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Moi, maman ! La mère réelle


Publié le 29 février 2016 par Louna

Chose promise, chose due ! Voici l’article dont je te parlais. Mais attention, je te préviens : aujourd’hui, c’est jour de fête. Pour compenser l’auto-flagellation de la dernière fois, je m’offre un article de congratulations !

Depuis dix-huit mois, je ne me reconnais pas. Non pas que je me sois perdue au milieu des couches, ou entre mon lit et la chambre de ChérieChou lors d’un énième réveil nocturne, non non. Quoique… Mais ceci est une autre histoire, que j’ai déjà longuement partagée avec toi.

Non, je ne me reconnais pas, tout simplement parce que je me redécouvre. La maternité m’a changée. Je ne suis plus la femme que j’étais, et je ne le serai jamais plus. Je ne parle pas là de ma silhouette qui, certes, je te l’accorde, en a pris un coup. Je parle de quelque chose de plus subtil, de plus fin, qui s’est installé insidieusement et qui, doucement, au fil des mois, a fait de moi une maman.

Comme je te le disais la dernière fois, je suis une maman imparfaite, loin de l’idéal que je m’étais forgé ! Mais si je regarde avec un peu de bienveillance mon parcours de maman, je peux dire que c’est carrément moins mauvais que ce que je craignais.

C’est l’histoire typique, bien sûr. Moi qui étais une jeune femme dynamique et ambitieuse qui ne tenait pas en place, je me surprends à rechigner au moindre déplacement professionnel, à hésiter à profiter d’une soirée entre amis si je ne peux pas y emmener ma fille. Moi qui ne me posais jamais plus d’un soir par semaine, et qui courais sans cesse à droite et à gauche pour aller à toutes mes activités, je me surprends à choisir les soirées au calme, à la maison, à regarder béatement ma fille gazouiller. Je me résous même, bon gré, mal gré, à adapter mes vacances, qui jusqu’à présent, se résumaient à parcourir les quatre coins du globe.

Bref, je ne suis plus moi, et mon moi d’avant n’existe plus.

Mais lorsque je prends le temps de regarder en arrière, je me rends compte que l’arrivée de ma fille dans ma vie a fait émerger des pans entiers de ma personnalité dont je ne soupçonnais pas l’existence…

Devenir mère qualités

Crédits photo (creative commons) : Giorgio Montersino

La patience

On m’a répété toute mon enfance que la patience, décidément, ce n’était pas mon fort. Et pour être honnête, c’était bien vrai ! Pour moi, il faut que tout aille vite : quand je décide quelque chose, j’ai beaucoup de mal à attendre. La preuve ? On s’est mariés à peine sept mois après la demande de Mister F.

Même dans le cadre professionnel, je ne suis pas réputée pour ma patience : je veux que les choses avancent vite et bien, et si ce n’est pas possible, il faut m’expliquer pourquoi, preuves à l’appui ! (Non, ne pars pas en courant, je suis une collègue sympa, aussi, en vrai !) Pendant ma grossesse, je regardais les semaines défiler avec une lenteur exaspérante : que c’était long !

Alors pourquoi, dès l’instant où j’ai eu ma fille dans mes bras, cette attitude a-t-elle changé ? Je ne comprends pas d’où viennent ces trésors de patience que j’ai réussi à déployer, jour après jour (et surtout nuit après nuit, dans les premiers temps !) pour bercer ma fille, pour l’apaiser, ou pour jouer avec elle (car non, au début, ce n’est pas très interactif, un bébé !!).

Même encore maintenant, je sens bien que les apprentissages se font avec le temps et qu’il est important pour elle qu’on lui répète inlassablement les mêmes choses, que ce soit pour les interdits (« Non, pour la millième fois de la journée, ne touche pas à la prise ! ») ou pour les petites tâches de la vie quotidienne. La patience s’est invitée dans mon quotidien, et je goûte avec joie cette nouvelle qualité, qui me permet de profiter de ma fille.

L’endurance

Car oui, il en faut, de l’endurance, pour être parent ! Là encore, moi qui suis plutôt du genre à renoncer au moindre effort physique, dès que ça devient un peu difficile, me voilà, par la force des choses, à porter à bout de bras ma fille (presque neuf kilos, tout de même), les courses (avec le pack de lait de la semaine !), et le sac de linge de la crèche (vingt-quatre bavoirs et douze gigoteuses, sans compter les gants de toilette et autres accessoires indispensables pour nous rendre nos petits pas trop barbouillés le soir)… Bref, me voilà costaude, pleine de crampes, mais très fière de moi !

Idem quand, la nuit, il faut se lever pour la énième fois et se déplacer au radar, pour aller remettre la tétine dans le bec de la bête (j’aime ma fille), ou bercer ses neuf kilos somnolents, le temps qu’elle retrouve son (si précieux) sommeil.

Je ne pensais pas que j’en serais capable. D’ailleurs, je ne l’ai pas toujours été, et j’ai eu un sacré passage à vide, pendant lequel Mister F. a dû prendre le relais, le temps que je me refasse une santé. Mais au final, on y est arrivés ! Le corps a vraiment des ressources insoupçonnées, c’est fou !

La tolérance

Quand on passe de l’autre côté de la barrière, on réalise tous les efforts qu’il faut déployer à longueur de journée, notamment pour gérer les frustrations, ou simplement les besoins de son petit.

Du coup, moi, stéréotype de la mauvaise fille râlant (intérieurement, je te rassure : je sais me tenir en société) contre le parent indigne qui laissait son enfant hurler dans le métro en en faisant profiter tous les passagers, je suis devenue cette maman compatissante, qui remercie le dieu des bébés parce que, pour cette fois, ce n’est pas la mienne qui est en train d’exercer son talent de cantatrice à destination de toute la rame. Voilà voilà, mea culpa.

De la même manière, moi qui étais prompte à juger lorsque j’étais témoin de certaines situations (exemples au hasard : l’enfant scotché à l’écran du smartphone de son papa pendant un trajet en train, ou la maman qui ne réussit pas à juguler le trop-plein d’énergie de ses enfants, coincés dans l’espace exigu du wagon), je réalise que chacun fait ce qu’il peut, au jour le jour, pour concilier son idéal éducatif et les réalités du quotidien.

À toi, chère lectrice (et même à toi, cher lecteur, soyons fou !), je peux te l’avouer : moi, j’ai cédé. C’est petits biscuits à volonté dans les transports. Et le soir, avec la fatigue de la journée, je ne cherche même pas à négocier : c’est direct quignon de pain enfourné dans la bouche en sortant de la boulangerie. Bienvenue dans le monde réel de la parentalité !

L’inventivité

Là encore, il en faut pour pouvoir survivre face à son enfant :

  • entre les diversions qui tombent à pic (« Oui, je sais, tu veux rester jouer au square, mais il fait -12°C et la nuit tombe, alors il faut rentrer… Oh ! Regarde, Médor est dans la cage d’escalier, quelle chance, on va se dépêcher d’aller le caresser ! »),
  • les solutions de repli indispensables (« Regarde, tu vas pouvoir te construire une super cabane avec ce beau et gros carton, pendant que Maman s’absente cinq minutes pour raison technique. » Oui, une maman aussi, ça fait pipi…),
  • et les négociations nécessaires à chaque instant (« Si tu restes sage dix secondes, le temps que je te change la couche, je te promets de te mettre pour la dixième fois de la soirée Mon âne, mon âne a bien mal à sa tête, et même de danser avec toi comme une petite folle ! »)…

Il faut savoir se montrer réactif et inventif ! Un enfant, ça ne se laisse pas berner si facilement !

Et là, je dois dire que notre crèche parentale nous aide bien : on voit comment les puéricultrices arrivent à gérer les situations délicates, et j’aime prendre le temps de discuter avec elles, histoire d’être capable de mieux gérer celles de notre quotidien une prochaine fois.

Mon prochain défi : réussir à faire manger ChérieChou toute seule sans qu’elle finisse par tout jeter par terre une fois rassasiée… Easy, non ?

La curiosité

Voir ma fille grandir et évoluer me fascine littéralement. Je note chaque semaine ses petits progrès dans un carnet : quel bonheur de le parcourir et de réaliser que tel ou tel apprentissage est déjà si ancien (le temps passe vite quand on ne s’ennuie jamais !).

C’est bien simple, avant, je trouvais que les petits bébés, avant le début du langage, c’était mignon et attendrissant et toussa toussa, mais que, quand même, on s’ennuyait vite sans interactions. Et là, je découvre les milliers de choses que les bébés apprennent et acquièrent au fil des jours. Je me souviens encore de la fierté de ma fille quand elle a réussi à ramper vers l’avant pour la première fois !

Je lis, j’échange avec les puéricultrices de la crèche, avec les mamans de mon entourage réel ou virtuel (l’entourage, pas les mamans, bien réelles, les mamans !), avec ma maman, ma belle-maman, mes belles-sœurs, mes collègues. On en discute aussi énormément avec Mister F. J’adore confronter nos points de vue, nos regards qui parfois diffèrent sur certaines situations : je trouve ça très enrichissant pour tous les deux. Quelle belle aventure que de voir cette personnalité en construction, jour après jour, et d’avoir la chance d’y assister de si près !

Je pourrais encore continuer cette liste, et te citer d’autres exemples de situations où je me suis surprise moi-même. Mais je te vois venir : tu vas me dire que j’ai tout simplement découvert l’amour parental, et qu’il donne des ailes. Oui, c’est vrai ! Mais là où c’est magique, c’est que ces qualités que j’ai développées en étant mère m’ont été utiles dans d’autres pans de ma vie de tous les jours. Et ça, franchement, je trouve ça top !

Alors oui, la maternité m’a changée. Il y a des aspects que je regrette, notamment ce manque de dynamisme qui me colle à la peau, résidu douloureux de cette première année agitée à veiller sur le sommeil compliqué de ma fille. Mais il y a aussi des aspects que je ne soupçonnais pas et qui me rendent fière. Fière de la femme que je suis devenue, fière de la maman que ma fille a réussi à façonner au fil des jours.

Je t’avais prévenue que c’était un article d’auto-congratulations, histoire de me faire un peu de bien ! Alors, déchaîne-toi, toi aussi, et raconte-moi toutes les belles surprises que tu as découvertes en toi, en te surpassant pour devenir maman !

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

Je me retrouve totalement dans ce texte ! (et j’en profite donc au passage pour m’auto-congratuler aussi 😉 ). Je trouve que c’est un aspect trop méconnu et que les DRH devraient y penser aussi. Au retour de congé parental je suis peut être moins dispo mais j’ai aussi acquis de nouvelles qualités !

le 29/02/2016 à 07h59 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est totalement vrai ça ! Les DRH devraient y faire références.

le 29/02/2016 à 09h31 | Répondre

Louna

Oui, tu as tout à fait raison ! Même si je pense que malheureusement, cette mentalité n’est pas suffisamment répandue dans le monde du travail, être maman, c’est un job à plein temps (ce n’est pas ici qu’on me dira le contraire ! 😉 ), qui demande adaptabilité, écoute, organisation, ténacité, etc… Toutes ces belles qualités qui nous rendent également plus efficaces au travail. D’ailleurs, je passe clairement moins de temps au travail depuis que je suis maman, mais je n’ai pas l’impression d’avoir perdu en efficacité.
Et oui, tu as bien raison de t’auto-congratuler : c’était vraiment le but de cet article, que chacune réalise la présence de toutes ces belles qualités chez elle ! 🙂

le 02/03/2016 à 11h30 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Quand je te lis ça donne encore plus envie.
Je pense que je serais une maman différente de la tata que je suis.
Je trouve qu’en effet, quand tu as des enfants certains aspects de ta personnalité changent (j’ai assez d’amies enceintes ou avec enfants pour mesurer ces changements).
C’est un article qui met le sourire. Même si ça a été dur, je suis certaine que tu t’en sors à merveille. Et puis tu grandis toi aussi, en même temps que ta fille.

le 29/02/2016 à 09h34 | Répondre

Louna

Merci : ça me fait plaisir de savoir que ce récit te donne envie.
Et oui, je suis persuadée que tu seras une maman différente de la tata que tu es : ça va être passionnant à découvrir ! 🙂
Je crois que tu as bien résumé les choses : je grandis en même temps que ma fille, et en plus, ça me rend heureuse.

le 02/03/2016 à 11h31 | Répondre

Hermy

Bel article d’auto-congratulation et tu as bien raison de le faire, cela fait du bien !!!
Je me retrouve aussi complètement dans ton texte et je suis d’accord avec Die Franzoesin, les DRH devraient prendre en compte ces nouvelles qualités.

le 29/02/2016 à 09h42 | Répondre

Madame Vélo

Super Louna ! Je me retrouve complètement dans tout ce que tu dis : j’étais la non-patience incarnée et je découvre des trésors de patience avec mon fils… et du coup de manière plus générale. J’étais sidérée de voir certaines femmes capables de porter des milliers de trucs en même temps et je me retrouve capable de faire la même chose : bébé de 9 kg (oui oui, avec 10 mois d’écart avec ta fille ils font le même poids !) dans un bras, manteaux dans la main, sac de course dans l’autre, clefs et sac à main coincé entre tout ça. Quant à la tolérance c’est carrément vrai aussi ! Et moi aussi j’adore observer mon fils évoluer, moi qui m’étais toujours demandé comment on pouvait trouver ça cool de jouer avec des enfants je joue facilement avec lui.
Et je suis entièrement d’accord avec Die Franzoesin, les DRH devraient prendre en compte ces nouvelles capacités à la mention « X enfants » sur le CV. Tout comme la mention « mariée » qui implique : gestion de projet, management de prestataires, gestion de conflits, diplomatie, etc ! Bref, moi aussi j’ai changé de devenir maman, et le plus drôle c’est que j’ai rédigé un début d’article là dessus la semaine dernière 🙂

le 29/02/2016 à 09h57 | Répondre

Louna

Hihi ! Ça ne m’étonne pas, Madame Vélo, puisque c’est toi qui m’a donné cette idée d’article 😉
J’adore ta manière de voir les choses et de relier toutes ces compétences qui ne sont pas (suffisamment) valorisées autour du mariage et de la maternité, à un vocabulaire d’entreprise : tu nous diras si ça marche pour toi !
Super, j’ai hâte de lire ton article à ce sujet, parce que je suis persuadée que mes exemples ne parlent pas à toutes et qu’il y a autant de manières de changer que de maman ou de bébé. 🙂

le 02/03/2016 à 11h35 | Répondre

Madame D

Oui ça fait du bien !!!!!!!!!!!
Bon par contre j’aimerais bien retrouver ma patience … Car elle se fait la malle à chaque repas …

Personellement quand j’ai recherché du travail après ma fille, mon chef m’a clairement dit qu’il m’avait choisit parce que justement j’étais maman contrairement à l’autre candidat !

le 29/02/2016 à 10h51 | Répondre

Louna

Oui, malheureusement la patience est un peu trop volatile…. Et je crois qu’à l’approche des 2 ans, la grande majorité des parents se retrouvent comme toi : je reviens dans 6 mois pour en parler ? 😉

Quant à l’anecdote pour ton nouveau poste, je trouve ça génial !

le 02/03/2016 à 11h37 | Répondre

Miss Chat

Ah la tolérance… Je crois que c’est une des choses que j’ai le plus remarquée. Probablement parce que je compatis et que je sais que chaque parent fait ce qu’il peut !
Par contre, j’étais quelqu’un de patient et d’endurant et maintenant … plus tellement. Je dois prendre sur moi pour ne pas m’énerver tous les matins parce que mademoiselle a décidé de fouiller dans les BD de Papa plutôt que de se laisser habiller et je délègue pratiquement automatiquement les (rares) réveils nocturnes à mon mari (ouh la mauvaise mère 🙁 )…

le 29/02/2016 à 11h18 | Répondre

Louna

Oh non, pas la mauvaise mère : mon mari pourrait t’en parler, je pense qu’il fait 80% des réveils nocturnes, chez nous aussi !
Oui, pour la tolérance, il n’y a pas de secret, je crois : le fait d’être confrontée à la même situation nous permet de relativiser et de se mettre à la place des autres parents. On n’a encore rien trouver de plus efficace pour apprendre la tolérance.
Pour la patience et l’endurance, ce sont clairement des capacités directement liées à la fatigue, alors attend de voir d’ici quelques mois si ta patience et ton endurance naturelles ne vont pas revenir doucement prendre le dessus. 🙂

le 02/03/2016 à 11h40 | Répondre

Camomille (voir son site)

J’aime beaucoup ta façon de voir les choses. Quelle bonne idée que de tenir un journal de bord avec tous les progrès de ta fille ! Je n’aurai jamais l’endurance pour ça, tu as toute mon admiration 😉

le 29/02/2016 à 11h41 | Répondre

Louna

Merci Camomille ! 🙂
J’avoue que pour le journal de bord, c’est plus difficile d’être assidue ces derniers temps, où les progrès sont plus dilués et globaux. Heureusement, le cahier de liaison avec la crèche nous permet de continuer à entretenir tout ça, même si on se focalise plus sur les souvenirs et les photos que sur les progrès de bébé : c’est pas mal aussi.

le 02/03/2016 à 11h43 | Répondre

Mlle Mora

Tu as raison de t’auto congratuler Louna, on ne peut pas passer notre temps à s’auto flageller ! On apprend tous les jours un peu plus notre rôle de maman, et on fait ce qu’on peut avec tout l’amour qu’on a !
La tolérance envers les autres parents, oh oui, maintenant je compatis toujours, et comme toi, je suis contente que ce ne soit pas la mienne cette fois !
Par contre, un peu comme Miss Chat, j’étais très patiente, mais avec ma fille, ce n’est pas toujours le cas quand elle me cherche parfois je tombe dans son piege et je m’énerve pour rien…

le 29/02/2016 à 13h32 | Répondre

Louna

Merci Mlle Mora ! 🙂
Tu as complètement raison, on fait ce qu’on peut avec ce qu’on a à donner, et parfois, ça fait du bien de se dire que c’est déjà pas si mal.
Quant à la patience, on se rend vite compte que nos petits sont vraiment très doués pour savoir où appuyer pour nous faire craquer, mais ça va, ça vient et il faut accepter que ça fait partie de leur évolution normale (plus facile à dire qu’à faire !). Moi, quand elle me fait craquer, je m’isole et je délègue. J’essaie aussi de relativiser et de voir la vie avec ses yeux : oui, elle a envie de passer systématiquement 1/4 d’heure le soir dans le local poussette, à jouer avec les trottinettes des petits voisins, et ça me rend folle, et il y fait froid et j’ai envie de rentrer me mettre au chaud et commencer à préparer la soirée, mais j’essaie de me raisonner et de me dire qu’elle a très envie de profiter de ce temps-là, alors j’essaie de patienter 5 min ou de détourner son attention sur autre chose. Dur dur quand on sait que c’est TOUS les soirs le même manège ! 😉
Bref, je te comprends TOTALEMENT !

le 02/03/2016 à 11h49 | Répondre

Étoile (voir son site)

Patience, endurance… Je me reconnais, mais ce sont des traits de caractère que j’avais déjà et qui m’ont grandement facilité les premiers mois (oui, désolée, je me jette des fleurs). Par contre, j’ai du mal à lâcher du leste : il faut que les petits pots soient tous maison, que Petit Prince soit toujours propre, je déteste sauter un bain, etc… Je suis (trop) organisée, et par conséquent, je trouve que parfois je ne profite pas assez. Attention, cela me fait plaisir de tout « bien faire », mais c’est quand même sacrément crevant ! Pour l’inventivité, je suis d’accord. Je ne te dis pas le nombre de chansons que j’invente comme cela ou les histoires (que j’invente aussi, mais des fois, ça devient n’importe quoi !). C’est un joli article en tout cas 🙂

le 29/02/2016 à 21h54 | Répondre

Louna

Oh la chance d’avoir ces traits de caractère en toi depuis toujours ! 🙂
En effet, ça a dû faciliter le début, et tant mieux pour vous !
Je me reconnais aussi dans cette envie de tout bien faire, et en effet, être maman nous force à mettre quelques priorités sur notre organisation et notre envie de perfection : ça ne fait pas de mal non plus, mais ça peut prendre quelques mois pour s’ajuster. Oui, c’est sacrément crevant, comme tu dis ! Et parfois, quand je reconnais que je rentre dans ce piège, j’essaie de me poser et de faire une liste de ce qui est vraiment prioritaire pour moi : ça m’aide à faire le tri et à savoir ce sur quoi j’accepte de lâcher du lest.

Ah oui, les comptines, histoires et autres chansons inventées, c’est tellement génial ! Je me demandais si j’arriverais à être au niveau de mon père, qui nous a enchanté notre enfance avec toutes ces histoires merveilleuses, et oui, en effet, je ne sais pas d’où on sort tout ça, mais c’est top ! 😉

le 02/03/2016 à 11h53 | Répondre

Claire (voir son site)

Louna, merci pour cet article.
Je suis tout a fait d’accord avec toi pour les qualités: patience, tolérance, endurance, curiosité et surtout inventivité.
Effectivement, le rôle de maman nous transforme. Les priorités ne sont plus les mêmes. Pour ma part, je suis d’avantage connecté à moi même. Ces petits êtres nous font bien grandir!

le 06/03/2016 à 22h15 | Répondre

Camille

Bonjour,
Je suis tombée par hasard sur votre témoignage et j’ai adoré! Cela fait du bien de vous lire 🙂
Par contre… si vous avez trouvez l’astuce pour faire manger votre bout’chou sans qu’il jette tout par terre… je suis preneuse ;D

le 13/06/2016 à 14h20 | Répondre

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