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Comment choisit-on un prénom pour son enfant ? De la diversité des choix de chacun…


Publié le 19 mai 2015 par Alice la lutine

Les goûts et les couleurs, ça ne se discute pas ! C’est ainsi que nous avons aujourd’hui une telle diversité de prénoms, a fortiori depuis que la loi de 1993 a abrogé l’obligation de choisir un prénom « du calendrier », ou la nécessité de montrer patte blanche dès lors qu’on en sortait.

Était-ce vraiment une bonne chose ? Pour ma part, je suis certaine que oui… Et même si mes yeux saignent parfois devant certaines hérésies orthographiques (rien que ça !), pourtant, je ne souhaite absolument pas qu’on revienne en arrière à ce sujet. Non, vraiment pas.

Mais cela amène toutefois une question : comment choisi-t-on un prénom ? Pourquoi ? Désormais, la palette de possibilités est infinie, on a le choix d’oser – ou pas ! Qu’est-ce qui motive les uns et les autres, pour qu’on se retrouve finalement avec cette diversité, de Noé à Ernestine, en passant par Mirabelle, Galatée, Paul, Nolan, Mattÿss et Kylienzo, mais aussi Moana, Liissá, Bintou ou Joaquín…

Car en vérité, tu auras beau discuter tant que tu voudras : les gens changent rarement d’avis en matière de prénoms ! Au mieux, tu réussiras à faire comprendre ton point de vue (ce qui est déjà pas mal).

crayons de couleurs cube love - comment les parents choisissent les prénoms

Crédits photo (creative commons) : THOR

Des expériences…

Le fait est que, pour les prénoms comme pour une foultitude de choses de la vie, nos préférences et nos choix sont principalement guidés par le vécu de chacun. Et c’est encore plus vrai si l’expérience que tu as eu avec ton propre prénom est négative ! On aura beau t’avancer les arguments les mieux construits qui soient : tu ne changeras jamais d’avis là-dessus.

  • Si tu t’appelles Athénaïs ou Alexie (« non pas Alexia, Alexie, avec un E ! ») alors que tout ce à quoi tu aspirais était d’être discrète, tu ne choisiras pas un prénom rare… Et sûrement pas un prénom masculin qui ressemble fort à un prénom féminin courant, et vice-versa.
  • Si tu es née en 1980 et que tu t’appelles Céline, comme toujours au moins deux autres filles dans ta classe pendant toute ta scolarité, alors que tu voulais marquer ta différence, tu ne choisiras pas un prénom du top 20.
  • Si tu t’appelles Karine Kazatsky et que pendant de longues années tes camarades ont trouvé que « Kaka Prout » était un formidable surnom, tu seras très attentive aux initiales lorsque tu choisiras un prénom.

À l’inverse, il y a aussi les expériences très positives :

  • Si tu t’appelles Arabella et que tu as toujours adoré voir les gens surpris, voire dubitatifs à l’annonce de ton prénom, et que tu en es très fière… tu rechercheras sans doute un prénom original pour ton enfant.
  • Si tu t’appelles Perrine et que tu as toujours trouvé ça « juste ce qu’il faut », ni trop classique, ni trop original, ni trop courant, ni trop rare, tu essayeras de naviguer dans ces mêmes eaux quand tu choisiras un prénom.
  • Si tu t’appelles Julie et que tu as toujours apprécié le caractère « neutre » de ce prénom, tu souhaiterais rester sur des prénoms classiques, qui passent partout.

Et puis au milieu, toutes les expériences « moyennes ». Tu peux très bien avoir toujours eu une deuxième Caroline en classe avec toi, avoir dû épeler systématiquement « Apolline » quand tu te présentais, avoir entendu quelques plaisanteries douteuses, sans que cela t’ait vraiment marqué, ni dans un sens, ni dans l’autre.

Et des raisons réfléchies !

Là-dessus s’ajoute une dimension supplémentaire, étroitement liée à la précédente (au final, c’est généralement l’expérience qui prend le dessus lorsqu’elle s’avère en contradiction avec ces réflexions). Une dimension presque « philosophique ».

On peut vouloir un prénom…

Classique, parce qu’il n’est associé à aucune classe sociale en particulier. Ce qui laisse absolument toutes les portes ouvertes, sans aucun risque de préjugés (de l’avocat au caissier, rien n’est étonnant avec un classique !).
Mathilde, Pauline, Louise, Marie, Valentine
Clément, Maxime, Quentin, Valentin, Baptiste, Paul, Louis

À la mode, parce qu’il correspond à nos goûts (si c’est à la mode, c’est bien avant tout parce que c’est le goût d’une majeure partie de personnes à un moment donné !), et c’est bien le principal ! De toute façon, chaque enfant est unique, que son prénom le soit aussi ou pas ! Et ce n’est pas forcément négatif de pouvoir rencontrer des homonymes…
Emma, Chloé, Inès, Manon, Jade, Lilou, Léa, Zoé
Mathéo, Lucas, Nathan, Gabriel, Maël

« Entre-deux », dont les sonorités sont familières, mais qui ne sont pas forcément très courants pour autant. Certains sont des classiques moins usités, d’autres partent d’une base classique avec une terminaison qui diffère. L’avantage étant alors d’avoir un prénom presque aussi passe-partout qu’un grand classique, tout en pouvant éventuellement surprendre un peu, selon jusqu’où on s’aventure. Mais le tout, en évitant de vraiment choquer.
Clarisse, Anaëlle, Louisa, Lucine, Auréliane…
Amaury, Lilian, Amélien, Adriel, Alexian…

International, parce qu’actuellement, on est amené à voyager de plus en plus, tant pour les études que pour le boulot. De plus en plus de personnes vivent à l’étranger une partie de leur vie. Et ça risque de s’accentuer encore pour les générations futures ! Mieux vaut alors prévoir un prénom qui sera facilement compris dans d’autres langues, au moins l’anglais, et si possible d’autres encore.
Lisa, Alice, Yaël, Victoria, Julia, Eva, Elena, Anna, Sophie, Nina
Tom, Elliot, Noah, Samuel, Soan, Alex, Ruben…

Étranger, même sans avoir aucune origine, parce qu’on aime la multiculturalité du monde, et que si un prénom nous plaît, on ne va pas s’en priver sous prétexte qu’il est d’une autre culture. Ou, peut-être, parce que justement, même sans en faire partie soi-même, on est attaché à une autre culture, un autre pays, et qu’on souhaite ainsi lui rendre hommage.

Rare et original, parce qu’on considère que c’est un plus d’être le seul à porter un prénom, de n’avoir personne à qui se comparer. Et qu’on trouve ça bien d’intriguer les gens, qu’ils se rappellent de la personne qui porte ce prénom qu’ils ne connaissaient pas. Tant pis s’il faut l’épeler systématiquement et que certains s’emmêlent les pinceaux !
Néphélie, Azorella, Junon, Séraphie, Galith, Toscane, Philothée, Yanamaï, Cornélia…
Nominoé, Phœnix, Galaad, Malchus, Zoïle, Éliphaz, Lochlann…

Inventé, pour être unique, pour n’être vraiment rattaché à aucune histoire, et se construire en partant d’une base totalement vierge.
Eléovna, Yélanelle, Manéaya, Ozanille, Soranine, Kizoa…
Lokan, Pamiolis, Corimel, Yzatéo…

Avec une orthographe qui n’est pas celle d’origine, parce que c’est une façon de se démarquer, de surprendre, tout en pouvant garder un côté « connu » de par des sonorités qui restent celles qu’un prénom plus classique.
Marinne, Lorah, Noëmy, Sharlyn…
Maxym, Tibo…

Qui nous rappelle des histoires, qu’elles soient de légende, mythologie, conte, littérature, opéra, théâtre, ou même de l’Histoire avec un grand H… Parce qu’on aime avoir l’esprit qui vagabonde en entendant ce prénom, et qu’on trouve que c’est une richesse d’avoir un tel « socle », très fort mais suffisamment lointain, pour construire son identité.
Shéhérazade, Arwen, Thémis, Lorelei, Ophelia, Haydée, Cybèle, Isabeau, Iseult…
Ulysse, Sinbad, Philéas, Gavroche, Zadig, Lancelot, Cléante, Orion…

Liés à notre origine, qu’elle soit bretonne, italienne ou arabe, et même si on a soi-même la nationalité française uniquement : c’est aussi ça, la richesse d’une culture, c’est qu’elle regroupe une multitude de cultures, justement ! Pas de raisons d’essayer de la « cacher », on est fière de cette part de nous !

Ancré dans une histoire familiale, parce que ce sont nos racines, et que ces racines sont celles qui nous ancrent pour nous permettre de nous élever haut.

Qui n’évoque personne qu’on connaisse déjà, pour éviter d’accoler inconsciemment cette image à l’enfant, et qu’il soit le tout premier que l’on associe à ce prénom.

… Évidemment, on peut difficilement être en accord avec toutes ces raisons à la fois ! Ce qui fait qu’on grince parfois des dents en apprenant une naissance d’un enfant qui porte un prénom en totale contradiction avec ce qui nous parle, à nous. Mais chacun a ses raisons pour faire un tel choix, et ce n’est pas forcément parce qu’elles sont opposées aux nôtres qu’elles ne sont pas réfléchies.

Et toi, quelle est ton expérience avec les prénoms ? Quelles sont les critères qui te correspondent ? Viens en discuter !

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Commentaires

84   Commentaires Laisser un commentaire ?

madame louli

Pour notre fille Eulalie, on pensait être dans le « entre deux ». En tout cas c’est ce qu’on voulait. Et finalement peu de gens connaissent ce prénom. Ils connaissent Lali (évidemment) mais pas Eulalie.
Donc c’est encore mieux puisqu’on voulait qu’elle ait un prénom peu rencontré. Pari gagné. 🙂

J’imagine que tu les as déjà entendu, les prénoms rare et originaux que tu cites. En tout cas je connais une petite Toscane. Pour le coup, elle a ce prénom en référence à ses racines italienne 🙂

le 19/05/2015 à 08h05 | Répondre

Leaureine

Oh ! Moi aussi je connais une Toscane ! Ma formatrice de stage avait une fille qui s’appelait comme ça !

le 19/05/2015 à 09h07 | Répondre

Alice la lutine

Non, je ne connais pas forcément de personnes portant ces prénoms. 😉

le 19/05/2015 à 09h33 | Répondre

Mme Kahlessi (voir son site)

J’ai passé toute mon enfance à rejeter mon prénom… à tel point que je me le suis auto-changé : de mon CE1 à la 2nde, à chaque rentrée j’allais voir le prof pour lui dire de m’appeler Marie… je ne sais même comment c’est encore possible mais on ne m’a jamais trop posé de questions et ça roulait. Tout le monde m’appelait comme ça, amis et famille, à l’exception de ma mère et ma grand-mère. Pourquoi ? Ca me saoulait de devoir épeler mon prénom, répéter, qu’on le dise de travers et qu’on me demande la signification (que je ne connaissais pas) et qu’on me pose mille questions à son propos et pourquoi je n’en connaissais pas la signification etc (prénom arabe, mon père est marocain mais je ne l’ai jamais connu donc tout étranger). Bref, à cause de ce prénom je devais étaler ma vie dès mon plus jeune âge, et c’était trop dur. C’était bien plus facile de changer de prénom, on ne me posait aucune question avec Marie ! Au lycée, ça a changé. J’ai gagné de confiance en moi, et puis c’est un âge où on voit finalement l’intérêt d’une distinction, et quand une copine a voulu m’appeler comme ma mère m’appelait, ça m’a fait drôle puis finalement ça m’a fait du bien. Comme si le temps de l’imposture était révolu. Et même si mon prénom était parfois (et encore toujours) écorché, je prenais ça en patience et au final les gens finissaient par le retenir et ne plus se tromper.
Mais les années de l’enfance ont été difficile pour moi, c’est certain. Même si j’aime mon prénom aujourd’hui (Smahane), nous avons préféré choisir un prénom pas trop donné mais pas trop original non plus à notre fille, Romane. Là on doit réfléchir pour son frère ou sa soeur et j’avoue que pour moi c’est un sacré casse-tête ! Romane on a eu le coup de coeur, ça n’a pas été si long à trouver, pour le 2ème on galère plus !

le 19/05/2015 à 08h34 | Répondre

Urbanie

Je suis d’accord avec 95% de cet article, qui est très bienveillant. Je mets juste un bémol (qui est un bémol personnel) sur les prénoms ré-orthographiés ou inventés: il y’a des parents qui ont des idées dont on ne me fera pas croire qu’elles ne porteront pas préjudice à l’enfant.

En fait tout ceci est un débat incroyablement compliqué: parce que, d’un côté, les parents ont le droit d’appeler leur enfant comme il leur plait, oui. D’un autre, l’enfant doit rester la préoccupation principale du parent au moment du choix, c’est à dire que le prénom ne doit pas être juste choisi pour faire plaisir au parent. Le prénom reste un marqueur (social, culturel) extrêmement fort, il est notre première carte de visite. Or, j’avoue, en lisant certains prénoms (ou certaines orthographe de prénoms), je reste plus que dubitative sur les intentions des parents: certes cela reste rare et cantonné à quelques cas particuliers, mais dans ce cas, pour l’enfant il est trop tard. Il sera au mieux ridicule, au pire discriminé tout le reste de sa vie. (cf un célèbre tumblr qui recense tous ces prénoms un peu trop… originaux).

Je ne suis pas dans la tête des parents, mais parfois je m’interroge: est-ce qu’on pense vraiment que son enfant va/ peut s’épanouir dans la vie en portant le nom d’une pâte à tartiner, ou un prénom complètement ré-orthographié à en devenir méconnaissable? J’avoue, cela me laisse infiniment perplexe, et dans certains cas je me dis que poser quelques bases claires pourrait ne pas faire de mal (parce que, si j’ai bien compris, pour le moment ce sont les personnes de l’état-civil qui choisissent de donner suite ou non si un prénom leur semble porter préjudice… mais on en revient au point de départ: tout ceci reste très subjectif!).

Sinon j’ai un prénom très classique, puisque très à la mode dans les années 80: j’apprécie son côté neutre, passe-partout, qui ne me stigmatise pas. Des personnes qui portent mon prénom, on en retrouve partout, ça m’a beaucoup servi.

Pour autant je ne veux pas donner de prénom trop à la mode parce que se retrouver à 3 « Machine » par classe (vécu ^^) c’est parfois un peu relou. Par contre je ne me suis jamais dit « je déteste mon prénom », contrairement à pas mal de gens autour de moi, donc je m’estime plutôt heureuse. Donc on fera classique, sans tomber dans le top 20 comme tu dis (et sans ré-orthographier)! Et nous donnerons aussi 2 autres prénoms, sans doute un peu différents, pour laisser le choix d’intervertir plus tard si l’enfant le souhaite.

le 19/05/2015 à 09h11 | Répondre

Alice la lutine

Je pense effectivement que certains prénoms peuvent porter plus préjudice que d’autres. Pourtant, j’ai déjà entendu des personnes portant ce type de prénom dire qu’elles l’aimaient beaucoup. Partant de là, qui suis-je pour dire que, MÊME si certaines personnes qui les portent adorent, « faut pas le faire » ? 😉 Si un futur parent pose des questions autour de ces prénoms, j’essaierais sans doute de lui faire comprendre ce point de vue (marqueur social, blablabla)… Mais pour autant, cela reste avant tout un avis.

Je suis parfaitement défavorable à un encadrement plus strict de l’attribution des prénoms (tout en trouvant bien qu’il y ait, malgré tout, cette petite marge de manœuvre salutaire, car, bien sûr, certains parents, une minorité, ne réfléchissent pas au-delà du côté « amusant » ou que sais-je), car ce serait, effectivement, complètement subjectif… Et pour moi cela amène à une notion très dangereuse : la réglementation de ce que serait le « bon goût » !

le 19/05/2015 à 09h25 | Répondre

Urbanie

On ramène souvent ce débat au « bon gout », ce que je déplore puisque cela n’a rien à voir selon moi. Il s’agit bêtement de protéger les enfants, et je pense qu’on ne parle de la même chose quand tu dis « des personnes portant ce type de prénom dire qu’elles l’aimaient beaucoup ». Je parle de prénoms portant préjudice à l’enfant! Une réglementation sera toujours nécessaire je pense parce qu’il y’aura toujours des cas de parents qui se feront plaisir au détriment de l’enfant.

Quant aux orthographes, là je reconnais que c’est plus délicat, parce qu’il y’a des prénoms qui existent dans d’autres pays, qui sont orthographiés différemment, mais qui existent pour autant.

le 19/05/2015 à 09h33 | Répondre

Alice la lutine

Pour moi, cela revient en effet au même… 🙂 Et encore une fois, bien que je puisse moi-même trouver affreux de faire tel ou tel choix !

Interdire une orthographe « trafiquée », ou devoir démontrer d’un prénom qu’il « existe » (ce qui est, là aussi, trèèèès subjectif : à partir de quand peut-on dire d’un prénom qu’il « existe » ? À partir de quand il a été attribué quelque part, une fois dans le monde ? À partir d’un nombre donné ? À partir d’une étymologie, sachant que la langue évolue forcément ? – dans ce cas-là on serait resté à Clovis uniquement, et Louis « n’existerait pas » ! Ce ne doit pas être un nom commun ? Mais tous les prénoms sont des noms communs à la base, il suffit de voir leurs significations, qui aujourd’hui en Occident ne ressemblent souvent plus du tout à la langue qu’on utilise, certes, mais ça a été le cas, et c’est le cas dans de nombreux pays encore.)… À mon sens, c’est un peu comme interdire les bonnets à oreilles pour les bébés, parce qu’on trouve ça ridicule et qu’ils ne sont pas en mesure de donner leur avis sur la question, et que ça pourrait leur porter préjudice si leur employeur/leur petit-e ami-e/leurs amis tombaient sur une photo d’eux dans cette tenue. (Bon ok, j’adore les bonnets à oreilles, c’était un exemple. 😀 )

le 19/05/2015 à 09h46 | Répondre

Floconnette

Je suis d’accord pour l’évolution, en effet, cela permet aux « nouveaux » prénoms d’arriver (dérivés très souvent d »anciens » prénoms).
Par contre je comprends que Urbanie parle des prénoms vraiment connotés, j’ai aussi vu ce fait divers sur le prénom de pâte à tartiner. Là je ne comprends pas pour moi ça porte préjudice à l’enfant… Un bonnet à oreilles et une photo associée ne seront pas montrés à chaque présentation de l’enfant ;-), contrairement au prénom qui est un marqueur à vie de notre identité (la première chose en général qu’on dévoile de nous).

le 19/05/2015 à 10h01 |

Urbanie

euh moi je comprends plus le débat la ^^

le 19/05/2015 à 10h19 |

Alice la lutine

Lol
Je voulais juste dire que réglementer drastiquement l’attribution des prénoms ne serait, pour moi, pas plus légitime qu’interdire les bonnets à oreilles. 🙂
Les prénoms ont été bien plus réglementés par le passé, tout comme l’habillement l’a été (entre bien d’autres choses), et depuis, ça a logiquement évolué vers bien plus de liberté, et ce n’est pas souhaitable à mon avis de faire machine arrière.

le 19/05/2015 à 10h35 |

Urbanie

Ah ok. Ben je dirais plutôt qu’un vêtement, ça s’enlève, un prénom… c’est un peu plus compliqué. 🙂

le 19/05/2015 à 11h24 |

Floconnette

Tout à fait d’accord avec toi Urbanie.
Pour le coup j’ai un prénom classique qui était peu donné à mon époque et je l’aime beaucoup. J’ai eu très peu de moqueries, on ne me demande jamais de l’épeler, jamais une autre dans ma classe (Louise). Il sonne bien, bref, il aurait pu être sur ma liste si je ne l’avais pas porté!
Et nous avons choisi pour notre fils selon des critères définis: classique mais pas original (pas de très ancien prénom peu connu), connu de tous mais peu répandu, et surtout, sur lequel il est plus difficile de coller une étiquette, comme tu le dis.
On ne voulait pas que les gens pensent que ça appartient à une certaine catégorie de population, que ça soit à la mode, que les gens ne sachent pas l’écrire…
Et je te rejoins tout à fait sur tous les points que tu cites (orthographe, nom de la pâte à tartiner etc…). Comme toi je suis pour l’évolution des prénoms mais quelques barrières seraient également à mon sens les bienvenues.

le 19/05/2015 à 09h28 | Répondre

Louna

Eh Floconette, moi aussi je me prénome Louise !! 🙂
Et tout comme toi, j’ai toujours aimé mon prénom classique mais peu répandu à l’époque (ce qui n’est d’ailleurs plus le cas maintenant: nos parents, ces avant-gardistes!). Aucune moquerie, aucune homonyme en classe, aucune précision nécessaire quand je me présente. Et idem, il aurait pu faire partie de notre liste si je ne l’avais pas porté.
Pour notre fille, nous avons finalement opté pour un prénom plus original que je ne pensais, mais on va dire que c’est plutôt le prénom qui nous a choisi que l’inverse: de longues heures de réflexions pour un choix final en salle de naissance! J’espère que ma fille n’aura pas à repréciser son prénom à plusieurs reprises et qu’elle ne nous en voudra pas…. Notre liste n’était composée que de prénoms plutôt classiques. Par contre, il était très important pour moi qu’il soit peu donné (plus que pour le papa d’ailleurs, alors que lui, il en a eu des homonymes en classe, comme quoi!).

le 19/05/2015 à 20h08 | Répondre

Floconnette

Aha Louna! Ton prénom est donc à la mode actuellement et ton pseudo aussi 🙂
Cela dit, ça m’ennuie un peu que mon prénom soit à la mode même maintenant, j’aimais bien le côté un peu désuet de mon prénom.
Sinon, notre situation ressemble à la vôtre, mon mari a eu des homonymes (mais avec une orthographe importée de l’étranger, tandis que lui avait le prénom biblique classique en français), et moi quasiment jamais (une fille croisée au lycée en L alors que j’étais en S, et une autre en école d’ingénieurs). Et pareil, je tiens encore plus que lui à la non fréquence du prénom lors de nos choix. Pou notre fils nous y avons mis un temps fou car certains prénoms me plaisaient mais faisaient un peu pompeux à mon sens, d’autres étaient trop proches du top 20, etc… Quel casse-tête.
Un jour il m’en a proposé un, j’ai adoré, et nous n’avons plus changé. J’ai su après que j’attendais bien un garçon et nous avons conservé ce choix jusqu’à la fin, et nous ne l’avons jamais regretté.

le 20/05/2015 à 14h03 | Répondre

Madame Violine

Lol ! Ton exemple sur « Céline » m’a fait sourire ! Je suis une Céline et il y en avait au moins 2 par classe (je suis même allée jusqu’à 4 en lycée !!!).
Et du coup, je ne voulais vraiment pas un prénom trop « classique et courant » pour mes enfants, même si ces prénoms me plaisent. Par exemple, j’adore le prénom Baptiste… Mon fils a failli s’appeler comme cela ; nous avons changer d’avis juste avant qu’il naisse, et « heureusement » ! Il y en avait déjà 3 dans sa classe de petite section !! Néanmoins, c’est son 2ème prénom 😉

le 19/05/2015 à 09h54 | Répondre

isavoyage

Je suis pile dans le cas des « Céline » des années 80, étant une Isabelle des années 70. J’ai détesté que l’on soit plusieurs à s’appeler pareil en classe, que les profs m’appellent par mon nom de famille du coup, et ne jamais savoir si c’était moi qu’on appelait dans la rue, ou devoir toujours préciser isabelle X au téléphone etc.
Je ne me suis mise à « entendre » et donc à bien aimer mon prénom qu’après un séjour long à l’étranger où il était considéré merveilleusement exotique !
Pour mon enfant, je voulais un prénom vraiment inhabituel mais pas inventé. On a galéré parce que le papa a un nom de famille très difficile… Au final, notre enfant a un combo nom prénom très spécial !

le 19/05/2015 à 09h58 | Répondre

Madame Nounours

Je suis d’accord avec Urbanie, moi aussi je me pose des questions sur les intentions de certains parents lorsqu’ils réinvente l’orthographe des prénoms de leurs enfants. Quand je peux lire certains prénoms hors norme comme Clitorine ou Spermatien (lu sur un forum où une sage femme parlait sur les prénoms bizarres qu’elle a pu entendre via son métier), je me demande si les parents pensent vraiment à leurs enfants et surtout aux futurs adultes qu’ils deviendront car bon, c’est pas des prénoms forcément évident à porter avec les moqueries des gens. Déjà quand un nom de famille est hors norme ça donne des moqueries, alors un prénom n’en parlons pas. Moi aussi je fais partie de cette génération d’enfants nés dans les années 80 avec un prénom qui faisait partie du top 20 dans les années de ma naissance et je me suis retrouvé avec plusieurs filles ayant le même prénom que moi mais bon, c’était pas pour surfer sur la mode que mes parents m’ont appelé ainsi, juste parce que ce prénom a une belle signification en latin. Je pense qu’il faut bien choisir le prénom de ses enfants car c’est ce qui va les suivre pendant toute leur vie sauf si à 18 ans ils émettent le souhait de le changer car trop difficile à porter. Personnellement je suis plutôt dans la mouvance des personnes qui préfèrent les prénoms classiques car plus facile à porter même si pour l’originalité, c’est pas trop ça.

le 19/05/2015 à 10h04 | Répondre

Alice la lutine

Il y a aussi de nombreuses légendes urbaines qui ressortent systématiquement lorsqu’on aborde ce sujet. Comme tout le monde connait quelqu’un qui connait… On aurait largement dû dépasser les 3 attributions/an, la barre à partir de laquelle l’INSEE répertorie les prénoms. Mais il n’y a toujours rien à l’INSEE, pourtant… 😉

le 19/05/2015 à 10h10 | Répondre

Clette

Je pense que je choisirai le nom de mes enfants en fonction du nom de famille également, pour que ça sonne bien. Dans la famille de mon mari, tous les hommes ont des prénoms russes et si on a un garçon on pense à Dimitri (moi je voulais Ilya mais on est deux à choisir ^^). Pour une fille on aime bien Elena (mais qui est de plus en plus donné donc à voir). J’ai un prénom encore assez rare, même si il monte dans les stats, je n’ai jamais rencontré de gens qui s’appellent comme moi, et j’aime beaucoup mon prénom (c’est pas mon pseudo je rassure ^^) , tout ça me donne envie de donner des prénoms aussi rare mais qui ne sont pas sujets à moqueries …. dur dur =)

le 19/05/2015 à 11h00 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

J’ai un prénom à la mode de mon époque (et mon mari a un prénom à la mode de dix ans plus tôt : petit dernier d’une fratrie de quatre et seul garçon, ses parents avaient gardé leur idée de départ !) et s’il n’a jamais été une souffrance, j’ai toujours trouvé que mes parents ne s’étaient pas trop foulés pour mon prénom et qu’ils auraient pu essayer un peu plus de me rendre différente des autres filles de mon âge. Juste un petit regret en passant.

Du coup, je ne voulais pas de ça pour mon enfant. On a donc choisi son prénom existant, mais étranger, (très) peu connu en France et sans variante dans notre pays. Les gens m’ont un peu regardée bizarrement quand on l’a annoncé « Vous êtes sûrs de vouloir l’appeler comme ça ? » Pourtant, j’ai beau me creuser les méninges, je ne vois pas du tout en quoi ce prénom pourrait lui porter préjudice (c’est peut-être moi qui suis aveugle, mais la pire remarque que j’ai entendue, c’est qu’on risquait de l’appeler « gazelle », ce qui me semble quand même surmontable).

La question du préjudice est intéressante en général, mais je pense qu’elle est de moins en moins prégnante maintenant, justement, que (presque) tous les prénoms sont autorisés. Je pense que les petits Matthÿsse n’auront aucun problème à suivre une scolarité normale en dépit du petit craquage orthographique de leurs parents. Peut-être au moment de l’embauche, car ça envoie quand même le message (pas forcément vrai en plus) : « je viens d’une famille où on ne sait pas écrire » ou « je viens d’une famille où on n’en a rien faire des valeurs traditionnelles ». Mais qui c’est, peut-être que dans vingt ans, ces questions ne seront plus du tout d’actualité pour les recruteurs ?

Pour nous la limite était de ne pas inventer ou de ne pas modifier l’orthographe. Pour autant, il y a certaines trouvailles que je trouve quand même jolies 🙂 C’est bien aussi de sortir complètement des sentiers battus…

le 19/05/2015 à 11h14 | Répondre

Ornella

Les 3 attributions par an sont assez difficile à atteindre, au vue de la fantaisie des orthographes. Après au delà des « légendes urbaines », moi je dis il suffit de bosser à l’hôpital, (c’est une belle photo de la société je trouve.) En un an j’ai eu Espace, Clamydie, et Monseigneur prenom +nom de famille de l’évêque, en tant que prénom. J’ai malheureusement un soupir de soulagement en pensant que l’état civil pourra faire quelque chose pour ces enfants.

le 19/05/2015 à 11h18 | Répondre

Urbanie

Clamydie c’est pas un nom de MST? (ma question est très sérieuse 😀 )

le 19/05/2015 à 11h22 | Répondre

Ornella

Quasi la maladie c’est chlamydiae, mais so close!

le 19/05/2015 à 11h24 | Répondre

Urbanie

Ah il me semblait bien! C’est pas pour me moquer, c’est une vraie interrogation (je précise).

le 19/05/2015 à 11h25 | Répondre

Ornella

Ah je n’en doute pas, on a eu un fou rire difficilement contrôlable avec mes collègues ( hors de la chambre bien sur ). Je pense que ce sera une vraie interrogation pour tout les gens qui font croiser cette pauvre petite! ( si tant est que ce soit validé par l’état civil)

le 19/05/2015 à 11h31 |

Camomille (voir son site)

Complètement d’accord avec toi. Quand tu vois en salle de naissance une mère qui veut appeler sa fille « Race Elue » ou son fils « Bras de Lait » pour Bradley, tu te dis que ça ne peut pas passer… Même en étant ouvert d’esprit, je ne vois pas comment ça ne pourrait pas porter préjudice à l’enfant…

le 19/05/2015 à 11h39 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Y’a aussi des gens qui ont de réels problèmes, hein, et ces gens font aussi des enfants et leur donnent des prénoms. Je reconnais que tous les exemples que vous donnez sont consternants et j’espère aussi qu’ils ne sont pas passés à l’état civil. Mais ce n’est pas parce qu’il y a des fous qu’il faut blâmer les excentriques 🙂

le 19/05/2015 à 13h26 | Répondre

Ornella

Oui on est bien d’accord et de toute façon, je ne pense pas que l’état civil intervient tant que ça à part dans des cas inquiétants comme ceux cités.

le 19/05/2015 à 13h47 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Chlamydie … En effet, très proche de la MST !
J’avoue que le choix du prénom est quelque chose qui me fait un peu meur.
Je suis assez (trop) sensible à la critique et je n’oserais sans doute pas choisir un prénom original. Néanmoins, j’ai un prénom classique mais peu donné (j’ai eu une personne avec le même prénom que moi en fac), et j’avoue je l’apprécie beaucoup !
Du coup, pour nous enfants j’aimerai avoir un juste milieu assez classique mais suffisamment original et peu donné ! Pour une fille c’est faisable pour un garçon va y avoir plus de réflexion je pense !

le 19/05/2015 à 11h35 | Répondre

Madame D

Personnellement j’ai un prénom peu donné en France mais sans être ultra original pour autant (Rachel) et j’ai adoré (et j’adore encore) ! Pour notre fille nous voulions un prénom qui ne soit pas dans le top 20, et nous avons opté pour un prénom que j’aimais déjà énormément. Mais nous avons modifié l’orthographe traditionnelle. Pour autant cette orthographe existe et est même assez courante ! Mais il me faut le préciser à chaque fois : Sara (sans h).

Alice et Urbanie : j’espère qu’après ces moultes discussion autour des prénoms vous allez nous donner ceux de vos futurs ! Car ce serais extrêmement frustrant !!!! 😉

le 19/05/2015 à 11h41 | Répondre

Urbanie

Moi je ne pense pas le révéler sur un blog, pour garder un peu d’anonymat à ma fille (je suis assez froide sur l’exposition des enfants sur internet). Mais ce sera un prénom classique, pas dans le top 20. 🙂

le 19/05/2015 à 12h54 | Répondre

Madame D

Je comprend ! Et j’espere que ta grossesse ce passe bien ! Biz

le 19/05/2015 à 14h39 | Répondre

sarah

Très bon choix 😉 je crois que pour ce prénom de toute facon peu importe l’orthographe choisi il y a toujours quelqu’un qui demande: et le ‘h’ je le met ou ? (j’avoue que plus d’une fois j’ai eu envie de répondre d’une facon assez impolie ‘Dans ton ***’ mais je me retiens 🙂 )

le 19/05/2015 à 14h36 | Répondre

Madame D

Ha ha ! Mince ! lol
Bah en m^me temps je dois passer mon temps a dire aux gens que mon prénom ne s’ecrit pas Rachelle alors le Sara sans h ne me choque pas.
J’ai une amie qui a appelé son fils Eythann et la j’avoue que ça me chiffonne plus. Mais bon c’est son choix.
En tout cas, tu as un très beau prénom 😉 !
Un prénom de princesse !

le 19/05/2015 à 14h43 | Répondre

Alice la lutine

Je suis désolée pour les curieuses, mais je ne souhaite pas non plus dévoiler son prénom publiquement. (D’autant que, comme il sera très rare, il n’y aurait aucun doute sur la personne dont il s’agirait, si quelqu’un de sa connaissance faisait plus tard une recherche sur son prénom et tombait ici ainsi. 😉 ) Par contre je lui ai déjà choisi un joli pseudonyme. 😀
Après, y’aura peut-être moyen de s’arranger pour quelques habituées, ce n’est pas non plus un secret d’état. 😉 (Je ne vais pas l’appeler par un pseudo dans la rue ! 😆 )

le 19/05/2015 à 18h18 | Répondre

Urbanie

Haha, je lui ai trouvé un pseudonyme pour internet aussi! (Princesse Kate mouhahahahahaha) (celles qui suivent mon blog comprendront ^^)

le 19/05/2015 à 19h05 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Hi hi hi, Urbanie !
Alice, je comprends tout à fait ton point de vue. J’aime bien l’idée du pseudo en ligne !!! C’est une excellente idée.

le 19/05/2015 à 21h28 | Répondre

Madame Vélo

Décidément j’aime beaucoup ton style d’écriture 🙂

Je pense que c’est important pour un enfant de savoir pourquoi ses parents l’on appelé de cette façon : s’il a du mal à accepter son prénom ça pourrait l’aider.
C’était un peu le cas dans ma fratrie. Mes parents ayant eu des prénoms très courants à leur époque (et se retrouver dans la catégorie des « Céline »), ils ont voulu pour nous des prénoms sortant de l’ordinaire – mais existants et ancrés dans une certaine logique et tradition.

Pour notre enfant nous avons aussi choisit un prénom de ce type : original, loin d’être dans le top 20, mais avec une histoire, une culture. Le seul bémol c’est qu’il y a en France 2 façons de le prononcer et il aura certainement toujours à rectifier la prononciation (surtout que nous avons choisit la prononciation la moins utilisée, l’autre prononciation n’ayant plus rien à voir avec les origines historiques et culturelles !). On avait un peu « peur » des réactions de l’entourage et finalement beaucoup nous disent que c’est un joli prénom 🙂
Et je suis d’accord avec Floconnette, même si la liberté du choix est importante il faut garder certaines barrières : j’ai entendu qu’aux USA ils avaient appelé certains enfants 1-2-3-4-5-6 !

le 19/05/2015 à 11h42 | Répondre

Watson

Joachim !

(j’ai bon ?)

le 18/06/2015 à 17h54 | Répondre

Madame Vélo

Comment as-tu deviné ?! On se connait ?!

le 19/06/2015 à 14h21 | Répondre

Perrine

« Si tu t’appelles Perrine et que tu as toujours trouvé ça « juste ce qu’il faut », ni trop classique, ni trop original, ni trop courant, ni trop rare, tu essayeras de naviguer dans ces mêmes eaux quand tu choisiras un prénom. »
Tu as tapé dans le mille c’est tout à fait moi!^^

le 19/05/2015 à 12h07 | Répondre

Emma June (voir son site)

Je trouve ton article très bien et complet! Sans jugement tout en posant certaines questions du « pourquoi choisit-on un prénom original (ou pas) » . Pour nous, c’était évident que ça serait un prénom classique.
Pourtant j’adore l’originalité mais je ne voulais pas prendre le pari que mon enfant vive mal un prénom trop original ou complexe. C’est au final ce que j’ai le plus de mal à comprendre dans certains choix parentaux…mais j’imagine que les parents se disent que les enfants le vivront bien 🙂

le 19/05/2015 à 12h29 | Répondre

Claire Gezillig

ça me frustre trrooooop tous les commentaires où vous parlez de votre choix sans parler du prénom (même si je peux comprendre les raisons)

Sinon, juste par rapport à l’argument, « les autres enfants vont se moquer », je trouve que cet argument n’est pas recevable, les enfants trouvent à se moquer que le prénom soit original ou pas. Je m’appelle Claire et quand j’étais petite, je n’aime pas les blagues « je vois pas clair » et « tu es pas claire » etc (Aujourd’hui, c’est moi qui les fait et je suis en paix avec mon prénom).
Au collège, j’avais aussi un ami qui s’appelait Manuel et il ne supportait plus les « prenez vos manuels » des profs comme les copains faisaient mine de le prendre.
Donc je me poserais plutôt la question de l’originalité par rapport à la vie d’adulte notamment pro. Mais bon, c’est tout tellement subjectif….

le 19/05/2015 à 12h37 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Avec mon prénom top 10, j’ai aussi eu droit à des « Caca » pas super fins… C’est dur de prévoir comment les autres enfants vont réagir, et comment son propre enfant va réagir à ces réactions. Je crois que toutes mes amies au prénom (plutôt) original en sont globalement fières et n’ont jamais eu de (gros) soucis avec.

Finalement, comme tu le dis, ce qui peut poser problème, c’est surtout le regard des adultes. Et est-ce que ce ne serait pas un réel progrès si on arrêtait de regarder de travers ce qui sort de la norme ?

le 19/05/2015 à 13h38 | Répondre

Ornella

Et bien sache qu’avec Ornella je n’ai jamais eu aucune moquerie quant à mon prénom. ( on peut aussi supposer qu’ils savaient qu’il ne fallait pas trop me chercher! ) le seul truc c’est quand les gens crient : »on est la » dans la rue, j’ai souvent l’impression qu’on m’a appelé.
Quant à l’impact sur le milieu pro, je me rappelle d’un bouquin qui était sorti qui débattait en partie, des cv sans nom de famille et qui arrivait à un résultat de 78% d’identification de l’origine sociale de personnes en fonction de leur prénom. Après ce n’est pas totalement transposable car c’était une étude qui avait eu lieu aux Etats-unies.

le 19/05/2015 à 13h43 | Répondre

sarah

ca c’est bien vrai, si on veut se moquer on trouvera toujours une raison … dans mon cas la petite blague c’était de me taper sur l’épaule, je me retournais et on me disait: haha ca raccroche! (ahah) et 2 secondes plus tard le même manège mais cette fois c’était: hey mais ca rappelle! bref… ca fait des souvenirs et puis ca permet a l’enfant de s’endurcir un peu c’est aussi ca la vie

le 19/05/2015 à 14h42 | Répondre

Madame D

Déjà enceinte, on me l’avais dit … mais bon des jeux de mots, on pourra toujours en trouver !
Et puis, je le trouve meme pas drole celui la !

le 19/05/2015 à 14h44 | Répondre

Mariounche

J’adore voir les prénoms donnés par les autres, les fratries, etc… Et choisir les prénoms de ses enfants, c’est pas facile et en plus on est deux à choisir !
Je pense que pour les craintes de « moqueries » pour les prénoms originaux, on ne peut pas savoir et les enfants peuvent toujours trouver qqe chose pour se moquer, si ce n’est pas le prénom ce sera autre chose.
Ici notre fils s’appelle Louis donc classique mais aussi très à la mode (ce que j’ignorais quand on l’a choisi car personnellement ça peut me refroidir mais c’était quand même notre coup de cœur avec une valeur affective familiale en plus pour moi).
Et pour notre fille, je pense qu’on peut le qualifier dans « l’entre deux » : c’est Octavie. Peu courant mais j’aime l’idée d’un prénom un peu marquant sans que celà soit trop dur à porter je pense.
Dans ma fratrie on a tous des prénoms classiques et courant sans être trop à la mode non plus et on a jamais souffert de ça.

le 19/05/2015 à 13h48 | Répondre

Aude-Marie

Article intéressant, malgré tout il manque de prénoms composés 😉 Je pense que le mien se situe entre le prénom rare et le prénom inventé, puisqu’il a été imaginé par mes parents, même si c’est à partir de 2 prénoms déjà existants.
Je l’adore et le défends et me reconnais en lui. Malgré tout, j’ai dû me battre pour que l’on m’appelle ainsi : entre ceux qui n’utilisent que la moitié (non, je ne m’appelle pas Aude), ceux qui ne se rappellent pas, et je deviens Rose-Marie ou tout autre prénom composé, ceux qui me disent « pfff c’est trop long », ben non, pas plus que Béatrice, 3 syllabes !
Bref tout ça pour dire que effectivement, ma propre expérience va jouer au moment de chercher un prénom pour mes enfants !

le 19/05/2015 à 14h28 | Répondre

Alice la lutine

Je pense qu’il ne manque pas que les prénoms composés, j’ai dû en oublier bien d’autres. 😆
Après, les composés peuvent entrer dans les catégories citées, justement, selon les prénoms qui les composent. 🙂 Pour moi, Aude-Marie n’est pas vraiment inventé, il est simplement composé de deux prénoms bien connus, qui sont assemblés ensemble moins traditionnellement que Rose-Marie, Anne-Lise et compagnie. (Du coup, je le mettrais bien avec les « entre-deux », à choisir.) Et puis bien sûr, il y a plein de prénoms qui correspondent à plusieurs des exemples cités. (Par exemple, Louis est un classique, mais il est aussi à la mode. On peut le trouver relativement international puisqu’il est donné tel quel dans les pays anglophones, et la forme espagnole Luis n’en est pas éloignée phoniquement. On peut l’aimer parce qu’il nous rappelle les rois de France, et qu’on ne connaît personne le portant actuellement, ou au contraire parce qu’il a été donné traditionnellement dans notre famille.)
Tu aimes bien l’idée du prénom composé pour tes enfants, ou ça ne t’attire pas spécialement ?

le 19/05/2015 à 15h57 | Répondre

Aude-Marie

L’idée du prénom composé pour mes enfants ne me dérange pas, en revanche mon chéri est d’un tout autre avis ! D’ailleurs il fait partie de ceux qui trouvent que mon prénom est trop long^^ Par contre peut-être aurais-je essayé de trouver deux prénoms que se « lient », je veux souvent c’est « d » associé au « m » qui gêne : essayez de prononcer un mot avec « dm » , pas évident !

le 19/05/2015 à 16h14 | Répondre

Nya (voir son site)

Ta chronique parle beaucoup des classes… scolaires, mais élude les classes… sociales.
Or il me semble que si le ressenti du parent vis-à-vis de son prénom est important, la classe sociale de ce dernier sera au moins aussi déterminante. Je ne suis pas d’accord (désolée 😉 ) quand tu dis que les prénoms classiques sont neutres socialement : au contraire, ils me semblent révélateurs de la classe moyenne supérieure/bourgeoisie et des professions intellectuelles. Louise, Jules, Marcel, Sidonie. Achille.. ce ne sont pas les classes ouvrières qui donnent ce type de prénom.
Et comme le dit Urbanie, le prénom est un marqueur social, et entre une petite Louise et un petit Kyénolan, on sait presque à coup sûr qui vient d’une classe aisée et qui vient d’une classe plus basse. Le placement social d’un enfant dépend de celui de ses parents, c’est un fait, et son prénom l’aide aussi dans ce chemin. Je n’irai pas jusqu’à dire que donner un prénom classique à son enfant, c’est l’aider dans la vie, mais presque (dans la société française de 2015 en tout cas… En 2050, les Maéylisse et Nutella auront peut-être réussi à se frayer un chemin dans la bourgeoisie).

le 19/05/2015 à 14h30 | Répondre

Floconnette

Tout à fait d’accord avec toi Nya. Nous avons choisi parmi ces classiques dont tu parles en pensant prendre quelque chose le plus « neutre » possible quand même, mais en effet nous savons que ça démontre quand même une certaine appartenance sociale.
Sinon je suis d’accord avec toi et ton commentaire, je pense la même chose.

le 19/05/2015 à 14h46 | Répondre

Alice la lutine

Ha si, des prénoms comme Maxime, Quentin, Pierre, Charlotte, Marie, sont donnés dans toutes les classes sociales, justement. 😉 Pas forcément autant dans chacune, mais ils n’y sont pas rares non plus.
Parmi ceux que tu cites, certains ne sont pas vraiment « classiques » à mon sens : Sidonie ou Marcel sont plutôt rétros, ils ne touchent pas les mêmes personnes, et ne sont effectivement pratiquement pas donnés dans les classes populaires.

le 19/05/2015 à 15h46 | Répondre

Nya (voir son site)

En l’absence d’études ou de statistiques pour étayer tes propos, je reste sur ma position (et je file farfouiller pour étayer la mienne ! 😉

le 19/05/2015 à 15h54 | Répondre

Alice la lutine

Là j’avoue que je ne sais pas où trouver des statistiques de prénoms/classe sociale sérieuses. 😮 Tout ce à quoi je pense ce sont ces fameuses stat’ des mentions au BAC, les prénoms classiques se situant grosso-modo au milieu, ce qui peut tout autant laisser supposer que « les classes moyennes portent des prénoms classiques » que « forcément, puisque ce sont des prénoms classiques, ils sont portés par toutes les classes, de celles qui peuvent embaucher des répétiteurs à celles qui n’ont que peu de possibilités d’aider leurs enfants pour le passage du bac, et du coup ils se retrouvent dans une position moyenne ». 😆

le 19/05/2015 à 16h40 | Répondre

Nya (voir son site)

Le problème étant aussi la définition d’un prénom « classique » (or, dans ta liste initiale : « Mathilde, Pauline, Louise, Marie, Valentine…
Clément, Maxime, Quentin, Valentin, Baptiste, Paul, Louis… » seuls quelques uns me semblent « classiques », les autres étant « rétros » à mes yeux pour reprendre ta terminologie, ce qui conduit fatalement à une différence d’interprétation sur leur universalité ou non.

Je suis d’accord avec ton commentaire ci-dessous, sur le fait qu’effectivement, on parle de points de vue et que trouver des statistiques est difficile (j’avais aussi en tête celles sur le bac).

Et enfin, j’ai abordé le débat de la classe sociale parce que ce paramètre extérieur est plus intéressant à mes yeux que les goûts des parents, voire les influence, mais l’important est évidement ta conclusion : on aura beau trouver un prénom pas à notre goût, nous n’en devons pas moins respecter le choix des parents qui auront mûri leur décision 🙂

le 19/05/2015 à 18h20 |

Alice la lutine

Telle classe aura probablement plus tel goût, telle autre classe tel autre goût, c’est sûr. Mais les parents d’une classe sociale ne cherchent pas volontairement un prénom qui reflète leur classe. (Ils écarteront éventuellement un prénom trop « populaire » – au sens social – mais c’est plus rare de voir quelqu’un refuser tel prénom pour la seule raison qu’il fait « classe aisée » alors que lui est de la classe moyenne.) On serait alors davantage sur le constat, l’étude, les statistiques, que sur la simple envie de comprendre ce qui peut motiver chaque personne, lui passer par la tête pour qu’elle fasse ces choix. 🙂

le 19/05/2015 à 18h56 |

Alice la lutine

Pour compléter de façon moins « statistique »…
Cet article n’a pas pour but de présenter des vérités absolues, mais uniquement d’exposer des points de vues, parfois contradictoires, pour expliquer que, oui, on peut faire chacun de ces choix en ne voulant que le meilleur pour son enfant. On ne peut pas adhérer à tous, chacun de ces points de vue peut donner matière à débat, sans exception ! 🙂 Certains sont des débats récurrents, d’autres moins, mais on peut se questionner sur chacun. (Les classiques sont-ils si neutres ? Où commence et où s’arrête le classique ? Est-ce qu’un prénom international ne gomme pas une partie de l’identité ? Est-ce que porter le même prénom que 7000 enfants nés la même année est préjudiciable ? Est-ce que porter un prénom attribué moins de 100 fois par an est préjudiciable ? Un prénom trop neutre ne peut-il pas s’avérer être un poids pour se construire et trouver son identité et son individualité ? Un prénom « entre-deux » n’est-il pas un peu « ennuyeux », cherchant trop à contenter tout le monde ? Un prénom « à histoire » n’est-il pas un poids pour un enfant ? Un prénom issu d’une tradition familiale n’est-il pas un poids pour un enfant ? Vaut-il mieux se concentrer sur des prénoms qui ne rendent pas trop criantes des origines étrangères ? Un prénom inventé manque-t-il d’une base solide pour l’enfant ? Est-il indispensable d’avoir des origines dudit pays pour donner un prénom étranger ?…)

le 19/05/2015 à 16h29 | Répondre

Claire Gezillig

Que de questions intéressantes ! Et ce qui est encore plus intéressant, c’est qu’il n’y a pas une réponse pré-définie pour chacune 🙂

le 20/05/2015 à 09h51 | Répondre

Mme Expat

Tout à fait d’accord. Il y a quelques années, une étude avait été réalisée en Allemagne (où j’habite) qui prouvait que les enfants nommés « Kevin, Brian ou Chantal » (certains prénoms français comme « Chantal » sont généralement donnés par une classe sociale plus basse) avaient plus de risque d’être discriminés à l’école (par les profs) en raison du lien « classe sociale-prénom ». L’étude en question faisait froid dans le dos, mais si on est honnête, c’est le cas un peu partout.

le 19/05/2015 à 14h53 | Répondre

Alice la lutine

C’est un fait. (C’est drôle pour Chantal tiens !) Néanmoins, je crois qu’on ne peut pas y faire grand-chose. D’abord parce que la majorité des parents font leur choix sans faire de recherches particulières (statistiques, étymologie…). Ensuite, parce que si, d’une façon ou d’une autre, on « éradiquait » (brrrr !) les prénoms qui donnent cette image aujourd’hui… Ils seraient aussitôt remplacés par d’autres.

le 19/05/2015 à 16h14 | Répondre

Virginie

Ce sujet est un débat à lui tout seul.
Pour ma part, j’ai un prénom du top 10 des années quatre vingt et un nom de famille/prénom, je ne vous raconte pas le nombre de méli-mélo que ça a créé quand j’étais en classe avec 4 autres Virginie.
Mais ce qui me gêne le plus bizarrement, c’est sa longueur, trois syllabes, pour moi c’est trop. Du coup, je suis plutôt pour les prénoms courts.

le 19/05/2015 à 16h10 | Répondre

PinkPeonia

Nous on est dans la case « issu des origines » Et « originaux », mon mari et moi avons des origines bretonnes très présentes… On souhaitait de « vrais » prénoms breton et pas entendu partout (donc exit les prénoms en ël ou ëlle…). Et perso je voulais que mes enfants aient les mm initiales donc le premier prénom serait déterminant pour les autres lol !
Mon fils s’appellent Aaron (prononcé onE et oui ce n’est pas qu’un prénom hébreux) s’il avait été une fille ça aurait été Aesa (isabelle en breton), ma fille s’appelle Awenn (avec 2 n pour le féminin) et il passe très bien et à chaque fois on nous sort « ah vous êtes breton », si elle avait été un garçon, nous n’avions pas trouvé d’autre prénom garçon en A qui nous plaisait (à part Anton mais trop proche d’aaron) !
Mais c’est vrai que c’est un casse-tête et bcp de prénoms font face à une histoire.
Nous les prénoms des 2 ont été globalement très bien accueillis par contre NOTRE choix de n’avoir qu’un prénom est moins bien passé bizarrement…

le 19/05/2015 à 21h21 | Répondre

Althea

Vaste débat et tellement subjectif 🙂
J’ai bossé en néonat et j’ai pu avoir de belles surprises avec des prénoms que je découvrais (basques en l’occurence). Ou des choix qui m’ont au contraire refroidi, comme Guershom. (Bon j’ai fait des recherches après et j’ai compris).

Sinon j’aimerais rajouter, par expérience, qu’on peut avoir un prénom rare, agréable et « passe partout » et le voir complètement connoté quelques années après à cause d’une émission de téléréalité, d’un spectacle ( » Where is Brian ? »), de faits divers (Oussama, Gregory, etc.)
J’aime à penser qu’on ne peut pas tout contrôler 🙂

le 19/05/2015 à 21h41 | Répondre

ELFée

Dans la catégories « origine familiale », il y a aussi les initiales.
Ainsi dans ma famille, une cousine a donné à ses 4 enfants un prénom commençant à chaque fois par la même lettre.
Il y a aussi mon grand-père, mon oncle, son fils – mon cousin donc- et sons fils (celui de mon cousin) qui ont les mêmes inititiales : ce sont les aînés a chaque fois. Idem pour mon futur mari. Et j’avoue que j’aime bien cette petit tradition, elle ancre dans la famille sans pour autant peser lourd je trouve.

Nous, notre problème sera mon métier : je suis prof, et des prénom j’en voit défiler… Près de 300 par an! Pas tous différents bien sur, mais forcément, dans le lot, il y en a qui deviennent « maudit ». Il y a même une fin de prénom que je « ne peux plus » entendre! Et puis il y a des aussi les prénoms « trop », ceux portés par des élèves que j’ai beaucoup apprécié, ou qui étaient excellentissimes, et qui poserait un certain poids – inconscient- sur mon enfant.

Mais bon, je n’en suis pas encore la, j’ai encore du temps pour réfléchir!

le 20/05/2015 à 00h03 | Répondre

ELFée

Oh et bien sûr, je rentre dans la catégorie « grand classique de la génération »! Et combien de fois ai-je entendu la fameuse chanson… Même encore aujourd’hui! Ça m’a dérangé parfois d’être si peu originale, mais aujourd’hui j’apprécie cet « anonymat ». Surtout a l’heure d’Internet, impossible de me retrouver vraiment parmi tout mes homonymes!

le 20/05/2015 à 00h08 | Répondre

Dja

Voici un sujet qui ne mettra jamais d’accord 🙂
Pour ma part, j’ai un prénom original qui a eu beaucoup de mal à passer à l’état civil à l’époque. Je porte un prénom russe masculin, et pour l’état civil, le donner à une petite fille, c’était pas forcément le meilleur choix. A chaque fois que j’ai donné mon prénom j’ai eu 2 cas différents : ceux qui me disent « oh j’aime ton prénom ! Ca vient d’où ? Oh c’est russe ? Est ce que tu es russe ? Non ?mais pourquoi alors …? », le « oh c’est comme le film ?/la série/la chanson/ le président russe ? » (Mention special au film car j’ai quasiment toujours le « mais est ce que tu t’appelles comme ca pour le film ? » À laquelle je réponds non étant née avant sa sortie…).
J’ai détesté mon prénom petite et ne pouvait pas en changer car mon second est aussi « original » (prénom de mes origines celtes qui ne se prononce pas comme il s’écrit …). Mais passé l’adolescence, j’ai commencé à l’adorer et aujourd’hui j’en suis très fière (meme si ça m’embête un peu de toujours répéter « non, je ne suis pas russe/non je suis née avant le film/non je ne sais pas pourquoi »). J’anticipe les questions et je souris. Oui, mon prénom est masculin à la base mais rares sont ceux qui s’en doutent (ou alors grâce à l’ex président russe). Certes mon prénom est rare mais il sonne joliment au final, et j’étais ravie de n’avoir aucun(e) autre élève/étudiant qui portait le même prénom dans ma classe, je savais quand le professeur m’interrogeais au moins:)
Pour mes enfants, la question sera très importante. J’aime les prénoms originaux car je l’ai finalement bien vécu mais j’aime certaines terminaisons particulièrement. Meme petite pourtant, dans mes histoires, les prénoms que je donnais aux héros étaient originaux. A contrario je vénère aussi les vieux prénoms dits classiques (charlotte, Louis, Blanche, Faustine, Octave, Valentine, Simon, Paul, Alexandre, …). Affaire à suivre !

le 20/05/2015 à 02h10 | Répondre

AurelE

Alors pour ma part je n’ai pas un prénom original mais son écriture l’est et franchement je l’ai longtemps regretté et galéré (rien que pour moi l’écrire) !
Aujourd’hui je suis habituée à se qu’on me demande si je me trompe pas quand j’épelle mon propre prénom ou dire non non il a pas de e et la y a un n en plus, je vous l’assure.

De plus avec mon nom de famille, on m’a toujours prit pour un homme, ou sinon on mettait mon prenom en nom et vice versa.

Pour notre enfant qui arrive, nous avons donc choisi un prénom qui est pour nous ni trop classique ni trop original mais ni trop entendu. Mon mari en avait 3 ou 4 comme lui dans chaque classe et au dernier mariage où nous sommes allés il y en avait 12 dans la salle !!!! Donc hors de question de prendre un top 30.

Faut vraiment faire gaffe, j’ai quand meme connu une Fleur Deschamp ou des jumelles appelées Clitorine et Hymen. Je pense que quand ça devient plus une bonne blague, il n’y a plus de respect de l’enfant.

le 20/05/2015 à 08h39 | Répondre

Alice la lutine

Haha, « Vous êtes sûre ? » quand on épelle son propre prénom, j’a-dore ! 😀 (« Euh non tiens, maintenant que vous le dites, j’ai un doute, je vais vérifier sur ma carte d’identité. »)

le 20/05/2015 à 10h13 | Répondre

AurelE

Figure toi (je te tutoie soyons folles) que j’ai du refaire faire ma carte d’identité !! Et oui, une personne d’un des services à cru a une erreur et a corrigé ma déclaration. J’ai qd mm du payer 1200€ (prix d’un avocat pour ce genre de demande) pour démontrer que l’erreur venait bien de la mairie et que je m’étais toujours appelée comme ca.

le 20/05/2015 à 14h49 | Répondre

Alice la lutine

Wow, quelle histoire ! 😮 Quel manque de professionnalisme, c’est absurde de vouloir corriger une demande de papiers d’identité, a priori tu sais comment tu t’appelles quand même !
(Eh oui, ici on se tutoie, c’est l’idée, on est un peu « entre copines ». 😀 Pleeeeein de copines qui causent de tout !)

le 20/05/2015 à 17h45 | Répondre

Mlle Moizelle

Choisir un prénom. C’est une sacrée responsabilité… Même sans discuter des livres sur les prénoms qui expliquent que celui-ci influe sur le caractère, et que si vous vous appelez ainsi vous serez plutôt calme, exercerez une profession littéraire et aurez probablement des problèmes urinaires (si si, je vous jure que ça existe), c’est effectivement une « étiquette » qui colle à la peau de la venue au monde jusqu’au « départ ».
Trouver quelque chose qui réponde à nos envies et nos valeurs, qui colle au nom de famille, et qui en plus satisfasse les 2 parents, c’est pas facile. Si en plus on doit contenter les autres (famille et amis), je vous dis pas la galère! Il y aura toujours des critiques, peu importe le choix final. Et si les taquineries ne porteront pas sur le prénom, ce sera sur le nom de famille ou un trait physique…
Je me rajoute à la liste des frustrées, quant à la décision (compréhensible) d’Alice, qui nous parle de tant de prénom et tait celui de son choix… (mais tu es enceinte??? j’ai dû louper un épisode!!!!)
On commence tout juste les essais bébé avec mon mari, mais les prénoms sont décidés depuis longtemps, et nos choix connus de la plupart de nos amis et familles (ok, pour la surprise c’est raté, en même temps, c’est trop mimi de voir ma petite soeur m’offrir un dessin « c’est pour Léonie quand elle sera née! » ^^).
Et après une cérémonie de mariage laïque autour des éléments, nous avons trouvé des prénoms dans cette veine là, qui nous parlent… Nous avons donc plusieurs « séries » de prénoms autour des 3 règnes (minéral, végétal et animal): pour une fille, Léonie, Rose, Agathe, si on en a une deuxième, Lilas, Perle Hermine et pour un garçon, Merlin, Béryl, Ebène (que je sais plutôt utilisé pour les filles mais dont la sonorité m’évoque plus un garçon). Ces choix ont pour nous une belle signification d’équilibre, d’harmonie et de proximité avec la nature…

le 20/05/2015 à 12h02 | Répondre

Alice la lutine

Jolie histoire autour de ces prénoms. 🙂
Eh voui, je serais maman bientôt, j’en parlerais avec mon profil « perso » de Lutine Chlorophylle dans les mois à venir ! (En fait j’attends la naissance, pour tout avouer. Mais une partie des articles sont déjà écrits ou en cours de rédaction. 😉 )

le 20/05/2015 à 14h24 | Répondre

Mlle Moizelle

Félicitations! 😉 Je suis très contente pour toi… Je le suis pour toutes les mamans enceintes, mais depuis ton mariage sur Mlle Dentelle, je te « suis » de près car nous avons beaucoup de points communs… Entre plein d’autres relevés, un mari geek, un mariage médiéval (j’avoue que je me suis très fortement inspirée de tes rubans pour le handfasting!), une envie de maison en bois à la campagne, un brin d’écologie, un intérêt pour le homeschooling… 🙂
Du coup, étant en essais bébés aussi, je suis ravie de te savoir enceinte! ^^

le 20/05/2015 à 14h43 | Répondre

Marina

69 commentaires, ouch… je ne vais pas tout lire. En guise de comm, je livre à votre réflexion deux textes de chansons qui me paraissent tout résumer (désolée c’est long mais c’est à cause de la mise en page) :

« Alphonse », de Lynda Lemay :
J’m’appelle Alphonse c’est pas d’ma faute
C’est mes parents qui m’ont fait l’coup
Ç’aurait pu tomber sur un autre
On était neuf garçons chez nous
Je sais qu’ça fait plusieurs prénoms
Et que ça fait plusieurs baptêmes
On peut manquer d’inspiration
Mais y’a des limites quand même
J’sais pas à quoi ils ont pensé
Ils devaient être pompettes ou quequ’chose
J’devais pas être beau quand j’suis né
J’devais être drôle, je suppose
Oh pas danger que le beau Phil
Hérite d’un prénom comme le mien
Philippe, pour aborder les filles
Il faut avouer que ça sonne bien
Moi, même posée par la plus belle
La question restait sans réponse
Salut toi comment tu t’appelles
Vaut mieux crever que dire Alphonse
Mais vous savez changer d’prénom
C’plus compliqué que changer d’sexe
Qu’y soit trop court qu’y soit trop long
Faut s’résigner é vivre avec
J’me serais bien contenté d’Stéphane
Normand, Éric ou même Denis
Alphonse ça peut pas chauffer de van
Ça fait pas d’vagues dans une brasserie
Et puis ça s’lance pas en affaires
Ça s’fait manger la laine sur l’dos
Même si papa était prospère
Alphonse il repart à zéro
Y’m’semble que si j’m’appelais Stéphane
Ben j’serais peut-être pas aussi pauvre
J’aurais pas une face à soutane
Puis j’serais peut-être pas aussi chauve
Frère Alphonse, ça c’est beau
Le monastère m’ouvrait les bas
Si j’n’étais pas si hétéro
Je m’serais sans doute rendu là
J’ai de la rancune au fond du coeur
S’appeler Alphonse, ça rend méchant
J’ai jamais mis une cenne de fleurs
Sur le tombeau de mes parents
J’m’appelle Alphonse, c’est mon prénom
C’est mon problème, faut que j’m’adapte
Mais je vous jure qu’une vie c’est long
Affublé d’un tel handicap
Je n’ai pas eu de fils encore
Mais s’il faut que Dieu m’en donne un
Je l’appellerai Alphonse junior
Juste pour me venger sur quelqu’un

« Un garçon nommé Suzy », de Joe Dassin

Mon papa est parti quand j’avais trois ans
Il laissait pas grand-chose à ma pauvre maman
Rien que cette vielle guitare et quelques bouteilles vides
Je ne lui en veux pas de nous avoir quittés
Mais de m’avoir fait la pire des saletés
Avant de partir il m’a donné le nom Suzy
Comme cadeau de rupture c’était grattiné
J’ai passé mon temps à me bagarrer
Pas un seul moment de paix de toute ma vie
Y y en a eu des filles qui m’ont fait rougir
Y y en a eu des gars qu’il a fallu punir
Croyez-moi la vie n’est pas drôle quand on s’appelle Suzy!
Alors j’ai grandi vite, j’ai grandi méchant
Mes poings ont durci, ma tête en même temps
J’ai couru de ville en ville pour cacher ma honte
Mais je me suis juré par tout ce qu’il faut
De fouiller les bars et les tripots
Et de tuer l’homme qui m’avait donné c’t horrible nom
C’était Kansas City
Au mois de juillet la poussière volait, la langue me brûlait Chui rentré dans un bar me mettre à l’abri Dans ce sale bistrot ce truc pourri
Devant un poker était assis
Le chien galeux qui m’avait appelé Suzy
D’après une vieille photo trouvée chez ma mère
Ce serpent visqueux c’était bien mon père
J’ai reconnu sa balafre et son oeil tordu
Il était grand et laid, tout gris, tout courbé
Il m’a regardé, mon sang s’est glacé
Je lui dis, « J’m’appelle Suzy, comment vas-tu?
Et je vais te faire la peau, exactement comme ce que j’ai dit, oui! »
Je me suis sûrement battu contre pire
Mais j’en ai perdu le souvenir
Il bottait comme un cheval et mordait comme un crocodile
Mais quand j’ai vu qu’il allait tirer
J’ai pris mon colt, il n’a plus bougé
Il m’a balancé un grand sourire tranquille
Il me dit, « Mon fils, ce monde est dur
Il faut être blindé pour réussir
Je savais que je n’serais pas là pour te pistonner
C’est pour ça que j’t’ai donné ce prénom
J’t’ai mis dans la pire des positions
Et si tu t’en es sorti c’est que j’ai gagné
Tu viens de faire une sacré belle bagarre
T’avais bien le droit de m’en vouloir
Moi, j’t’en voudrais pas si tu me tuais aujourd’hui
Mais avant de le faire remercie-moi
Si t’as le coeur solide et de l’estomac
C’est qu’un jour un enfant d’salaud t’a appelé Suzy »
Il m’avait eu. J’étais fait comme un rat
Et il m’dit « Fiston », je lui dis « Papa »
Et le coeur tout retourné je suis reparti
Et de temps en temps moi, je pense à lui
Quand j’ai un coup dur dans cette garce de vie
Et si jamais un jour je fais un garçon
Et bien, je crois que je vais l’appeler
Gaston, ou William ou n’importe quoi
Du moment que c’est pas Suzy

le 20/05/2015 à 12h16 | Répondre

Mlle Moizelle

Je connaissais Alphonse de Lynda Lemay, j’adore cette chanson! ^^

le 20/05/2015 à 12h22 | Répondre

Mlle Moizelle

Surtout le couplet final de conclusion! 😉

le 20/05/2015 à 12h23 | Répondre

Once upon a Time

C’est une question intéressante et j’avoue être assez d’accord avec le point de vue d’Urbanie !
Pour ma part j’ai un prénom dont l’apogée a eu lieu l’année d’après ma naissance, donc bien à la mode fin 80’s début 90’s. Pour autant, je n’ai croisé que peu de filles portant mon prénom donc au final… Un prénom courant mais sans avoir l’impression d’être un numéro, donc un bon compromis je trouve 🙂

le 20/05/2015 à 13h07 | Répondre

Lypense

Vaste débat en effet!!
Pour ma part j’ai toujours pensé que je donnerai un prénom avec une orthographe un peu modifié, type « Eleanör ». Mais mon conjoint a un prénom qui ressemble a un prénom composé assez classique mais tout attaché, et c’est la galère au quotidien. Malgré toute les précautions lorsque qu’il épelle son nom (« Je m’appelle X, mais attention, c’est tout attaché, sans tiré »Il épelle toute les lettres, « Non, sans tiré, et sans e), il y a toujours une faute (au moins). L’autre jour on a reçu sa nouvelle carte bancaire, il avait 3 écritures différentes entre l’enveloppe, la lettre et la carte (heureusement la carte était juste).

Du coup, quelque soit le prénom qu’on choisira, il aura une écriture classique je pense.

le 31/05/2015 à 10h50 | Répondre

Maelle

Ah le prenom, c’est un choix difficile. De mon côté, J’ai un penchant pour les prenoms classiques et/ ou rétro. Mais en étant en couple mixte ça se complique, surtout si l’on souhaite donner la double nationalité à notre enfant. Le prenom choisi doit être accepté par l’autre pays et ou figurer sur la liste du consulat. La simplicité serait de choisir un prenom internationnal que l’on retrouve dans les 2 pays. Mais on se retrouve avec un choix limité et si on opte pour un prenom plus typé, c’est un peu prendre parti pour un pays plutôt que l’autre. Et comme dit plus haut ça peut mettre l’enfant dans une case sociale ou autre qui pourrait être plus préjudiciable qu’un prenom passe partout que l’on retrouve aussi bien dans toute les catégories de la population. Mais d’un autre côté, c’est important que l’enfant puisse être fier de ses racines, de cette mixité et de les retrouver dans son prenom est aussi une belle transmission. Bref pas facile tout ça.

le 01/06/2015 à 12h34 | Répondre

Matty

T’as le composé, comme possibilité : Pierre-Adil, Louis-Aziz, etc. (étant donné que tu parles de liste de consulat, je suppose que tu u parles de pays du Maghreb ou plus l’ouest, mais si c’est avec un pays anglophone, tu peux partir sur une Amy-Louise, le principe est le même).
Pour équilibrer les choses, si le nom de famille est à consonance étrangère, le prénom français vient en premier dans la composition (Louis-Riyad), et si le nom de famille est français, ben tu inverses (Leïla-Jeanne).

C’est équilibré entre les eux origines et vous ne vous retrouvez pas à piocher dans une liste de trois prénoms vraiment mixtes (parce que les prénoms sont rarement complètement mixtes et dénotent souvent une culture plus que l’autre).

le 27/10/2016 à 01h36 | Répondre

miranda

Bonjour. Mon petit-fils s’appelle Gavroche et n’aime pas du tout son prénom car il ne trouve aucune personne le portant. Si vous avez des contacts de Gavroche je suis très intéressée. Merci

le 22/12/2015 à 23h00 | Répondre

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