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Bilan avant bébé / après bébé : ce que j’avais envie d’essayer, ce qui est resté


Publié le 22 janvier 2019 par Mélinda

En grosse consommatrice de blogs, je suis très influencée par les tendances qui y sont développées. À l’origine, mes quelques idées concernant les enfants étaient issues de ma propre éducation, jusqu’au jour où j’ai été sur le point de devenir maman à mon tour. À ce moment-là, mes lectures m’ont amenée à revoir ce que je pensais être la norme. Je suis devenue une adepte convaincue du respect de la physiologie, de la parentalité positive, du maternage…

Crédits : Pixabay

Avant la naissance de mon premier bébé, j’ai eu beaucoup d’ambitions. Et puis la vraie vie est passée par là. D’une, je ne suis pas seule à avoir eu cet enfant, et mes idées se sont confrontés à celles du papa, puis celles des grands-parents qui gardent beaucoup notre fille. De deux, certaines de ces idées n’étaient tout simplement pas adaptées à notre mode de vie.

La loupinette a aujourd’hui 18 mois. Voici un bilan avant/après ou théorie vs pratique.

Un accouchement physiologique

Bilan : raté !

Ah il me faisait rêver celui-là, d’autant plus que j’étais terrorisée par les nombreux témoignages de violences obstétricales. Malgré une préparation à base de nombreuses lectures et quelques cours de yoga prénatal, j’ai fini sous péridurale. J’ai être déclenchée 3 jours après le terme parce que je ne sentais plus ma fille bouger. La douleur des contractions m’a prise par surprise, je n’ai trouvé aucune solution pour la gérer, et j’ai donc rapidement demandé la péri. Au final, un regret limité car la suite de la naissance s’est très bien passée.

Allaitement

Bilan : la révélation.

Avant d’accoucher, je ne savais pas si je voulais allaiter. Ma principale motivation, c’est que j’avais lu que ça diminuait les coliques et je voyais l’allaitement comme une solution pour acheter ma tranquillité (#naïve). La seule chose dont j’étais sûre, c’est que j’essaierais et si c’était dur, hop on passerait au biberon sans insister. Je n’avais pas envie de galérer. Finalement, je me suis accrochée à ma tentative d’allaitement en refusant les compléments de lait proposés à la maternité pour calmer ma fille. Ensuite, l’allaitement est très vite devenu facile. Et j’ai adoré. Je recommencerais pour mon deuxième bébé en visant une durée de 6 mois cette fois-ci. Un allaitement long me fait envie, mais je crois que j’aurais trop besoin de retrouver mon corps.

Couches lavables

Bilan : un gros flop.

Besoin de développer ? Quand je lui ai proposé, mon mari m’a regardé avec de grands yeux et m’a dit que je me débrouillerais sans lui. Ma mère qui est aussi notre nounou a rigolé. Et je me suis découragée lorsque j’ai cherché comment m’organiser. Pour l’instant, on utilise donc des couches jetables mais aussi des lingettes lavables et des gants de toilette pour limiter les déchets. J’ai de nouveau envie d’essayer maintenant que ma fille a 18 mois. Elle grossit lentement, ce qui me permettrait de n’acheter qu’une seule taille de couche, et on la change beaucoup moins souvent qu’avant, ce qui sera plus facile à gérer.

Portage

Bilan : c’est adapté à ma fainéantise.

Je n’ai pas vraiment eu l’occasion d’utiliser mon écharpe car ma fille est née juste avant l’été et j’avais trop chaud. Par contre, j’ai commencé à utiliser un porte-bébé physiologique avec un dos aéré à partir de ses 2 mois et j’ai complètement adhéré. J’ai trouvé ça hyper pratique pour sortir avec mon bébé plutôt que de m’embêter à descendre la poussette dans notre mini ascenseur. Et ces échanges avec ma fille, la sentir s’endormir contre moi : mouh que j’ai aimé ça. Par contre, je suis la seule à porter, le papa ne le fait que s’il n’a pas le choix car lui préfère la poussette.

Cododo

Bilan : j’ai pas choisi mais finalement ça m’arrange.

Terrorisée par les risques de mort subite de nourrisson, je voulais respecter les recommandations qui préconisent de faire dormir bébé dans la même chambre que les parents pendant les 6 premiers mois. En plus, j’avais très envie de dormir avec mon bébé parce que la proximité que j’imaginais me faisait « fantasmer ». Mon mari a dit stop au bout de 3 semaines car la loupinette faisait beaucoup de bruit en dormant et nous dérangeait. En plus, elle très vite dormi la nuit, ce qui m’a évité de me rendre toutes les 2 heures dans sa chambre pour allaiter. Je n’avais donc plus d’arguments pour la remettre dans notre chambre. J’étais déçue mais je me suis bien reposée.

DME

Bilan : oui sur le papier mais c’est pas pour nous !

Pour plusieurs raisons. Comme la loupinette n’était plus allaitée à 5 mois, notre médecin nous a recommandé de la diversifier à ce moment là. Or, elle n’a tenu assise qu’à 7 mois passés, ce qui a repoussé d’autant le début de la DME. Et comme c’était un poids plume, je me suis sentie plus rassurée en la nourrissant à la cuillère. Pour finir, je n’avais pas le courage de me lancer dans un grand nettoyage après chaque repas. Donc point de DME pour nous mais je suis quand même satisfaite car elle sait maintenant manger seule et quasiment tous ses repas sont fait maison.

Crédits : photo personnelle

Motricité libre

Bilan : oui, d’autant plus qu’on habite dans un petit appart.

Nous avons adopté les principes de la motricité libre assez naturellement. Nourrisson, la loupinette était le plus souvent allongée sur son tapis d’éveil ou dans nos bras. Le transat servait essentiellement à la maintenir en position semi assise après chaque tétée ou biberon pour éviter les renvois. Nous n’avons pas eu de parc ni de trotteur car nous n’avons pas la place dans notre appartement. Ma belle maman a voulu nous offrir une espèce de balançoire-trampoline. L’argument du manque de place m’a encore servi à refuser ce machin absolument pas physiologique. Enfin, la loupinette a vite marché, d’abord en s’appuyant sur les meubles de l’appartement, puis seule, ce qui nous a tous dissuadé de l’aider en lui tenant les mains.

Les principes de la parentalité positive

Bilan : pour l’instant, c’est facile.

Sans vouloir entrer dans la polémique, j’ai beaucoup aimé les livres de Catherine Gueguen et Isabelle Filliozat. J’en ai extrait quelques principes dont nous avons discuté avec le papa et nous sommes tombés d’accord. Nous avons choisi de ne pas la laisser pleurer seule, notamment quand elle était nourrisson. Nous essayons aussi de ne pas crier, d’expliquer beaucoup, de ne pas entrer dans un rapport de force. Pour l’instant, c’est facile, elle a une patience d’ange. L’arrivée du terrible two et de son petit frère risquent de rendre nos résolutions plus difficiles à tenir. On verra !

Et toi ? As-tu aussi constaté une évolution entre tes envies et la réalité une fois que bébé est là ? 


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Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !


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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Raphaelle

J’ai beaucoup aimé cet article réaliste 🙂 ! Ils faudra voir que ce ça va donner « en vrai » mais pour le moment les nouveaux grands principes a la mode (cododo, allaitement long, portage, dme..) ne me tentent vraiment pas, mais je me demande si au contraire ça ne finira pas par me séduire « dans les faits » .. ou si je finirais pas le faire sous la pression sociale étant donné a quel point ça devient répandu dans notre entourage.. c’est très difficile de dire « on fera ci où ça » sans finalement pouvoir s’imaginer ce que ce sera réellement..

le 22/01/2019 à 08h31 | Répondre

Mélinda

Merci ! Comme tu le dis si bien, on a beau se diriger naturellement vers certains choix, ils sont parfois complètement balayés par la réalité. Et la pression sociale, vaste sujet… J’espère que vous arriverez à vous en préserver si vous sentez que ce que l’on vous impose implicitement ne vous correspond pas.

le 23/01/2019 à 21h10 | Répondre

Charlotte

Ton article fait du bien à lire et est très rassurant. Tu montres bien qu’il faut faire comme on le sent avec son bébé. J’ai une question concernant ton accouchement : quel a été le mode déclenchement et au bout de combien de temps as-tu eu la péridurale ? Le personnel te l’a-t-il refusé au début ? Et dans quel type de maternité étais-tu (niveau, public, privé…) ? J’ai personnellement toujours voulu accoucher avec la péridurale car je suis hyperalgique. J’ai été déclenchée dans une maternité de CHU niveau 3 avec gel car col fermé la veille de mon terme pour manque de liquide amniotique. J’ai subi 27h de contractions hyper-douloureuses et ai essayé plusieurs refus de péridurale. Il a fallu le changement d’équipe pour qu’on accepte de me soulager… J’ai accouché 10h plus tard. Comme toi j’ai eu des suites très faciles mais c’était un vrai cauchemar qui me pèse toujours et je voudrais savoir si cela se passe toujours comme ça dans d’autres maternités. Félicitations à ta loupinette qui est superbe !

le 22/01/2019 à 09h58 | Répondre

Mélinda

Bonjour Charlotte, merci pour ton gentil message. Pour te répondre, j’ai été déclenchée avec un tampon Propess vers 2h du matin, j’ai ressenti les premières grosses contractions à 18h et j’ai eu la péridurale à 22h30, alors que j’étais déjà ouverte à 3. Tu vois, c’est allé très vite, donc je n’ai pas eu de refus de péridurale. J’étais dans une grosse maternité de niveau IIb, privée. Franchement, je suis vraiment désolée de ce qui t’es arrivé, car les contractions sont arrivées par surprise dans mon cas (30 minutes avant : rien, et puis la douleur d’un coup). Les quelques heures que j’ai passées à attendre en ayant super mal ont été pénibles, alors 27h, et en se voyant refuser la péri, ça a du être vraiment dur à vivre.

le 23/01/2019 à 18h46 | Répondre

Madame Irbis

J’ai été déclenchée pour mon premier. Fissure de la poche des eaux.
Je n’ai pas pu avoir de péridurale, malgré l’horrible douleur des contractions, car mon col était fermé. Les SF m’ont expliquée qu’il fallait un col un peu ouvert pour la poser. Car, la peri fait souvent ralentir le travail, alors si le travail n’a même pas commencé… 😅😂
Par contre, elles m’ont proposé de la morphine pour faire diminuer la douleur. Et je suis passée de col fermé à dilatation complète en 30min. Apparemment, j’étais tellement contractée et tendue par la douleur, que j’empechais le col de s’ouvrir.
L’accouchement est un moment tellement importe et rêvé. Et dont la réalité ne correspond pas très souvent. Je suis désolée pour toi, j’espère qu’avec le temps tu arrivera à en faire le deuil 😘

le 23/01/2019 à 23h11 | Répondre

charlotte

Merci Irbis et Melinda de vos gentils messages ! J’avais lu tes chroniques sur ton accouchement. J’étais dans le même cas que toi, trop tendue par la douleur mais la maternité où je suis allée proscrit l’usage de la morphine donc je n’ai rien eu. Je n’ai jamais rêvé mon accouchement mais je l’ai cauchemardé de nombreuses années et je suis tombée sur les mauvaises personnes qui l’ont rendu réalité. Mais ma fille est tellement chouette que je n’ai pas perdu l’envie d’en avoir d’autres !!!! Encore bravo pour vos chroniques, toujours agréables à lire et qui font du bien

le 24/01/2019 à 23h02 | Répondre

Doupiou

Ton article me parle énormément. Il soulève bien le fameux adage : avec un enfant, on fait surtout comme on peut, moins comme on veut !
En tout cas il est réaliste de la vie d’une maman et pour ça : merci !

le 22/01/2019 à 11h19 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Je pense qu’on est toutes pareilles, avant le premier bébé on a tellement de grands principes et d’envies. Et puis bébé arrive. J’ai vite laissé le parc pour la motricité libre, j’ai laissé tomber le portage car j’avais trop peur de faire tomber bébé (mais on va retenter pour ma petite à venir).

Maintenant pour ce 4e bébé (mais 3e grossesse) je sais un peu plus ce que je veux. J’ose tenter de nouvelles choses, mais avec une vision plus réaliste.

le 22/01/2019 à 13h03 | Répondre

Mélinda

Héhé, au fond nous sommes toutes les mêmes ! Le portage fait souvent peur de premier abord, entre la peur que le bébé soit mal tenu et le côté technique de la grande majorité des moyens de portage. Pourtant, une fois maîtrisé, c’est bien pratique ! J’espère que tu trouveras un moyen de portage qui te rassure et te convienne à toi et à Aliénor. Je compte beaucoup dessus pour me faciliter la vie avec ma première 🙂

le 23/01/2019 à 21h15 | Répondre

Anais

Moi j’avais peur du portage en écharpe et j’ai trouvé un porte bébé dès la naissance tout simple et rapide à utiliser et vu que mon petit bout est sorti après terme avec un bon petit poids il a direct été dedans : moralité on a dû utiliser la poussette 5 fois (il a 3 mois!). Après s’être tellement pris la tête sur quelle poussette et comment et ma nacelle ou pas ^^
Mais on a un siège auto fixe aussi dès la naissance donc ça a dû nous influencer sur porte bébé + siège fixe et pas cosy qui se met sur la poussette !

le 24/01/2019 à 17h57 | Répondre

Lumi (voir son site)

Il y a ce qu’on envisage de faire et ce qui nous convient finalement… Il y a les envies de maman et les envies de papa… Et puis il y a le bébé, et sa propre personnalité !
Finalement, l’essentiel est de trouver un équilibre qui convienne à tout le monde 🙂

le 23/01/2019 à 08h29 | Répondre

Mélinda

Comme tu dis ! On se projette beaucoup mais au final, on joue avec d’autres acteurs principaux qui ont leur mot à dire 🙂

le 23/01/2019 à 21h17 | Répondre

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