuis, je tente d’atterrir du mieux que je peux.

Alors oui, qu’est-ce que je fais là, devant mon gynéco ?

« Je voudrais faire enlever mon stérilet, » je parviens finalement à lui répondre, en rougissant.

Je suis sûre qu’il sait. C’est écrit sur ma figure, que je n’ai pas réussi. Sur mon front, l’hôpital psychiatrique a tatoué : « Maman faillible – a fait un burnout – ne devrait plus procréer ».

Mais après tout, je ne suis pas la première maman à avoir fait un burnout, si ? Autour de moi, je vois des mamans qui sont épuisées, mais personne ne se prend en main, personne ne se fait aider. Pourquoi ? Décider de se faire aider, c’est avouer sa fragilité. C’est accepter de dire : « Je ne suis pas parfaite. » C’est dur.

« Ah, vous voulez un autre enfant ? »

Il semble surpris et content pour moi. Rationnellement, je sais bien qu’il ne sait rien. Je ne lui ai rien dit… Et quand bien même il saurait, il n’aurait pas son mot à dire. Cette décision, nous l’avons prise mon mari et moi. Et elle ne regarde que nous. Les raisons qui la motivent sont tout aussi personnelles que ce désir d’enfant qui nous anime, nous prend aux tripes. Nous ne sommes pas complets. Notre famille n’est pas terminée.

« Oui, mais pas tout de suite, hein, on va peut-être attendre un peu, » je me justifie.

Mais en réalité, dès le stérilet enlevé, nous nous y attelons directement.

Quand je parle de mon hospitalisation à des gens qui ne me connaissent pas, je dis : « J’étais dans une unité pour mamans dépressives. Comme ils avaient de la place, ils m’ont prise. » J’insiste beaucoup sur le fait que je n’étais et ne suis pas dépressive.

Ce burnout, c’était il y a deux ans. Pourquoi j’éprouve toujours le besoin de me justifier sans cesse ? Pourquoi cette honte qui me colle à la peau ? Après tout, c’est tellement simple d’être maman. C’est si beau, si parfait, si épanouissant. C’est ce qu’on voit dans les films, ce qui est écrit dans les livres… Et si c’était un mensonge ?

Bébé n’est toujours pas niché dans le creux de mon ventre. Pour mes garçons, je n’ai pas eu de problème pour tomber enceinte, alors je sais que ça va venir. Certains mois, j’ai plus de questionnements que d’autres. J’ai aussi éprouvé le besoin de dire à ma famille que nous souhaitions nous agrandir. J’ai toujours peur du jugement.

Mais même s’il nous aura fallu du temps pour nous remettre, à présent, bébé peut arriver. Nous sommes prêts.

Et toi ? As-tu rencontré des difficultés à la naissance de ton bébé ? Te mettais-tu une pression trop forte ? As-tu pu te faire aider ? Viens en parler…

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Urbanie

Oh, que cet article me parle… 🙂

Merci pour ce témoignage (très bien écrit!). En ce moment, je materne, comme tu le faisais: je porte ma fille et la garde dans mes bras toute la journée, je ne la laisse jamais pleurer, et je lui donne le sein. Je n’ai pas vraiment choisi cette situation, c’est ma fille qui a su me faire comprendre qu’elle en avait un grand besoin. Donc je le fais, j’apprécie ça, j’aime ces moments de partage et de proximité avec elle. Mais les réveils 10 fois par nuits parce qu’elle a faim/ des coliques/ des remontées acides; mais le fait de ne jamais pouvoir la poser; mais le manque de sommeil… tout ça font que, quelque part, j’ai très hâte de reprendre le travail dans 2 mois (j’ai également choisi de prolonger mon congé maternité).

Parfois, quand je meurs de sommeil, je me fais la même réflexion: que priver de sommeil quelqu’un, c’est une forme de torture! Je sens que, depuis quelques semaines, j’ai besoin de me détacher d’elle, donc j’essaie de la poser un peu plus, de lui apprendre à s’endormir sans moi…. ce n’est pas évident, ça ne marche pas tous les coups, mais je nous apprends à nous détacher l’une de l’autre. Sinon, je sais que je risque, moi aussi, l’épuisement.

Oui, materner, c’est beau, mais attention à ne pas sous estimer la fatigue que cela engendre (eh oui, même la chose la plus merveilleuse du monde, comme un bébé, peut être épuisante!), et prenons garde à bien nous écouter, nous mêmes ou entre jeunes mamans (qu’il est facile de juger la jeune maman qui raconte être épuisée…).

Ne t’inquiète pas: chaque bébé est une nouvelle histoire, et forte de ton expérience, il n’y aucune raison que tu ne replonges. Plein de courage et de pensées pour ta prochaine grossesse!

le 03/12/2015 à 08h26 | Répondre

mariekiki

Bonjour Urbanie

J’ai répondu mais sans me connecter du coup mon message doit être validé auparavant.

Je disais que j’ai lu ton article hier et que j’ai beaucoup pensé à toi.
Je me souviens des premiers moments avec mon fils ou je suis tellement tombée de haut. Mon grand était tellement calme et serein et ce 2ème tellement angoissé tellement dépendant de moi.

Connu tu les moyens de portage? ça m’a beaucoup aidé à avoir mes mains libres et retrouver un semblant de vie sociale !

Bon courage
Marie

le 03/12/2015 à 10h39 | Répondre

Doupiou

Ton témoignage est très fort, très émouvant. Les mamans subissent tellement de pression pour paraître la maman-parfaite. Alors non, élever un enfant n’est pas évident tous les jours. Et oui des fois on craque.
Petite question si tu souhaite bien entendu y répondre : comment ton mari a-t-il vécu cette situation ?

le 03/12/2015 à 08h40 | Répondre

mariekiki

Bonjour Doupiou,

Merci pour le soutien.
Avec mon mari nous avons pris cette décision d’un commun accord. Après 9mois sans dormir et lui travaillait, il commençait aussi à perdre patience. Et ça ne lui arrive quasiment jamais. J’ai donc compris qu’en me faisant hospitaliser avec le petit il pourrait lui aussi se reposer.
J’avoue qu’un temps j’ai même souvent dit que je faisait ça pour lui mais j’ai su y trouver beaucoup de bénéfices.

Nous nous voyions 1h30 par jour lors des visites, je passai ce temps avec mon grand à jouer et mon mari passai ce temps avec le petit à s’occuper de lui et garder un contact.

Nous avons passé des moments de qualités comme jamais avant nous avions pu avoir.

le 03/12/2015 à 10h37 | Répondre

issabill (voir son site)

La société attend de nous que nous soyons des mères épanouies… Et c’est loin d’être facile. Parfois, quand j’ai mon petit gnome hurleur dans les bras, je pense aux parents qui secouent leur enfant. Et je comprends ce qui peut passer dans leur tête…
C’est marrant, hier soir je parlais dans mon blog de cette difficulté parfois à trouver le bonheur dans la maternité! Les grands esprits, tout ça tout ça…
Je te souhaite de compléter ta famille bientôt et sereinement 😉

le 03/12/2015 à 08h53 | Répondre

mariekiki

Merci pour ton commentaire.
Je pense qu’on a tous à un moment à faire avec la difficultés maternelle à des degrés différents.

Ça devient néanmoins beaucoup moins tabou et c’est très bien !

le 03/12/2015 à 15h39 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je le retrouve dans ta description du bien out et du tabou qui entoure le fait d’en avoir fait un quelqu’un soit la cause.
Bravo pour avoir su te faire aider au bon moment. J’espère que vous pourrez rapidement agrandir votre famille d’un nouveau membre.

le 03/12/2015 à 10h15 | Répondre

mariekiki

Merci beaucoup!
Effectivement c’est très tabou et c’est dommage.

le 03/12/2015 à 15h39 | Répondre

Joelle

Merci pour cet article.
J’ai accouché en janvier 2014 de deux garçons… des jumeaux.
J’ai été tellement prise et seule (je vis en Italie loin de ma famille et l’entente n’est pas au top avec la belle-famille) qu’il n’y a pas eu de place pour un burn out.
Mais j’ai l’impression que celui-ci s’installe petit à petit. J’ai repris le travail au 8 mois des garçons et du enchainer problème sur problème lié à leu santé, aux soucis avec la belle-mère, professionnels et de couple.
Aujourd’hui je me sens dépassée par tout, incomprise, j’ai envie de pleurer et de me cacher dans le premier trou. Je ne me sens plus femme… et impossible d’en parler, meme à mon conjoint.
Je me contiens pour ne pas envoyer tout valser, je me sens triste au plus profond de moi… Bref

Au final t’écrire ces quelques lignes et avoir lu ton article m’ont fait du bien…

Je te souhaite le meilleur pour ce troisième.

Joelle

le 03/12/2015 à 10h16 | Répondre

mariekiki

Bonjour,

N’hésite pas à te faire aider. Il existe plusieurs type de structure et d’aide. Tu peux juste être suivie par quelqu’un juste pour parler, ou passer quelques journées dans une unité mère bébé pour te repose.
Ce n’est pas facile quand ils sont 2.

Bon courage

le 03/12/2015 à 15h41 | Répondre

Miss Chat

Ton témoignage est très beau, très touchant et je crois qu’il fera écho chez beaucoup de mamans… Accueillir un enfant, c’est une des choses les plus difficiles du monde 🙂
Plus que pour n’importe quoi, il faut apprendre à s’écouter soi et à écouter son enfant, pour que chacun trouve son équilibre dans la relation. Se sacrifier pour son bébé ne mènera pas à du positif sur le long-terme, à mon sens… Même si c’est difficile 🙂

le 03/12/2015 à 10h25 | Répondre

dubmel

« apprendre à s’écouter soi et à écouter son enfant, pour que chacun trouve son équilibre dans la relation »
c’est tout à fait ce que j’ai fini par comprendre aussi, et que j’essayais de dire dans mon commentaire ci-dessous.

le 03/12/2015 à 11h05 | Répondre

mariekiki

Merci beaucoup.
C’est très difficile de s’écouter soi même quand la société nous met cette pression de mère parfaite.

Et puis il n’y a pas de mode d’emploi sur nos bébés ça serait bien trop facile !

le 03/12/2015 à 15h42 | Répondre

Myriam

Tu es une mère parfaite: tu as vu un problème et tu as pris une décision pour y pallier. Si tu étais restée dans ton état, c’est ton enfant qui en aurait souffert.

le 03/12/2015 à 10h32 | Répondre

mariekiki

Merci beaucoup, même si je le sais au fond de moi ça fait du bien de l’entendre (le lire!) car on doute toujours de soi et de ses choix.

le 03/12/2015 à 15h43 | Répondre

dubmel

Merci pour ce témoignage. J’ai été épuisée pendant toute la première année de notre fille. Je ne me suis pas rendu compte à quel point sur le moment. Et maintenant que ca fait à peine quelques mois que ca va mieux, on essaye de lancer le deuxième.. et une partie de moi a très peur, que ca recommence et que ca soit encore plus dur à gérer avec un autre enfant…
Je m’accroche au fait qu’avec un peu de chance ce bébé sera moins difficile (notre fille a souffert de beaucoup beaucoup de gaz qui faisait qu’elle ne pouvait pas dormir allongée), et que j’ai appris aussi – notamment appris qu’il ne fallait pas seulement materner et faire ce dont le bébé a besoin, mais trouver un équilibre pour que les besoins de chacun soient comblés…
Tout ca pour dire que ton article me touche beaucoup. Et que si toi ou d’autres avez des pistes sur comment digérer au mieux une experience comme celle la avant de passer à la suite, je suis preneuse 😉

le 03/12/2015 à 11h03 | Répondre

Weena (voir son site)

Très bel article.
Les six premiers mois avec mon fils ont été très dur … c’était un bébé qui dormait peu et pleurait pas mal, le soir je n’attendais plus que le retour( hélas tardif) de mon mari pour lui refiler le paquet … Et on avait couper la nuit en deux : lui de 22h (fin de la tétée) à 3h du matin, moi de 3h à 8h puis la journée derrière !!! J’ai cru qu’on y arriverait pas, comme tu dit, j’ai compris certains gestes terribles (à me répéter en boucle « on ne secoue pas un bébé »).
Finalement, ce qui nous a « sauver », c’est le sevrage à ses 6 mois et qu’il ai accepté une tétine qui l’a beaucoup aider à s’endormir progressivement seul. Et pour ses 1 an, on a remis le couvert et j’attends le deuxième … j’avoue avec un peu (beaucoup) d’appréhension pour les premiers mois de vie à 4 …

le 03/12/2015 à 15h33 | Répondre

Démétra

Très bel article qui fait un peu écho chez moi.
Loin d’être aussi fatiguée que toi (mais oui la privation de sommeil c’est horrible) j’ai demandé à mon compagnon de rentrer dans nos familles. Nous vivons en outre mer et je me noie. Il n’a pas voulu l’entendre depuis juin… Je ne voulais pas reprendre le boulot (mais pas le choix), car notre fille est un BABI et me demande toute mon attention. Je n’ai n’ai le temps ne l’envie de faire quoi que ce soit quand elle est couchée et que j’ai du temps devant moi… J’ai abandonné toutes mes activités manuelles, etc.
J’espère qu’avec l’aide de la famille, je pourrais me reposer un peu.
Bref, pas facile d’être une maman même si nos amours sont géniaux !

le 04/12/2015 à 01h09 | Répondre

Louna

Merci pour ce très beau témoignage, d’ailleurs très bien servi par la qualité de l’écriture, c’est d’autant plus agréable. 🙂

On sent, à travers tes mots, à la fois toute la fragilité de ta situation, après ce que tu as vécu comme un échec, et toute la détermination avec laquelle tu te lances dans cette nouvelle aventure d’une troisième grossesse, d’un troisième petit bout, d’une troisième fois pareil tout en étant si différent.

Merci d’avoir eu la force et le courage de nous raconter ton expérience. J’avoue que j’ai eu du mal à commenter dans la foulée : ce que tu as vécu résume à peu près toutes mes angoisses pour une seconde grossesse. Je me suis déjà tellement vue sur le fil à l’arrivée de ma fille, déjà tellement fragilisée, tellement au bord du craquage, que je ne m’imagine pas revivre ça comme ça. Du coup, je me reconnais encore plus dans ton témoignage : moi aussi, je me dis « à la prochaine naissance, je prendrai le temps de materner », « je ne reprendrai pas le travail tout de suite », « j’essaierai d’allaiter plus longtemps », etc…. Du coup, je ne peux m’empêcher de me projeter dans la suite de ton histoire, comme tu l’imagines !
Je vais essayer de me concentrer sur l’issue positive que tu as su trouver, au moment où tu as senti que ça déraillait. Comme le dit Myriam, tu es une mère parfaite d’avoir su voir le problème, l’accepter et trouver une solution pour le résoudre, pour ton bien-être, celui de ton bébé, celui de ta famille et celui de votre futur enfant à naître.

Je te rejoins aussi sur ce que tu dis à propos du tabou qui entoure ce genre d’expériences : on a tous et toutes des moments difficiles dans notre rôle de parent, et c’est une folie cette image de la maternité épanouie et obligatoirement heureuse que nous renvoie la société. Dur à supporter au quotidien, et d’autant plus quand on se voit perdre pied.
Il nous faut des témoignages comme les tiens, alors merci !

Et bonne continuation à toi et à ta petite famille. Je vous souhaite beaucoup de bonheur, et un joli petit bébé bientôt niché au creux de ton ventre.

le 04/12/2015 à 11h53 | Répondre

Marion

C’est si rare de lire des articles pareils… Merci pour ton témoignage. Je suis en plein dedans, je ne dors pas, personne ne dort en fait dans notre maison. La journée mon bebe dort sur moi un peu. La solution est elle de laisser tomber le maternage? Je me questionne. Est ce que c’est parce quon ne laisse pas pleurer bebe qu’il pleure et se reveille tant? Jai un Rdv prochainement dans l’unité mere enfant proche de chez moi, j’ai un peu peur de l’hospitalisation je ne veux pas qu’on m’apprenne a laisser pleurer bebe. Est ce que bebe se sentira bien a l’hôpital? Tant de questions… Et tant de culpabilité concernant la maternite! Je sais que les gens me prennent un peu pour une extrémiste, j’allaite toujours mon bebe de 8 mois, je le porte, je ne le laisse pas pleurer. Mais c’est ce que je ressens devoir faire et j’ai l’impression que mon fils me le demande aussi. Je suis entourée de parents qui ont des bebes qui dorment et je me demande pourquoi nous? Ca vient de quoi? Je les envie de pouvoir profiter de ces bons moments avec bebe. Je donne le maximum pour faire plein de choses avec mon bébé mais la fatigue gâche tout tout de même. Nous avons toujours voulu un deuxieme enfant mais là j’avoue etre plus que mitigée… Merci de partager ton expérience, ton vécu, quand on sait qu’on est pas la seule à vivre ça ça aide énormément. Ca et de dormir. Enfin.

le 04/12/2015 à 19h57 | Répondre

mahtout

bonjour,
je sors doucement d’un burn out maternel, que j’ai fais au mois d’octobre mais grâce a mon mari qui ma dis, Céline il faut que tu ailles voir quelqu’un, et parles en avec ta mère mais je ne voulais pas , j’avais honte, bah oui j’ai voulu trois enfants et je n’y arrive plus je cris je hurle je pleure beaucoup, je vois le mal partout, mon corps et un poids lourd que je n arrive plus a bougé ni géré, alors je consulte le médecin qui me conseil fortement de consulter un psy et me donne des tranquillisants puis a un autres rdv des anti dépresseurs. Résultats je trouve le courage de prendre un rdv avec le psy, puis a en parlé a ma maman qui n’est finalement pas très surprise car elle le voyait mais je refusais l ‘aide que mes parents proposaient.
mais j’ai fini par accepté en même temps il y avait urgence pour notre famille. J’ai passer deux jours a dormir et j’ai commencé a revenir doucement a la réalité. Ça n’a pas été simple tous jours les jours se ressemblaient et j’étais un zombie les premières semaines
Mais tout comme vous j’ai l’impression que ma famille n’est pas complete et ca meme avant le burn out je desirais avoir un dernier enfant et tout le monde me dis que je ne devrais pas mais l’envie et plus forte et mon mari n’a plus tres envie malheureusement, je le comprends il a 45 ans et moi 31 mais quand même. Tout le monde me le deconseil j’en ais envie et ne sais pas quoi faire.

le 05/12/2015 à 11h03 | Répondre

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