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Ma fille de 7 mois est végétarienne


Publié le 8 décembre 2014 par Mrs Tabitha Twitchit

Aujourd’hui, je t’avoue qu’on va moins rigoler que d’habitude, toi et moi. Je vais te parler d’un sujet qui n’a rien de très marrant et te fera peut-être réagir, à savoir le végétarisme des enfants. Sens-toi libre de me donner ton point de vue dans les commentaires. Mais laisse-moi auparavant te faire part du mien.

Je suis végétarienne. Pour les animaux (pas pour la planète ou pour ma santé – même si c’est important, hein -, et encore moins par effet de mode).

Alors oui, ça fait un peu sentimentalisme. Je t’arrête tout de suite : si ton loisir dominical est la chasse, super. Sans blague, je trouve ça un peu gratuit, mais enfin. Si mon chat me ramène un oiseau mort, je serai triste pour la petite bête, mais je ne pleurerai pas pendant trois jours (ok, ok, fut un temps, j’allais les enterrer dans le jardin et je mettais des bouquets de pâquerettes sur leurs tombes en versant ma larmichette, mais j’avais 7 ans, alors tu voudras bien m’excuser). L’homme et mon chat sont des prédateurs, c’est un fait. De leur coté, le petit zozio et la maman de Bambi ont bien vécu et sont morts rapidement.

Ce qui m’embête, c’est le principe de l’élevage industriel : entasser des animaux par centaines dans un espace confiné, les bourrer de médicaments pour qu’ils survivent le temps d’engraisser suffisamment, et les conduire dans une usine puant la peur et la mort de leurs congénères pour y finir leur vie (cette dernière étape vaut autant pour les poulets élevés en batterie que pour les bœufs bios broutant en plein air). Je ne suis pas végétarienne contre les animaux morts, je suis végétarienne pour les animaux vivants.

petit personnage Jeero fourchette et épinards

Crédits photo (creative commons) : Nomadic Lass

Pourquoi ma fille ne mangera pas de viande

Lorsqu’on devient végétarien, c’est souvent qu’on a renoncé à deux idées qui jusque là structuraient notre rapport à l’alimentation :

  •  les animaux d’élevage ont une belle vie et une belle mort,
  • on a besoin de viande pour être en bonne santé.

J’ai déjà réfuté la première idée dans mon discours d’introduction (et pourtant j’y ai cru, ou ai voulu y croire, pendant 24 ans), et la seconde servira de base à ce que je vais te raconter aujourd’hui. Si l’on croit que les animaux d’élevage ne souffrent pas, devenir végétarien est inutile. Si l’on croit que la viande est indispensable à notre organisme, devenir végétarien est suicidaire.

Je ne suis pas suicidaire, je me suis renseignée. Et il serait incohérent, alors que je sais très bien qu’on peut vivre sans viande, d’en faire manger à ma fille. Je veux changer le monde, moi, pas me différencier pour le plaisir de me différencier.

Il est vrai que, dès les débuts de son histoire, l’homme a mangé de la viande. Il chassait pour se nourrir, principalement parce qu’il y était obligé, ne trouvant pas dans le monde végétal qui l’entourait des aliments suffisamment énergétiques. Avec l’essor de l’agriculture, cette contrainte a disparu : nous cultivons un nombre très important de végétaux différents, qui couvrent totalement nos besoins (à la seule exception de la vitamine B12 pour les végétaliens).

Ce n’est sans doute pas conforme au mode de vie de l’homme préhistorique, mais qu’on m’explique le rapport entre l’homo erectus et l’homme moderne, qui vit dans un immeuble et fait ses courses au supermarché ! Oui, nous sommes omnivores. Comme nos cochons, pourtant bien gras, qui se nourrissent principalement de végétaux. Pouvoir digérer une grande diversité d’aliments n’implique pas que nous devions tous les consommer.

On me dira peut-être que je devrais laisser choisir mon enfant. Pour moi, ce n’est pas non plus laisser choisir son enfant que de lui donner de la viande. Nous faisons toutes des choix pour nos enfants lorsqu’ils ne sont pas en mesure de donner leur avis : réfléchis et assumés, ces choix sont normalement bien vécus. Si par malheur, ce n’est pas le cas, nos enfants pourront toujours s’y opposer quand ils seront en mesure de le faire.

Je ne cuisinerai pas de viande chez moi, ce serait contraire à mon éthique. Mais si ma fille veut manger de la viande chez ses grands-parents, ses copains ou à l’école, je ne m’y opposerai pas. Je trouve bien plus violent d’obliger un enfant à manger de la viande que de ne pas lui en donner, sachant qu’il n’en a pas besoin. (Pour rappel, le bébé de parents végétaliens décédé dont on a tant parlé il y a quelques années était allaité exclusivement à 11 mois, ne grossissait pas, souffrait d’une bronchite depuis des semaines et ses parents refusaient de le diversifier et de le soigner autrement que par des plantes… On ne peut en aucun cas en tirer des conclusions sur un régime végétarien bien mené.)

Toujours pas convaincue ? Sache que la totalité de l’Union Européenne est végétarienne. Tu me traites de menteuse ? D’accord, j’avoue, je fais de la rhétorique. Il y a seulement presque autant d’Indiens végétariens en Inde que de personnes dans l’Union Européenne (oui, la plupart des Indiens sont hindouistes et n’ont pas très envie de faire un hachis parmentier avec la réincarnation de leur grand-mère). Pas mal, hein, pour une pratique non-viable ?

Comment bien nourrir un enfant végétarien

Avant toute chose, je tiens à préciser que ce que je te dis là ne remplace pas l’avis d’un pédiatre ou d’un nutritionniste. Cependant, si ton pédiatre te semble ouvertement végéphobe (ce n’est malheureusement pas rare en France), n’hésite pas à en changer. Mais ne mets pas la santé de ton bébé en danger en ignorant systématiquement les avis d’un professionnel ! Ceci étant dit, voici quelques bases de nutrition végétarienne.

Je ne te redirai pas que les végétaux sont riches en vitamines, en fibres, en glucides… Tu le sais sans doute déjà, et c’est pour ça que tu planques toujours deux-trois courgettes dans ta quiche lorraine. On va plutôt s’intéresser à ce qui fait débat.

  • Les fameuses protéines : on trouve des protéines dans tous les légumes ! Eh oui ! De plus, elles sont présentes en grande quantité dans les céréales, les légumineuses comme les pois ou le soja, et les oléagineux comme les noisettes, les noix, les amandes… Et bien évidemment dans les œufs et les produits laitiers pour les ovo-lacto-végétariens (c’est notre cas), que je nommerai juste végétaRiens (en opposition aux végétaLiens) pour faire simple.
  • L’indispensable fer : le fer hématique se trouve dans la viande, mais il n’est pas le seul fer assimilable par l’organisme. On trouve du fer en grande quantité dans les légumes verts (mâche, épinard, brocolis…), les légumineuses (lentilles, pois chiches…) et les oléagineux une nouvelle fois. Ainsi que dans les œufs pour les végétariens. La vitamine C (en grande quantité dans les agrumes par exemple) aide à son assimilation.
  • Les gentilles graisses : tu sais, celles qui aident ton cerveau à se développer. Elles ne se trouvent pas que dans le poisson (personnellement, je n’ai jamais mangé de poisson de ma vie, je déteste ça) ! On en trouve également dans les fruits gras comme l’avocat, les légumes à feuilles, les oléagineux (gras comme leur nom l’indique) et les huiles végétales, en particulier colza et noix.
  • Le roi calcium et la perfide vitamine B12 : pour ceux qui en boivent, on en trouve évidemment du calcium et de la B12 dans le lait de vache. Les végétaliens trouveront le calcium dans les fruits à coque comme l’amande, dans certains légumes comme l’épinard, le chou, le brocolis ainsi que dans les laits et yaourts végétaux enrichis. La B12, insuffisante dans le monde végétal, devra être prise en complément ou par le biais de produits enrichis.

Dans le cadre de la diversification, on commence par les légumes et les fruits dès 4/6 mois, et on peut introduire céréales, œufs et produits laitiers à partir de 6 mois. Concernant les légumineuses et oléagineux, les avis divergent : certains professionnels les autorisent à partir de 9 mois, d’autres préfèrent attendre 15 mois… A partir de 6 mois, on peut donc faire des purées toutes simples et très nutritives composées de légumes, de céréales et d’huile végétale.

Enfin, il ne faut surtout pas oublier qu’un enfant a besoin de lait maternel ou maternisé jusqu’à au moins un an, et doit en consommer régulièrement pour couvrir la totalité de ses besoins ! Après 1 an, il reste grandement recommandé de lui donner du lait de croissance (il en existe des végétaux pour les végétaliens), et ce jusqu’à 3 ans.

Voilà, j’espère que tu auras compris avec mon article que le végétarisme n’est pas (que) le nouveau hobby à la mode de trentenaires branchés qui kiffent le tofu, mais bien une pratique alimentaire respectueuse de l’homme, des animaux et de la planète, qui peut être adoptée à n’importe quel stade de la vie, de 7 mois à 77 ans.

Sur internet, il est extrêmement compliqué de trouver des informations qui ne soient pas partisanes (« Les végétariens sont une aberration et vont tous mourir de malnutrition » Vs « La viande, c’est le diable, ça file le cancer et des hémorroïdes »), mais n’hésite pas à parler de ce choix de vie à ton médecin, et tu seras sûrement surprise de constater qu’il ne verra pas d’objections à ce que tu te lances avec ta petite famille si tu as quelques connaissances nutritionnelles (et s’il est un minimum ouvert et progressiste).

C’est à toi ! Tu es végétarienne et tes enfants le sont aussi ? Tu ne vas pas donner de viande à ton bébé ? Ou au contraire tu penses que c’est indispensable pour son développement et tu me prends pour une illuminée ? Tu es une trentenaire branchée et tu kiffes le tofu ? Dis-moi tout !

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Commentaires

46   Commentaires Laisser un commentaire ?

pouplette

Coucou, alors moi je ne suis pas végétarienne pour une sous même si tout ce que tu dis concernant les animaux d’élevage j’en suis bien consciente car mon papa était agriculteur. J’ai d’ailleurs eu une ériode pseudo végétarisme dans ma jeunesse la première fois que j’ai vu comment un depecait une vache dans le garage… bref je ne suis pas végétarienne car non pas que je pense que la viande soit indispensable à notre alimentation, non ca je te rejoins il y a des protéines partout, par contre j’aime le goût de la viande. Une vie sans viande se serait comme une vie sans chocolat pour moi. Et quand je pense à comment est récolté le chocolat, parfois je me dis que je ferais bien d’arrêter… tout ca pour dire que je ne suis pas végétarienne mais par contre j’essai de manger bio, justement pour essayer de lutter contre ce système d’animaux en cages, ou de vaches nourries de farines animales. Depuis que j’ai commencé j’ai découvert plein de produits en plus et curieusement ma consommation d viande a fortement diminué elle aussi depuis que je mange plus de tofu et de légumineuse 🙂 et pour revenir à ton article je ne vois pas ou est le problème d’éduquer ta fille au végétarisme si c’est tes convictions, elle aura bien le choix plus tard de continuer ou pas 🙂

le 08/12/2014 à 08h47 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

C’est vrai que dès qu’on commence à s’y intéresser, on découvre des tas d’aliments qu’on a peu l’habitude de consommer, du fait de notre culture légumes/blé/viande et qui sont en fait très intéressants d’un point de vue nutritionnel et peuvent être délicieux quand ils sont cuisinés d’une certaine façon (hum, le burger au steak de lentilles ou les fajitas au tofu !).

le 08/12/2014 à 12h24 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

(et il faut vraiment que je pense à retirer l’identifiant automatique quand je réponds à un de mes articles !)

le 08/12/2014 à 12h26 | Répondre

Madame Saphir

C’est une démarche que je comprends, même si elle n’est pas toujours facile à mettre en place.
Pour ma part, un peu pour les mêmes raisons que toi (et parce que j’en avais marre de manger n’importe quoi), j’ai également changé radicalement ma façon de manger. Je consomme de la viande, mais depuis environ 2 ans, je ne mange que des animaux qui sont nés chez moi, qui ont (bien) vécu chez moi, et qui meurent chez moi (c’est mon mari qui procède à l’abattage). Je sais ainsi comment ont vécu et comment sont mortes ces bêtes, et ce qu’elles ont mangé durant leur vie.
Cette démarche ne fonctionne chez moi que parce qu’on aime beaucoup s’occuper de nos bêtes, parce que c’est plutôt prenant au quotidien. Mais quel bonheur de manger un bon poulet !
Alors bien sûr, la réglementation limite la diversité puisqu’il est par exemple interdit d’abattre un bovin chez soi.
Mais pas de souci pour la volaille (poulet, dinde, canard, lapin, pigeon), pour l’agneau et le porc (abattage familial par éleveur déclaré toléré pour consommation personnelle uniquement).

le 08/12/2014 à 09h10 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

C’est effectivement une autre alternative et je pense que si l’homme veut continuer à manger de la viande tout en se préoccupant de bien-être animal, il faudra de toute façon revenir à ce type d’élevage familial… est-ce que c’est un système viable dans notre société d’hyper-consommation ? Je ne sais pas. Mais je pense qu’on ne pourra de toute façon pas continuer à fermer les yeux sur les dérives de l’élevage et de l’abattage industriels…

le 08/12/2014 à 12h29 | Répondre

Madame B

J’avoue, j’allais te sortir le fameux : ‘ mais tu pourrais laisser choisir’ …etc, mais après t’avoir lu, c’est clair que tu n’as pas tort, on choisit pour lui autant dans un sens que dans l’autre. A 28 ans, je commence a me sensibiliser au sujet, et quand on se renseigne, à plusieurs niveaux: écologique, la façon dont les animaux sont traités, la nutrition,…la logique voudrait que je cesse de manger de la viande. Mais voilà, pas évident de se débarrasser de ses habitudes de carnivore, mon objectif pour l’instant est de mettre au moins un plat végétarien au menu par semaine. En tant que future maman, je ne pense pas zapper complétement la viande, mais la limiter, et dans un 2nd temps sensibiliser mes enfants. En tous les cas, bravo pour ton engagement.

le 08/12/2014 à 10h28 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

On se sensibilise à tout âge (moi c’est au niveau écologique que j’ai encore des lacunes mais je pense pouvoir faire des progrès dans les années à venir) 🙂 On a la chance à notre époque de pouvoir être très bien informé si on cherche à l’être et quand on sait… difficile d’oublier. Un menu végétarien par semaine, c’est bien ! Et ça permet de découvrir une autre façon d’équilibrer ses repas et une cuisine tout aussi créative et savoureuse que la cuisine traditionnelle !

le 08/12/2014 à 12h33 | Répondre

Floconnette

Coucou
J’apprécie ton article car je me posais beaucoup de questions sur comment les végétariens diversifient les bébés 🙂

Concernant le « laisser choisir », j’aurais aussi pu te le sortir 😉 mais comme le commentaire précédent le dit aussi, je comprends avec ton explication. D’ailleurs à ce moment là, imposer une religion ou un mode de vie, est aussi « imposer » et pas « laisser choisir » donc tu peux répondre ça à ceux qui te le sortent hihi

Concernant la viande et les « carences », je suis toujours intéressée car je pense qu’en étant informée on peut contrecarrer les carences. Ceux contre qui je « râle » sont ceux qui ne donnent pas ce qu’il faut à leurs enfants, les végétaliens à outrance ou végétariens mal informés. Un enfant a besoin de protéines, de vitamines, etc… Tu m’as l’air au courant et bien plus informée que moi donc je suis sûre que ta fille ne manque de rien! D’ailleurs je n’ai commencé les protéines qu’à 7mois pour mon fils.

Enfin pour les carnivores: je pense quand même que l’homme est omnivore et donc carnivore en partie… Certes on a des uspermarchés on n’est plus l’homme préhistorique mais notre métabolisme a toujours besoin de protéines et la manière la plus « logique » (pour moi en tout cas) reste la viande les oeufs le poisson… Justement, pour moi l’homme es tun animal qui chasse sa nourriture mais qui à présent, a changé sa manière de s’approvisionner. Et j’aime aussi la viande et la charcuterie…

Par contre, je te rejoins totalement sur l’horreur des conditions d’élevage. Je fais attention à ce que j’achète; mais je sais que tu as raison sur les antibiotiques et les abattoirs… Je limite au max la casse en « consommant mieux », bio, local etc, mais en effet, quand j’achète du jambon sous vide, je ne sais pas comment est mort le cochon 🙁
Quand je vois les reportages sur les pesticides sur les fruits et légumes je suis carrément choquée et horrifiée (en particulier un reportage sur les oranges à jus m’a traumatisée et je n’achète plus que du bio depuis, j’étais enceinte en plus à l’époque et j’en buvais chaque matin!)
Donc fruits et légumes BIO et locaux (équivalent AMAP) à 80/90% chez nous, oeux BIO catégorie 0, poulets aussi ou Label rouge minimum etc…. Du coup, nos courses nous coûtent plus cher, et donc… on achète moins de viande, fatalement 🙂
En tout cas, je trouve ta démarche intéressante et j’apprécierais beaucoup de lire les menus de ta puce histoire que je varie les menus du mien (mon fils va sur ses 10 mois).

le 08/12/2014 à 10h47 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

En fait, il y a des famille strictement végétaliennes (nous on est végétariens, je le redis, je ne peux pas non plus parler complètement à la place des vrais vegans) qui s’en sortent très bien aussi… mais c’est plus compliqué et il ne faut pas se lancer à la légère. Être végétarien en règle générale, ce n’est pas supprimer la viande (voire le lait et les œufs) sans se poser de questions mais surtout trouver d’autres moyens de se nourrir.

Un site avec plein de recettes, de conseils, de tranches de vie de petits végétaliens (c’est dur de trouver des sites de végétaRiens, qui sont généralement moins engagés sur internet) en bonne santé :
http://enfantvege.canalblog.com/
(Mais en règle générale, je trouve la cuisine végétarienne assez peu intéressante avant 1 an… J’ai un livre très bien fait qui s’appelle « Petit végétarien gourmand » mais grosso modo, pour les petits, c’est toujours la même chose : du légume, de l’huile, des céréales…on peut vraiment commencer à s’amuser après un an ! chez nous on donne aussi des yaourts et je pense bientôt commencer les œufs, mais rien de foufou ^^)

Et je te rejoins sur le fait que notre agriculture en général est pleine de dérives et qu’il faudra de toute façon, je pense, la modifier dans les années à venir. On ne peut pas continuer dans ce sens !

le 08/12/2014 à 12h51 | Répondre

Lady Rainbow

Ouuuuuuuuhhhhhh sacre debat ici en perspective 😉 Bravo d’amener ce sujet !!
De mon cote, j’aim bien « la bonne bouffe », et comme le disait Nya dans un article sur Sous Notre Toit, dans les pays occidentaux « la bonne bouffe » se traduit souvent par « la bonne viande ». Cela dit, je suis de plus en plus sensible a la souffrance animale et le vegetarisme m’attire pour cette raison, comme toi, pas pour faire comme les bobo-hipstero-ecolos. A terme, j’aimerais me diriger vers un mode de vie semi-vegetarien, a savoir vegetarisme au moins 3-4 jours par semaine.

le 08/12/2014 à 11h15 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

C’est vrai que dans notre culture, difficile d’imaginer un repas joyeux sans une bonne pièce de viande (d’où je pense le mythe que les végétariens sont des gens maussades). C’est pourtant tout à fait possible : on va me croire obsédée par mes burgers et mes fajitas, mais quand on en fait, c’est la fête à la maison ! Et les pizzas végé, et toutes ces choses sucrées et/ou grasses qui sont aussi végétariennes, voire vegan : les glaces, les gâteaux, les frites…

De toute façon, la plupart des études tendent à prouver que limiter la viande a des impacts positifs sur la santé. Et ne serait-ce que limiter, c’est déjà s’opposer au mode de production industriel qui veut qu’on consomme toujours plus, fut-ce au détriments d’êtres sensibles. Bref, moi, évidemment j’approuve les 3/4 repas végé par semaine 😉

le 08/12/2014 à 13h14 | Répondre

Madame Lavande

Je trouve ton article très bien construit ! Même si je ne suis pas végétarienne, j’adhère à ce que tu dis. J’ai donc quasiment supprimé la viande de mon alimentation et le peu que je consomme (ou que nous consommons plutôt, avec mon mari) est de la viande dont je connais la provenance : des fermes proches de chez nous qui vendent dans une coopérative et son transparentes sur leurs méthodes d’élevage et d’abattage.
Et je n’ai aucune carence en vitamines, bilan sanguin à l’appui. Je pense d’ailleurs quand j’aurais des enfants garder le même mode d’alimentation, adapté bien entendu à leur âge.

Je serais aussi preneuse de tes recettes si tu les publie 😉

le 08/12/2014 à 11h15 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Je n’ai pas non plus de carence, selon la batterie d’examens que j’ai pu passer dans le cadre de ma grossesse 😉 En fait, à partir du moment où on n’a pas de problème de santé particulier et où ne fait pas n’importe quoi avec son alimentation, qu’on soit végétarien ou non, il est rare qu’on développe des carences (autres que celles communes en fer ou en vitamine D, qui touchent tout le monde -durant ma grossesse, j’ai eu une mini-carence en fer, mais au moins la moitié des futures mamans que je connaissais manquaient aussi de fer et la plupart beaucoup plus gravement que moi).

Pour les recettes, comme je disais à Floconnette, en ce moment, ce n’est pas très intéressant ! Comme les bébés non-végé, les bébés végétariens mangent des purées, on fait juste plus attention à leur apport en graisse, fer et protéines en ajoutant céréales et huiles végétales, et éventuellement yaourts et oeufs. Par contre une fois que l’enfant a une alimentation « presque comme les adultes », on peut faire plein de trucs chouettes !

Pour un exemple de diversification alimentaire (végétalienne mais dont on peut s’inspirer si on est végétarien, ou intéressé par la cuisine végétarienne), un article du même site cité plus haut en réponse à Floconnette :
http://enfantvege.canalblog.com/archives/2012/07/09/24672743.html

le 08/12/2014 à 13h29 | Répondre

capela16

J’aime beaucoup ton article, je ne suis pas du out végétarienne mais je comprends ce qui t’a poussé dans cette voie. Et je suis bien d’accord sur le fait qu’avec viande ou pas, on peut tout à fait avoir une alimentation qui permet d’amener tout ce dont le corps a besoin. Je me posais juste la question du développement du goût : on sait que les enfants développent assez tôt leur goût pour certains aliments, et qu’ils auront naturellement assez tendance à éviter toute nouveauté. Est-ce que tu as déjà pensé à cet aspect? tu parlais de le laisser choisir de manger ou pas de la viande chez les grands parents ou autres, cela va sans doute dans le même sens, afin de lui permettre de se faire son opinion « gustative » sur le sujet…

le 08/12/2014 à 11h43 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Étant moi-même végétarienne (et pas encore mère, mais ça finira bien par arriver !), je me permets de te donner mon opinion à ce sujet : quand on leur transmet nos valeurs… En général, on espère qu’ils garderont ces valeurs toute leur vie. Je ne connais pas de parent qui pense vraiment « j’a-do-re-rais que mes enfants aient des valeurs complètement à l’opposé des miennes ! ». On peut être relativement sereins par rapport à ça, dans certains cas on peut être contents pour eux s’ils se sentent plus épanouis ainsi. Mais non, ce n’est pas le kif intersidéral de voir ses enfants prendre une direction contraire à celle que l’on croit juste/vraie.

Donc, effectivement, quand on éduque son enfant au végétarisme, on n’éduque pas son goût à la viande.
Et quand on l’habitue à manger de la viande tous les jours, on ne l’habitue pas à des goûts n’incluant pas celui de la viande, il a donc moins de probabilités de décider de ne pas en manger. Pourtant on ira rarement demander à quelqu’un qui mange de la viande et en donne donc logiquement à ses enfants : « Mais est-ce que tu lui laisses vraiment la possibilité de devenir végétarien un jour, en l’habituant ainsi au goût de la viande ? ». 😉

C’est valable pour le végétarisme… Et pour toutes les valeurs qu’on transmet à ses enfants. Quand on habitue les enfants à une chose, ils connaissent moins ou pas du tout la chose contraire, ils pensent souvent que le contraire est mal ou « bizarre ». Parfois ils iront finalement vers ce contraire après l’avoir apprivoisé, souvent ils suivront grosso-modo le même chemin que celui auquel on les a habitué.

le 08/12/2014 à 12h41 | Répondre

Leaureine

Et en même temps, Lutine, je ne sais pas si c’est ton cas, mais combien d’enfants aujourd’hui devenus adultes ont mangé de la viande et sont aujourd’hui végétariens? Cela ne les a pas empêché de supprimer la viande aujourd’hui de leur alimentation, donc pourquoi un enfant élevé dans le végétarisme ne deviendrait pas, aussi simplement, de la même manière, carnivore à l’âge adulte?
On fait tous des choix (des parents omnivores qui découvrent que leurs enfants est végétarien sont souvent surpris) parce que, Dieu merci, nous avons notre libre arbitre et le choix d’aller vers telle ou telle voie, y compris dans nos modes de consommation alimentaires !

le 08/12/2014 à 13h36 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Bien sûr ! Et si ma fille mange de la viande, elle ne sera pas reniée 🙂 Mais on ne lui en donnera pour lui faire goûter, étant donné qu’on ne voit pas l’intérêt d’en manger. Mes parents ne m’ont jamais fait manger de sauterelles, par exemple, ça ne me manque pas, et si j’avais envie d’en manger un jour, eh bien, libre à moi de le faire et de voir si j’aime ou pas (et si je n’aime pas faute d’y avoir été habituée assez tôt, eh bien, tant pis !).

le 08/12/2014 à 13h41 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

J’aurais du mal à répondre mieux que Lutine 🙂

Effectivement, l’éduquer au goût de la viande n’est pas vraiment notre priorité, étant donné qu’on part du principe que si elle n’en mange pas, c’est tout aussi bien 😉 Mais effectivement, elle risque d’en goûter au cours de sa vie (son papa est assez réticent à l’idée mais je me vois mal lui interdire) et je pense qu’elle pourra se faire une opinion… Et elle verra ce qu’elle voudra faire avec ça, si elle trouve ça trop bon pour s’en passer, si elle n’aime pas ou si elle suit notre voie, à savoir s’en passer par conviction, indépendamment du plaisir gustatif (largement compensé par d’autres aliments ;))…

le 08/12/2014 à 13h36 | Répondre

Miss Chat

Ouch sujet sensible…
Je respecte ta prise de position par rapport au fait de manger végé (même pour ta fille, si tu équilibres bien son régime alimentaire, pas de souci pour moi, comme ont dit plusieurs commentatrices), je reconnais que les conditions d’élevage ou d’abattage ne donnent pas non plus envie de participer au processus …
MAIS (bah oui) je crois qu’il faut aussi rappeler que :
1) La production intensive pour arriver à offrir suffisamment de tous ces produits à nos populations qui deviennent végé est tout aussi destructrice pour l’environnement que l’élevage !!! Donc là, on n’y gagne strictement RIEN. Le problème, c’est la quantité dont les pays occidentaux/développés ont besoin actuellement. Et alors autant vous dire que l’agriculture du soja pour développer les steaks sans viande, c’est le pire qu’on puisse faire…….. Mieux vaut diversifier avec céréales et légumineuses plutôt que de consommer ces produits !
2) Oui, il y a bien des protéines dans les végétaux pouvant servir de substitut mais NON, ce n’est pas « la même chose » ! On parle ici de protéines végétales, qui sont moins assimilables par l’organisme humain que leurs consoeurs animales (en gros, pour avoir les « bonnes » protéines, vaut mieux manger des insectes que des végétaux 🙂 ). Il faut aussi le prendre en compte donc si tu veux changer de type de consommation.
3) Je tiens aussi à préciser que les Indiens mangent bien végé depuis des millénaires et qu’ils vont biens, ok. Mais « depuis des millénaires », c’est la clé ici : un organisme ne peut pas, même en 50 ans, s’habituer à un changement de régime alimentaire pareil (on n’est pas fabriqué comme ça). Avec un régime adapté, les « nouveaux » végétariens ont de légères déficiences, que la science permet de combler de plus en plus, mais qui restent une réalité.

Bref je voulais juste amener ces précisions. Personnellement, je pars du principe que le meilleur pour la santé est de manger équilibré et que jusqu’à preuve du contraire (il n’y a rien qui montre que les végés vont mieux/vivent plus longtemps), la viande fait toujours partie de ce régime équilibré 😉 Si je peux un jour accéder à de l’élevage « raisonné », où les animaux sont respectés et bien traités de A à Z, je n’hésiterai pas une seule seconde mais je ne supprimerai pas la viande de mon alimentation 🙂

le 08/12/2014 à 13h41 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Pour ton point numéro un, à ton avis, que mangent les animaux d’élevage ? 😉
Un petit graphique qui explique bien pourquoi l’élevage intensif rogne considérablement sur les terres qui pourrait servir à cultiver des végétaux destinés aux humains plutôt qu’au animaux d’élevage : http://www.viande.info/fichiers/visuels/schemas/ressources-agricoles/surfaces-de-sol-necessaires-800×600.png et la quantité d’eau nécessaire pour obtenir un kilo de diverses nourritures, végétales ou animales : http://www.viande.info/fichiers/visuels/schemas/eau-fonction-aliment/eau-fonction-aliments-800×600.png

le 08/12/2014 à 14h38 | Répondre

Miss Chat

Bien sûr, c’est pour ça que je parlais uniquement de la production pour la consommation humaine et celle-ci, puisqu’il faudrait nourrir X milliards de personnes, est énorme (car il faut plus de soja pour remplir les besoins d’une personne que de viande) et donc tout aussi destructrice ! Même si la consommation en eau est plus grande, la plus grosse partie est recyclée et il reste le fait que pour atteindre une telle production de soja par exemple, tu DOIS utiliser des engrais et améliorants chimiques : pas mieux pour l’environnement donc 😉
Par contre, si je puis me permettre, les chiffres donnés par les associations telles WWF et co, bif bof question de confiance : ils ne sont pas neutres du tout dans ces histoires, c’est donc à mettre en perspective. (je ne dis pas qu’ils ont tort, ils ont bien souvent raison sur le fond, mais leurs chiffres ne sont pas anodins non plus)

le 08/12/2014 à 15h32 | Répondre

Miss Chat

Ah et comme je disais dans mon premier commentaire, le problème vient surtout du fait qu’on consomme trop et que ça fait surcharge sur l’environnement, que ce soit pour de la viande actuellement ou pour des végétaux dans l’hypothèse où on orienterait nos régimes vers cela 😉
Manger moins et mieux, c’est un peu une des solutions au(x) problème(s) !

le 08/12/2014 à 15h37 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Il faut vite qu’on devienne tous végétariens, alors, pour rattraper le retard de notre organisme sur celui des indiens 🙂 Blague à part, ce que je peux dire, c’est que mon mari et moi allons fêter nos deux ans de végétarisme et que nous n’avons constaté aucun changement, pas plus de fatigue, moins de force… et pourtant nous avons tous les deux eu des métiers où nous courions toute la journée et portions des charges lourdes (lui en préparant les commandes du drive, moi en rangeant les arrivages et en courant dans toutes les librairies où j’ai travaillé pour trouver des livres aux clients). J’ai passé une grossesse en étant végétarienne, avec des analyses impeccables et sans souci de santé qui puisse y être relié et ai donné naissance à un bébé magnifiquement proportionné et en excellente santé. J’allaite depuis sept mois et demi sans ressentir de fatigue (autre que celle des nuits entrecoupées de cris). Donc de mon point de vue, ça me semble tout à fait possible pour un organisme de s’habituer au végétarisme 🙂 Et donc de ne plus consommer de protéines animales (même si je triche un peu -voire complètement- parce que je bois du lait quotidiennes et que je mange des oeufs très régulièrement, ce qui me permet de les avoir quand même, ces fameuses protéines animales… un vrai vegan pur et dur -et en excellente santé car, à moins de faire n’importe quoi, ils le sont- serait forcément plus crédible).

Pour la quantité de végétaux cultivés, Lutine a répondu ce que j’aurais répondu, à savoir que les cultures de soja dévastatrices ne sont pas destinés au petit nombre de végétariens mais au grand nombre d’animaux d’élevage. Si tu supprimes l’intermédiaire animal, qui mange des tonnes de végétaux dans sa vie pour donner un peu de viande, tu as besoin de beaucoup moins de cultures pour nourrir les hommes car les calories végétales étant ingérées directement, il y a beaucoup moins de pertes (pendant toute la période d’engraissement, l’énergie que dépense l’animal, les déjections que produit l’animal, et au final les parties de l’animal non-mangées sont autant de végétaux « gâchés ») (je ne sais pas si c’est compréhensible ce que je dis, mais c’est logique, quand on y pense). Après, je suis tout à fait pour dire que le problème de l’agriculture intensive ne vient pas essentiellement des animaux. Notre façon de produire de la nourriture à outrance sans réelle nécessité (dans nos pays) serait entièrement à revoir.

Et puis pas de souci, je ne fais pas de prosélytisme, je ne cherche pas à convaincre des gens qui veulent manger de la viande mais plutôt à faire comprendre ce mode d’alimentation (et contribuer à ce que les végétariens ne soient plus vus comme des illuminés) et peut-être à encourager ceux qui hésiteraient à se lancer là-dedans (moi j’ai beaucoup lu de témoignages avant de me dire « ok, si tant de gens vivent comme ça, ça doit être possible ») 🙂

le 08/12/2014 à 19h16 | Répondre

Madame Vélo

Ah c’est un sujet récurent quand on a des copines végétariennes, voire végétaliennes ! Ma sensibilité va évidemment vers le bien être des animaux, mais aussi vers les impacts environnementaux et sanitaires de l’élevage industriel. Chez nous, depuis quelques années on a supprimé la viande le soir (bon ok, sauf charcuterie de temps en temps !). J’ai aussi limité la quantité de viande par plat (en gramme) de manière à privilégier la qualité par rapport à la quantité. Sans acheter bio j’achète local à des petits producteurs. Et même si j’aimerais limiter encore un peu la quantité de viande (avec par exemple un plat végétarien par semaine), je ne supprimerais jamais la viande de mon alimentation : j’aime le goût, j’aime la bonne vieille cuisine française, et je reste persuadée que même si on peut vivre en bonne santé sans viande, il en faut un peu quand même pour une meilleure diversification. Mais je respecte totalement le choix du végétarisme, à condition que les « alternatives » restent logiques et saines, et puis c’est l’occasion de découvrir de nouveaux plats et de nouvelles saveurs de temps en temps 🙂 ! merci pour cet article qui ouvre des portes !

le 08/12/2014 à 14h25 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Tu l’as dit, il ne faut pas faire n’importe quoi et il faut que les alternatives à la viande soient crédibles… Il ne suffit pas de dire « Ok, je mange tout pareil qu’avant, sauf que j’enlève la viande ». Non, il faut faire l’effort de varier les légumes et les fruits, d’aller voir du côté des céréales, des légumineuses, et si on est végétariens veiller à consommer suffisamment de lait et d’œufs pour s’assurer les protéines animales dont on n’est pas encore prêt à se passer (ce qui est néanmoins possible puisque de nombreux vegans -souvent experts en nutrition, bien plus que moi !- vivent en parfaite santé). C’est loin d’être impossible mais ça nécessite, bien évidemment, d’être préparé à changer (un petit peu) son alimentation.

le 08/12/2014 à 19h26 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Je te remercie pour ton article Mrs Tabitha Twitchit, ça m’a permis d’en discuter avec M. Lutin, car il y a une chose qui ne restait pas tout à fait claire pour nous, étant moi-même végétarienne, et lui pas (pas encore).
Le fait de répondre à certains commentaires m’a finalement mis devant l’évidence, à savoir qu’il s’agit là d’une valeur. Or, si lui consomme encore de la viande, il est néanmoins convaincu des bienfaits et de l’utilité du végétarisme. Du coup, à ce titre, ça n’aurait pas de logique de vouloir habituer nos enfants à ce goût.
Néanmoins évidemment, si leur père ne franchit pas lui-même le pas du végétarisme avant qu’ils aient l’âge d’être diversifiés, il serait également illogique de refuser de leur laisser goûter au jambon que mange Papa, s’ils ont l’air intéressés. Mais cela n’aurait pas de sens pour nous de leur préparer d’office des bouillies avec un élément carné.

le 08/12/2014 à 14h45 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Je suis contente alors si c’est plus clair pour vous 🙂 Je voulais surtout montrer que c’était possible, de se passer de viande, même au plus jeune âge. Si le végétarisme était réservé aux adultes, il aurait finalement peu de sens. On ne peut pas imaginer un futur où tous les adultes seraient végétariens mais où on continuerait à tuer des animaux pour les donner aux bébés, ce serait très bizarre. Après, c’est vrai que vos enfants voudront sans doute goûter aux plats de leur papa quand ils auront l’âge de manger avec vous… les explications sur l’intérêt du végétarisme et leur choix final, réfléchi, personnel, ça viendra plus tard.

le 08/12/2014 à 19h33 | Répondre

emma

moi je m interroge plus sur la suite : école ,cantines, goûters d’anniversaires, déjeuner chez les petites copines..Avez vous déjà penser à la façon dont vous allez gérer tout ça? Mon mari qui a eu de lourds problèmes d’allergies petit devait amener sa nourriture spéciale a chaque occasion et il a extrêmement mal vécu cette période où on le distinguait systématiquement de ses petits copains..

le 08/12/2014 à 16h36 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Alors alors, c’est un excellente question 🙂 Pour la cantine, c’est sûr qu’il faudra y réfléchir si elle y va. Je pense qu’on laissera le choix à notre fille de manger ou non de la viande, et qu’on complètera ses apports éventuellement insuffisants le midi par un repas plus équilibré et copieux le soir. De toute façon, la cantine n’est pas un problème uniquement pour les végétariens mais aussi pour les musulmans, les juifs (viande non-hallal ou non-kasher) et les allergiques. Mais le végétarisme n’est justement pas une allergie, ni un interdit religieux, et entraîne donc beaucoup moins de contraintes. Si à un anniversaire elle mange des bonbons à la gélatine ou à la cantine des pâtes bolognaise, bon ben voilà, elle en aura mangé, mais elle n’en mourra pas (et n’aura pas non plus trahi sa religion). Et il faut rappeler aussi qu’un repas mal équilibré de temps en temps (imaginons qu’invitée chez sa copine, elle ne mange que des frites et de la glace) ne va pas entraîner immédiatement des carences irrémédiables 🙂 Donc à mon sens, être un enfant végétarien est beaucoup plus simple qu’être un enfant allergique !

le 08/12/2014 à 19h46 | Répondre

Mlle Mora

Sujet intéressant et polémique au possible ! 🙂
Je vais peut-être mettre un pavé dans la mare, mais bon allez… Moi… J’aime la charcuterie. Un hiver sans raclette avec charcuterie, pas possible pour moi (enfin je l’ai fait une année en étant en voyage, mais en rentrant c’est le premier truc que je voulais !)
Et j’adore les sushis (ce fut une épreuve de ne pas en manger pendant 9 mois de grossesse !)
Pourtant, je suis très informée sur les dégâts de l’élevage intensif, je boycotte les fast-foods, je ne mange pas de la viande à tous les repas, je fais un peu attention à tout ça… Mais la réalité est là pour moi, je ne pourrai pas devenir végétarienne parce que j’aime trop la charcuterie et les sushis.
Et je pense que pour la plupart des gens, c’est là le « problème ». Mais ça viendra, ça prendra du temps, mais certainement que dans 50 ans, quand on regardera en arrière on dira tous « oh lala c’était des barbares quand même à manger du cochon avec du fromage et du poisson sur du riz »
La société et les moeurs évoluent, et si un jour ma fille décide de devenir végétarienne, et bien, je ne l’en empêcherai pas non plus !

le 09/12/2014 à 14h34 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Tu as tout à fait raison de le dire ! C’est à la fois un vrai et un faux argument. Un vrai argument parce qu’une fois mises de côté les craintes pour la santé, c’est ce qui reste. C’est la principale raison, comme tu le dis, pour laquelle la plupart des gens n’arrêtent pas ma viande. Et c’est un faux argument parce que le jour où on considèrera que manger de la viande (cette viande du moins) n’est plus moral, on ne pourra pas le justifier par le fait qu’on y prend du plaisir… Après voilà, on verra comment évoluent les mentalités sur cette question. Ta fille aura en tout cas la chance d’avoir une maman tolérante, sur ce point, et sur d’autres sans nul doute 🙂

le 10/12/2014 à 00h03 | Répondre

Margot

Moi j’en connais un qui sait très bien que ça n’est pas moral, qui le reconnait, et que ça n’empêche pas d’aller chez KFC manger du bon poulet intensif quand j’ai le dos tourné. Le problème, comme pour l’environnement, et nous péchons tous par là à un endroit ou à un autre (je ne veux pas donner l’impression d’être un ayatollah intolérant), est que nous avons bien du mal à revoir nos habitudes… par manque d’envie, par flemme, par égoïsme. Aussi.

le 22/12/2014 à 13h47 | Répondre

Madame Saphir

Je suis exactement comme MelleMora, j’aime bien trop la viande pour y renoncer. C’est pour cela que la solution qui nous convient le mieux à mon mari et à moi, c’est d’avoir quelques poules et quelques canards dans le jardin !
On y gagne sur tous les tableaux :
– qualité incomparable avec de l’industriel
– prix
– et côté morale, le problème ne se pose pratiquement plus, puisque ces bêtes naissent chez moi, vivent en liberté et en toute tranquillité, grossissent à leur rythme, sont nourries principalement par nos déchets de table (épluchures, carcasses etc, bien qu’on complémente en blé), et sont abattues « proprement ».
Seul défaut de la méthode, il faut un jardin, et il faut l’envie et la possibilité d’y consacrer du temps (et se sentir capable de tuer, ce que je laisse à mon mari) !

le 10/12/2014 à 09h59 | Répondre

Mlle Mora

C’est une bonne solution que tu as trouvé, et c’est bien que tu puisses le faire ! Peut-être qu’un jour j’aurai des cochons… 🙂

le 10/12/2014 à 11h28 | Répondre

Madame Saphir

MDR c’est de l’intendance, mais ça se gère ! A la maison on tue un cochon par an. On fait saucissons, rosette, pâtés (campagne et de tête), andouillettes, petit salé, jambon sec, rillettes et tout le reste ! Et la charcuterie maison, c’est juste un régal !!!!
Et en moins envahissant, ya le canard sur lequel tu peux faire les magrets séchés, les rillettes, les gésiers confits, les cuisses confites et le cou farci ! Mais c’est du boulot 🙂

Par contre, reste la possibilité d’acheter tous ces produits chez des petits producteurs locaux, mais c’est au niveau du prix que ça coince, après !

le 10/12/2014 à 14h52 | Répondre

Plop

Pour le prix c’est surtout une question de fréquence.

Je suis « semi végétarienne ». Je ne cuisine (quasiment) jamais de viande, mais j’en mange sans problème si quelqu’un en a cuisiné pour moi.
Il m’arrive cinq ou six fois par an d’acheter un peu de viande chez un petit producteur. Je vois ça comme un « achat plaisir » et j’essaie de prendre le top en terme de qualité.

C’est sans doute cher au kilo, mais au final ramené à l’année mon poulet trimestriel ne me coute pas grand chose!

le 08/01/2016 à 15h58 | Répondre

mme ebene

j’ai juste une petite question, c’est bien beau de ne pas manger la viande pour les animaux vivants mais le lait et les oeufs ça vient des mêmes animaux maltraités non?

le 11/12/2014 à 16h45 | Répondre

Lady Rainbow

Si je peux me permettre de repondre a ta « ptite question » :
– les oeufs, si tu les prends categorie 0 (bio) ou 1 (elevage en plein air), les poules ne souffrent pas puisqu’elles mangent de la bonne nourriture et elles vivent dehors
– le lait : les vaches laitieres sont souvent elevees a l’exterieur et notamment les vaches qui produisent du lait bio, pour garantir une bonne production de lait.
En conclusion si tu prends du bio tu sais que la qualite de vie des animaux est prise en compte

le 12/12/2014 à 14h25 | Répondre

mme ebene

Certes mais ce cas vaut aussi pour la viande bio 🙂

le 15/12/2014 à 14h13 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Ouh la, ça commence mal quand ça commence pas « c’est bien beau » 😉 Effectivement, j’ai envie de dire, c’est bien beau et c’est déjà ça.

Comme l’a dit Lady Rainbow, nous choisissons notre lait et nos œufs pour qu’ils garantissent « au maximum » de bonnes conditions de vie aux animaux qui les ont produits. Je voyais par exemple hier, au supermarché, des boites d’œufs en forme de légos, destinées à être données aux enfants après utilisation au lieu d’être jetées. Idée très amusante et plutôt intelligente. Un coup d’œil sur la boîte et l’initiative écologique est devenu beaucoup moins louable : « œufs de poules élevées en cage ». Et c’est avec ça qu’on veut faire jouer nos enfants ?? Mieux vaut leur donner de vrais légos et leur apprendre à ne pas choisir leur nourriture n’importe comment. (c’était le petit coup de gueule du jour) Première réponse.

Deuxième réponse : On peut imaginer que les animaux destinés à la viande bio soient mieux traités que les autres… ce n’est pas forcément le cas (bio pour la viande, ça veut surtout dire « pas de médicaments et du fourrage bio », ce qui est super pour le consommateur, mais qui fait une belle jambe à l’animal). Mais si ça l’était (et ça l’est sûrement dans certains cas), comme je le disais au tout début de mon article, ça ne justifierait pas un abattage industriel. C’est super de vivre une vie correcte, c’est encore mieux de ne pas être tué dans une usine à la fin.

Enfin, troisième réponse : en réalité, tu as complètement raison pour les œufs et le lait, ils engendrent énormément de souffrance animale (que ce soit dans le sexage des poussins à la naissance ou dans les conditions de vie des vaches laitières et de leurs veaux, souvent pires que celles des vaches à viande). C’est effectivement le point faible de mon raisonnement et tu as bien remarqué que j’ai soigneusement évité le sujet, pour ne pas entrer dans le débat du végétalisme (j’amenais assez de débat, déjà, non ?). Mais mon avis personnel sur la question est que, dans l’idéal, il vaut mieux être végétalien. Seulement c’est très compliqué à notre époque (et en France) d’être végétalien parce que les aliments phares de la cuisine végétalienne ne se trouvent pour le moment que dans les magasins bio. Ce qui signifie difficulté d’accès et budget conséquent. C’est pour cela que je ne prétend pas éradiquer la souffrance animale mais participer à mon (minuscule) niveau à faire bouger les choses dans ce sens pour qu’un jour (que je ne verrai sûrement pas), cette souffrance inutile ait effectivement disparu.

le 20/12/2014 à 11h18 | Répondre

Margot

C’est clair que ne pas pouvoir vivre de façon parfaite ne signifie pas qu’on ne doit pas essayer de s’améliorer!

le 22/12/2014 à 13h51 | Répondre

Mme beeboo

j aime la viande et je ne pourrai m en passer mais de facon équilibrée. l excès nuit en tout. tout comme les oeufs 0 ou 1 on peut aussi acheter sa viande chez des producteurs ou sur des marchés d éleveurs.

le 13/12/2014 à 18h49 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Il est extrêmement compliqué et surtout extrêmement coûteux (je sais que certains peuvent se le permettre, pas moi : et si c’est pour acheter un bout de viande par mois… je ne pense pas que ça apporte grand chose au point de vue nutritionnel !) d’acheter de la viande élevée dans de bonnes conditions. Et ce n’est pas parce que les éleveurs sont locaux qu’ils traitent bien leurs animaux. Pour survivre dans ce monde (sans vendre leur viande à un prix exorbitant), la plupart des éleveurs ont « accepté » de passer à l’élevage industriel. La fermette des livres d’enfant n’existe plus guère que dans le cadre des fermes pédagogiques. D’autre part, rares sont les éleveurs, locaux ou non, bio ou non, qui pratiquent l’abattage maison, donc le traumatisme de l’abattage industriel pour les animaux, fussent-il traités au mieux durant leur (courte) vie, est bien là.

le 20/12/2014 à 10h49 | Répondre

Mrs Tabitha Twitchit

Et je me suis encore connectée avec le mauvais compte…

le 20/12/2014 à 11h20 | Répondre

Louisette

Bonjour
tout d’abord super blog ! J’aime beaucoup le ton des articles, c’est bien écrit, simple sans être simpliste, et je partage de nombreux points de vue présentés ici.

Merci pour cet article en particulier, car je deviens de plus en plus… proche des végétariens. Comme j’ai pu le lire chez d’autres, je ne suis pas encore tout à fait prête à renoncer à la viande ou au poisson (petite fille de marayeur… par contre je ne mange que de l’extra-frais !), mais ton article me convainc que si je réduis à 1 ou 2 fois par semaine ma consommation animale, on peut très bien avoir une alimentation équilibrée.

A tel point que je suis un peu chiffonnée qu’à la cantine de l’école de ma fille, il n’y a qu’un seul repas végétarien par mois… Alors oui, je pourrais lui confectionner moi-même ses repas… mais je sais aussi que ça me demanderait tellement de prévoyance et d’effort (je suis seule avec ma fille et je bosse à temps plein).

M’enfin tout ça pour dire que j’y réfléchis, et même mieux, je confectionne exclusivement du végétarien le soir. Et ne m’en porte pas plus mal !

Et les animaux me remercient j’en suis sûre (enfin ceux que je n’aurais pas mangé…. ptetre un jour j’arrêtrais complètement)

le 08/01/2015 à 12h20 | Répondre

Eve

Bonjour,
Merci pour l’article, il est chouette!
Je suis une jeune maman et je me pose pas mal de questions. Je suis moi-même végétarienne depuis plus de 15 ans et j’ai maintenant commencé depuis 1 mois 1/2 la diversification de mon petit boy mais je n’arrive pas à me résoudre à lui donner de la viande, un peu pour les mêmes raisons que toi. Mais cette satanée vitamine B12 me fait un peu flipper. Je ne veux pas avoir à lui donner des compléments. Est-ce que s’il mange régulièrement des œufs, boit du lait de vache, ça lui suffira pour créer sa réserve?

le 06/06/2017 à 12h47 | Répondre

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