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Mon choix de contraception, ma libération


Publié le 16 octobre 2015 par Sophie

Un titre pareil, ça fait un peu pompeux, j’en conviens. Mais je le vis tout à fait comme ça.

Je t’avais laissée sur une note d’espoir, concernant ma fille. Elle va très, très bien. Elle communique à sa manière (avec des images) de plus en plus. Nous avons déménagé dans notre maison à nous, à dix minutes du CAMSP. J’ai été mutée, j’occupe un temps plein et nous vivons dans (les cartons de) notre maison.

Cette fois-ci, il ne sera pas question de ma fille… Mais de moi.

Je suis prête à te parler de mon choix de contraception définitive. Je VEUX t’en parler, parce que c’est encore tabou dans notre société, et que je me suis battue pour pouvoir le faire respecter. J’écris ces lignes en tremblotant (c’est pour dire !), parce qu’on ne sait jamais quelles réactions on peut provoquer avec ce genre d’article. Mais j’assume.

Avec l’arrivée de ma fille, malgré toutes les difficultés qu’on rencontre avec elle, j’étais comblée. J’avais trois enfants, tous aussi beaux les uns que les autres. J’étais heureuse.

Femme déterminée

Crédits photo (creative commons) : Will Fisher

Pendant la grossesse, déjà, je m’étais renseignée sur les différents types de contraceptions auxquelles je pouvais prétendre.

  • Le préservatif. C’est marrant au début, mais on s’en lasse…
  • La pilule, qui m’a déjà fait défaut une fois. Elles ne sont pas toutes pareilles, mais je n’avais plus confiance. En plus, je suis carrément nulle pour prendre la pilule, et pourtant, j’ai essayé, vraiment ! J’avais quatre ou cinq alarmes sur mon téléphone, mais j’arrivais à l’oublier quand même. Enfin, chez moi, la pilule a des effets secondaires rédhibitoires : notamment une absence TOTALE de libido.
  • Le stérilet était mon option numéro 1. Mais avec ma malformation, ce n’était pas possible : il serait rejeté à la première occasion.
  • L’implant. Idée révolutionnaire ! Plus d’oubli possible ! Mon gynéco m’a proposé de prendre la pilule qui s’en rapprochait le plus pendant six mois, pour voir si je supporterais l’implant. Et bingo : je ne la supportais pas du tout, du tout. J’ai même fait un épisode de déprime/dépression. Sans compter une libido juste inexistante.

Plus l’anneau que j’avais du mal à mettre, les patchs qui m’ont donné une allergie… J’ai essayé beaucoup, beaucoup de choses. Rien ne m’a jamais convenu.

Et l’idée d’un quatrième bébé qui se pointerait l’air de rien me filait une frousse juste monumentale. Je ne VOULAIS PAS d’un enfant surprise. Je ne voulais plus d’enfant, tout court.

J’avais fait un troisième enfant en sachant ce que ça allait impliquer (changement d’appartement, congé parental, etc.). J’avais déjà sacrifié tellement de choses avec l’arrivée de ma Chouquette ! J’avais déjà eu trois enfants presque en claquant des doigts, je n’avais pas envie que ça recommence.

Alors j’ai continué de chercher un moyen de contraception. En fait, j’en avais trouvé un. Mais il était radical : la contraception définitive. À 27 ans, après la naissance de ma fille, je me trouvais trop jeune pour y avoir recours. On ne sait jamais, après tout. Seulement, cette idée est devenue de plus en plus présente.

J’étais sûre de ne pas vouloir d’autres enfants, avec mon mari, ou même avec un autre homme. Mon mari n’en voulait plus non plus. J’ai commencé à en parler à mon médecin (ce si gentil médecin qui me proposait d’arrêter de m’empoisonner et de « rattraper » ma fille, tu te souviens ?), qui m’a fait les gros yeux et m’a sermonnée comme une enfant de 3 ans qui faisait un caprice.

Alors j’ai attendu, et je me suis sentie dépossédée de moi-même pendant trois longues années. Mais pendant ces trois ans, mon choix a mûri. J’ai tellement fait souffrir mon homme que j’aime plus que tout ! J’avais tellement peur de tomber enceinte que je ne voulais même plus qu’il me touche.

J’ai d’abord pensé que ce que je voulais, ou plutôt ce dont je ne voulais plus, n’était pas normal. Et que je faisais une histoire pour pas grand-chose. Après tout, trois ou quatre enfants, on dit souvent que ça ne change pas radicalement la vie… Mais pour moi, ça aurait signifié renoncer à trop de choses.

Ça aurait signifié avoir une troisième césarienne, ce qui est loin d’être anodin. Changer de voiture. Renoncer à déménager dans la ville où ma fille a ses séances hebdomadaires, parce que trouver là-bas une maison avec cinq chambres avec nos moyens relève du fantasme. Arrêter de travailler pour encore au moins deux ans, alors que je viens enfin de recommencer (et ça me manquait tellement !). Oublier aussi les gardes de dernière minute par les grands-parents : j’ai déjà des scrupules à laisser mes trois enfants, parce que c’est beaucoup de travail, alors quatre…

Mais je m’égare en essayant de me justifier. J’ai déjà passé tellement de temps à me justifier, et je continue ici !

Le jugement est ce qui m’effrayait le plus, et me rendait folle de rage. J’ai fait tous les gynécos de mon département, et pas un n’a essayé de m’écouter. De comprendre mon choix. J’ai entendu toutes sortes de choses.

« Vous allez le regretter ! »

C’est mal me connaître. Mes choix, bons ou mauvais, je les ai toujours assumés. Dans ma philosophie de vie, un choix n’est jamais foncièrement mauvais, car il amène souvent des événements inattendus et très souvent positifs (en tout cas, jusque là, j’ai toujours trouvé du positif dans chacun de mes choix). Une fois mon choix fait, je passe à autre chose. Les regrets ne servent à rien, les « et si » non plus.

« Vous êtes trop jeune ! »

Oui, c’est vrai, je suis jeune. Justement, je suis jeune. J’ai d’autres projets que celui d’être maman. Je veux reprendre mes études, tant que je suis jeune. Déjà, avec trois, ça va être sportif, alors avec quatre… je ne vois pas comment je pourrais y arriver.

Et si à 35/40 ans, j’ai envie du « petit dernier », comme ça a été le cas pour ma mère, ma grand-mère, la mère de mon mari, la grand-mère de mon mari, ma collègue, ma voisine, qui sais-je ?

J’ai justement l’exemple sous les yeux : c’est super d’avoir une petite sœur qui pourrait être ma fille, et je l’aime d’une force incroyable, mais je vois aussi mes parents plus tout jeunes essayer d’éduquer une ado pas forcément facile. Ma mère est ravie d’avoir été maman une dernière fois, mais elle le dit elle-même : c’est beaucoup plus dur à 39 qu’à 29 ans. Je veux être tata, marraine, avoir les bons cotés sans avoir la responsabilité.

J’aimerais, à 40 ans, faire des grasses matinées. Mon aîné aura presque 18 ans. Il sera autonome et indépendant de sa môman. Ce sera une relation toute autre. Remettre le couvert avec un nouveau bébé ? Je ne vois pas l’intérêt pour moi.

« Vous ne voulez pas une vraie fille ? »

C’est celui qui m’a fait le plus mal, parce qu’il touche à ma fille : je ne reviendrai pas dessus. C’est juste ignoble d’insinuer qu’on peut « remplacer » un de nos enfants.

(Il y a aussi : « Et si un de vos enfants meure ? », qui est du même acabit. Pour l’avoir déjà presque vécu avec ma fille, je sais que je ne voudrais pas d’autres enfants.)

« Et si un jour, c’est fini avec votre mari et que vous rencontrez un autre homme ? »

Il y a d’autres choses à faire pour se sentir un vrai couple, il n’est pas obligatoire d’avoir un enfant.

Ces jugements m’ont malgré tout permis de réfléchir, même si les questions m’ont heurtée. Mais j’étais toujours malheureuse, et j’avais toujours peur. Heureusement que mon mari est d’une patience extrême ! Je ne sais pas si beaucoup de couples auraient résisté à un tel désert sentimental.

Et puis, étant une « maman connectée », j’ai vu passer un jour un hashtag sur Twitter. Provenant de femmes qui subissaient comme moi le jugement des médecins. J’ai décidé de jeter une bouteille dans la twittosphère. Une fille m’a répondu, et donné les coordonnées d’un planning familial.

J’ai mis une journée à appeler (je déteste le téléphone). Et j’ai pleuré littéralement au téléphone. La secrétaire était aimable : elle ne m’a pas demandé pourquoi je voulais faire ce geste-là, ne m’a pas sermonnée. Elle a pris mon nom, mon numéro de téléphone et m’a donné un rendez-vous trois semaines plus tard.

Trois semaines, une heure et demi de train et une heure de métro plus tard, j’arrivais au centre. Je le connaissais déjà de réputation, et c’était là que mon mari était né (ma vie est une suite de coïncidences).

Le gynécologue s’est montré humain. Il m’a parlé de la contraception définitive, de la méthode utilisée (l’implant Essure), m’a expliqué tout le déroulé de l’intervention, les suites… Il m’a interrogée sur mon passé obstétrical et gynécologique. ET C’EST TOUT.

À la fin, je lui ai quand même posé la question : « Mais vous ne me demandez pas pourquoi je veux le faire ? » Et il m’a répondu par cette phrase qui est restée gravée en moi depuis : « Mais Madame, c’est votre corps ! C’est votre choix ! Je n’ai pas à dire si c’est bien ou pas bien ! Et en tant qu’homme, j’ai encore moins le droit de vous dire quoi faire avec votre corps ! »

Le processus de stérilisation a des règles très précises :

  • On garde notre moyen de contraception habituel (le médecin m’a prescrit la pilule la plus fortement dosée).
  • On a rendez-vous avec une psychologue qui valide ou non notre choix. Je suis restée deux heures et demi avec elle, elle m’a posé énormément de questions, mais sans aucun jugement. Elle a validé mon choix.
  • On a quatre mois de réflexion, et on peut arrêter à tout moment.

Pour la méthode des implants Essure, l’hospitalisation se fait sur la journée. On est mise en position gynéco, et on peut suivre en direct l’intervention via une caméra et une télé. (J’ai vu mon utérus en direct ! C’est impressionnant.)

Les suites sont très simples : on est en salle de réveil, et on part quand on se sent de partir.

J’ai vraiment pu réfléchir avant, et ensuite, je me suis sentie en accord avec mon choix très vite. Je m’explique : entre vouloir le faire et l’avoir fait, il y a une inéluctabilité qui peut faire flipper. Et surtout, manque de bol (ou pas), une maman avait eu une césarienne juste avant moi, et elle était à côté avec son bébé.

Bizarrement (ou pas), ça ne m’a pas gênée. Je me suis dit : « Tu vois Sophie, tu ne connaîtras plus jamais ça. Tu peux maintenant faire le deuil de ta grossesse et de ton accouchement rêvés et PASSER À AUTRE CHOSE. » Puis j’ai pensé : « Enfin ! Plus de nuits pourries, plus de dents qui sortent, plus de caprices, plus de gros ventre, plus d’accouchement… Enfin, enfin, enfin, je vais pouvoir sauter sur mon chéri sans avoir peur !! »

J’ai gardé la pilule encore trois mois. J’ai fait un contrôle radiologique et j’ai eu mon dernier rendez-vous avec ce formidable gynéco. Toute la matinée, j’avais le sourire aux lèvres, je trépignais de savoir si oui ou non les implants étaient bien en place… Et quand il m’a dit : « C’est bon ! », j’ai pleuré de joie. Libérée, délivrée, les étoiles me tendent les braaaaas !! (Désolée, c’est un peu ce que j’ai ressenti…)

C’était il y a quelques mois. Je n’ai jamais été aussi épanouie de ma vie. J’ai retrouvé ma libido, j’ai retrouvé mon chéri, et je peux enfin faire autre chose de ma vie que de penser à l’arrivée catastrophique d’un quatrième enfant. D’autres bébés sont nés dans la famille, d’autres vont arriver dans ma sphère amicale, et je suis ravie pour leurs parents. Je prends ces bébés dans mes bras avec beaucoup de bonheur, mais ça s’arrête là.

Est-ce que je regrette ? Il est trop tôt pour le dire. Mais comme je l’ai dit auparavant, mes choix, bons ou mauvais, m’ont toujours emmenée sur des chemins surprenants.

Je voulais t’en faire part, pour que d’autres femmes (je sais que je ne suis pas la seule) puissent avoir confiance en elles. Avec le désert affectif que j’ai fait subir à mon couple, et les jugements des gens sur ce qui est bon de faire ou pas, j’ai vécu trois années très, très difficiles. Elles m’ont néanmoins appris à ne plus juger moi-même la personne en face de moi. Parce que personne ne peut décider pour toi.

Et toi ? As-tu réussi à trouver un moyen de contraception qui te convienne ? Est-ce que la contraception définitive est une option que tu envisages ? Quelles réactions as-tu pu observer en abordant le sujet ? Viens en discuter avec nous !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !


Tu en as marre de courir les magasins pour les fringues des enfants ? Et ce tous les mois, vu à la vitesse à laquelle ils grandissent ? Et je ne parle pas du petit qui hurle (que ce soit le tien ou celui d’une autre, grrr) parce qu’il ne veut pas essayer ce pull-là… Et si tu recevais directement chez toi de jolis looks (du 1 mois au 14 ans !) à essayer TRAN-QUILLE-MENT. Ça va ? Tu gardes et tu payes. Ça ne va pas ? Tu renvoies gratuitement. Bref, viens vite tester Little Cigogne !

Commentaires

34   Commentaires Laisser un commentaire ?

Aline

merci, merci, Sophie pour cet article !
j’ai fait la même chose,( méthode Essure) à un âge où c’est davantage accepté (près de 40 ans) et je ne le regrette pas, 10 ans après !
pourtant, entre temps, j’ai divorcé, rencontré un autre homme, me suis remariée … mais non, un enfant de plus… c’était impossible pour moi !
Et ce que je ne regrette pas, c’est cette peur, tous les mois, d’être enceinte, parce qu’aucun moyen de contraception ne fonctionnait pour moi… et cette baisse de la libido, aussi, par peur des conséquences!
Je pense qu’une femme sait quand elle ne veut plus avoir d’enfant, quel que soit son âge ! et que c’est son corps, et son choix !
Les médecins devraient davantage nous entendre !
et le protocole en vigueur, que tu as très bien expliqué, te laisse le temps de réfléchir !
il faut en parler, moi je le fais dès que je peux !
merci encore !

le 16/10/2015 à 08h13 | Répondre

Sophie

Merci 🙂
effectivement, à même titre qu’une femme sait quand elle veut un enfant, ce désir qui tord les tripes, je pense que l’on sait aussi quand c’est fini pour nous.
Pour certaines, le désir est toujours là, toute leur vie, pour d’autres, il n’existe pas du tout, et pour d’autres comme moi, lors de ma dernière grossesse, je savais que ce serait ma dernière.
je suis essurée depuis avril, et je revis complètement. Je ne suis plus déprimée, je n’ai plus peur, je suis libre. Je suis heureuse de l’avoir fait, vraiment :).
ce sentiment de pouvoir passer à autre chose est indescriptible.

le 17/10/2015 à 10h54 | Répondre

Emélie

Wahooo, ca me touche ce que tu écris, car ici, je suis enceinte de bébé 2. Je ne supporte pas bien la pillule ni l’implant, ca se passe bien, mais libido—, moral —, poids+++, et merde marre des hormones dans mon corps.
Le stérilet pourquoi pas, mais j’ai peur des complications, et tellement de copines ont eu des soucis avec ca… 🙁 que du coup, moi aussi je pense a une contraception définitive, mais a pas 35 ans. ca fait trop tôt… Trop… Trop… Je le comprends, vais je changer d’avis? On verra attendons la naissance de bébé 2 et advienne ce que devra…

le 16/10/2015 à 08h14 | Répondre

Sophie

Voilà, chaque chose en son temps 🙂
la stérilisation définitive ne peut intervenir juste après une naissance, une fc ou un avortement, pour que le « consentement » soit réel et pas juste une conséquence de qqch qu’on a mal vécu.
Au départ, je pensais que c’était à cause de mon accouchement boucherie et des suites pas glop avec ma fille que je voulais ne plus avoir d’enfants. Même si j’y pensais avant tous ces évènements, je ne voulais pas réagir « à chaud ».

le 17/10/2015 à 11h37 | Répondre

Julia

J’attendais ton article avec impatience ! Je ne connais personne autour de moi qui a eu recours à la contraception définitive et ça fait du bien de pouvoir lire un témoignage positif. Ici la question ne se pose pas tout de suite, on aimerait bien un troisième enfant. Mais comme je fais partie de celles qui tombent enceintes avec juste un regard, j’avoue que les préservatifs à vie ca ne m’amuse que moyennement. Et comme une contraception non définitive efficace à 100 % ça n’existe pas, je sais que j’aurai recours à une contraception définitive au moment voulu.
En tout cas, merci encore pour ton article, je le ferai lire à mon homme.

le 16/10/2015 à 08h42 | Répondre

Sophie

Après coup, quand j’ai osé en discuter avec les collègues,(quand on m’a demandé quand j’allais remettre le couvert, notamment) je me suis rendue compte qu’en fait, beaucoup plus de femmes que l’on croit y pensent ou y ont eu recours. Certaines sont satisfaites de leur contraception, d’autres aimeraient en changer mais ne trouvent pas l’écoute et les informations nécessaires (et c’est grave!). D’autres attendent un âge plus « acceptables » pour avoir moins de difficultés que moi.
Dans mon entourage affectif (amical et familial), je suis la première. C’est pas une place facile ^^, mais j’ai la chance d’avoir un entourage qui n’est pas dans le jugement négatif: même s’ils ne comprennent pas, ils respectent notre décision et sont juste curieux de notre cheminement.

le 17/10/2015 à 11h44 | Répondre

Cacy

Je comprends ton choix et je pense qye toute femme est libre d’utiliser son corps comme bon lui semble.
Par contre tu n’évoques pas du tout la réaction de ton mari. Mais je pense que faire un enfant est un choix de couple et que tu as probablement du en parler avec lui. Ça aurait été intéressant de connaître son avis.
De même dans les choix de contraception tu n’évoques pas la contraception définitive pour monsieur. Ça aurait aussi pu être une solution.
En tous cas, ton choix est mûrement réfléchi et c’est ce qui compte. Et bravo de ne pas avoir laissé tous les idiots que tu as rencontrés te dicter tes acted !

le 16/10/2015 à 08h54 | Répondre

Codie Pas Rond

Merci Sophie pour cet article ^^
Tu as fait un choix très courageux, et je suis bien d’accord avec le gynéco que tu as rencontré : nos corps nous appartiennent, et personne n’a a jugé nos choix.
Je me suis posé la question Cacy, est-ce que la possibilité de conception définitive a été évoqué côté masculin ? C’est très intime comme sujet mais si ça ne te dérange, et lui non plus, c’est un aspect qui m’intéresse également.
Je vous souhaite plein de bonnes choses à tous les 5.

le 16/10/2015 à 14h54 | Répondre

Sophie

Coucou!
effectivement, la contraception définitive est aussi, un choix de couple.
Dans le cas où le couple n’est pas en accord, je suis pour le consensus: il est hors de question de faire un geste aussi définitif si l’autre n’est pas d’accord, dans ma vision de couple. Parce que les conséquences peuvent être terribles.
Dans mon cas, mon mari préfèrerait avoir un autre chien qu’un autre enfant; c’est pour dire, il déteste ma petite chienne adorable et obéissante comme tout.

Mon mari a beaucoup réfléchi, au cours de ces 3 années où j’ai bataillé pour trouver un médecin prêt à m’écouter (pas forcément le faire, mais m’écouter au moins), pour faire une vasectomie.
Mais il a eu peur des conséquences. Il en a parlé autour de lui, le discours était rassurant, mais mon homme a vraiment une peur panique des hôpitaux (c’est déjà un miracle qu’il ait été à mes côtés pour mes accouchements, pour mon accouchement par voie basse il était blanc comme un linge et a fait peur à toute l’équipe médicale alors qu’il ne voyait rien), il tombe dans les pommes lors des prises de sang, alors toucher à son intimité était chose difficile pour lui.
« Etait » parce que mon « courage » lui a donné les forces, et il va à son tour avoir recours à la stérilisation définitive l’année prochaine. Parce que lui non plus, si un jour on se sépare, ne veut pas d’autres enfants que les notres.

le 17/10/2015 à 10h49 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je n’ai pas encore eu d’enfants mais je comprends ton choix. Comme tu le dis si bien tu es libre de faire ce que bon te semble de ton corps. Et si en plus cette décision à été prise en accord avec ton mari, je pense que vous avez bien pris la mesure de celle ci. Bravo pour ce témoignage.

le 16/10/2015 à 10h03 | Répondre

Maman poule

Comme je te comprends… Quand j’étais enceinte de numéro 3 j’y ai beaucoup pensé j’aurais aimé le faire au moment de ma césarienne comme ça j’aurai été tranquille une fois pour toute. Mais vu mon âge je n’ai même pas osé en parler au gynéco, je pressentais une fin de non recevoir, même si je suis sûre de ne plus vouloir d’enfant. Pour le moment j’ai un stérilet qui me convient bien mais le risque zéro n’existe pas.

le 16/10/2015 à 10h28 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Merci pour ton témoignage et ces informations ! La contraception est un theme difficile je n’ai pas encore trouvé la méthode qui me convient et me sens souvent aussi peu ou pas entendue… (et au passage je suis très heureuse que ta fille aille bien et que vous trouviez votre rythme !)

le 16/10/2015 à 13h37 | Répondre

mimi

Merci Sophie pour se texte !! Ici aussi contraception radical mais à une nuance près c’est mon mari qui a décider de faire une vasectomie !! Nous sommes devenues parents à 19 puis nous avons perdu notre deuxième fille a la naissance et nous avons eu notre troisième enfants entre chaque grossesse des fc !! En quatre ans c’etzit énorme pour moi. Je suis tomber enceinte en juin je me suis effondré, nous avons choisi de ne pas le garder !! Un choix difficile à faire et c’est la que mon mari a décider d’avoir recours à une vasectomie !! Il m’a dit cette phrase « ton corps à assez souffert, tu m’as donné trois beau enfants tu as du ressentir tes fc et cet avortement à moi de faire quelque chose pour nous pour toi  » je suis libéré fini les enfants et j’en suis soulage !!

Alors merci pour votre témoignage

le 16/10/2015 à 14h07 | Répondre

Val

Je ne poste que très rarement des commentaires, mais devant ton histoire (ça ne te dérange pas que je te tutoie, on a le même âge ?) je n’ai pu resté de marbre.
Je n’ai pas d’enfant mais pourtant ton histoire a fait écho. Pourquoi ? Parce qu’une fois de plus, je vois qu’un (des) gynéco, au lieu d’écouter ses patientes, se positionnent en « figure paternelle » (ou maternelle, les gynéco femme sont pas mieux, même s’il ne faut pas généraliser, il y a des gynécos très bien).

Qui mieux que toi peux savoir et DECIDER ce qui est le mieux pour toi, pour ton corps ?

Et plus globalement pourquoi se focaliser sur la pilule alors qu’elle ne convient pas à tant de femmes et que d’autres moyens existent.

Et sur quels arguments ? souvent rien de fondés médicalement.

Pour ma part, ça a été le parcours du combattant pour me voir enfin prescrire un stérilet et pour ça il a fallu passer par des pilules qui me font sentir étrangère dans mon propre corps.
jusqu’à ce que je prenne rdv avec une sage-femme, avec qui, épiphanie totale, j’ai DECIDE de mon moyen de contraception. Elle m’a expliqué les choses et j’ai décidé ce que je voulais pour moi.

Un médecin blogueur que certaines connaissent peut-être Martin Winckler, affirme que le refus de contraception est grave. Il est grave que ton gynéco t’ai obligé à passer 3 années dans la peur d’être enceinte alors que ce n’est pas ton choix, tout ça parce que ce que tu veux n’entre pas dans son schéma de pensée.

Je suis infiniment heureuse que tu ai pu te réapproprier ton corps et vivre une vie enfin épanouie avec ton mari.

Je te souhaite plein de bonne chose ainsi qu’à tes fils et ta fille.

le 16/10/2015 à 15h15 | Répondre

Doupiou

Merci je viens de connaître le site de Martin Winckler !
La seule pilule qui me convient ne peut plus m’être prescrite après mon accouchement et je dois me faire poser un stérilet en cuivre dans 15jours et j’ai une frousse pas possible !
Ce blog m’a beaucoup rassurée !

le 16/10/2015 à 16h23 | Répondre

Nya (voir son site)

Merci pour ce témoignage. Je passe rarement sur le blog puisque je ne veux pas d’enfants. Mais en voyant passer ton article sur Facebook, il fallait que je vienne lire. La stérilisation est une éventualité pour moi, si d’ici quelques années je reste avec mon état d’esprit actuel.
Le rendez-vous avec la psychologue peut-il interrompre la procédure si elle décide que tu n’es pas prête/pas sûre/pas faite pour ça/etc. ? Ou est-ce une simple procédure à but indicatif ?

le 16/10/2015 à 19h59 | Répondre

Sophie

coucou!
La psychologue a eu un discours rassurant, j’étais très stressée qu’elle mette un frein. Elle était là pour m’aider à définir ce que je voulais. Pour voir aussi si mon choix était réfléchi, mûri, si j’avais bien réfléchi à toutes les éventualités, et aux conséquences de chacune d’entre elles.
je suis restée 2h30 avec elle, pas parce que je n’étais pas sure, mais parce que l’on a beaucoup discuté de ce que j’ai vécu à travers les refus des gynécos vus auparavant. De la société culturellement paternaliste en général.
Si elle aurait vu que mon choix n’était pas le bon, parce que pas bien réfléchi, ou autre, elle m’aurait poussé à attendre encore un peu pour redéfinir mes besoins. On a 4 mois entre le rdv avec la psy et l’acte en lui même, mais à tout moment on peut arrêter, ou repousser l’échéance. Les 4 mois de réflexion sont donnés à titre indicatif: on ne peut pas passer outre mais on peut attendre plus longtemps.

le 17/10/2015 à 11h03 | Répondre

Flo

Je suis contente que tu ais ou réaliser ce qui te tenais à cœur. Mais ton témoignage réveille en moi de la colère car tu comme tu le dis tu as eu du mal à te faire entendre et encore plus à te faire exaucer. J’ai deux personnes dans mon entourage, dans des régions différentes, qui souhaitent avoir recours à la contraception définitive. Une sans enfants, l’autre avec 3. Toutes deux n’essuient que des refus. J’ai de la colère contre le corps médical qui infantilise la femme en sachant mieux qu’elle ce qui est bon pour elle, qui ne respecte pas ses choix, son corps malgré les lois françaises qui ont été mises en place en notre faveur. Désolée pour le coup de geule mais ça fait du bien de s’exprimer aussi là-dessus.

le 18/10/2015 à 10h52 | Répondre

Sophie

Je suis tout autant en colère que toi.
Quand j’en ai parlé à la psy, puis à SuperGygy, ils n’avaient pas du tout l’air étonnés: je n’étais pas la personne la plus « loin » qu’ils aient pu avoir pour ce type de démarches là.
SuperGygy était quand même étonné, parce qu’avec mon parcours obstrétrique, ma fille, ma décision pouvait être compréhensible… Mais non, j’ai vraiment fait le tour des gynécos de mon département.
La contraception définitive est légale, et possible pour n’importe quelle femme à partir du moment où elle est majeure. Peu importe le nombre d’enfants, son âge, sa situation.
Et peu de médecins respectent ce choix.
Moi on m’a carrément déconseillée de faire un autre enfant, mais aucun des médecins n’a voulu ne serait ce que me donner le numéro d’un gynéco enclin à m’aider. Et ce n’est pas normal. Et le devoir d’information, dans tout ça?

le 18/10/2015 à 11h52 | Répondre

Sophie

Merci pour votre compréhension, les filles/mamans qui m’ont lues ^^

J’ai eu recours à la contraception définitive 7 ans jour pour jour après la conception de mon premier garçon. Ma vie, cette suite pas possible de coïncidences…

Depuis juillet, mois de confirmation de ma contraception, je revis complètement.
J’ai retrouvé l’insouciance de mes 16 ans (enfin, c’est une métaphore hein, j’étais sérieuse à 16 ans ^^), je n’ai plus cette peur viscérale qui me tord les tripes à chaque fin de cycle.
Chose d’ailleurs dont je n’ai parlé dans l’article: rien n’a changé par rapport à mes cycles.
la méthode essure (les autres méthodes aussi) n’empêche pas l’ovulation, elle empêche le passage des gamètes mâles vers l’ovule. (ce qui veut dire: vive le pic de libido à l’approche de l’ovulation :p, et aucun changement physique puisque je ne suis pas ménopausée)

J’ai choisi la méthode essure plus pour le coté pratique: étant loin du planning familial, je ne voulais pas rester plus d’une journée là bas. Et j’ai pu reprendre le travail le lendemain, ça tiraillait un peu mais rien de très méchant. L’acte en lui même m’a un peu surpris niveau douleurs, mais je suis une douillette. J’ai passé l’après midi à dormir en salle de réveil, mais j’avais du sommeil à rattraper (ne bossant que du matin, j’étais épuisée). La douleur passait très vite avec du doliprane.

Pour celles qui souhaiteraient connaître le lieu où j’ai été pour ma libération, je pense qu’il doit être possible de demander à l’une des filles de Dmt d’avoir mon mail.
J’ai été aidée par une totale inconnue, à mon tour d’aider les autres si besoin est.

le 18/10/2015 à 12h05 | Répondre

Camille

Je confirme que si Sophie est d’accord pour que je donne son mail, vous pouvez nous écrire à contact@dans-ma-tribu.fr pour une mise en contact avec elle 🙂

le 18/10/2015 à 12h18 | Répondre

Sophie

Aucun problème, on peut me contacter 🙂

le 18/10/2015 à 18h38 | Répondre

Elise

Merci pour ce témoignage. Les commentaires confirment ce que j’ai pu lire et entendre jusqu’ici : la difficulté à trouver un professionnel prêt à faire le geste. Nous avons entre 23 et 26 ans, nous n’avons pas d’enfant et nous ne souhaitons pas en avoir. C’est mon chéri qui fera le geste, une vasectomie donc, car je suis opposée à Essure pour plusieurs raisons… mais nous redoutons déjà les remarques que l’on va devoir essuyer de la part des professionnels de santé… Un chouette webdoc vu récemment, si ça en intéresse certaines : http://www.lesinrocks.com/inrocks.tv/jai-decide-detre-sterile-le-webdocumentaire-sur-la-sterilisation-volontaire-des-femmes-qui-ne-veulent-pas-etre-meres/

le 18/10/2015 à 19h47 | Répondre

yaelle

j’ai presque envie de te dire félicitations !! ^^ ca parait si dur d’être écouté! je dois voir un 3e gyneco le mois prochain, je sais qu’il pratique la contraception définitive car une amie va y avoir recourt , mais elle a 35 ans et moi seulement 27… toutes ces choses que l’on t’as dites , je les aient entendues aussi 🙁 je trouve cela infantilisant, comme si les médecins savaient mieux que nous ce qu’on voulaient dans la vie… dans la vie on est jamais sure de rien, et si on attends d’être sure pour faire quelque chose alors on ne fait rien… il faut faire des choix et les assumer, quand on fait des enfants, c’est aussi définitif comme choix et on ne peut pas dire 5 ans apres que ,non, en fait ca nous dit plus rien… bref je trouve cela presque cruel… on ne fait pas tant d’histoires au royaume uni ou aux etats unis par exemple…

le 18/10/2015 à 22h56 | Répondre

Sophie

bon courage dans ta recherche. Si besoin, passe par le « contactez nous », je pourrais te donner le lieu où j’ai été.

le 19/10/2015 à 11h42 | Répondre

Cacy

Si le choix de toute femme se doit d’être respecté, je me demande aussi si les médecins (certains au moins) n’essaient pas juste d’agir avec leur conscience de la meilleure des façons.
Comme on connaît ton parcours, ton choix paraît réfléchi et rationnel. Mais que ce passerait il si ça avait été le témoignage d’une jeune femme de 18 ans qui ne veut pas d’enfant. C’est tellement jeune 18 ans, comment savoir si elle ne changera pas d’avis. Et avec une technique aussi définitive, que faire ? Lui dire oui car elle est libre de disposer de son corps comme bon lui semble ou essayer de la convaincre de retarder l’opération ?
La vie d’un médecin est faite de choix complexe.

le 19/10/2015 à 09h17 | Répondre

Sophie

Justement, qu’est ce qui change entre 18 et 30 ans? 18 ans, oui, c’est très jeune.Mais moi à 18 ans, je savais déjà que j’allais être maman, et j’espérais en avoir trois. Mais toutes les femmes n’ont pas envie d’avoir un enfant. Ce n’est pas anormal.
Pourquoi, à 18 ans, mon choix d’avoir des enfants plus tard serait plus légitime que celui de ma copine qui n’a pas envie d’en avoir?
Comme je l’ai dit plus haut, certaines femmes veulent avoir pleins d’enfants, d’autres juste un, d’autres veulent attendre, d’autres non… Chacune peut choisir.
Chacune a surtout le droit de choisir.
pourquoi un médecin devrait il choisir à notre place ce qui est « bon » pour nous?
A chacune après d’assumer ses choix derrière.
Le risque de regrets existe, mais le pourcentage est très très faible. Il est plus grand chez les jeunes femmes que chez celles qui sont un peu plus vieilles, ou qui ont eu déjà des enfants.
Mais justement, les différents rendez vous médicaux et paramédicaux, qui sont totalement neutres dans la prise de décision, permet aux femmes qui choisissent cette voie de conforter ou non leur décision.

sur tous les gynécos que j’ai rencontrés (j’en ai fait plus de 30, quand même), aucun n’a su m’écouter, ils ont tous essayé de me dissuader. Ils/elles ont tous eu un discours paternaliste avec moi. ET j’étais plus vieille que 18 ans, j’avais déjà eu des enfants…
Comme si une femme devait à tout prix vouloir un enfant jusqu’à la ménopause… Mais non, certaines n’en ont pas envie. Et ont envie justement d’être libérée du poids de la peur d’en avoir un par surprise. Parce qu’on est d’accord, un enfant, c’est énormément de joies. Mais on peut être complètement femme et ne pas vouloir en vouloir. Ca ne fait pas de ces femmes des moitiés de femme.
Si le médecin ne veut pas pratiquer cette intervention, libre à lui bien sûr. Mais le devoir d’information, lui, il existe aussi. Et pendant 3 ans, pas un/une n’a pu répondre à mes question et n’a pu me diriger vers un praticien voulant bien me pratiquer cette intervention et me donner toutes les informations que je demandais.Et je trouve cela très très grave.

le 19/10/2015 à 11h40 | Répondre

Cacy

Pour moi ce qui change, c’est qu’à 18 ans on pense qu’on sait ce qu’on veut mais on a encore une expérience de la vie qui est limitée (pour la plupart d’entre nous) et prendre une décision aussi radicale est, à mon avis, prendre un rique pour le futur.
C’est souvent l’âge auquel on ponse que l’on sait ce qui est bon pour nous (alors qu’on fait encore pas mal de bêtise).
Si l’on ne sait pas ce qu’on fera comme métier 10 ans plus tard, où l’on vivra, quelle vie amoureuse on aura… peut on vraiment savoir si jeune si notre non désir d’enfant est définitif.
Tu disais qu’à 18 ans tu voulais déjà des enfants. Mais tu ne les as pas eu tout de suite. Et combien de tes copines, en voulait un certain nombre et ont finalement décidé d’en faire plus ou moins.
Et sans nier que l’on doit toujours avoir le dernier mot pour les décisions concernant son corps, la réticence d’un médecin peut aussi s’expliquer à cet âge.
Je me souviens d’une personne ayant témoigné qu’elle pensait ne pas vouloir d’enfants avant d’avoir rencontré l’homme qu’elle a épousé. Je pense que ca peut arriver à plusieurs personne.
Je me demande donc (sans avoir de réponse), si le choix ne devrait pas être limité à toutes les femmes de plus de 25 ans ou ayant eu un enfant. Pour qu’elles aient une meilleur idée de leur vie future.

Et lorsque tu dis que le pourcentage de personne ayant regretté leur décision est très faible, je n’ai pas les chiffres mais j’imagine que vu le nombre de femme à qui on l’a refusé, il y a un lien de cause à effet. Si plus de femmes, se faisait ligaturer les trompes, il est probable que plus le regrette par la suite.

Cela n’enlève rien au fait que les médecins sont là pour répondre aux questions des patients, les écouter et les conseiller même s’ils n’approuvent pas leur choix. Et que si un médecin se refuse psychologiquement à pratiquer l’opération, il devrait te conseiller un de ses collègues qui la fera. (Je ne pense pas que l’on doive laisser le choix aux médecins de pratiquer les opérations (autorisées par la loi), mais j’aurai trop peur qu’il se rate volontairement pour faire confiance à un médecin qui a l’air réticent.)

le 19/10/2015 à 13h21 | Répondre

Sophie

Certes, à 18 ans, je n’ai pas eu de bébés. Mais 2 ans plus tard (et c’est peu, 2 ans), j’étais en essai bébé. J’avais 20 ans donc. Qu’est ce qui change, entre 18 et 20 ans? et entre 18 et 25 ans? Franchement, avec le recul de mes 30 ans bien tassés, pas grand chose… Donner une limite d’âge serait, à mon avis personnel et qui n’engage que moi, comme limiter l’âge de l’IVG.
A 18 ans, je savais ce que je voulais faire de ma vie. Je savais quel type d’homme je voulais avoir comme compagnon. Et même si j’ai mis du « temps » avant de faire ce que je voulais faire, maintenant à 30 ans j’ai exactement ce que je voulais avoir quand j’avais 18 ans.
Je suis peut être un cas rare, je ne sais pas.
Je ne comprends pas pourquoi, quand une femme, peu importe son âge désire un enfant, la société trouve ça chouette, alors qu’un enfant représente énormément de responsabilités, énormément de sacrifices personnels aussi, même s’il apporte tellement dans une vie on est d’accord, alors qu’une femme qui n’en désire pas ou n’en désire plus on trouve ça anormal.
Le désir d’enfant est quelque chose de tellement personnel et tellement intime…

Après, en France, peu de jeunes femmes de 18 ou 20 ans arrivent à trouver un pratricien prêt à cette opération.
On n’imagine pas la souffrance que c’est, quand on sait exactement ce que l’on veut et qu’on ne peut l’obtenir parce que l’on est « trop jeune » pour l’avoir.
On n’imagine pas la souffrance, tous les mois, d’attendre ses règles dans l’espoir de les avoir et d’arriver affolée à la pharmacie pour acheter un test, et prier tous les dieux qui existent pour que le test soit négatif, car l’arrivée d’un+ sur le test serait catastrophique.

Maintenant, quand j’entends quelqu’un dire qu’il ne veut pas d’enfant, je ne le juge pas. Je ne dis pas « tu verras plus tard ». je ne dis rien. Parce que son choix est aussi légitime que le mien d’avoir fait 3 enfants.

le 20/10/2015 à 10h16 | Répondre

Cacy

Je connais assez peu de femme qui, ayant annoncé leur intention d’avoir des enfants à 18 ou 20 ans, ont eu plus de réactions positives que de réponses négatives. Malheureusement, pour la plupart des gens, actuellement se marier jeune est une bêtise et avoir un enfant est forcément un accident. (On respecte de mions en moins la volonté des gens, on les juge tout de suite).

Je compatis á la souffrance des femmes qui n’arrivent pas à obtenir une contraception définitive quelque soit leur age. Mais je ne pense vraiment qu’à 18 ans, la plupart des femmes ne sont pas assez mûre pour prendre une décision aussi importante.
C’est un avis perso et tu n’es pas obligé de le partager. Par contre dans ton cas, pourquoi mettre la barre à 18 ans, et pas à 16 ce n’est que deux ans plus tôt ? et il y a aussi des jeunes femmes qui ont des bébés à 16 ans.

Ce qui me gêne aussi je crois, est que pour moi une décision comme le choix de la contraception doit pouvoir être prise en couple et quand on le fait à 18 ans, on ne peut être sûre que son couple sera le bon. (Mais c’est assez stupide car on ne sais jamais vraiment de quoi demian sera fait. et c’est d’autant plus bizarre que je suis toujours avec mon copain de mes 18 ans…).

++

le 20/10/2015 à 11h08 | Répondre

yaelle

très très honnetement, je n’ai pas de chiffres, mais je doute que les demandes de contraception définitive soit faites par des femmes de 18 ans, a 25 ans , il doit y avoir certaines qui y songe et a partir de 30/35 ans certainement beaucoup plus… A 25 ans , si on ne sait pas ce qu’on veux dans la vie alors je pense qu’il faut sérieusement y songer!!! c’est définitif mais comme je le disait plus haut , faire un enfant est aussi une chose définitive et les médecins s’en contrefiche pourtant l’enjeu est bien plus important :/

le 21/10/2015 à 01h16 |

Claire

Merci Sophie pour cette article!

le 29/10/2015 à 12h17 | Répondre

Lise W

Bonjour Sophie, je suis étudiante au Creadoc d’Angoulême (école de documentaire radiophonique) et cette année je travaille sur les femmes qui ont décidé d’opter pour la contraception définitive, est-ce que ce serait possible de vous rencontrer pour en parler?
Je vous laisse mon adresse mail : weiss850@gmail.com

Bonne journée!

Lise

P.S : Ce message est bien sûr valable pour toute autre femme qui serait d’accord pour me parler de ses démarches, de son expérience en matière de contraception définitive.

le 04/11/2015 à 10h19 | Répondre

laetitia

Merci pour votre article. Je ne voyais que des articles négatifs de cette méthode et je commençais à angoisser un peu (après un mois de pose). Je suis contente de lire un avis positif.

le 05/12/2016 à 12h07 | Répondre

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