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Le choix de mettre notre fils en maternelle privée


Publié le 19 juillet 2019 par Étoile

Je reviens avec un sujet un peu différent aujourd’hui : je viens t’expliquer pourquoi nous avons décidé de mettre Petit Prince en école privée et catholique dès la maternelle. En effet, je crois que je suis la seule ? ou une des seules chroniqueuses ? à avoir mis mon enfant en école privée si tôt.

Allez, je t’explique notre cheminement qui avant d’être religieux, provient d’un concours de circonstances.

Pixabay – ReadyElements

Notre déménagement dans une ville que nous ne connaissons pas

Six mois avant l’entrée en maternelle de Petit Prince, nous avons déménagé dans une nouvelle région. Si nous étions restés en région parisienne, notre fils aurait été dans l’école publique à côté de notre domicile, sachant qu’à l’époque, nous avions fait une demande dans une école Montessori. C’est une école dite « nouvelle » sous contrat avec l’Etat qui existe depuis des décennies avec autant de classes qu’une école classique et non une école Montessori toute récente avec de petites sections comme il en fleurit de plus en plus dans de nombreuses villes de France. Notre demande avait été à l’époque refusée (oui, il y avait beaucoup de demandes).

Avant même notre déménagement, nous avions donc déjà en tête de proposer à notre fils une éducation peut-être un peu différente de l’école publique. Pourquoi ? J’aimais beaucoup apprécié sa micro-crèche basée sur les pédagogies Pickler & Montessori en particulier l’ouverture, la bienveillance et l’opportunité de laisser à l’enfant de se développer à son rythme. Je voulais une certaine continuité. Bref, dans tous les cas, notre dossier n’a pas été accepté, et nous avons abandonné l’idée de le faire rentré en Montessori. Il faut l’admettre que cette école, nous avez aussi intéressé par sa proximité et son coût relativement correct. Par contre, à aucun moment, nous avions songé à le mettre en privé catholique dans notre ville de région parisienne. Définitivement « trop catholique » à notre goût pour mon mari et moi.

Quand nous avons appris notre déménagement, nous nous sommes reposés la question avec mon mari. Public ? Privé ? Difficile d’arriver dans une ville et un quartier que nous ne connaissons pas.

Nous nous sommes donc documentés sur les écoles privées de la ville et surtout sur le budget à prévoir. Il y a ici 4 écoles maternelles privées : 2 catholiques, 1 protestante et 1 école Montessori bilingue français / anglais. Nous avons vite éliminé la protestante étant une famille catholique et 1 des écoles catholiques qui nous semblaient ne pas être « à taille humaine » sur le papier. Après avoir demandé de la documentation aux deux autres écoles, nous avons mis de côté l’école Montessori. Le côté bilingue était vraiment intéressant et étant dans une ville avec pas mal d’expatriés, cela nous paraissait intéressant pour Petit Prince, mais d’une part le budget était plutôt conséquent (même si il aurait été possible de l’assumer), et d’autre part, il y avait trop de contraintes à notre niveau : déjeuner à préparer, fin de garderie à 17H et surtout école à l’autre bout de la ville. Trop compliqué avec nos rythmes de cadres… Nous avons donc déposé un dossier uniquement dans la petite école catholique privée à 10 minutes de chez nous.

Nos motivations et les conditions d’admission

Ce qui nous a motivé en premier lieu, a été la taille humaine de l’école. C’est une toute petite école de ville qui accueille les enfants de maternelle et de primaire (les primaires étant dans des bâtiments distincts). Il y a aussi un jardin d’enfants dès deux ans.

En lisant le projet pédagogique disponible sur internet, j’ai beaucoup aimé l’approche et bizarrement, ça m’a plus parlé que l’école Montessori qui me paraissait « trop ». Oui, déjà, je n’avais pas aimé l’école « trop » catholique en région parisienne. C’est une école qui nous a paru bienveillante, très ouverte, dynamique religieusement mais sans imposer aux enfants de participer aux activités religieuses, et j’ai trouvé ce point très intéressant. Nous voulons élever notre enfant dans une culture religieuse « mais en restant soft ».

En fouillant sur le site, j’ai aussi pu voir les activités extra-scolaires proposées aux enfants (jardinerie, balade en forêt, spectacles, etc…). L’école m’a paru très active à ce niveau. En outre, les activités périscolaires sont possibles dès la moyenne section et ont lieu sur les heures de garderie. En outre, l’anglais est enseigné dès la petite section à un rythme d’environ 4 heures par semaine. Bref, je crois qu’on s’est senti bien avec mon mari sur ce qu’on a lu et vu. Une pédagogie ouverte et tolérante, du religieux mais pas trop et une école dynamique.

Après avoir déposé notre dossier, la directrice nous a fait personnellement visité l’école, et nous avons eu notre entretien d’admission en différé par rapport aux autres familles. En effet, la directrice rencontre individuellement chaque enfant et ses parents avant de confirmer l’admission définitive, sachant que les places sont attribuées généralement en fonction de la date du dépôt de dossier. J’avais déposé le dossier « à distance » en janvier et j’ai eu un très bon feeling avec le secrétariat qui nous a bloqué volontairement la place. Une gentillesse incroyable sachant que l’école est souvent complète et sans cette personne de l’administratif, nous aurions sans aucun doute du faire un aller retour en train avant notre déménagement pour espérer avoir notre place ! Le feeling lors de l’entretien s’est très bien passé et nous avons donc confirmé notre désir d’y mettre Petit Prince.

Au quotidien, comment ça se passe ?

D’un point de vue financier, nous avons bien sûr des frais qui nous paraissent très correctes et qui sont calculés en fonction du quotient familial. On les paie une fois par mois en prélèvement. L’école nous parait très abordable (mais en même temps en arrivant de Paris, nous avons peut-être une vision un peu erronée?). La cantine est classique. Rien d’exceptionnel, mais elle a le mérite d’intégrer de plus en plus de bio et les menus sont équilibrés.

Au niveau éducation et encadrement, l’école est sous contrat avec l’Etat : Petit Prince a donc les mêmes programmes que le public mais avec quelques aménagements (anglais, temps d’éveil à la foi en particulier lors des grandes fêtes religieuses). Nous sommes ravis de l’encadrement et nous nous entendons très bien avec sa maitresse et les ATSEMs. A chaque fois que nous avons eu un soucis (perte d’un vêtement par exemple), elles ont toujours remué ciel et terre. On se sent vraiment écouté, et on hésite pas à échanger de manière transparente (notamment sur les soucis de prononciation de Petit Prince liés à ses otites à répétition ou lorsqu’un copain l’embête). La maitresse de Petit Prince a eu des soucis de santé et a été immédiatement remplacée par une très bonne remplaçante et c’est très agréable. Nous n’avons jamais connu de grèves ou problème de garde : l’école arrive toujours à gérer les imprévus.

D’un point de vue environnement et copains, les bâtiments sont spacieux avec une cours et une aire de jeu spécifique pour les maternelles. Les infrastructures sont impeccables globalement et bien entretenues. Sinon notre fils est dans une classe de 25 enfants très diversifiée : enfants d’expatriés et enfants de confessions différentes. J’aime beaucoup cette diversité et ça fonctionne bien 🙂

Enfin d’un point de vue religieux, j’aime beaucoup la façon dont l’école gère. Dans le contrat que nous signons avec l’école, uniquement des messes « aménagées » pour les enfants et relatives aux grandes fêtes chrétiennes sont « imposées » aux élèves telles que Pâques & Noël, et il est demandé aux familles de respecter les valeurs chrétiennes (cela va de soi). Il y a bien sûr des activités et des temps religieux complémentaires mais ceux-ci sont proposés et non imposés. Petit Prince dans tous les cas, semblent appréciés et est demandeur. « Maman, ce sont les cloches de mon Eglise qui sonne » me dit-il le weekend lorsque nous nous promenons ! Je suis très surprise de sa réceptivité, car nous ne sommes pas très pratiquants, même si je lui ai appris à faire de petites prières et que j’ai quelques livres de base comme une petite bible pour les enfants.

Malheureusement je ne peux pas comparer avec le public et il y a sans aucun doute d’excellents écoles publiques. De plus pour toi lectrice, il y a sans aucune doute certaines choses où tu dois te dire que c’est la même chose que le public ! Quoiqu’il en soit, cela nous rassurait de mettre notre enfant dans cette école ne connaissant pas notre nouvelle ville, en nous disant que c’était un gage de sécurité et de qualité. Mon mari et moi avons aussi été tous les deux en école catholique, ce qui a sans doute motivé notre choix. Aujourd’hui quand nous disons à nos collègues que notre fils est dans cette école, tout le monde est unanime : c’est une bonne école, bienveillante, à taille humaine et sécurisante. Et c’est parfait. Au delà de l’aspect religieux, c’est ce que nous recherchions avant tout pour notre fils (même si mon mari et moi sommes vraiment ravis de lui donner une éducation religieuse dès son plus jeune âge !).

J’espère que cet article a pu t’éclairer si tu te poses la question d’une école privée ou publique. Soyons réaliste, il y a des écoles privées qui sont aussi très très chères pour pas grand chose, et mon article reflète avant tout notre cheminement en fonction de nos attentes et d’un concours de circonstances lié à notre déménagement. Je pense aussi que c’est une question de feeling, et que ça ne sert à rien « d’aller dans le privée pour aller dans le privée ». Il faut se poser la question si l’école privée peut apporter vraiment quelque chose en plus dans l’éducation de ton enfant et si c’est en adéquation avec tes propres valeurs.

Et toi, envisages-tu le privé pour ton enfant ? Que penses-tu des éducations alternatives et des écoles nouvelles ?

Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Vee

C’est drôle, cette école ressemble finalement beaucoup à celle où j’ai fait toute ma scolarité (bon, comme c’était en Suisse, on apprenait l’allemand dès la petite section et non l’anglais !) et où mes parents m’avaient inscrite un peu pour les mêmes raisons que vous : la proximité et la taille humaine (on était 10-15 dans la classe au maximum), sans être « trop » comme tu dis (l’enseignement venait juste de cesser d’être assuré par des soeurs d’ailleurs). Et c’est un choix que ni eux ni moi n’avons regretté, alors même que nous n’étions pas catholiques, donc c’est dans tous les cas enrichissant tant qu’on n’est pas dans l’extrême j’imagine.
Je ne sais pas ce qu’on fera pour ma fille par contre, mon mari a été dans le public et en est tout aussi satisfait, donc je pense surtout qu’on verra quand ce sera le moment !

le 19/07/2019 à 08h23 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Merci beaucoup pour cet article. Nous aussi avons fait le choix de mettre notre fils en école privée dès la rentrée de septembre. Bien que nous n’ayons pas fait nous-mêmes des écoles privées (moi oui en maternelle mais mon mari est un pur produit du public ), nous avons fait le choix du privé car malgré des écoles maternelles et élémentaires plutôt bonnes dans notre ville, les collèges publics c’est un peu la catastrophe tant au niveau fréquentation que réussite scolaire. De plus l’école où va allé mon fils va de la maternelle au lycée, ce qui est un plus non négligeable et puis le lycée se classe dans les trente premiers de France. Bien entendu ça été un peu galère pour obtenir une place vu que l’école est très demandée (C’est la seule privée de notre ville ) mais nous savons que nous n’auront pas à galéré pour le collège (c’est très compliqué pour avoir une place d’après ce que j’ai pu entendre ). C’est vrai que c’est un coût mais bon comme tu le dis dans ton article il n’y a pas de grèves (dans ma ville c’est très fréquent les grèves des cantines dans le public ) , c’est l’un des arguments qui nous a poussé à prendre le privé. Nous avons appris que la future institutrice utilisait pas mal la méthode Montessori dans son enseignement et j’avoue que c’est top.

le 19/07/2019 à 09h14 | Répondre

Marina

Ce qui est intéressant, c’est que visiblement toi et ton mzti n’avez pas du tout regardé les écoles publiques dans ce nouveau secteur.
Certaines auraient peut être pu être équivalentes et gratuites…

Perso, l’idée d’une école religieuse me rebute pour mes enfants. Je pense qu’il faut séparer l’instruction et la religion. (Et que le financement de l’état laïc pour certaines écoles est vraiment illogique et malvenu.)

Mis à part la religion, cette école à l’air très chouette ! Et ce qui compte le plus c’est qie ton fils s’y sente bien et ait de bonnes conditions pour apprendre et aimer apprendre.

Au passage l’école primaire regroupe les niveaux dits de maternelle et d’élémentaire.

le 19/07/2019 à 09h51 | Répondre

Mme Espoir

Ici on a mis Schtroumpfette dans le privé pour le collège. La maternelle et la primaire étaient moyennes mais comme Schtroumpfette suivait bien on n’a pas voulu changer.

Par contre, pour notre futur enfant on est déjà décidés : ce sera le public (je ne connais pas l’école et ne sais donc pas si elle a bonne réputation) mais s’il y a trop d’obstacles ou aucune écoute concernant sa situation particulière, on le mettra dans le privé sans trop hésiter.

le 19/07/2019 à 10h55 | Répondre

Onedaymaybe (voir son site)

Pour nous, la question ne se posera pas ! Dans notre nouvelle commune, il y a deux écoles, toutes deux publiques. Elles sont sectorisées. Le collège est également public.
Mon mari a fait toute sa scolarité en privé et moi en public (avec une mère institutrice dans le public en même temps, C’était écrit…). Je ne m’étais personnellement jamais posé la question…
En revanche, nous avons l’intention, en parallèle de l’école de donner une éducation religieuse à nos enfants, donc nous nous tournerons vers l’éveil à la foi, puis le catéchisme et l’aumônerie de notre paroisse, en dehors de toute inscription scolaire.

le 19/07/2019 à 11h26 | Répondre

Croco

La mère de mon mari était instit dans le public et son père prof dans le public aussi et il a fait maternelle et primaire dans le privé (et pas pour des questions de religion car son père est un athée convaincu).
Notre fils est dans le privé, parce que j’ai eu de mauvais écho de l’école publique du quartier alors que pour l’école privée c’était tout le contraire. Mais on changera peut-être pour le collège, on verra le moment venu.

le 19/07/2019 à 20h26 | Répondre

Mère Renarde

Merci pour cet article.
Nous avons nous aussi fait le choix de mettre petit koala dans le privé dès la maternelle et avons commencé a regardé les écoles susceptible de l’accueillir. Une a pour l’instant tous les critères qui me sont essentiels (catholique, bilingue dès la maternelle, éco-responsable, abordable, avec garderie) et nous iront la visiter à la journée porte-ouverte de février prochain car les inscription s’ouvrent dès la rentrée de l’année N-1 pour la suivante.

C’est vrai que lorsqu’on en discute, on a souvent des retours surpris (et même choqué une fois), mais pour nous c’est vraiment très importants. Nous ne dénigrons pas le service public, mais nous ne pouvons malheureusement pas pallier à une grève par exemple car nous sommes seuls.

le 19/07/2019 à 11h47 | Répondre

BONNEFOIS MARIE

En cas de grève en école publique, les mairies ont pour obligation d’organiser une garderie si plus de 50 % des enseignants font grève. Sinon ce sont les enseignants qui ne font pas grève qui devraient recevoir les enfants pour lesquels aucune solution de garde n est possible !

le 20/07/2019 à 02h47 | Répondre

Emilie

Peut-être mais cela reste une vaste blague ou un voeux pieux. Rien que pour cette année scolaire 8 grèves sans aucune solution d’accueil. Honnêtement c’est l’enfer quand on travaille.

le 29/07/2019 à 16h53 | Répondre

Flora

La Belgique n’étant pas laïque, il y a des écoles catholiques subventionnées (donc presque gratuite). Nous avons longtemps hésité à mettre de notre fille dans une vraiment proche de chez nous (5 min à pied) et avec une bonne réputation, mais son manque cruel de mixité socio-culturelle nous a refroidi. C’est vraiment ça que je trouve dommage dans les écoles (semi)privées, la non représentation de la communauté locale… Après on a chacune nos sensibilités et c’est normal !

le 19/07/2019 à 12h20 | Répondre

Sarah

Ma fille, qui va passer en moyenne section à la rentrée, est dans le public. Mais nous ne sommes pas du tout satisfaits de l’école (quasi aucune communication avec les parents, gamins agressifs et qui jurent, peu d’activités, bref le Bronx). J’ai essayé de l’inscrire dans le privé pour la prochaine rentrée mais impossible de trouver une place (pourtant j’ai déposé des dossiers dès l’ouverture des inscriptions), les écoles privées de la ville sont saturées; du coup j’essaie de faire appel à mon boss qui connait du monde pour être pistonnée. C’est à l’encontre de mes principes, mais comme on dit souvent « avant j’avais des principes, maintenant j’ai des enfants ». Pas sûr que ça fonctionne, j’espère quand même pouvoir avoir une place à la rentrée en grande section.

le 19/07/2019 à 12h27 | Répondre

Cricri2j

Notre fille est dans une maternelle privée catholique pour la qualité de l’enseig et sa taille humaine par rapport à celle publique ou nous étions sectorisés.
Par contre nous sommes laïques mais l’école accueille toutes les confessions.
C est vrai que ça étonne ce choix dès la maternelle mais nous savons qu après les places sont difficiles à obtenir comme le mentionne Sarah donc on a préféré anticiper.

le 19/07/2019 à 13h41 | Répondre

Emilie

Nous avons fait le choix du public malgré la mauvaise réputation de l’école de notre secteur car je déteste les on dit et préfère me forger ma propre opinion. J’ai bien fait car les équipes sont au top et en 5 ans de scolarité nous n’avons jamais rien eu à redire.
Concernant l’enseignement religieux nous considérons que c’est notre mission de parents et nous l’assurons en dehors de l’école au sein de la paroisse de notre ville.

le 19/07/2019 à 18h40 | Répondre

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