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A la une / Récit de grossesse

Bébé surprise

Maintenant que tu me connais un peu, je te propose de rentrer tout de suite dans le vif du sujet : mais comment un bébé peut-il être un bébé surprise ? La réponse est très simple : la contraception et moi, on n’est pas très copines.

Au début, comme tant d’autres, j’avais la pilule. Bon j’en ai essayé plusieurs avant de trouver une qui me corresponde à peu près. Mais prendre un petit cachet tous les jours à la même heure ? Impossible ! Tellement impossible que je ne pense pas avoir fait un cycle sans oubli(s). De temps en temps, quand je savais que c’était plus que limite, j’allais prendre la pilule du lendemain (ça m’est arrivé 3 fois en 4 ans). La troisième fois, cette pilule n’a pas réussi à déloger Alphonse. Gloups ! (Au final, on est très contents hein !)

Crédits photo (creative commons) : Joshua Rappeneker

Mais donc, après la naissance d’Alphonse, il était impensable pour moi de recommencer avec la pilule : beaucoup trop risqué ! Le stérilet me semblait être une alternative intéressante. Et il l’a été un temps. Je l’ai fait enlevé pour avoir Ernestine, l’ai fait remettre ensuite. C’était parfait. Le seul problème du stérilet, c’est qu’il générait chez moi une peur irraisonnée d’une grossesse extra-utérine. A chaque fin de cycle je me posais la question (Bonjour l’angoisse !) Jusqu’au jour où j’ai senti comme un gros bleu au niveau de l’ovaire droit. Évidemment, j’ai tout de suite balisé ! J’ai attendu une petite semaine (après avoir fait un test de grossesse, pas folle la guêpe !) mais ce « bleu » ne partait pas et pire, il devenait de plus en plus douloureux : je ne pouvais plus m’allonger sur le ventre. Ma sage-femme m’a ausculté rapidement et le verdict est tombé « je ne vois plus votre stérilet » Ce petit farceur s’était déplacé dans une de mes trompes. J’avais mal et n’était plus du tout protégée d’une quelconque grossesse. Heureusement, après 5 (trèèèèèèèèèèèèès longues) minutes, elle a réussi à le localiser et l’enlever. « On en remet un autre ? » « Euh… non merci, sans façon ! Vous avez quoi d’autre en stock ? »

Bah entre la pilule et le stérilet, y a pas grand chose… Ah si ! Le patch contraceptif. (si tu ne connais pas et que tu galères comme moi, renseigne toi, ça peut valoir le coup !) Le problème de ce patch (oui, s’il n’y avait pas de problème, ça ne serait pas drôle !) c’est ce que ça se colle sur la peau (ah ! sans blague !) et que j’ai une peau atopique. Grosses démangeaisons… J’ai tenu deux semaines. La marque des patchs a mis plus d’un mois à disparaître.

Et après ? Après j’ai décidé d’arrêter de faire souffrir mon corps. J’ai de la chance, j’ai une carcasse qui fonctionne et qui produit toutes les hormones qu’il me faut. Alors tous ces trucs de synthèse, je n’en veux plus. J’en ai discuté avec l’Homme, bien sûr, mais je dois t’avouer une chose : je ne lui ai pas laissé le choix. Pour moi, la contraception chimique, c’était révolu. Et comme l’Homme est génial, il a compris et accepté. Retour au préservatif. Quoi de plus fiable ?

A partir de ce moment, c’était parfait pour moi. (Soyons honnêtes, un peu moins pour lui) et j’étais réglée comme un coucou suisse. J’avais mal au ventre 2 jours avant mes règles, et j’aimais bien cette douleur : elle annonçait les câlins naturels. Simple, non ?

Non, bien sûr. Encore une fois, un petit imprévu s’est glissé dans nos prévisions. Je ne me souviens pas des dates alors je vais en mettre des bidons mais à quelques jours près, ça s’est passé comme ça.

1er juin : un nouveau cycle devrait commencer.

7 juin : toujours rien. bizarre… Je fais un test grossesse. Négatif. Ouf ! Tout va bien !

14 juin : toujours rien. Re test. Re négatif. Mais que se passe-t-il ? J’appelle ma sage-femme. Elle me prescrit une prise de sang à faire pour la semaine suivante si rien ne s’est passé « pour être sûrs »

21 juin : toujours rien. Prise de sang négative. Je commence à me demander où est le problème. Ma sage-femme me dit d’attendre encore un peu. C’est probablement psychologique. Il y a de grandes chances pour que la prise de sang négative relance la machine.

28 juin : et bien non ! J’ai maintenant 1 mois de retard et pas le début d’une explication. Re test grossesse. Re négatif. Ma sage-femme me prescrit une écho « au cas où »

5 juillet : me voici à l’écho. Je m’attends à ce que le médecin détecte un problème. Me donne les cachets qui vont bien pour tout faire rentrer dans l’ordre. Au lieu de ça j’entends « Mais tout va bien. Ce que je vois ressemble fort à un début de grossesse » Quoi ??? Mais c’est impossible ! Et tous ces tests pipi ? Cette prise de sang ? Le docteur me répond qu’il s’agirait d’une grossesse qui aurait à peine 3 semaines (admire le conditionnel, à ce stade on ne voit rien, il sous-entend donc que j’ai peut-être un embryon mort dans le ventre) Je fais le calcul rapidement. Et oui, ça doit être une fausse-couche précoce. Sinon, les dates ne collent pas du tout. Mais je ne comprends pas comment j’ai pu tomber enceinte !

J’ai compris 1 semaine plus tard, lors d’une seconde écho où l’Homme m’a accompagnée. Ma grossesse est évolutive. L’embryon se développe normalement. Ce qui s’est détraqué, c’est mon coucou suisse. Cette fameuse douleur ne m’annonçait pas les règles mais l’ovulation… 3 semaines après la date théorique. Gloups ! Mais c’est possible ça ? Ça veut dire qu’il y a un risque supplémentaire de malformation pour le bébé ?

 

Et toi ? Tu as eu des enfants surprise ou, au contraire, ils ont été le fruit d’une longue attente ? Raconte !

A propos de l’auteur

Je suis maman d'un "grand" garçon (6 ans) qui a combattu un cancer à l'aube de ses 4 ans, d'une petite fille (4 ans) et d'un petit garçon (2 ans). Grande lectrice, amatrice de cinéma adorant voyager, j'ai mis beaucoup de choses entre parenthèses pour me consacrer à mes petits monstres !