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Récit d’accouchement

Mes accouchements – partie 2

La dernière fois, je t’ai laissé lorsqu’Alphonse venait de naître. Je viens maintenant te parler de mon 2ème accouchement que j’ai vécu très différemment. Petit saut dans le temps, on est maintenant en février 2015.

Mes accouchements – Partie 1

Un vendredi de janvier. Il est 2h du matin. Je me réveille avec une sensation de mouillé entre les jambes. Je me maudis intérieurement. On m’avait dit que c’était possible qu’à terme on ne contrôle plus notre vessie, mais je ne pensais pas que ça m’arriverait !

Rien de catastrophique cependant. Je vais au toilette, change de slip et puis c’est tout. Sauf qu’au moment de me recoucher, ma culotte toute propre est à nouveau mouillée : ce n’est pas ma vessie qui me joue des tours, ce liquide c’est du liquide amniotique. Le grand jour est arrivé !

main bébé naissance

Mon accouchement un peu longuet!

Je vous avais laissé dans le récit au début d’un dimanche matin d’octobre, à 6h11 pour être précise (oui mon cerveau stocke des informations inutiles comme cette heure exacte…). Je suis à J-1 de mon terme français et J+2 de mon terme américain, jusque là je ne sais pas ce qu’est une contraction, ou alors une vue extrêmement vague, j’en avais eu quelques unes lorsque je sortais trop vite de la voiture. Mais à 6h11, je ressens des douleurs de règles un moment, puis ça passe… puis rebelotte 12 min après, puis encore 11min après…

Cela dure 4h, des contractions, pas très fortes ni douloureuses, je commence à me dire que peut être, éventuellement, il est possible que la naissance approche à grands pas! J’en informe Mr Pithivier, qui au début n’en croit pas ses oreilles puis qui court dans la chambre vérifier la valise de maternité 🙂

Mon accouchement : notre petite bulle à trois.

Ca y est, mon bébé est né . On demande à l’amoureux s’il veut couper le cordon et je me reconcentre sur le reste. Mon bébé. La puéricultrice me félicite, me dit qu’il est bien beau comme bébé mais qu’il n’est pas si gros que ça, que je m’en faisais pour rien. Elle l’essuie un peu et va le peser. « ah, mais vous avez vu ? ». « vu quoi ? ». « Ce que c’était. »

Ah non. Ça m’était sorti de la tête. On va enfin savoir le sexe ! Elle tend le bébé façon Rafiki et … « C’est un garçon ! ». On a un bébé. On a un garçon. Je regarde l’amoureux. Il est heureux. Je suis heureuse. Tout va bien.

Envie accouchement naturel mais péridurale

Mon accouchement : concilier ses rêves et la réalité

On est donc à quelques minutes du dimanche 24 avril, le jour de mon terme. Je vais me coucher, non sans avoir envie d’un bon long bain. Après tout, si on me déclenche dans quelques heures, je sais bien que je n’aurai pas le temps de prendre un bon bain avant longtemps. J’éteins The Voice, je mets à chauffer la salle de bain, je me brosse les dents et je file aux toilettes avant.

Oui, mais voilà. Ma culotte est trempée. De sang. Je saigne. Tout doucement, je vais réveiller l’amoureux (qui en fait m’attendait pour essayer de « déclencher » la chose, apparemment). « Euh, je saigne, là… J’appelle la maternité. » Bouffée d’angoisse qui dégrise en une seconde l’amoureux.

Bébé prématuré

Mon accouchement avec un bébé pressé (mais pas trop)

Au début de mon septième mois, tout se déroule bien. Jusqu’au moment où je me rends compte que mon ventre se contracte souvent. Ce n’est absolument pas douloureux, mais ça revient assez régulièrement. Je file m’allonger, mais au bout d’une heure, c’est toujours la même chose. Je demande à mon mari de m’emmener à la maternité pour qu’on aille faire un contrôle.

Arrivés là-bas, on me met sous monitoring pendant une heure, et on me fait un toucher vaginal. Je suis ouverte à 1, ce qui ne me semble pas très bon, et j’ai bien des contractions régulières.

Mon accouchement déclenché catastrophique

Mon accouchement déclenché : un long cauchemar

Durant toute ta grossesse, on te demande toujours : « Alors, comment se passe la grossesse ? Pas trop fatiguée ? » Bon, comme tu as pu le lire dans mon précédent article, ma grossesse n’a pas été un rêve, et j’ai eu horreur de ça…

Et après la naissance du merveilleux petit bébé, on te demande : « Alors, l’accouchement ? » Ma réponse ? L’accouchement a été fidèle à ma vision de la grossesse : horrible ! Bon, si tu es actuellement enceinte, tu peux t’arrêter à cette ligne, je ne t’en voudrai pas…

Accouchement à domicile rapide

Mon troisième accouchement… express !

Pour ce troisième accouchement, je souhaite quelque chose de naturel. Je me renseigne, je parle longuement avec des femmes ayant vécu des accouchements sans péridurale. Je regarde des vidéos, je lis des livres, je me documente et je me fortifie en me récitant des phrases d’auto-persuasion : « Tu vas y arriver, ton corps est fait pour ça, tu es forte. »

Je souhaite aussi rester le moins possible à la maternité. La loi prévoit douze heures d’hospitalisation minimum pour un accouchement avec péridurale, et deux heures sans. Si tout va bien, je ne dormirai donc pas à l’hôpital, mais chez moi, dans mon lit.

Un deuxième accouchement rapide

Mon deuxième accouchement : une bonne surprise !

À 2h, la sage-femme me réexamine, mais je me doute qu’elle va me dire : « Rien n’a changé… » Toutefois, elle m’a dit que si c’était comme la première fois, elle me garderait et me mettrait sous morphine pour me soulager, et cette idée me rassure un peu.

Elle m’examine et fait une grimace, la même que faisait la sage-femme lors de mon premier accouchement à chaque fois qu’elle devait me redire : « Madame, toujours à 1, je suis désolée… » Donc là, je suis à la limite de fondre en larmes. Mais elle dit : « Non… vous êtes en travail quand même. » Je suis à 5 !

Accouchement voie basse fierté

Mon deuxième accouchement, ma fierté

Je suis à onze jours de ma DPA, épuisée par les chaleurs du mois d’août (super les pics de chaleur à 37°C…) et par ma fille aînée de 2 ans et demi, adorable, mais qui me sollicite énormément en ce mois d’août sans crèche…

Je n’ai qu’une envie : que ce bébé arrive pour que je puisse retrouver l’autonomie habituelle de mon corps, arrêter de me piquer six fois par jour et de prendre de l’insuline matin et soir (oui, oui, à la fin, c’était matin et soir) et manger un éclair au chocolat, parce que j’ai envie d’un éclair au chocolat !