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Mes bébés et moi, 7 mois de relation


Publié le 21 janvier 2016 par Madame Lucette

La dernière fois, je t’ai parlé des maux de grossesse et je t’ai avoué que pour moi, ces neuf mois étaient assez éprouvants physiquement. En revanche, dans ma tête, ça va super bien !

Je voulais te parler de la « communication » entre mes bébés et moi. J’avais lu que, selon les trimestres, la conscience de la maman par rapport à sa grossesse changeait, et j’ai trouvé que ces étapes correspondaient assez bien avec ce que j’avais vécu…

Premier trimestre : « Je suis enceinte ! »

Au premier trimestre, on n’imagine pas son bébé. Tout ce qu’on voit, c’est qu’on est « enceinte ». Avec ses symptômes plus ou moins agréables, ou son absence de symptômes, on se sent uniquement « enceinte ». Le petit embryon qu’on abrite est encore si fragile, la fausse-couche reste une menace très présente, on ne peut pas se projeter avec un bébé, on est juste « enceinte ».

Et puis, vers la fin de ce trimestre, on atteint enfin la douzième semaine, où les risques majeurs de fausse-couche sont écartés. On fait l’échographie du troisième mois, on entend le cœur du bébé, et enfin, les choses se précisent, deviennent un tout petit peu plus réelles.

Personnellement, j’ai beau avoir eu plusieurs échographies pendant ces trois premiers mois, je n’ai pu me projeter réellement qu’assez tard, comme je te l’expliquais précédemment. Ça ne m’empêchait pas d’encourager mes bébés, de leur parler dans ma tête, mais un peu comme on adresse une prière, sans être trop sûre que Dieu entende.

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Crédits photo (creative commons) : Jerry Lai

Deuxième trimestre : on imagine son bébé

Durant le deuxième trimestre, on commence à ne plus se projeter seulement enceinte, mais avec un enfant (eh non, ce n’est pas pareil !). C’est un enfant un peu fantasmé, imaginé, « un enfant », plutôt que « son enfant ».

Au début de ce trimestre, en général, on ne sait pas si c’est un garçon ou une fille. Ça n’aide pas à avoir une idée concrète de son bébé ! Certains parents se gardent la surprise, mais moi, clairement, je voulais savoir ! J’avais besoin de rendre ces bébés réels. Je voulais un garçon et une fille, le papa voulait deux filles, nous aurons… deux garçons ! Et figure-toi que désormais, je ne voudrais plus autre chose ! Si on me disait : « Oh pardon, on s’est trompés, il y a un garçon et une fille ! », eh bien, je serais déçue !

Pendant ce deuxième trimestre, je me suis dit qu’il faudrait commencer à leur parler, à communiquer avec eux. Oui mais voilà, je ne les sentais pas, ou presque pas, et l’idée de parler tout fort à ces deux-là me semblait vraiment bizarre. Je n’étais pas du tout à l’aise, j’avais l’impression d’être ridicule. Du coup, je culpabilisais un peu, en me disant que peut-être, je n’arriverais jamais à communiquer avec eux, donc que j’allais être une mauvaise mère, donc qu’ils seraient malheureux, et donc qu’ils deviendraient psychopathes. Bref, que des pensées très rationnelles de future maman.

Alors pendant mes vacances, toute seule dans la piscine, puisque je n’arrivais pas à leur parler, j’ai décidé de chanter. Rien que pour eux. Je me sentais moins bête qu’en parlant tout haut. Sauf que bizarrement, il n’y a que des trucs supra ringards qui me sont venus. Je me suis retrouvée à chanter du Sardou (La java de Broadway), du Gérard Lenormand (La ballade des gens heureux), du Anne Sylvestre dans ma piscine andalouse… Heureusement, il n’y avait pas grand-monde pour se moquer de moi aux alentours (j’avais pris soin d’aller à l’étranger, maligne que je suis). Bref, si mes enfants sont de gros ringards musicalement parlant, on saura d’où ça vient. Mais mieux vaut ringards que psychopathes, non ?

En attendant, ringardes ou pas, mes chansons chantées exprès pour mes enfants, en pensant à eux et en leur faisant des caresses à travers mon ventre, m’ont permis de faire un premier pas vers eux.

Troisième trimestre : le bébé devient réel

Au troisième trimestre, les choses deviennent plus concrètes. Le bébé est clairement présent, on sent ses mouvements très souvent, on ne se demande plus si c’est bien lui, on le sait parfaitement.

Nous connaissions donc les sexes, et nous avons réfléchi aux prénoms. Ça y était enfin, j’avais conscience d’attendre CES deux petits garçons. Pas juste « des bébés ».

Et doucement, j’ai commencé à leur parler. À leur parler vraiment, à eux. À leur dire quand je les sentais. À leur raconter notre journée. À leur dire que je les aimais et qu’on était si heureux qu’ils aient bien voulu être assez forts pour s’accrocher et devenir nos enfants. À leur parler de mes émotions. À leur expliquer pourquoi Maman avait de la peine et pourquoi elle pleurait juste après le 13 novembre…

J’ai arrêté de chanter, je n’en avais plus besoin. Sauf pour notre petite chanson du soir, que je chante pour eux dans mon lit, juste après avoir fait le bilan positif de la journée (« Qu’est-ce qui était bien aujourd’hui ? » Oui oui, même les jours un peu pourris) et juste avant de dire bonne nuit. Je n’ai plus honte de parler tout fort, désormais, même devant leur papa. Parce que je ne parle plus « dans le vide », je leur parle à eux. À ces vraies personnes que sont maintenant mes bébés.

Et toi, comment as-tu communiqué avec ton bébé pendant ta grossesse ? Ça t’a semblé facile, ou comme à moi, vraiment bizarre au début ? Est-ce que tu te reconnais dans ces trois phases, ou pas du tout ? Raconte !

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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

virginie

Je n’ai pu m’empêcher de rire en lisant cette phrase « je n’arriverais jamais à communiquer avec eux, donc que j’allais être une mauvaise mère, donc qu’ils seraient malheureux, et donc qu’ils deviendraient psychopathes. » Nous sommes en projet bébé et j’ai lu l’autre jour un bouquin écrit par une maman dont la fille collégienne s’est suicidée à cause du harcèlement de ses petits camarades. Notre première pensée a été « faut absolument que notre enfant n’hésite pas à s’ouvrir à nous » puis mon mari « comment on fait si c’est notre enfant qui persécute un autre enfant ??? »

ça remet la responsabilité parentale à sa juste valeur, du coup, je trouve tes angoisses assez saines.

Après, oh là là, ton récit donne envie <3 Leur parler et tout… les premiers échanges de toute leur vie quoi !

le 21/01/2016 à 09h05 | Répondre

Étoile (voir son site)

J’adore ton article et je me retrouve tellement dedans. Je suis certaine que tu vas être une super maman 🙂

le 21/01/2016 à 10h07 | Répondre

Madame D

Je chantais « la vie en rose » pendant ma grossesse. Aucune idée de pourquoi. Je ne la connais même pas vraiment cette chanson.
Et je comprends bien ce que tu dis ! J’ai aussi donné un prénom à ma fille très rapidement, dès que nous avons su avec certitude que c’était une fille. Ça m’a permis de mieux l’appréhender comme une personne.

le 21/01/2016 à 10h10 | Répondre

Doupiou

Je te rejoins complètement sur l’idée de paraître ridicule à parler à son « ventre ». Comme toi j’avais beaucoup de mal à me projeter et je me forçais presque à communiquer avec mon bébé pour faire une comme une maman normale !
J’avais un peu plus de facilité à communiquer par les caresses que par les paroles !

le 21/01/2016 à 11h19 | Répondre

Hermy

J’avais du mal aussi à parler à mon bébé pendant la grossesse je me sentais ridicule. En plus je n’ai pas pu l’appeler par son prénom même quand on a su que c’était un garçon vu que le papa et moi même n’étions pas d’accord. Par contre il a eu un prénom (totalement différent du sien) tout au long de la grossesse et tout le monde dans la famille l’appelé comme ça !!!

le 21/01/2016 à 11h26 | Répondre

Albertine (voir son site)

Ton article est vraiment très beau ! Pour ma part j’ai beaucoup parlé au bébé au tout tout début de la grossesse, en lui demandant de « s’accrocher » et en lui disant qu’il allait être bien avec nous 😉 Mais depuis plus rien ou très rarement… J’imagine que ça va revenir quand mon ventre va s’arrondir !

le 21/01/2016 à 11h31 | Répondre

Madame Licorne

Oh, merci pour cet article qui reflète tellement mes sentiments pendant ma grossesse !
J’en suis presque à 6 mois maintenant et je n’arrivais pas non plus à projeter une image « réelle » de mon bébé avant la seconde écho, le fait de savoir le sexe m’a beaucoup aidée.
Tes mots sur tes sensations du 1er et 2e trimestre sont très très proches de ce que j’ai ressenti, merci de m’avoir permis grâce à ton article de comprendre tout ça.
Bonne suite à toi !

le 21/01/2016 à 11h55 | Répondre

Freesia

J’adore cet article aussi ! Pour ma part, je parle aussi beaucoup dans ma tête et quand je le fais à voix haute, on me prend pour une folle 😀
Et je fais aussi un point positif de la journée chaque soir. Ca m’aide d’ailleurs à tout relativiser et c’est pas plus mal 🙂

le 21/01/2016 à 14h12 | Répondre

Mme Au Conditionnel

Article très sympa ! C’est marrant, moi je ne me suis jamais sentie ridicule en parlant à mon bébé, et ce dès le tout début : dans le premier trimestre pour lui dire que nous l’avions beaucoup espéré et attendu, que nous étions heureux qu’il soit là, enfin, et que nous espérions qu’il s’accroche bien ! Ensuite, c’est à dire maintenant en fait, au milieu du 4ème mois, nous pouvons observer aux échos un fœtus qui a déjà bien l’allure d’un bébé et puis nous connaissons le sexe alors je me projette complètement en tant que future maman, avec MON bébé, mon fils ! Et je lui parle, surtout pour lui dire que le temps passe trop lentement entre chaque visite chez la sage-femme et donc entre chaque moment où nous pouvons le voir à l’échographie (pourtant j’en ai une par mois, c’est quand même une chance) et que j’ai hâte de le revoir et que j’aimerai pouvoir le voir tous les jours sur cet écran !
J’ai hâte de le sentir bouger, pour encore plus réaliser la présence d’un petit être vivant grandissant en moi ! Cela dit c’est assez « bizarre » en même temps quand on y pense… il y a un être vivant en moi !!!!!
Enfin tout cela pour dire que je n’ai pas de mal à parler à haute voix à mon bébé, mais je le fais plutôt seule, dans ma salle de bain, quelques minutes. C’est comme si je prenais un moment rien que pour lui et moi.
Bon courage pour la fin, dernière ligne droite avant la rencontre 🙂

le 21/01/2016 à 16h31 | Répondre

Miss Chat

C’est trop mignon comme texte !!
C’est vrai que c’est bizarre au début de se dire que tu parles à … ton bidou en fait ?! Et puis, ça finit par passer 😉
En tout cas, j’adore ta façon d’avoir envisagé le dialogue avec eux durant la grossesse : c’est très doux, très tendre et très rassurant !

le 22/01/2016 à 12h37 | Répondre

Mrs Paillettes (voir son site)

Adorable, au début c’est l’inconnu, puis tu sens ton bébé alors là c’est magique. C’est à ce moment que j’ai commencé à mettre les 4saisons de Vivaldi, pourquoi, parce que j’avais entendu dire que la musique classique apaisait bébé 🙂 et pour le coup ça apaisait maman aussi 😉
Dernière ligne droite alors, profite de chaque instant c’est tellement magique

le 22/01/2016 à 16h03 | Répondre

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