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Le baptême de ma fille


Publié le 13 mars 2019 par Claire Gezillig

Je suis un peu à la bourre sur mes articles puisque ma fille a plus d’un an et je vais te raconter son baptême qui a eu lieu à ses cinq mois. (Ce n’est pas la motivation qui me manque mais les journées sont un peu courtes avec une entreprise, un enfant et le reste…)

Mais cet article me tenait à cœur alors c’est parti !

Baptiser notre fille bébé ?

Nous sommes un couple mixte. L’amoureux est protestant et je suis catholique. En tout cas d’éducation puisque nous sommes assez souples sur nos croyances et nous allons avec plaisir dans l’une ou l’autre église et nous reconnaissons avant tout comme chrétiens.
Dans l’église protestante néerlandaise de mon mari, on baptise bien les bébés, ce qui fait qu’il n’y avait pas de différence à ce niveau-là.

Photo personnelle

On s’est bien posé la question de « laisser le choix » à notre enfant de devenir ou non chrétien plus tard mais finalement, nous avons préféré faire le baptême bébé. En effet, pour nous, il ne s’agit pas d’imposer une étiquette, une religion à notre enfant mais de lui souhaiter la bienvenue dans la famille des chrétiens, famille importante pour nous, libre à lui après de ne pas y rester par la suite. Et puis, se situer dans une tradition était cher à nos cœurs (je dis souvent en plaisantant à moitié que l’on s’est dépêché de faire baptiser notre fille avant qu’elle ne rentre plus dans la robe de baptême familiale…)

Où ?

Bon, on est d’accord pour faire baptiser notre fille bébé mais on fait ça où ?
Aux Pays-Bas ? En France ? Chez les catholiques ? Les protestants ?

Avec un petit bébé, on n’avait pas vraiment envie d’organiser une fête à distance et puis après avoir fait notre mariage religieux en France, chez mes parents, on s’est rapidement dit que ce serait sympa de faire ça dans l’église des parents de mon amoureux. Aux Pays-Bas donc, chez les protestants.

Ce n’était pas trop problématique de « choisir » une église puisque les deux communautés, protestante et catholique, reconnaissent un seul baptême où qu’il soit.

Sauf que pour la communauté où a grandi mon amoureux, le baptême est aussi vu comme une entrée dans la communauté spécifique à laquelle tu participes ; notre demande était donc un peu étrange pour le pasteur puisque ce n’est pas notre église mais celle des parents de l’amoureux. Mais il a fini par accepter à condition qu’on trouve une communauté pour nous dans la ville où on habite à l’avenir (c’est encore quelque chose que l’on doit faire d’ailleurs, oups…)

Quand ?

Il y avait cette histoire de robe de baptême familiale, celle qu’avait porté l’amoureux et son frère et que ma belle-mère avait coupé dans sa robe de mariée. L’amoureux ayant été baptisé à 2 mois, il fallait qu’on se dépêche.

Notre fille est née en novembre, j’ai rêvé un temps d’une fête d’hiver avec un joli goûter et un bar à chocolat chaud.

Mais le temps de tout organiser (parce que bien sûr, on n’avait pas réussi à s’y mettre avant la naissance), on a finalement fait ça en avril, c’était chouette, on pensait qu’aurait peut-être du beau temps…

Comment ?

La cérémonie se faisant pendant l’office, j’ai longtemps eu peur que ça nous bloque dans la flexibilité de ce qu’on peut faire pour intégrer notre multilinguisme et notre œcuménisme.

Mais j’ai eu une bonne surprise. La seule chose que ça a « bloqué », c’est l’heure, 9h un dimanche l’office, ça pique (surtout quand on n’habite pas à côté !)

La communauté n’ayant pas eu de baptême depuis plus d’un an (!!!), on nous a reçu les bras grands ouverts avec beaucoup de joie et le pasteur a tout fait pour que ma famille se sente la bienvenue. Nous avons pu choisir les chants, les textes. Nous avons fait un livret avec les traductions des textes bibliques mais aussi des prières. Mais le pasteur ne nous avait pas dit qu’en plus, le mot d’accueil serait aussi en français puisque la femme qui s’en chargeait était bilingue, c’était une jolie surprise.

Au delà de cette aspect bilingue, j’ai énormément aimé choisir les textes, les prières, les questions que l’on nous poserait, le pasteur était très ouvert et chaque mot prononcé ce jour-là nous ressemblait, avait du sens pour nous.
C’est dans cette optique que nous avons pu avoir un parrain et une marraine pour ma fille alors que c’est quelque chose de totalement inconnu dans cette communauté protestante. Comme a dit le pasteur « si ça a du sens pour vous, c’est important ». Il nous a permis de beaucoup discuter, de réfléchir à ce que nous voulions pour cette cérémonie d’abord mais surtout pour l’éducation religieuse de notre fille.

Je partage donc avec toi les deux séries de questions qui ont été posé pendant la cérémonie avant le baptême en lui-même :

à nous parents :
« Promettez-vous d’entourer d’amour et de tendresse, A., qui vous a été confiée ?

Promettez-vous de l’éduquer dans l’esprit de l’Évangile de Jésus Christ et de l’aimer toujours, quel que soit le chemin qu’elle suivra ?

Promettez-vous de l’accompagner et de la guider sur le chemin de Jésus Christ ? »

aux parrain et marraine :
« Promets-tu d’être, autant que possible, un refuge pour A. ?

Et d’accompagner Joris et Claire dans l’éducation (religieuse) d’A., leur enfant bien-aimée ? »

Photo personnelle
(Le parrain est le plus vieil ami de mon mari, la marraine ma sœur)

[Tu imagines que j’ai pleuré – bien-sûr #madeleinepower]

C’était une très belle cérémonie.

J’ai eu des sueurs froides lors de la préparation car le pasteur avec qui nous avons eu plusieurs rencontres avait tendance à partir dans des discussions théologiques avec mon mari – hyper intéressantes c’est vrai mais la préparation de la cérémonie en elle-même avançait très doucement et comme il y avait vraiment beaucoup de liberté, j’étais un peu paniquée qu’aucune décision ne soit prise, je ne savais pas dans quelle direction nous allions.

Mais le jour J, c’était parfait !

Et le repas ?

Après l’office, les gens restent toujours pour le café, donc on avait prévu de faire des gâteaux pour tout le monde, pour remercier la communauté de son accueil. Il fallait donc faire des gâteaux pour 150 personnes. Le four a tourné les jours d’avant.

Photo personnelle – ma maman et ma fille ont été d’une grande aide

Ensuite, je rêvais de faire un repas sur un bateau mais c’était compliqué et cher. Finalement, on a choisi un petit restaurant au bord d’un lac avec un déjeuner à la néerlandaise de qualité (ok, on a fait manger du pain avec des trucs à mettre dessus à nos invités mais c’était délicieux !).

Photo personnelle

Après, on avait prévu s’il fait beau de faire un petit tour en bateau ouvert sur le lac. Il faisait froid et il pleuvait, personne n’était motivé ! (C’est un peu rageant car les week-ends d’avant et d’après ont eu un temps estival…)
On est allé faire une petite promenade digestive dans le village, c’était bien aussi.

C’était simple mais festif, ça nous a tout à fait convenu.

Et le thème, la déco ?

C’est dur de préparer une fête avec un petit bébé…
Pour les néerlandais, les baptêmes ne sont pas forcément une raison de faire une fête, d’inviter tout le monde donc il y avait aussi une différence culturelle avec l’amoureux.

Mais nous avons quand même fait des faire-parts, que mon cher mari pour une raison totalement inconnu c’était mis en tête de faire à la main (autant dire que certains invités l’ont eu une semaine avant le baptême…)

Photo personnelle

Une amie m’a proposé de faire des sachets à dragées (tradition française à laquelle je n’aurais pas pensée sinon).

Nous avons repris la même image que les faire-part pour le livret. Et voilà.

Le lieu du repas, une ancienne grange décorée de manière rustique avec vue sur le lac, se suffisait à lui-même.

Après, nous nous sommes fait plaisir sur les tenues : mon mari a ressorti son costume du mariage, moi de superbes chaussures et même le chapeau (que l’on ne voit pas sur les photos car je l’ai enlevé pour la cérémonie, que les gens derrière puisse voir) et notre fille les robes de baptême de ses parents, puisqu’elle a été baptisée dans celle de son papa mais a porté la mienne pour le repas (moins encombrante).

Repenser à cette journée me met en joie et c’est bien le plus important.

De plus, on n’a la chance que tous les offices de l’église de mes beaux-parents soient enregistrés, j’ai donc la bande audio du baptême de ma fille et j’ai été de pouvoir lui faire écouter dans quelques années…

Et toi, tu as fait baptiser tes enfants bébés ? Tu as fait une grande fête ? Tu as aimé la cérémonie ? Raconte !

 


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

5   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madeleine

Merci, ça m a fait verser une larme car j ai repensé au baptême de mon fils, qui est aussi un souvenir lumineux.
C est vrai que c est important de garder des souvenirs de ces fêtes importantes pour leur montrer plus tard comment on était heureux de leur arrivée et comment on voulait les intégrer dans les familles respectives en leur donnant le meilleur. Pour moi, le baptiser, c était lui donner le meilleur, l amour de Dieu. (bon, il l aurait eu, même sans baptême, cet amour là. Mais là, c est officiel ! 😉)

le 13/03/2019 à 08h49 | Répondre

MamBat

Ca a l’air d’avoir été une très belle fête. Chez nous aussi on fait baptiser les enfants bébé, mais plutôt très très près de la naissance (je n’ai pas encore accouché même si c’est imminent, et le baptême de ce bébé est prévu pour dans 10 jours). C’est important pour nous de les faire rentrer tôt dans la communauté et de leur donner tout ce qu’on peut. Elles feront plus tard ce qu’elles choisiront de leur éducation religieuse.

le 13/03/2019 à 09h41 | Répondre

La Comtesse Bleue (voir son site)

Ici aussi on a fait baptiser Petit Miracle très tôt (il avait un mois et demi). J’avais commencé les préparatifs un peu avant la naissance mais j’ai fait l’essentiel des décos et les faire-part de nuit ou avec bébé en écharpe (et je ne sais pas comment j’ai fait… j’ai l’impression que je mourrais de fatigue si je recommençais aujourd’hui !). En tout cas, ça avait l’air d’être un moment plein de sens et très naturel, à votre image.
Je suis aussi ravie de voir que la communauté qui vous a accueillis est très ouverte.

le 13/03/2019 à 10h15 | Répondre

Croco

La cérémonie avait l’air super, et avoir un enregistrement audio, trop top, ce sera super de pouvoir l’écouter avec ta fille quand elle sera plus grande !
Et la date de baptême en fonction de la robe, ça m’a fait sourire : on devait baptiser notre deuxième à Pâques, mais à cause d’une indisponibilité du parrain, il a finalement été célébré en août. J’avais super peur que mon fils ne rentre plus dans ma robe de baptême, cousue dans la robe de mariée de ma mère. (Finalement, pas de problème, mon fils est bien moins grassouillet que sa mère au même age !)

le 13/03/2019 à 11h03 | Répondre

Emilie

Merci pour ce superbe récit comme si on y était. J’ai même versé ma petite larme.
Notre fils a été baptisé à 2 ans 1/2 mais si j’avais suivi mon instinct il l’aurait été dès la naissance. Nous avons fait quelque chose de simplissime : un repas à la maison avec mes parents et la marraine car je tenais à profiter pleinement de ce sacrement si chargé de sens sans la moindre contrainte logistique.

le 13/03/2019 à 13h31 | Répondre

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