Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Les sentiments de la grossesse


Publié le 12 septembre 2015 par Melimelanie

Durant la grossesse, on passe par beaucoup de sentiments différents. Certains diront que c’est la faute des hormones (oui, je ne peux qu’acquiescer), mais pas que.

Cet article ne concernera pas uniquement mes sentiments en tant que femme enceinte, mais aussi les sentiments que les autres, ceux qui nous entourent, peuvent éprouver en apprenant notre grossesse et en vivant avec nous ces neuf mois. Et crois-moi, il ne faut pas négliger le ressenti des gens qui t’entourent, car ce ressenti peut t’impacter plus ou moins fort.

Cet article ne se veut pas exhaustif. Il reflète juste ce que j’ai ressenti jusqu’à maintenant et ce que j’ai cru percevoir du ressenti des autres.

Les sentiments de la grossesse

Crédits photo : Photo personnelle

La joie et l’euphorie

Commençons par les sentiments agréables d’une grossesse.

Je me souviendrai toujours du jour où je l’ai annoncée à mon chef. Je lui ai annoncée comme ça, au détour de la conversation, alors que j’étais dans son bureau pour parler d’un problème de travail.

J’étais derrière lui, pour pouvoir regarder l’ordinateur, et je le vois encore se retourner face à moi, le visage illuminé par un énorme sourire (oui, mon chef est top – je sais, j’ai de la chance). À cette époque, j’avais encore du mal à me réjouir, et le voir aussi heureux pour moi, malgré mes antécédents, ça m’a mis un coup de boost.

En rentrant chez moi le soir, je chantais dans ma voiture, avec un grand sourire, en me caressant le ventre. Eh oui, les annonces permettent d’avoir un panaché de sentiments (bons ou mauvais) de la part des autres ! Je t’en parlerai dans un prochain article.

Donc oui, la grossesse, ça te fait t’arrêter en voiture pour laisser traverser la halte-garderie (ce qui d’habitude t’exaspère, parce que oui, ils sont mignons, mais faire traverser cinquante enfants rapidement et en rang, c’est un peu comme ne pas faire pipi toutes les cinq minutes quand tu es enceinte : du domaine de l’impossible), avec un grand sourire, en plus, et en te projetant : lequel de ces petits bouts de chou pourrait ressembler à notre futur mini-nous ?

Ça te fait essayer d’évaluer l’âge de tous les bébés que tu croises, qui bien évidemment te font fondre. (Oui, soyons honnête, j’étais guimauve avant, mais depuis le début de la grossesse, c’est carrément pathologique. Je pense que je dois ressembler aux nounours au chocolat que l’on trouve au supermarché – miam !)

Mais surtout, ça te fait sourire bêtement en te touchant le ventre, ça te donne envie de sauter en l’air quand tu sors de l’échographie, ça te fait devenir toute chose quand, pour la première fois, le futur papa pose la main sur ton ventre pour caresser bébé (vu que ça fait dix jours que tu le bassines en lui disant que maintenant, bébé ressent les caresses)…

Bref, si tu pouvais faire une affiche 300*150 m de Monsieur et de toi souriants, avec la légende « Nous attendons un bébé », et l’accrocher à un avion qui ferait le tour du monde, tu n’hésiterais pas une seconde.

L’angoisse et l’inquiétude

Comment ça, quand on est enceinte, on ne nage pas uniquement dans un océan de bonheur ?

Oui, je te l’accorde, je suis de nature inquiète, Monsieur aussi (j’entends « hypocondriaque », dans la salle), et les débuts de grossesse ne ménagent pas notre nature angoissée. Surtout qu’on a eu le malheur de connaître une première grossesse qui a mal fini.

On ne va pas se voiler la face, si on recommande aux futurs parents de ne pas annoncer la grossesse avant l’échographie du premier trimestre, c’est parce qu’il y a un risque de faire une fausse-couche. Donc les médecins te maintiennent un peu dans ce climat permanent de : « C’est une très bonne nouvelle mais », comme je l’appelle.

Je ne pourrais pas dire si c’est pareil pour toutes les femmes enceintes, mais moi, j’étais capable de passer de l’état de plénitude et de bonheur, à celui d’angoisse intense et de presque crise de panique, en quelques minutes à peine. Mais, comme le disait Madame Chance, les angoisses de la femme enceinte sont plutôt courantes.

Ce que je n’avais pas prévu, c’est l’angoisse qu’une grossesse peut générer chez le futur papa. Bon, pour la défense de mon chéri, il a failli me perdre, il y a bientôt un an, avec la grossesse extra-utérine. Donc je savais que tant qu’on n’aurait pas écarté ce risque, il serait très inquiet. Mais ses inquiétudes ne se sont pas arrêtées là.

Monsieur Génial a très envie d’être papa. Lors de ma GEU, il a (sans que je ne m’en rende compte) tout de suite imaginé le futur : neuf mois après, avec un petit bébé. Ce bébé, il le veut jusqu’au plus profond de lui, et dès le début, il a eu peur de le perdre à nouveau.

Il faut dire que, pour les futurs papas, c’est très difficile, ce début de grossesse. C’est déjà un peu « virtuel » pour nous, mais nous sentons quand même notre corps changer. Lui, il est exclu, et il a du mal à trouver sa place.

Sa plus grande peur est que le bébé meure d’un coup. Pour le rassurer, j’ai donc acheté un doppler fœtal. Comme ça, tous les soirs, il peut entendre deux ou trois minutes le cœur de son bébé, et s’endormir rassuré. (Oui, parce qu’à force de s’inquiéter, il en était tombé malade physiquement. Il ne dormait plus que d’un œil, pour pouvoir être tout de suite opérationnel si j’avais un problème dans la nuit.)

Je dois reconnaître que pendant le premier trimestre, ces sentiments d’angoisse et d’inquiétude ont été majoritaires. Mais avec les annonces, un nouveau sentiment est arrivé…

La jalousie

Alors attention, je ne dis pas que la jalousie empêche de se réjouir. Mais malheureusement, la vie étant ce qu’elle est, il faut aussi vivre avec ce sentiment.

Oui, même moi, je suis jalouse de ces grossesses idylliques que vivent certaines.

Une de mes collègues de travail est enceinte et a le même terme que moi. Mais elle, contrairement à moi, n’a pratiquement pas eu de nausées, et a pu continuer à travailler sans problème. De mon côté, je ne pouvais même pas sortir faire une course dix minutes sans manquer de m’évanouir !

Donc je suis super heureuse pour elle, mais aussi jalouse. Moi aussi, j’aimerais passer mes journées avec mes collègues, au lieu de les passer à parler à mon chat. Mais je ne désespère pas de pouvoir retourner travailler jusqu’à mon congé maternité au retour des températures clémentes.

Et puis, il y a la jalousie des autres. J’ai eu de la « chance », dans ma malchance. Avoir fait une GEU neuf mois avant de commencer cette grossesse a un peu empêché les gens d’être envieux.

Mais moi, je sais que j’ai de la chance. J’ai trouvé un mari génial que j’aime et qui m’aime, j’ai un travail stable, on a un joli appartement, et j’ai réussi à tomber enceinte au bout de cinq cycles, avec une trompe en moins.

Et pour certains, ça peut être énervant. Je sais que ma sœur m’adore, mais suite à l’annonce de ma grossesse, elle m’a dit des choses qui s’apparentaient à de la jalousie, et je l’ai mal vécu. Malgré tout, ce sont des sentiments normaux et il faut faire avec.

chat pot de colle et jaloux

Crédits photo : Photo personnelle

Les animaux aussi sont jaloux. Là, elle me suit jusqu’aux toilettes pour être sûre de… je ne sais pas trop quoi, en fait.

Et on va où ?

Se projeter dans une grossesse, c’est compliqué. Faire un enfant, c’est faire un saut dans l’inconnu.

C’est paniquer devant le choix des biberons et des poussettes. C’est se demander, en regardant son ventre, quelle idée folle nous a piquée quand on a décidé de se lancer dans cette grande aventure. C’est ne pas savoir ce qu’il va se passer pendant neuf mois, ni même après.

À peu près tout le monde a son avis sur votre avenir : de la grossesse aux premiers mois de bébé, en passant par l’accouchement.

Mais pour être honnête, moi, même si je suis persuadée en mon for intérieur que Monsieur Génial va être un super papa, je suis bien incapable de savoir à quoi notre vie à trois va ressembler, ou comment va se dérouler mon accouchement. (D’ailleurs, je n’envisage pas du tout de faire un projet de naissance : j’ai peur de passer pour une dingo à la maternité si je viens avec mon projet de naissance comprenant toutes les options différentes pour essayer de parer à tous les scénarios.)

Là, aujourd’hui, j’ai sauté dans le vide, main dans la main avec mon mari, alors que ce n’est pas vraiment notre façon de faire, ni à lui, ni à moi. C’est effrayant… et excitant à la fois, non ?

Et toi ? Tu es passée par différents sentiments durant ta grossesse ? Et ton entourage ? Comment as-tu vécu le début de ta grossesse ? Raconte-nous !

Toi aussi, ça te plairait de nous raconter ta grossesse mois après mois ? Toutes les infos pour devenir chroniqueuse grossesse, c’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

15   Commentaires Laisser un commentaire ?

Die Franzoesin (voir son site)

Je me reconnais beaucoup dans tous ces sentiments parfois contradictoires ! La jalousie n’est pas facile à avouer mais je l’ai ressentie aussi (dans mon cas parce que j’étais alitée et que j’enviais les femmes enceintes debout).

le 12/09/2015 à 13h29 | Répondre

Melimelanie

J’ai eu cette impression de sentiments contradictoires jusqu’à récemment. Et puis j’ai été arrêtée de manière définitive jusqu’au congé maternité avec pour ordre de « profiter de ma grossesse ». Du coup maintenant je vis à mon rythme et je ressens moins ce sentiment de jalousie. Et a fur et à mesure que la grossesse avance les inquiétudes diminuent. Donc il ne reste que le nuage rose non? Oui en ce moment je plane un peu quoi :-p

le 14/09/2015 à 10h03 | Répondre

Madame L

Très intéressant cet article !
La jalousie est un sentiment que je n’ai pas expérimenté pour l’instant. J’ai une grossesse vraiment éprouvante physiquement mais j’en ai pris mon parti. Heureusement d’ailleurs car je suis suivie de très près par deux copines enceintes qui, elles, vont très bien merci 🙂 Mais je peux comprendre ce sentiment d’injustice. C’est un peu le même que quand on galère en PMA et que nos copines tombent enceintes en trois mois 🙂

le 12/09/2015 à 14h37 | Répondre

Melimelanie

Merci,
oui je ne suis pas rentrée à fond dans les détails des différents sentiments mais effectivement le fait de se sentir chanceuse (on est enceinte, bébé va bien…) diminue la jalousie qu’on peut ressentir pour celle dont on a l’impression que la grossesse est idyllique. Je reprends l’exemple de ma collègue : sans le savoir on a commencé les essais au même moment. Dans ce laps de temps j’ai fait une GEU, 4 mois d’arrêts d’essais et au final on est tombé enceinte à une semaine de décalage. Donc finalement je ne suis pas à plaindre quand prends du recul. Mais la jalousie ne se contrôle pas malheureusement… En tout cas bonne chance pour ta grossesse. Je suis sûre que le résultat nous fera tout oublier et qu’on aura même l’idée folle de refaire un bébé après :-p

le 14/09/2015 à 10h10 | Répondre

Louna

Merci pour cet article: tu as résumé une grande partie de tous ces sentiments contradictoires qui m’ont tiraillée pendant ma grossesse !
– La joie et l’émotion dans les yeux de ma mère et de mon beau-père,
– Les terribles angoisses du premier trimestre où je ne pouvais tellement pas croire à mon bonheur que je n’ai vraiment réalisé qu’à l’écho des 12SA (je me sentais comme un imposteur dans la salle d’attente devant le ventre bien arrondi des autres femmes !)
– La jalousie devant les mamans de futures petites filles, ou plus tard, devant celles qui s’empiffraient alors que j’étais sous régime diabète
– Les questionnements sans fin, les remises en question: « quelle mère serais-je, est-ce que je serai capable d’allaiter, de rassurer, d’aimer ce petit bout…. »
Bref, je crois que toutes ces étapes sont normales et bien naturelles pour nous aider à nous y retrouver et à nous construire pas à pas dans ce grand bouleversement !

le 12/09/2015 à 15h18 | Répondre

Melimelanie

Je suis contente que les gens se retrouvent dans cet article. Ça prouve que je ne suis pas une Alien lol. Je pense qu’effectivement tous ces sentiments sont nécessaires pour nous aider à nous construire parents/ grands-parents/ tante / oncle… pendant la grossesse.

le 14/09/2015 à 10h14 | Répondre

Madame D

Cet article résume très bien les choses.
Moi ça été la jalousie. Et même moi je ne comprenais pas pourquoi j’étais jalouse. Une amie avait une DPA de 2 semaines avant la mienne. Et à chaque fois qu’elle avançait dans sa grossesse j’étais jalouse … Les premières sensations, les dates critiques … Et même lorsqu’elle a accouché alors que je savais que j’étais déclenché au plus tard une semaine après je n’ai pas pu m’en empêcher … bizarre !! Et pourtant j’ai eu une grossesse idyllique et pas elle …

le 14/09/2015 à 09h24 | Répondre

Melimelanie

Moi la façon dont tu racontes je comprends très bien. En ce moment j’ai envie de courir plus vite que le temps. D’être déjà en décembre de voir les secondes s’égrener deux fois plus vite. Et effectivement je jalouse les filles qui ont déjà passés certaines étapes que moi j’aimerais voir loin derrière moi. Heureusement je n’ai aucune de mes proches qui vivent une grossesse un tout petit peu en décalage par rapport à moi et avec ma collègue je ne ressens pas cette différence vue que je ne la vois que très rarement avec mon arrêt. Mais je pense que j’aurais été jalouse comme toi.

le 14/09/2015 à 10h19 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Je crois que tes sentiments et émotions sont tout à fait naturels. Je dois dire que j’ai très peur de ces émotions pendant une éventuelle grossesse. Je suis quelqu’un de très sensible au quotidien, d’angoissé et j’ai vraiment peur d’un trop plein de ces émotions pendant la grossesse.

le 14/09/2015 à 09h47 | Répondre

Melimelanie

Il ne faut pas appréhender. Même si je pense que ce que j’ai traversé comme sentiment est plutôt classique chaque grossesse est différente. J’ai croisé des femmes qui n’imaginaient même pas qu’une grossesse pouvait mal finir et ne vivait du coup pas du tout le sentiment d’angoisse. Et puis au final le premier trimestre (et un peu plus soyons honnête) est difficile à vivre mais plus tu avances dans la grossesse plus tu es enveloppés uniquement par un sentiment de bonheur. Sentir les coups de son bébé, voir son ventre s’arrondir, et surtout le bébé qui va arriver rend le reste très accessoire je trouve.

le 14/09/2015 à 10h25 | Répondre

Madame Vélo

Et puis il y a des femmes c’est tout l’inverse : angoissées de nature, elles sont hyper zen pendant leur grossesse ! j’ai une cousine comme ça, son mari n’en revient pas que ça se passe si bien, il s’attendait tellement à ce qu’elle soit impossible à vivre (car stressée de nature) et pour finir elle est très zen ! Comme quoi, les hormones font vraiment ce qu’elles veulent !

le 15/09/2015 à 10h45 | Répondre

Melimelanie

Tout a fait! Comme quoi il ne faut jurer de rien et ne pas appréhender. Je pense même que l’appréhension entraîne un peu le corps et l’esprit dans les angoisses. J’appréhendais cette grossesse avec mon vécu et je pense que ça n’a pas aidé les nausées du premier trimestre a s’atténuer!

le 15/09/2015 à 11h26 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Je releve ce que tu dis sur la jalousie des autres à ton égard ! Car moi aussi en lisant ton article je suis jalouse ! Car tu as cette chance d’être enceinte (malgré en + ta GEU et une trompe en moins).
Mon mari et moi, après bientot un an d’essai, nous sommes obligés de nous lancer dans des examens en centre pma (début des hostilités par des examens sanguins, faits ce matin) et cela me déprime de devoir en passer par là. Je ne sais pas si mon corps (ou le sien) a un problème et les angoisses sont grandes.

Je souhaite que tout se termine bien dans ta grossesse. Profite!

le 15/09/2015 à 11h20 | Répondre

Melimelanie

Et je te comprends parfaitement. Avant de nous lancer dans les essais mon mari avait très très peur de devoir passer par une pma et ces flopées d’examen. Ma situation est au final plus facile à vivre que la tienne même avec mon vécu pas forcément bisounours.
Ce que j’ai trouvé psychologiquement éprouvant dans la GEU c’était cette attente que l’on m’a imposée après l’opération et l’incertitude sur la capacité de ma trompe restante. Mais au final j’ai réussi à commencer une grossesse viable dans un temps assez raisonnable (cf mon commentaire sur le fait qu’on a commencé les essais en même temps avec ma collègue). Du coup je n’ose imaginer ce que vous devez vivre et ressentir ton mari et toi.

J’espère que tu auras bientôt des réponses à tes questions et que auras vite le plaisir de vivre à ton tour une grossesse.

(Je sais que mes articles peuvent donner l’impression que je ne suis pas heureuse de cette grossesse mais je tiens à préciser que je suis consciente de ma chance. Merci pour tes vœux de bonne grossesse. 🙂 )

le 15/09/2015 à 11h41 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?