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Ce dont on ne doit pas prononcer le nom… ou pas ?


Publié le 16 juillet 2018 par MamBat

Consultation médicale il y a plus de 20 ans

Bon, tu expliques au médecin ce qu’il se passe ?

*Regard gêné vers le bureau*

Ben euh… j’ai mal euh… j’ai mal… au… minou ?

J’avais une infection urinaire, j’avais 6 ans ou quelque chose comme ça, j’avais mal, mais j’étais bien incapable de nommer l’endroit où j’avais mal, et je savais bien que le seul nom que j’avais pour en parler n’était pas le vrai nom. Je garde de cette consultation médicale, et de toutes les fois où il a fallu que je nomme mon sexe enfant un sentiment de honte très gênant. Je me suis rapidement promis que mes enfants ne connaîtraient pas ce sentiment, ni même cette situation beaucoup trop gênante.

Ce que l’on ne nomme pas

Et puis j’ai grandi, et j’ai réfléchi à la question de ce que l’on nomme, de la façon dont les choses sont nommées, et de ce que l’on ne nomme pas. Très rapidement, la conclusion a été évidente : il y a deux raisons pour lesquelles on ne nomme pas une chose : soit on ne la connait pas, soit on en a honte.

Ce que l’on ne connaît pas, on fait généralement une périphrase pour finir par le nommer, en expliquant sa fonction : c’est ce truc qui sert à faire ceci ou cela, ou qui permet ceci ou cela. Une fois la définition trouvée et le nom connu, c’est comme si une nouvelle porte s’ouvrait dans notre cerveau, comme si on acquérait une nouvelle connaissance de ce qu’est la chose que l’on nomme.

Ce dont on a honte, on choisit de ne pas le nommer comme pour en nier l’existence. Si j’ai honte de quelque chose que j’ai fait, je ne le dis pas, pour faire comme si je ne l’avais jamais fait et effacer cette action de ma mémoire et de la mémoire de ceux qui auraient pu y assister.

Alors le corps des femmes : inconnu, honteux, ou les deux ? Est-il passé sous silence inconsciemment parce qu’on ne le connaît pas, ou sciemment parce qu’on préfèrerait le nier ?

Crédit photo : sasint / https://pixabay.com/fr/adulte-asie-fond-plage-assez-1807500/

Ce que la maternité a apporté à mes réflexions

Les années ont passé, je me suis mariée, j’ai eu deux filles, et la question est devenue encore plus concrète. Pourquoi appellerait-on une oreille « oreille », un nez « nez », et un sexe féminin… comment l’appelle-t-on d’ailleurs ? En fonction des familles et des personnes, chacun y va de son petit nom plus ou moins ridicule, comme si les vrais noms étaient sales ou indignes d’intérêt. Pourquoi parlerait-on de pénis sans rougir et faudrait-il trouver des mots pour éviter de parler à nos enfants de vulve, de vagin et d’utérus (pour ne citer que cela) ?

En fait, j’ai le sentiment qu’en donnant un surnom à leur sexe, on cherche à préserver les enfants d’un regard malsain sur leur corps, mais que ce faisant on les maintient dans une ignorance qui, le temps passant et les hormones se réveillant à l’adolescence, se transforme peu à peu en honte ou en sujet de moquerie.

J’ai fini par arriver à la conclusion que si je ne voulais pas laisser mes filles dans l’ignorance de leur corps, il allait falloir le nommer, et le nommer vraiment. Bien sûr, ce n’est pas tous les jours évident parce que je sais bien que le jour où Biquette ou PetitChou parleront de vagin à l’école, on risque de les regarder de travers parce que les gens ont fini par projeter sur ces mots une espèce de gêne, ou parce que lorsque Biquette prend son bain avec ses cousines et explique qu’elle doit se laver la « vluv » il y a comme un blanc, mais tant pis. Il faut parfois que je me fasse un peu violence pour passer au-delà de l’habitude qui voudrait qu’on utilise un petit nom, mais le sujet est trop important pour moi.

Je suis convaincue que connaître les vrais noms des choses nous permet de mieux les connaître, et de mieux en connaître la beauté, et n’empêche pas pour autant d’être pudique. Il est évident que je ne veux pas que mes filles jettent un regard froid sur leur corps, mais plutôt qu’elles s’en émerveillent, et pour moi, ça passe par un vrai nom, et une explication belle et adaptée à leur âge, pas par un sobriquet. C’est comme cela qu’au détour d’une question innocente de Biquette sur la façon dont le bébé naissait, elle a appris qu’il y avait une maison dans le ventre des mamans qui ne servait que pour les bébés et qu’on appelle un utérus, et que ce même bébé naissait par un chemin secret, un chemin par lequel passe la vie, qui s’appelle un vagin.

En les regardant grandir, je suis émerveillée de l’innocence et du regard tout à fait naturel que mes filles jettent sur leur corps, et je veux à la fois préserver et faire grandir cet émerveillement en leur apprenant à connaître leur corps et à le nommer. Simplement, sans honte.

Et toi ? Comment fais-tu avec tes enfants ? Petit nom, vrai nom ? Comment fais-tu pour qu’ils connaissent leur corps sans en avoir honte ? 

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Commentaires

42   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

je n’y avais jamais vraiment réfléchi, donc simplement merci. Ce que tu dis me fait écho et j’essaierai aussi de passer au-dessus des « nénettes » et autres petits surnoms. 🙂
D’ailleurs, j’aime beaucoup ton idée de maison spéciale bébé et de chemin secret, je vais tenter de retenir, c’est très poétique 😉

le 16/07/2018 à 09h02 | Répondre

MamBat

Merci 🙂 On essaie vraiment de leur expliquer avec des mots simples et beaux, parce que le but ce n’est pas non plus qu’elle n’ait une vision que froide et médicale de leur corps 😉

le 16/07/2018 à 09h55 | Répondre

Maelisa

Je me souviens exactement de la même gêne, enfant, devant parler de ma … « louloute ».
Je ne voulais pas utiliser ce terme pour mes enfants.
En apprenant que bébé 1 serait une fille, j’ai fais un sondage avec mes amies. Avec mon mari, nous avions donc choisi un autre terme « frifri » (ce qui oui, en revient au même, avec un surnom !)
Quand ma fille a eu 1 an, ou 18 mois, j’ai lu un article à ce sujet. Nommer le corps.
Surtout parce que d’appeler le sexe féminin « minou », « chatte », fleur », « petite lune »… bref, des noms « mignons » mais aussi des noms de « chose » à caresser (minou/chatte).
Nommer, c’est effectivement s’approprier sans tabou.
J’ai donc commencer à nommer sa vulve « vulve ». Et elle a su assez vite que les filles ont des vulves, les garçons des pénis. Dans ma famille (et belle famille), je sais que ça les déstabilise (les choque peut-être), mais tant pis.
Un jour, dans le bain, elle regardait même son clitoris en me demandant ce que c’était. Je l’ai simplement nommé aussi.
Et finalement, je suis beaucoup plus à l’aise de parler de sa vulve que de son « frifri » devant elle ou en public ^^

le 16/07/2018 à 09h59 | Répondre

MamBat

Dans ma famille, je crois qu’ils ne savent pas, et dans ma belle-famille ça les déstabilise assez. Je ne dis pas que je suis hyper à l’aise avec cette façon de faire, mais de fait, je suis plus à l’aise que si je devais utiliser un surnom ou un nom de « chose ». Mais du coup, quand il s’agit d’expliquer d’où les bébés viennent ou comment ils naissent, on s’applique vraiment à donner le « vrai » nom et à expliquer de façon un peu poétique et imagée, et on se dit qu’elles feront le tri elles-mêmes.
La seule chose qui me fasse un peu peur, c’est les réflexions qu’on pourrait avoir à l’école par exemple.

le 16/07/2018 à 10h22 | Répondre

Doupiou

Super article ! Vraiment ! Ici, on est très à l’aise avec les appareils génitaux mais par contre j’appelle zezette et zizi.
PetitePerle se pose de plus en plus de questions sur le sexe (au sens organique du terme bien sûr) et je me demande si ce n’est pas le moment de lui introduire des vrais noms.
Hier elle regardait ma cicatrice de césarienne et m’a demandé ce que c’était. Je lui ai répondu que c’est par-là qu’elle et son frère étaient sortis du ventre de moment et ça ne l’a pas choquée du tout !
Je pense effectivement que l’appropriation du corps passe par une nomination claire des choses.
Personnellement je n’ai pas le souvenir d’avoir été gênée lorsqu’il fallait utiliser le mot vagin devant un médecin. Mais il vrai qu’on a plutôt tendance à dire « j’ai mal quand j’urine » plutôt que j’ai mal au vagin !
En tout cas ça amène à beaucoup de réflexion

le 16/07/2018 à 10h05 | Répondre

MamBat

Pour nous, c’est clairement une réflexion qui n’est pas arrêtée, elle est toujours en cours, mais on se dit que si ça peut aider nos filles à avoir un rapport à leur corps qui soit vrai et posé, c’est déjà ça. On essaie de ne pas devancer les questions, en revanche quand elles en posent une, on tâche de répondre de la façon la plus juste et adaptée possible.

le 16/07/2018 à 10h25 | Répondre

Toscane

Ca m a toujours mis jors de moi les surnoms pour ça… Je ne sais pas pourquoi… lol !
Comme mes copines qui appellent les seins « les gougoutes »… Ca m’agace !!
Pour nommer le sexe j ai toujours dit « zizi » pour garçon ou fille. C est un terme général pour moi lol !
Quand aux seins ba… c est les seins quoi… lol

le 16/07/2018 à 10h31 | Répondre

MamBat

Je comprends aussi. Pour nous c’était important de distinguer et de ne pas avoir un terme générique pour les filles et les garçons parce que justement leurs organes sont différents. Donc avoir un seul nom pour deux choses différentes, ça me gênait un peu. Après, chacun fait surtout comme il veut et comme il peut.

le 16/07/2018 à 17h03 | Répondre

Hellodie

Ton article fait chez moi écho à un reportage vu il y a quelques années, en ce sens. A la question posée à des petits : »quelle différence entre filles et garçons ? » la réponse « les filles n’ont pas de kiki » est juste horripilante. Si si, tous le monde à un sexe, fille comme garçons! On n’y pense pas, mais c’est la base d’une éducation égalitaire. Et j’ai pensé, je dois absolument garder ça en tête quand j’aurais des enfants 😜.

le 16/07/2018 à 11h05 | Répondre

Maelisa

mais tellement !!
C’est pour ça aussi que j’ai toujours expliqué à ma fille que les filles/femmes avaient des vulves (pas besoin encore d’expliquer vagin et utérus) et les garçons/hommes un pénis (les testicules attendront ^^). Du coup, elle a destabilisé son tonton (mon petit frère, 26 ans), quand du haut de ses 2 ans elle lui a demandé s’il avait un pénis.
Mais je trouve ça essentiel de ne pas instauré une idée de « chose en moins » chez la fille.

le 16/07/2018 à 15h00 | Répondre

MamBat

Je partage ton avis et celui d’Hellodie, les filles ne manquent pas d’un sexe, elles ont un sexe différent, point.
Pour nous, il n’y a pas forcément de visée égalitaire, mais vraiment juste un but de connaissance de soi et de son corps.

le 16/07/2018 à 17h04 | Répondre

Rigel

Je suis tellement d’accord avec toi et pourtant je déteste la sonorité du mot vulve. C’est le double « v » qui m’écorche les oreilles, et pas ce qu’il désigne. C’est compliqué pour une petite fille de comprendre son anatomie, alors quand elle commencera à me questionner, je lui montrer des schémas pour qu’elle sache exactement de quoi il s’agit, avec les bons mots.

le 16/07/2018 à 12h22 | Répondre

MamBat

J’avoue, je trouve le mot moche, mais comme c’est le seul mot juste que j’ai trouvé, je me fais un peu violence. En revanche, je ne suis pas sûre de montrer un schéma détaillé, en tous cas pas tout de suite, et je crois que j’attendrai vraiment que la question vienne des filles. Je préfère prendre les questions une par une plutôt que de les précéder (mais j’ai bien peut que la rentrée à l’école accélère le rythme des questions).

le 16/07/2018 à 17h06 | Répondre

Croco

« Pourquoi parlerait-on de pénis sans rougir et faudrait-il trouver des mots pour éviter de parler à nos enfants de vulve, de vagin et d’utérus ? »
Ben moi j’ai deux petits garçons, donc je ne me suis pas encore posé la question pour les filles, mais je peux t’assurer que parler de pénis (et de bourses), ce n’est pas facile non plus. J’ai toujours voulu utiliser les mots précis (que ce soit pour l’anatomie ou autre chose, je n’appellerai pas un chien un « toutou » ou un chat un « minou », le seul mot d’enfant que j’ai fini par intégré à mon vocabulaire c’est « doudou », parce que mon fils appelait sa peluche comme ça à cause de la crèche). Mais même l’urologue lui a parlé de son zizi…

le 16/07/2018 à 12h54 | Répondre

MamBat

Je veux bien croire que ce ne soit pas facile non plus, j’avais juste l’impression que le mot était plus communément utilisé. Et puis c’est vrai que pour les garçons, le mot zizi est assez répandu, alors que la diversité des mots existant pour désigner le sexe féminin est telle que j’avais l’impression qu’on ne voulait surtout pas le nommer.

le 16/07/2018 à 17h08 | Répondre

Weena (voir son site)

C’est une question intéressante 👍
Pour l’instant, je parle de zizi pour les deux, FeuFolet sait que les garçons ont un zizi dehors et les filles un zizi à l’intérieur.
Je n’ai pas encore eu de question troo poussée d’anatomie de leur part mais je pense que je n’aurais aucun mal a utilisé les termes réels 😉

le 16/07/2018 à 13h09 | Répondre

MamBat

Comme je le disais à Toscane, pour nous c’était vraiment important d’avoir un mot différent pour les filles et pour les garçons, parce que les organes ne sont pas les mêmes, et je ne voulais pas qu’il y ait de notion de supériorité, ou de « plus facile » ou plus cela. C’est pour ça qu’on leur parle de vulve, parce que pour nous c’était aussi la solution la plus facile pour trouver un terme juste et adapté.

le 16/07/2018 à 17h11 | Répondre

Weena (voir son site)

N’ayant pas de fille, c’est vrai que je n’avais pas vu les choses sous cet angle, pour moi intérieur/extérieur ont la même valeur.
Par contre, vulve est une notion moins ancré chez moi, j’aurais plutôt parlé de vagin et des grandes et des petites lèvres autour du vagin …

le 17/07/2018 à 15h57 | Répondre

Louna (voir son site)

Un grand bravo pour cet article et la belle réflexion qui va avec.
Je ne le fais pas encore avec mes filles, parce que contrairement à toi, je n’ai pas été confrontée si jeune à une situation où il m’aurait fallu nommer mon sexe pour en parler. Mais j’avais de toutes façons cette même envie de pouvoir leur donner les mots justes pour parler de leur corps. Ton expérience me montre que ce n’est pas nécessaire d’attendre pour leur donner le vrai nom des choses, et je pense que lorsque la question se posera, je leur ferai un petit cours de vocabulaire ! 😉

le 16/07/2018 à 13h31 | Répondre

MamBat

J’avoue qu’on s’est pas mal posé la question de comment leur faire connaître le vrai nom des organes génitaux, et je n’avais pas très envie de devoir me poser un jour pour faire un cours de vocabulaire 😉 j’avais trop peur que ça fasse artificiel ou gênant (mais c’est peut-être lié à ma propre expérience), du coup on utilise les termes dès le début pour désigner ce qu’ils désignent. C’est drôle parce que parfois on a des questions impromptues du type « comment s’appelle la maison du bébé déjà ? » et une fois sa réponse obtenue elle repart jouer à autre chose, ou bien « mais elle est où cette maison ? on ne la voit pas ? » et on essaie d’y répondre simplement.

le 16/07/2018 à 17h16 | Répondre

Madeleine

Très bonne question. Perso, je serai plutôt pour zizi pour un garçon et zezette pour une fille. (sur l échographie de mon premier, l obstétricien avait écrit très sérieusement sur le cliché: zizi, pour nous faire comprendre que c était un garçon. Ça m avait bien fait rigoler !!)
Mais sans tabou non plus pour les vrais noms, comme pour caca plutôt que selles!
Bon, j imagine mal mon fils dire: j ai envie d uriner ou j ai envie de defequer… Plutôt qu un tonitruant « pipi » ou « caca ». Mais après tout pourquoi pas !
Vous dites quoi du coup, vous, pour l’urine et les selles ?

le 16/07/2018 à 13h48 | Répondre

Sarah

Moi je dis pipi, caca, prout… Ce sont des mots simples, mais qui ne me paraissent pas non plus trop bébé. Dans la vie de tous les jours, même pour moi, je dis que je vais faire pipi…

le 16/07/2018 à 13h50 | Répondre

MamBat

Alors pour le coup, on dit pipi, caca, prout, mais parce que comme Sarah, ce sont des mots qui ne nous semblent pas trop bébé, et hyper répandus.
Ce qui me gêne dans les surnoms donnés aux sexes féminins ou masculins c’est qu’on les donne pour les enfants sans forcément donner le vrai nom, comme s’il fallait les préserver d’une connaissance trop précise de leur corps, et on attend d’eux qu’un beau matin ils soient capables d’utiliser des termes autres sans que qui que ce soit les leur ait donnés.

le 16/07/2018 à 17h18 | Répondre

Sarah

C’est super intéressant cette réflexion, et je me suis déjà posé la question si un jour j’avais une fille. Avec un garçon, je n’y ai pas plus réfléchit, et je parle de son zizi, ça me parait simple, et assez consensuel, notamment avec les autres personnes qui pourraient s’occuper de lui. Pour une fille, c’est effectivement plus compliqué, il n’y a pas de mot « simple ». Mes parents disaient  » nenette » mais je ne trouve pas ça satisfaisant. Et « zezette » pour moi c’est le zizi des garçons. Par contre j’avoue qur j’ai du mal avec le mot « vulve », je ne sais pas si je serai suffisamment à l’aise pour l’employer avec une petite fille (ce qui est un peu bête, je m’en rend compte aussi…)

le 16/07/2018 à 13h48 | Répondre

MamBat

C’est ce que je disais à Rigel, ce n’est pas forcément hyper facile pour nous non plus, et au début il a fallu qu’on se fasse un peu violence. Même maintenant (alors que Biquette a 3 ans), on ne le crie pas sur tous les toits, mais c’est vraiment la seule appellation qu’on ait trouvée qui nous semble satisfaisante et qui soit en accord avec notre réflexion.

le 16/07/2018 à 17h24 | Répondre

Pauline

Bonjour,
Chez moi, depuis la lecture du super Mademoiselle Zazie a-t-elle un zizi, c’est « zezette » qui a été adopté pour parler de la vulve. Je n’utilise pas plus pénis que vulve dans une discussion quotidienne donc ça me parait assez égalitaire.
Par contre effectivement quand j’étais petite, je ne crois pas que j’avais de mot pour « là ». Et que je ne savais pas trop ce que j’avais à cet endroit…
Super article! 🙂

le 16/07/2018 à 14h25 | Répondre

MamBat

A vrai dire, ce ne sont pas des mots qu’on utilise vraiment dans une conversation quotidienne (sauf au moment du bain, mais est-ce vraiment une conversation ?) 😉 Mais le souvenir enfant de sentir que le mot que j’utilisais n’était pas adapté, et que je n’avais pas le vrai mot est tellement cuisant que je n’en voulais pas pour mes filles. Encore aujourd’hui, je suis très gênée quand je repense à ce moment (et pourtant il est passé depuis un bout de temps).

le 16/07/2018 à 17h28 | Répondre

Raphaelle

Bon débat c’est intéressant de voir les commentaires 🙂 je trouve en effet que ce n’est pas une partie du corps dont il faut avoir honte ou ne pas nommer mais il y a une différence entre le nom « biologique/anatomique » et l’utilisation dans la vie courante : ils faut aussi que les enfants connaissent le terme que « tout le monde » (dans leur monde à eux : puéricultrices, autres enfants, maîtresse, pédiatre..) utilise pour décrire leur anatomie, même si ce n’est pas le terme correct. Mais là est tout de même la question car tout le monde semble utiliser ses propres euphémismes quand je vois au dessus.. Sinon quand j’étais petite ma mère m’avait dit en réponse à ma question à 3-4 ans que le vagin était « le trou d’où sortent les bébés » et je me rappelle que ça me paraissait une très bonne explication 🙂

le 16/07/2018 à 14h41 | Répondre

MamBat

Le problème était en partie là aussi pour nous, j’ai 3 belles-soeurs et une belle-mère qui ont chacune leur propre petit mot pour désigner le sexe féminin. Je n’avais vraiment pas envie de choisir un autre petit mot, ou un mot parmi ceux-là, en sachant d’ailleurs qu’ils n’étaient pas exacts. Donc il n’y a pas vraiment de cadre de référence, pas comme pour les garçons pour lesquels tout le monde (ou presque) parle de zizi.
Du coup, je me dis que quitte à ce qu’il y ait 25 noms différents sur une classe de 25 élèves, il faut leu donner les mots pour parler avec les adultes référents en cas de problèmes, et vulve ça devrait normalement parler aux instits, puer, médecins… même si ça peut les étonner.

le 16/07/2018 à 17h31 | Répondre

Julie

Je me suis également poser cette question à la naissance de ma fille. Autant je n’ai pas de mal à dire pénis avec mon fils autant j’ai du mal à employer le mot vulve. Je pense que, comme beaucoup de chose qui tournent autour du corps des femmes et de leur sexualité, cela fait parti des mots « tabou » (peut-être dû à mon éducation c’est une autre histoire !). Bref, voulant leur donner une éducation égalitaire, j’utilise ce nom également. Et tant pis si ça choque, ce n’est pas un gros mot !!!

le 16/07/2018 à 14h48 | Répondre

MamBat

Oui, je me dis aussi que ce tabou est peut-être lié à notre éducation à mon mari et à moi, mais pour nous le sujet est trop important, et comme tu le dis, ce n’est pas un gros mot.

le 16/07/2018 à 17h32 | Répondre

céline

Chez nous c’est important de différencier le sexe féminin du sexe masculin. C’est donc zizi et zezette (car je suis d’accord, comme dis plus faut, chacun a quelque chose :)).
Mais il est vrai que nous n’avons pas eu la réflexion de dire pénis ou vulve.

Et l’image de la maison des mamans, je la garde, c’est hyper joli!

le 16/07/2018 à 17h19 | Répondre

MamBat

L’image de la maison des mamans n’est pas de moi, mais d’une amie qui avait expliqué ainsi à son fils où se trouvait le bébé qui était dans son ventre. On l’a reprise pour nous et réutilisée le jour où la question est venue, et je dois avouer que je l’ai trouvée imagée juste comme il fallait, et pour le moment elle a l’air de convenir à Biquette et PetitChou.

le 16/07/2018 à 17h34 | Répondre

Margot

Je suis à 200 % d’accord et je rajouterais même de ne pas oublier le clitoris! J’ai repris, adulte, un livre pour enfant que j’avais petite et qui décrit bien l’appareil génital des garçons, alors que pour les filles, nada. Juste la vulve, un truc lisse, sans lèvres, sans clitoris, sans rien. ça m’avait super énervée après coup, car j’avais eu l’impression qu’on m’avait volé pendant 13 ans le droit de connaître mon corps. Je pense aussi qu’il est important que les enfants connaissent les mots pour décrire ce qu’il leur arrive dans le cas où quelqu’un de mal intentionné les toucherait.

le 16/07/2018 à 18h07 | Répondre

MamBat

Ce que tu dis est très vrai. En cas de problème de quelque sorte que ce soit, c’est hyper important que les enfants sachent nommer ce qui a été touché ou blessé.

le 18/07/2018 à 09h53 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Ici on essaie de leur donner les termes anatomiquement corrects. On gruge pour éviter la censure. Quand on parle français on leur dit de leur dire en allemand et inversement 😉

le 16/07/2018 à 19h19 | Répondre

MamBat

Haha ! C’est en effet une bonne technique pour éviter la censure. Mais chez nous il n’y a qu’une seule langue, alors on décide de passer outre la censure.

le 18/07/2018 à 09h56 | Répondre

Lumi (voir son site)

Réflexion intéressante ! J’imagine que « zizi » et « zézette » risquent de me venir facilement car c’est ceux que j’utilisais dans mon enfance, mais je te rejoins sur l’importance d’utiliser les vrais noms et je pense que, comme toi, je me ferai violence pour parler plutôt de « pénis » et de « vulve ».
Dans le même ordre d’idée, en grandissant les petits mots pour désigner les règles/les menstruations m’ont vite exaspérée aussi… (le pire venant de mon père, qui demandait avec autant de subtilité que possible en nous voyant souffrir de maux de ventre : « Tu as tes kikis ? » Honte ultime ! 😛 )

le 16/07/2018 à 20h34 | Répondre

MamBat

Je ne me suis jamais posé la question de comment parler des règles… pour le coup, mes parents n’ont jamais utilisé de périphrase pour ça (ou si, une fois, mais c’est tout). En revanche, c’était vraiment LE sujet dont on ne parlait pas, jamais.

le 18/07/2018 à 09h57 | Répondre

Lucie

Article très intéressant! jusqu’à présent je parle à ma fille de 2,5 ans de son « kiki » mais c’est vrai que c’est un terme agaçant et que je me suis beaucoup questionnée à ce sujet.
Même en tant qu’adulte, je trouve qu’on a du mal à nommer cet endroit, on parle de chatte ou de vagin, mais le mot vulve reste encore très tabou je trouve… à tel point que je l’ai découvert assez tardivement, et je me suis dit « eh ben voilà, c’est ce mot là que je cherchais, pour décrire cet endroit là! ».
J’essaierai d’être précise et transparente pour ma fille, et pour mon fils qui est encore un bébé. Merci pour cette réflexion!

le 17/07/2018 à 10h04 | Répondre

Nala

Merci pour cet article qui pousse à la réflexion 🙂
J’ai 2 filles, elles utilisent le terme « nénette » pour leur sexe et « zizi » pour celui des garçons. Mais elles connaissent très bien le mot « pénis », pas du tout celui de « vulve » par contre… Ta chronique tente à me remettre en question du coup – même si le terme « nénette » est assez répandu également à mon sens.

Je suis actuellement enceinte et mes enfants s’intéressent toutes les deux beaucoup à tout ce qui s’y rattache. Elles savent ainsi qu’un bébé peut naître par les voies naturelles (passage dans le vagin) et par césarienne, comme elles 🙂 Mon aînée est d’ailleurs très sensible à l’après-accouchement car elle a bien compris qu’on devra à nouveau ouvrir mon ventre pour faire naître son petit frère ou sa petite sœur…

le 19/07/2018 à 13h21 | Répondre

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