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Choisir le parrain et la marraine de son enfant


Publié le 24 avril 2019 par Onedaymaybe

Je reviens sur un sujet beaucoup plus léger (quoique…) et qui remonte à quelques temps déjà ! Cependant, je suis régulièrement interrogée par des amies sur ce sujet, alors je me suis dit que ça valait le coup de partager notre réflexion avec toi !

Crédit photo : Pixabay

Le rôle du parrain et de la marraine

Charlotte a été baptisée le 28 octobre 2017, à l’âge de 8 mois donc. Dès la grossesse, nous avions pourtant commencé à réfléchir sur le choix du parrain et de la marraine de notre fille, car il était important pour nous qu’elle soit baptisée. Nous sommes croyants, chrétiens catholiques, et nous avons à cœur de transmettre notre religion à notre fille. Elle fera son propre chemin de foi, prendra ses propres décisions plus tard, croira ou non, mais quoiqu’il arrive nous l’aurons accompagnée dans la découverte de la religion que nous connaissons, qui nous est familière et qui nous accompagne tout au long de nos jours.

Pour mon mari et moi, le rôle du parrain et de la marraine est donc primordial. S’il n’a aucun sens juridique, il est, d’un point de vue sentimental, religieux et éducatif très important. Il s’agit pour nous de désigner des personnes dont nous sommes proches et qui pourront accompagner notre fille tout au long de sa vie. L’accompagner comment? En étant là aux différentes étapes de son chemin dans la foi, mais pas seulement ! Chez nous, les parrain et marraine sont amenés à accueillir l’enfant sur des temps de vacances, à partager des moments privilégiés avec eux, à être en contact régulièrement et à être d’autres adultes référents et de confiance dans la vie de l’enfant… de l’adolescent… puis du jeune adulte. Dans notre famille nombreuse, ce sont également les seuls à offrir un cadeau à Noël à l’enfant (avec les parents et grands parents).

Le choix du parrain et de la marraine

En théorie, dans notre religion, les parrain/marraine doivent avoir été baptisés et confirmés. Dans la pratique c’est peu souvent le cas, car la confirmation n’est pas très fréquente… ça l’est, néanmoins, pour ceux de Charlotte !

Nous avions à cœur de privilégier des personnes de nos familles proches, avec qui nous nous entendons bien, avec qui nous partageons des valeurs et qui ont un peu la même vision que nous du baptême. Nous voulions en même temps que ce soit des personnes différentes de nous, avec d’autres opinions, d’autres modes de vie, qui puissent apporter une ouverture d’esprit à notre fille. Notre souhait était que l’un, au moins, soit (encore) dans une démarche de pratique religieuse.

Nous avons donc choisi l’un de mes deux frères, M. (mon autre frère ayant été mon témoin de mariage) et l’une des sœurs de mon mari, V. Mon frère a quelque peu abandonné la religion, même s’il a été confirmé, et s’il est plutôt athée aujourd’hui, il n’est pas jugeant sur notre croyance et nos pratiques. Ma belle-sœur quant à elle est toujours pratiquante.

Nous avons choisi de leur demander s’ils acceptaient ce rôle après la naissance de notre fille. Nous voulions qu’ils s’engagent en toute connaissance de cause, après l’avoir rencontrée. Je crois que, même avec un nouveau né, il y a une histoire de rencontre. Nous avons souhaité qu’ils aient la possibilité de dire « non » s’ils ne se sentaient pas à la hauteur.

Au quotidien aujourd’hui

Charlotte a désormais deux ans. Elle n’a encore jamais passé de vacances avec ses parrain/marraine seule, mais nous les voyons régulièrement, malgré les distances qui nous séparent (vive les moyens de communications modernes !). Nous sommes pour le moment les personnes qui garantissent ce lien particulier, en leur envoyant des photos, des cartes postales, en les nommant sur les photos auprès de Charlotte. Ils remplissent leurs devoirs « religieux » en fêtant la Sainte Charlotte, en lui offrant des petits livres religieux adaptés aux enfants (sur le baptême, la messe, Noël…). Nous espérons très fort que ce lien grandira et continuera au-delà de nous.

Mais ça, c’est entre leurs mains et celles de Charlotte !

Commentaires

10   Commentaires Laisser un commentaire ?

Étoile (voir son site)

Sujet très intéressant ! Je me pose la question pour bébé 2. Pour Petit Prince, nous avons mis mon frère et ma belle-soeur (mon mari n’ayant pas de soeur). De là à dire qu’ils vont jouer un rôle religieux, je ne pense pas, mais ils adorent tous les deux notre fils et ne l’oublient pas pour les grands évènements (même si je trouve qu’il les voit très peu à cause de la distance). En tout cas, il adore son parrain et a lien privilégié avec lui, donc c’est déjà chouette. Pour bébé 2, on s’oriente plutôt vers des amis très proches plutôt que de regarder chez des cousins / cousines qu’on voit peu. Seul soucis, c’est que nos amis ne sont pas très pratiquants et un des amis en question est protestant donc je ne sais pas si ça va passer 🙁 Pour moi, c’est leur présence la plus importante avant l’éducation religieuse, mais je réagis peut-être ainsi parce que Petit Prince est en école catholique et a déjà de bonnes bases par ce biais. Nous sommes un peu comme vous, nous voulons donner des bases religieuses et ensuite nos enfants feront ce qu’ils veulent à l’âge adulte.

le 24/04/2019 à 08h22 | Répondre

Madeleine

Délicat choix. Pour ton ami protestant, il peut être témoin au baptême (et oui, ça existe, c est pour les chrétiens non catholiques). Et porter le titre de parrain dans la vie de tous les jours !

le 24/04/2019 à 08h51 | Répondre

Pauline

Officiellement, pour un baptême catholique, on ne demande qu’un parrain ou qu’une marraine catholique. Dans la tradition, on demande souvent un parrain et une marraine (jamais 2 parrains ou 2 marraines) mais il faut obligatoirement que l’un des 2 soit catholique. Si le 2e est chrétien non catholique, il signe effectivement comme témoin.

le 24/04/2019 à 13h59 | Répondre

Emma

Le baptême est le seul sacrement qui est le même pour les protestants et les catholiques. Une fois qu’on a été baptisé, que ce soit dans une cérémonie catholique ou protestante, on l’est pour toutes les confessions chrétiennes.
Donc pour moi un parrain protestant ne devrait absolument pas poser de problème.

le 24/04/2019 à 12h14 | Répondre

JujuKiwi

Oui et non, quand on est baptisé chez les protestants et qu’on veut devenir catholique, on doit quand même suivre une petite cérémonie pour dire qu’on renonce aux erreurs du protestantisme.
Le parrain et la marraine sont censés accompagner dans la foi catholique, avec ses enseignements, qui sont bien souvent en conflit avec les enseignements protestants (sinon, il n’y aurait pas de séparation.) Donc ça ne fait pas sens de donner à son enfant un parrain ou une marraine qui pourrait lui enseigner des « erreurs » dogmatiques.
Malgré la bonne entente entre toutes les spiritualités chrétiennes, les différences dogmatiques sont toujours là, et les uns et les autres considèrent toujours que le point de vue de l’autre est une erreur.

le 24/04/2019 à 14h46 | Répondre

JujuKiwi

Pour nos enfants aussi le choix des parrains et marraines est un choix important. Les critères que nous avons, c’est que les deux doivent être pratiquants, et doivent être des gens vertueux que l’on a remarqué par le bon exemple qu’ils donnent. Nous aimons aussi donner des parrains et marraines de cultures différentes, car le catholicisme n’appartient à aucune culture et ne doit pas être associé à des comportements culturels spécifiques.

le 24/04/2019 à 14h54 | Répondre

WorkingMutti (voir son site)

Je ne suis pas croyante, mais pour moi, la question des parrains/marraines de mes enfants a été fondamentale. Comme toi, je voulais qu’ils soient des référents pour nos enfants. Un peu sombre mais je me suis dit qu’on ne sait jamais ce que la vie nous réserve alors autant prendre les devants si un jour nous disparaissions.

Ca a été aussi un moyen de faire entrer officiellement dans notre famille des amis chers à nos coeurs.

le 24/04/2019 à 16h07 | Répondre

Onedaymaybe

Attention cependant, même un baptême républicain n’a aucune valeur en cas de disparition des parents. Les enfants ne seront pas forcément confiés à leur parrain et marraine. Il faut déterminer un tuteur dans une démarche légale auprès d’un notaire. Quoiqu’il en soit, la décision sera prise par un juge avec l’appui d’un conseil de famille.

le 24/04/2019 à 17h10 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Pour ma part nous avons choisi la soeur de mon mari comme marraine et l’un des proches amis de mon mari pour parrain (il n’avait pas été témoin de mon mari qui avait privilégier un autre ami pour notre mariage ). Et nous en sommes ravis de ce choix. Par contre si nous avons un second enfant ça risque d’être plus compliqué pour le choix.

le 24/04/2019 à 21h35 | Répondre

caro

Merci pour cet article très intéressant! C’est vrai que le choix du parrain , de la marraine, est quelque chose à réfléchir avec soin. Pour nos deux filles, on ne voulait pas choisir nos frères/ soeurs (ils ont déjà ce très beau rôle d’oncles et tantes, à notre avis ils n’ont pas besoin d’avoir en plus l’étiquette parain/ marraine), et comme toi ça nous tenait à coeur qu’ils puissent avoir un rôle de guides dans la vie spirituelle de nos enfants. Nous avons choisi parmi nos amis proches et cousins: c’était aussi une façon de resserrer les liens, voire de les faire entrer dans la famille dans le cas des amis! J’ajoute que dans l’église catholique, 1 seul parrain OU marraine peut suffire. Ce qui est marrant c’est que notre fille ainée a une marraine baptisée et confirmée (mais qui s’est éloignée de la pratique religieuse) et un témoin de baptême , profondément croyant, mais que n’était cathécumène au moment du baptême, d’où sa signature comme témoin.
Je conseillerais à tous les parents qui réfléchissent sur cette question de:
– ne pas se plier aux convenances, ni choisir telle personne dans le but de lui faire plaisir/ parce que ça se fait/ parce qu’il ou elle vous a choisi comme marraine de son enfant… Il faut vraiment se sentir libre (je le dis de mon expérience perso: mes parents ont choisi mon parrain et ma marraine pour ce genre de raison… malheureusement)
– vraiment soigner la demande. Et je dis bien DEMANDE et pas annonce. Laissez la personne libre d’accepter ou de refuser. Dites lui pourquoi vous le, ou la choisissez, pour quelles raisons, et surtout, ce que vous attendez de lui ou d’elle! Ca peut être un rôle plutôt affectif, plutôt humain, religieux, … il y a pas de bonnes ou mauvaises raison, mais il faut le dire je pense.
– ne pas attendre pour construire le lien entre le filleul et les parrains/ marraines: se voir souvent, s’écrire, se téléphoner, … le lien s’entretien!

le 06/05/2019 à 18h24 | Répondre

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