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Récit de grossesse

La dernière ligne droite

Voilà, je suis en congé maternité. Pour Choupinette, c’était pépère, j’avais pu me reposer sereinement pendant les 4 semaines avant la DPA (j’avais prolongé le temps de travail pour pouvoir en profiter plus après). Je me levais à l’heure à laquelle je voulais, je piochais allègrement dans le chocolat, et j’allais me vautrer devant les programmes de Noël. Mes objectifs étaient de me trainer aux cours de préparation à la naissance, aux rendez-vous de monitoring, et faire 2-3 courses (rapport au renouvellement du stock de chocolat).

Ça, c’était avant.

Le début de ma grossesse

Le début de ma grossesse fut un sacré mélange d’émotions, beaucoup de bonheur bien sur, un peu (beaucoup) de stress avec le diagnostic prénatal et beaucoup beaucoup de vomissement… So glam !

Mon premier symptôme de grossesse fut les douleurs ligamentaires, assez impressionnantes, je ne m’attendais pas à ça ! A 6SA, les nausées me laissent encore tranquille, je pars en vacances une semaines en Grèce avec ma maman, je suis en pleine forme !

Quand les grossesses ne se ressemblent pas…

Je suis enceinte, mais je ne le « sent » pas. comme pour la Lueur, d’ailleurs… pas de nausées, pas de douleurs, pas de seins qui tirent, moi qui pensais qu’ils seraient plus sensibles aux hormones après une grossesse et un allaitement (ouais, faut pas chercher des fois…). Bref, en forme d’enfer. Chouette.

Et puis un soir, du sang. Rien, quelques gouttes quoi, mais un peu quand même. Juste de quoi se dire « euh… c’est normal ça? » Je ne sais plus où j’ai lu « toute perte anormale durant la grossesse, il faut consulter. De quelques taches de sang aux grandes eaux! » Je dois consulter pour 3 gouttes?

photo échographie découverte grossesse surprise

Ce bébé qui s’est installé en avance…

Alors que je note toujours la date de mes règles, cette fois-ci, j’ai exceptionnellement oublié. Tant et si bien que quand je commence à me dire que, tout de même, mes règles tardent, je n’ai pas d’indication précise. En retard oui, mais vraiment tant que ça ?

J’ai en prime la digestion un peu dérangée, et une curieuse aversion pour les poivrons. (Ça pourrait pourtant me mettre la puce à l’oreille : c’était la même chose lors de ma première grossesse.) Mais je porte un stérilet.

Le zèbre qui est en moi

Avant d’être enceinte de Choupinette, je pratiquais encore un sport en compétition. J’ai du arrêter le sport en question, incompatible avec une grossesse. Au final, pendant les 6 premiers mois, je n’ai pas eu besoin de vêtements spécifiques, on aurait juste dit que j’avais un peu trop mangé (merci les abdos bien musclés !). J’ai bien gonflé le dernier mois, et paf ! le dernier jour avant l’accouchement, les coutures ont craqué : une vergeture autour du nombril. OK. Ce n’est pas si grave. Enfin SI, c’est grave, mais j’ai vécu avec.

J’ai dégonflé, et il est resté une espèce de petite peau fripée au dessus du nombril comme quand il manque un peu de graisse. C’est moche, mais M. Tad, dans son immense sagesse de mari m’a dit que franchement, si on ne savait pas ce que c’était, on n’y prêtait absolument pas attention. N’empêche qu’en maillot de bain, ça restait moche.

Un premier trimestre en dents de scie

Le premier trimestre, pour moi, c’est celui du secret à garder avec Chouchou. On a toujours préféré ne pas révéler mes grossesses avant l’échographie du premier trimestre.

C’est aussi notre moment à nous où on parle du futur bébé, de ce que cela va impliquer dans nos vies. Et bien sûr, pour une troisième grossesse, on se demande comment les filles vont gérer la nouvelle.

Un premier trimestre comme sur des roulettes!

Après avoir eu le fameux « + », je me suis empressée de m’informer quelque peu sur ce qui allait arriver à mon corps. Vais-je être malade? Gonfler comme une baleine? Perdre du poids? Être fatiguée à l’extrême? Bref, de nombreuses questions tourbillonnaient dans ma tête…

En réalité c’est 1 semaine à 10 jours plus tard que j’ai commencé à avoir des sensations nouvelles. Le ventre me tiraillait un peu (douleurs ligamentaires?), mes seins sont devenus douloureux (Oh mon dieu j’ai des seins en fait?!), et les fins de journée étaient plus difficiles à tenir… Mais des nausées… Que nenni…

Le diagnostic prénatal

Comme je te l’ai déjà expliqué, je suis porteuse d’une maladie génétique : l’hémophilie A.
Cette maladie s’exprime surtout chez les garçons car la mutation génétique est sur le chromosome X, ainsi les femmes sont quasiment toujours porteuses saines (mais comme pour toute maladie, il y a des exceptions).

En tombant enceinte, je le savais, j’avais 1 chance sur 4 d’avoir un bébé malade.
1 chance sur 2 d’avoir un garçon, et 1 chance sur deux qu’il ait le chromosome X atteint.

Je suis enceinte !

Ça y est je suis enceinte !!!

(J’espère que tu ne m’en veux pas d’avoir un peu traîné à venir te raconter la suite …)

Mais avant de pouvoir le crier sur tous les toits, il faut que j’informe le futur papa tout de même !

Un début de grossesse « entre gris clair et gris foncé »

C’est le moment. Celui que j’ai attendu, pour être honnête, une grande partie de ma vie. Non pas qu’il représente le but à atteindre, la « fin en soi », mais je ne me voyais pas vivre sans enfant.

Une fois que M Wayne et moi avons décidé d’agrandir la famille, une fois l’acceptation d’une peur sous-jacente de ne pas y arriver, (j’y reviendrai dans une autre chronique), c’était l’heure de passer à la vitesse supérieure.

Et le « + » s’est affiché.