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Comment j’en suis arrivée à ne plus supporter grand-chose en fin de grossesse…


Publié le 30 novembre 2015 par Étoile

Au début de ce troisième trimestre de grossesse, je commence doucement à me sentir mieux dans ma peau, mais j’ai parfois l’impression que personne ne m’y aide. L’entourage, les gens dans la rue… sont souvent carrément vecteurs de stress, et ça me rend extrêmement critique.

J’en ai marre : du regard des autres, de leurs réactions, des conseils de mon entourage, de mon mari qui ne sait pas comment faire pour bien faire… Les hormones y sont sans doute pour quelque chose !

Enceinte dans la rue

Crédits photo (creative commons) : Bradley Gordon

Sortir de chez moi : forcément, je vais m’énerver…

Oui, mais pourquoi ? Voici les situations les plus sympathiques :

  • Comme je marche lentement, j’ai toujours l’impression que je vais me faire écraser sur les passages piétons.
  • Les caisses prioritaires, les gens ne connaissent pas, apparemment. Ils regardent ton gros ventre, mais ne réagissent pas. Sympa… Je suis dans mon huitième mois de grossesse et je suis toujours obligée de demander pour qu’on me laisse passer. Oui, c’est bien un ventre de femme enceinte que j’ai ! À moins qu’ils ne soient tous bigleux ?
  • Idem dans le bus. Ils seraient capables de me laisser debout.
  • Il y a toujours des gens pour essayer de me toucher le ventre. Je déteste ça. Même mes parents n’ont pas touché mon ventre… C’est juste ultra intime. En plus, à chaque fois, je suis prise par surprise ! Merci collègue, coiffeuse, esthéticienne et j’en passe de respecter mon corps !
  • Merci au livreur qui laisse ma commande volumineuse sur le palier. C’est certain qu’enceinte, on a une forme olympique avec des abdominaux en béton.

Solution : J’ai mal partout depuis une semaine, et mon col s’est un peu modifié. Donc, par la force des choses, je ne sors plus beaucoup de chez moi, maintenant. C’est un mal pour un bien : ça m’évite de m’énerver.

La famille, une bonne source d’énervement aussi !

Je te fais un top des meilleures situations :

  • Ma belle-mère, invitée à déjeuner à la maison, qui m’offre une plante à rempoter. Déjà, je ne suis pas immunisée contre la toxoplasmose… Et surtout, va chercher l’erreur ! Tu ne crois pas que j’aurais préféré un petit quelque chose pour le bébé ? Les plantes, je ne peux plus m’en occuper ! On sent que je suis énervée, là, non ? J’ai juste eu envie de laisser crever la plante, mais mon mari a pris le relais niveau jardinage.
  • Ma belle-mère encore, qui trouve que j’ai « trop acheté » pour le bébé, et me dit : « Demande-moi si tu as besoin de quelque chose. » Contradictoire, non ? Vive la montée d’hormones…
  • Mes parents qui me font des leçons de morale sur mon anémie : « Tu ne manges pas assez de viande, c’est pour ça que tu ne grossis pas, et bla bla bla… On s’en fiche si tu prends du poids… » J’ai l’impression d’être anorexique. Euh, merci, je préfère écouter mon médecin qui me dit que tout est ok à ce niveau-là. Pour information, c’est normal d’avoir parfois moins de globules rouges enceinte, du moment qu’il n’y a pas de carences majeures en fer ou en acide folique ! J’ajouterais même que mon médecin est plutôt content d’avoir une patiente dont le poids ne s’envole pas (pour le moment : un coup de rétention d’eau, et tu peux prendre trois kilos en un mois…).
  • Ma mère et ma belle-mère : « Être enceinte, ce n’est pas une maladie ! » Ou encore : « Je n’ai jamais eu tous ces symptômes, tu fais trop attention à ton corps… » Merci, mais je n’ai pas inventé ma tête dans la cuvette des WC en début de grossesse,  et ce n’est certainement pas pour rien que je suis arrêtée depuis le cinquième mois…
  • Ma belle-mère : « Alors, le prénom ? » Ou dans le même esprit, ma mère : « Tiens, au fait, j’aime beaucoup ce prénom ! » Comment vous dire ? On n’est déjà pas d’accord mon mari et moi, alors LAISSEZ-NOUS TRANQUILLES pour le chercher, ce prénom. En ce moment, on nous pose la question en moyenne trois fois par semaine. Ça m’agace tellement que j’en viendrais presque à souhaiter qu’elles détestent le prénom qu’on va donner au bébé, rien que pour les embêter !

Solution : Aucune satisfaisante. Éventuellement, prendre du recul ou envoyer exceptionnellement balader ta famille (évite quand même de prendre la mouche à la moindre contrariété).

Mon mari (qui a droit à toutes mes plaintes, au passage)

Une fois encore, je te fais un top des meilleures situations :

  • « Qu’est-ce que je dois faire ? »/« Comment on coupe une échalote ? » J’ai envie de lui répondre : « Laisse-moi me reposer ! Tu as entendu ce qu’a dit le médecin ? Alors laisse-moi tranquille ! » Le problème, c’est que si je ne lui donne pas d’indications, il est du genre à faire cramer un plat surgelé…
  • Monsieur qui fait « un peu trop » la fête pour son anniversaire, vers mon sixième mois de grossesse. Il a été tellement honteux de cette soirée qu’il s’est calmé direct ensuite. Pas agréable pour moi sur le coup, mais finalement bénéfique pour ma fin de grossesse !
  • Lorsqu’il râle car il ne veut pas faire telle tâche ménagère. Oui, sauf que là, je ne peux plus la faire, la lessive, et je ne vais pas attendre deux semaines avant d’avoir une culotte propre (j’exagère, beaucoup).

Solution : Être patiente. J’aime trop mon mari pour lui tenir rigueur de ses petits travers, même s’ils m’énervent sur le coup. Je sais qu’il m’aime énormément et qu’il fait de son mieux. Un homme a aussi ses propres appréhensions à gérer.

Et pour finir, quand je m’énerve toute seule…

Oui, oui, ça m’arrive, et en particulier dans les situations suivantes :

  • Quand j’en ai marre de m’occuper de la maison… Le problème vient aussi de moi ! Je veux tout bien gérer : ménage, cuisine de petits plats… Sauf qu’au bout d’un moment, ce n’est plus possible (sauf si tu as zéro contraction et une forme olympique) ! J’ai une grosse pensée pour les femmes qui ont déjà des enfants, car c’est sans doute encore plus difficile de lâcher prise.
  • Quand je me sens dépendante des autres physiquement. Mon mari doit prendre le relais avec plein de choses quand j’ai trop de contractions. Je déteste ça.
  • Quand j’ai du mal à me mouvoir dans un corps qui se transforme tellement d’une semaine à une autre ! Depuis quelques jours, je me cogne, car j’estime mal les distances entre mon ventre et les meubles de la cuisine, de la salle de bain… Ça peut certes sembler drôle (tu peux rire, derrière ton écran !), mais sur le coup, je me fais de la peine, et surtout, je me fais mal. Ces situations finissent parfois en grosse crise de larmes. J’ai aussi du mal à supporter ma démarche de grand-mère dans la rue.

Solution : Respirer un grand coup et faire des exercices de respiration (en plus, ça peut t’aider à gérer les contractions le jour de l’accouchement). C’est une solution plutôt efficace sur moi.

Finalement, qu’est-ce que je ressens vraiment ?

Globalement, j’ai l’impression que tout le monde a ses a priori sur les femmes enceintes. Je ne me sens pas toujours aidée ou soutenue, sans doute parce que je ne demande jamais rien (moi et ma fierté…). C’est peut-être logique, en fait. Mais, bien que je sois du genre à serrer les dents et à me débrouiller, j’aimerais que mon entourage percute que j’ai besoin d’aide.

Et paradoxalement, ça me crève le cœur de devoir tout déléguer à mon mari, puisque depuis le début du huitième mois, les contractions m’obligent à me calmer dans les activités du quotidien (totale contradiction avec mon paragraphe précédent, je sais…).

En outre, certaines remarques ou réactions me paraissent déplacées et me font mal au cœur. Ce n’est déjà pas évident de se sentir « diminuée » avec son gros ventre, c’est pire de l’être dans le regard des autres. Notamment dans la rue parce que je ne marche pas assez vite, ou dans le bus parce que je pique la place de quelqu’un qui, LUI, a travaillé toute la journée.

J’ai même eu une remarque d’une collègue qui me disait qu’en fin de grossesse, on devenait « bête » parce qu’on n’avait plus tous ses neurones ! Je trouve ça vraiment horrible. Au contraire, être enceinte, ça rend plus sensible, plus douce envers les autres, plus réactive et organisée (il faut bien préparer la venue du bébé et gérer les papiers, non ?). Et puis je continue aussi à avoir une activité intellectuelle importante.

Bref, je ne comprends pas toujours certaines personnes qui semblent vouloir mettre la femme enceinte dans une case. Pour moi, je reste avant tout une femme jeune, dynamique (certes pas physiquement), féminine… qui est juste en train de créer ce qu’il y a de plus beau au monde ! C’est une force incroyable que de pouvoir donner la vie.

Après, il faut relativiser : j’exagère sans doute certaines choses. Il y a des personnes clairement adorables : mon mari est plein de bonne volonté, mes parents ont été exceptionnels tout au long de ma grossesse, malgré la distance (ils vivent à 400 km de chez nous !), mes amis prennent régulièrement de mes nouvelles. J’ai aussi rencontré des équipes médicales géniales, des gens très gentils dans la rue et dans les commerces… Mais voilà, les hormones accentuent forcément certains ressentis négatifs.

Et toi, tolères-tu aussi moins bien certaines réactions ou attitudes pendant ta grossesse ? Tes hormones jouent-elles un grand rôle dans ta perception du monde ? Viens nous dire !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Je crois qu’effectivement entre les hormones et les appréhensions liées à la grossesse, ce genre de ressenti est inévitable !
N’étant et n’ayant jamais vécu une grossesse je ne peux pas comprendre totalement ton ressenti. Néanmoins en te lisant, il y a un point sur lequel je me reconnais et c’est le « tu fais trop attention à ton corps ». Les gens ne se rendent pas compte que l’inactivité liée à la grossesse ou tout autre raison engendre naturellement une conscience plus profonde de son corps et en effet plus tu l’écoutes plus tu ressens des choses mais c’est normal. Je trouve ça facile de critiquer une femme qui a ses angoisses en plus de différents symptômes physiques pas toujours sympas liés à son état. Je trouve que globalement les gens manque de bienveillance et ne se mettent pas toujours à la place des autres (et quand ils le font c’est souvent en transposant leur ressenti, ce qui n’est pas la même chose).
J’espère néanmoins que ta fin de grossesse a été sereine.

le 30/11/2015 à 09h37 | Répondre

Étoile (voir son site)

Oui, merci ! La fin s’est beaucoup mieux passée. J’étais beaucoup plus zen. En fait, j’ai lâché prise !

le 30/11/2015 à 18h56 | Répondre

Mouton

Sur les propos fin de grossesse
Très amusants et très justes
Rassurez vous TOUTES les femmes enceintes vivent la même chose , cela s’appelle la »grossitude » on est à la fois une icône et une »emmerdeuse » les maris sont comme les aînés qui trouvent que maman se repose trop : dis maman tu dors encore? » Dis ma chérie tu te reposes bien? Viens voir dans la cuisine je ne sais pas faire ca , où est le balai ? Ou ranges tu la moutarde? Combien je mets de lessive dans la machine? Je suis crève moi je travaille toute la journée et je dois tout faire le soir ( et vous avant que faisiez vous? Comme dirait kipling c’est une autre histoire)
Etc etc. Quant aux futures grand meres elles ont tout oublie c’est fou comme les grossesses se passaient bien autrefois : dans les années 70 15% de prématuré maintenant 7% cherchez l’erreur!
Envoyez gentiment tout le monde bouler , les autres dans le bus et la file de courses allez y de votre humour noir style : « alors on est aveugle? » Que ne vous rencontre pas quand vous aurez des problèmes de mobilité quelqu’ils soient !!

le 30/11/2015 à 11h27 | Répondre

issabill (voir son site)

Oh! Tu m’as rappelé des souvenirs!
Bien qu’ayant adoré ma grossesse, j’ai aussi eu des moments d’énervement…
Au hasard de mes souvenirs :
– le livreur qui m’apporte la poussette et la chaise haute (du très léger, donc-hum hum) et qui me laisse tout dans le couloir de l’immeuble. J’étais enceinte de 6 mois, seule à la maison. Ce jour-là, bébé est descendu très bas d’un coup, ce qui a fait craindre un passage en MAP (bon, il est arrivé 1 semaine après terme par déclenchement finalement, mais c’est pas une raison nanmého);
– mon homme qui faisais des soirées jeux avec ses potes 1 fois par semaine, chez nous : au début, on avait un bureau, donc je m’enfermais dedans et je faisais ma soirée tranquille. Ensuite, le bureau est devenue chambre de bébé, et je n’avais plus de solution de repli… Et les mecs restaient avec leur discrétion beuglante jusqu’à 00h30-01h00 (et moi, enceinte, à 21h30 j’avais déjà envie de dormir…)
– la collègue invasive qui me dit qu’elle préférerait que j’ai une fille » parce qu’elle préfère les petites filles, qui me sort un petit « oh » désappointé quand je lui apprends que c’est un garçon : nan mais de quoi je me mêle, sérieux!
– les caisses des supermarchés et les transports en commun, même pas envie d’en parler! (ah si, juste pour l’anecdote marrante : une fois une femme enceinte râle parce que la caissière ne l’avait fait pas fait passer devant moi… enceinte de 7 mois! ^^, et une femme qui me demande ma place dans le métro parce qu’elle est enceinte « ben, euh, le problème c’est que moi aussi quoi »)

le 30/11/2015 à 12h10 | Répondre

Nessendyl

On sent un gros agacement et une relative colère dans ton poste. Les hormones et la fatigue de cette fin de grossesse doivent y être pour quelque chose! ^^
Oui effectivement, je pense qu’il faut relativiser.Zen! Dirais-je même.
Pour le moment à 5 mois de grossesse je n’ai pas à me plaindre, pas de vrais agacements. Mon ventre est très petit, donc pour le moment on ne se rend même pas compte que je suis enceinte et c’est pas plus mal.

le 30/11/2015 à 12h58 | Répondre

Étoile (voir son site)

J’étais dans le même cas. Ma grossesse s’est vue tardivement. En fait, je pense juste qu’il y a des périodes 🙂 Et puis, en plein été, j’avais chaud et je me souviens que je ne supportais pas le stress des gens aussi. En plein mois d’août à Paris, cela me paraissait irréel de voir encore les gens klaxonner, d’être énervés au volant… En fait, on s’énerve finalement en réaction à l’entourage (et aujourd’hui, ça continue avec la poussette – des fois, j’ai peur qu’on nous renverse…).

le 30/11/2015 à 19h01 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Tu m´as rappelé des souvenirs ! Et pas forcément des bons, surtout avec les gens qui touchent ton ventre. Quelle horreur ! Je l´ai vraiment mal vécu à l´époque et ne savais plus comment me protéger…

le 30/11/2015 à 13h41 | Répondre

Christelle

Je trouve ça vraiment horrible les gens qui se permettent de faire ça ! Le jour où je serai enceinte, je coupe la main de celui qui tentera de toucher mon ventre !

le 30/11/2015 à 14h18 | Répondre

Étoile (voir son site)

C’est certain. Pour moi, c’est un manque de savoir vivre. Déjà en temps normal, je suis pas très tactile… Le peu de fois où on me l’a fait pendant la grossesse, bébé a réagi à ma place en donnant des coups. En tout cas, c’est vraiment déstabilisant. Les gens demandent pas et touchent par surprise 🙁

le 30/11/2015 à 19h03 | Répondre

Madame C

Tellement vrai. Bon je complète.

Arrêtée à 7,5 mois de grossesse suite à des contractions douloureuses, la BM te trouve plein d’occupations (bon, je me lâche):
– te rapporter des bulbes de plantes. Il est vrai qu’en novembre, il fait bon et que d’être plier en deux dans le jardin, sans oublier la toxoplasmose, c’est la meilleure activité de grossesse.
– te donner deux sacs pleins de vêtements de l’homme quand il était petit. Vêtements affreux, euh démodés, que tu dois laver, trier, voire recoudre. Qui plus est le 18 mois, tu ne vas pas les sortir de suite. Aussi, la bavette en dentelle de Madere achetée il y a 35 ans, qui se lave à froid et qui se repasse, tu as beau lui dire NON, elle arrive à te la re fourguer.
– elle te rapporte des bodies roses, tu lui dis que si c’est un garçon, tu ne lui mettras pas. Et là, en concert avec son fils( qui est ton mari), tu te fais qualifier de précieuse, de difficile et j’en passe.
– elle s’incruste chez toi une fois par semaine, et te regarde faire â manger en se plaignant de la fatigue d’une journee de retraitée.
-elle te demande tous les mois si tu as des vergetures.
– enfin, son coup de fil quotidien…

Tout ça part’d’un bon sentiment. Mais là je redoute vraiment comment ça va être avec le bébé…

le 30/11/2015 à 13h52 | Répondre

Étoile (voir son site)

Je me reconnais pas mal dans tes exemples. Maintenant je laisse couler et la conséquence, c’est qu’elle voit peu son petit-enfant. Tant pis et puis de toute manière, la mienne ne réclame pas tellement de le voir.

le 30/11/2015 à 19h09 | Répondre

Chaperon Rouge

Ouh lala!! en effet, tu devais etre pressée d’en finir avec cette grossesse! Ici, à 8 mois tout juste, tout est impeccable:
je DEMANDE à l’accueil du supermarché qu’on m’ouvre une caisse prioritaire, et je ne me suis jamais fait envoyé paitre par quiconque (et la fois où la caisse était déjà ouverte, il y a 2 mois, les 3 dames qui étaient devant moi m’ont laissé passer avec mon caddie plein à craquer, sans rechigner ni que je ne demande rien 🙂 )
-Dans le bus et le metro, j’avoue, je suis plus « pudique ». mon ventre n’est vraiment pas énorme pour mon stade de grossesse… quand je voyage avec mon mari, il joue des coudes et parle fort genre « ah non, tu n’accouches pas maintenant, on va t’asseoir t’inquiètes »! et les gens se lèvent lol. Mais toute seule je dois admettre que majoritairement j’ai quand même des gens qui me laissent la place.
-Pour le ventre, j’ai finalement peu de gens qui l’ont touché spontanément. ma maman a louché dessus des mois avant que je puisse lui dire « ah, vas y, elle bouge! » elle était trop contente. le reste des gens attend que je les invite à le toucher, ou me demandent « je peux? » et ATTENDENT LE OUI POUR LE FAIRE. Mais j’ai vu une vidéo sur internet avec une nana qui croisait un collègue de son mari dans la rue, qui présente sa soeur et sa copine, et les 3 se jettent sur le ventre de la femme alors qu’elle ne les connait pas. Du coup, elle touche le cul de l’une, les seins de l’autre, et le paquet du 3eme avec les memes exclamations, j’ai trouvé ça génial 🙂

le 30/11/2015 à 14h56 | Répondre

Louna

Ahaha ! Je veux le lien de cette vidéo ! J’ai une collègue à la main baladeuse à qui je me ferai un plaisir de l’envoyer 🙂

le 30/11/2015 à 16h54 | Répondre

Étoile (voir son site)

Ah, oui, je veux bien la vidéo ! Quelle bonne idée 🙂 🙂 Je retiens pour le deuxième.

le 30/11/2015 à 19h10 | Répondre

Louna

Oh ben oui, Étoile, il était tant qu’il sorte, ce petit bout de chou ! Je comprends tout à fait ton exaspération, même si je n’ai pas forcément vécu les choses avec la même intensité.

Certes, les trajets en transports étaient devenus bien pénibles à la fin : la veille de mon accouchement, il fallait encore que je demande explicitement une place pour qu’on me la cède dans le bus (pourtant, vu la taille de mon ventre, et étant donné le fait qu’on était en plein été, on ne pouvait pas le rater !).

Mais sinon, je n’ai pas le souvenir d’avoir vécu tant de situations d’énervement que ça : j’étais tellement sur un petit nuage ! Mais il faut dire, que les mois de juillet-août à Paris, il y a moins de monde dans la ville, dans les transports, et l’atmosphère semble plus légère, et tout le monde paraît de meilleure humeur : ça a peut-être joué ?

le 30/11/2015 à 16h58 | Répondre

Étoile (voir son site)

Merci à toutes pour vos commentaires ! Je vous rassure cet état d’esprit a duré 3-4 semaines, et je pense que les hormones ont pas mal joué, mais aussi la solitude. Ma famille n’est pas en région parisienne, et ma belle-famille ne m’a jamais vraiment aidé. Je pense que j’aurai réagi un peu différemment si j’avais été un peu plus entourée ! Rien qu’un repas dominical en famille déjà, ça change beaucoup de choses 🙂

le 30/11/2015 à 18h55 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je comprends tout à fait ça ! Mais parents sont à 800 kms (alors que mes beaux parents ont un appart à Paris). Et avec les événements sur Paris ou quand j’ai un souci clairement j’aimerais avoir ma maman et mon papa pour me réconforter. Aussi gentils soient mes beaux parents, ce n’est pas pareil !

le 30/11/2015 à 19h56 | Répondre

Melimelanie

ouhhh qu’estce que je me retrouve dans ton article. Cette impression que le monde entier (et notre corps avec) fait tout pour nous faire sortir de nos gonds!!!

Les caisses prioritaires des supermarchés ou la femme de devant délibérément tourne le dos en te voyant arriver pour être sûre que tu ne vas pas lui demander de passer (alors que tu as 5 articles… véridique). Et la caissière qui ne réagit pas. – Pour le coup je ne fais pas de pub mais j’ai un jour eu envie d’embrasser une caissière chez picard qui m’a fait passer devant tout le monde en disant clairement aux autres clients : « Je suis désolée mais elle est enceinte elle est prioritaire. » et qui m’a ensuite dit « Ça ne dure pas longtemps Madame alors profitez en! »

Ou la fois magique ou un monsieur m’a bousculé (oui oui je me suis pris un coup, bon soit de dos le pauvre ne pouvait pas savoir que j’étais enceinte et quand je lui ai fait remarquer il faisait concurrence à la couleur des tomates) pour se ruer sur la caisse qui venait d’ouvrir pour être sur de passer avant moi (qui marchait lentement vue mon état).

En revanche personne n’a jamais essayé de toucher mon ventre et j’ai envie de dire heureusement! Je ne supporte pas qu’on me touche. Déjà qu’enceinte tes parties intimes tu as l’impression qu’il y a un panneau « entrée libre » dessus alors des inconnus qui touchent mon ventre je pense que j’aurai pu mordre…

le 01/12/2015 à 09h22 | Répondre

La tempete

Ahah j’ai cru que c’était toi qui avait écris l’article à son titre 🙂

le 01/12/2015 à 19h26 | Répondre

Madame D

dès le début de ma grossesse je me suis mise en mode peste ! Ca été très efficace !

le 06/12/2015 à 23h47 | Répondre

Pierrot

Bonjour,

Je me reconnais complètement dans ce récit :
Enceinte de 8 mois, les gens qui te laissent végéter à une caisse pendant 20 mn… Les gens qui te disent que ton ventre est quand même très très gros… La belle mère qui vient chez toi une semaine et qui d’assois sur le canapé pendant que toi tu fais lrs courses le repas tu mets la table et la débarrasse….le mari suite dis que tu n’as qu’à lui demander si tu as besoin… Sans blague…et pour finir ton contrôle révèle une tension à 7.8…et on me dis il faut vous reposer avec 2 enfants et l’aide de personne… Bref j’espère que ça va vite passer mais en tout cas ca fait du bien d’écrire…

le 14/12/2016 à 11h53 | Répondre

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