Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Témoignage

« Maman regarde moi »

Maman regarde, moi aussi je sais faire du quatre pattes.
Maman regarde, moi aussi je sais me mettre debout.
Maman regarde, moi aussi je veux que tu tiennes mon biberon et être sur tes genoux pour le boire…

La grossesse surprise – Et après ?

Si tu te souviens de mes premiers articles, tu te rappelles peut-être que ma grossesse n’était pas désirée, ni attendue. Je suis tombée enceinte sous contraception. Surprise ! Bon, la pilule avait été difficile à avaler mais j’avais fini (mieux vaut tard que jamais) par apprécier la grossesse et par avoir hâte qu’elle prenne fin.

Annoncer la PMA vs annoncer l’adoption

Avant d’être en PMA, j’avais réfléchi à la manière la plus jolie possible d’annoncer la venue d’un bébé. J’aurais offert un livre de tricots pour bébé à belle-maman (qui est une pro en la matière) avec un petit mot du style « les modèles F et M nous plaisent énormément : serait-il possible de les réaliser rapidement ? » J’aurais acheté des graines de roses et de choux pour ma maman fan de jardinage en lui disant que c’était pour qu’elle vérifie si la légende était vraie sachant que M. Chéridamour et moi avions testé la méthode traditionnelle.

Ces rêveries en sont restées à ce stade.

Combien coûte une adoption ?

Quand tu as la chance de pouvoir adopter en France tu n’as rien à débourser. L’ASE et les autres organismes sociaux sont publics et tout est gratuit. Il y a cependant quelques petits frais à engager (une visite médicale lors de l’agrément non prise en charge par la sécurité sociale par exemple, ou des visites supplémentaires avec des psychologues si nécessaire). Rien de trop coûteux.

Quand tu adoptes à l’étranger les choses sont très différentes.

C’est la fin du cododo !

Je partais sans avis sur la question. J’avais acheté un lit à barreaux et récupéré un cocoonababy mais je n’excluais pas un éventuel moment en cododo. A la maternité, la première nuit, c’est une infirmière qui m’a conseillé de le garder près de moi. Elle m’a aidé à sécuriser mon lit et on a passé notre première nuit ensemble. Ma première nuit en cododo, la première d’une longue série.

En arrivant à la maison, j’ai placé le cocoonababy de Cookie collé à notre lit mais l’amoureux a été très anxieux et a préféré le placer entre nous. C’est comme ça qu’on a continué. D’un commun accord. Cookie passait la plupart de la nuit dans notre lit. C’était pratique pour l’allaitement et ça nous reposait un peu plus pendant nos nuits compliquées. Puis, vers ses deux mois, quand il ne rentrait PLUS DU TOUT (#teamgigot) dans son cocoonababy, on a déménagé son lit à barreaux et on l’a placé à côté de notre lit.

La fertilité et moi

Fertilité absente ou bien trop présente. On en parle souvent pour le côté négatif.

Moi même j’en ai déjà parlé en disant que je ne voulais plus que ma fertilité fasse partie de ma vie.

Radical non?

Alors non je ne viens pas t’annoncer que je reviens sur ma décision. Je pense toujours que notre vie à quatre est parfaite. J’ai rarement été si heureuse dans ma vie (et au cas ou l’idée saugrenue d’un troisième m’effleurait l’esprit mes deux tornades me rappellent pourquoi c’est la pire idée du siècle).

Non c’est plus que depuis quelques temps je me pose beaucoup de questions sur la fertilité.

Les étapes de l’adoption

Avant d’aller plus loin, je vais m’arrêter sur le côté administratif de l’adoption. Pas glamour mais comme ça à l’avenir quand je te dirai où nous en sommes tu seras moins perdue. Je vais essayer de m’en tenir au factuel et je reviendrai sur certains points ultérieurement.

La trouille de l’accouchement

Tout est dans le titre ! Oui, un accouchement est un phénomène naturel. Oui, ça fait des millions d’années que des milliards de femmes ont accouché sans problème. Oui, j’ai l’immense privilège de vivre dans un coin de la planète où s’il y a le moindre souci, je suis quasi assurée de m’en sortir sans trop de séquelles et le bébé aussi. N’empêche…

Ce que je veux pour mon enfant…

On commence souvent par se pencher avec un regard critique sur l’éducation que l’on a reçue, celle que nos parents nous ont donnée.
Il y a biiiiien longtemps que je m’attèle à cette tâche. Voyez-vous, j’ai un gros fond chiante rebelle-constestaire-révolutionnaire-depuis-sa-plus-tendre-enfance (pitié, faites que mon bébé tienne de son père plutôt !)

Et je sais qu’il y a des choses dans l’éducation que j’ai reçue que je ne souhaite pas reproduire.

Je n’aime pas être enceinte

Bon, voilà tout est dit dans le titre. Je jette un sacré pavé dans la mare.

Avant ma première grossesse, je voyais mes amies et les femmes de ma famille tomber enceintes et devenir le stéréotype même de la future maman : une femme radieuse. Le sourire aux lèvres, les cheveux magnifiques, le ventre beau et tout rond qu’elles caressaient avec amour.

Je me suis jurée d’être pareil quand mon heure serait venue : une future maman épanouie avec la tête dans les nuages et une sérénité permanente.

Je m’étais fait une idée tellement fantasmée de la grossesse que quand mon tour est arrivé, la chute a été rude.