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Comment on est arrivé à un projet bébé après maintes tergiversations


Publié le 25 avril 2015 par Madame Rose

Pour que tu comprennes ce cheminement compliqué, je dois en dire davantage sur notre histoire. Mon mari et moi nous sommes rencontrés il y a plus d’une dizaine d’années. Depuis le début, nous avons toujours fait face à tout, des petits boulots d’étudiant, aux diplômes acquis en années de crise, entraînant des années de chômage, en passant par une mini dépression pour Monsieur… Sans oublier mon entreprise à monter, sachant que j’étais seule à pourvoir le foyer en argent frais, je ne devais pas me rater !

Tout cela a fait de nous de grands organisateurs et de bons petits écureuils (il faut de l’argent de côté au cas où, non ?).

En fait, notre « première partie de vie » a surtout entraîné un gros travers : par peur des mauvais coups de la vie, on essaie de tout prévoir et on prend le moins de risque possible… quand c’est possible.

Puis vint le temps où Monsieur mon Mari trouvât un travail, qui finalement n’était pas du tout dans sa branche initiale. Il a dû tout apprendre, heureusement, il est fort mon Mari ! Il m’a demandé en mariage un an après, c’est-à-dire une fois que nous avions réussi à faire face à toutes nos anciennes dettes ou dépenses auxquelles nous n’avions pas pu faire face jusqu’à présent : entretien de la voiture, opération de la chienne pour lui éviter un futur cancer des ovaires, etc. Toutes ces dépenses dont, quand tu rames, tu sais que tu pourras difficilement y échapper, que ce n’est pas bien de ne pas les faire, mais pour lesquelles tu n’as pas les moyens ? Bref, il nous aura fallu un an pour tout remettre à plat.

Nos boulots respectifs nous prenant énormément de temps, nous avons prévu deux ans de préparation pour le mariage… Deux années durant lesquelles j’ai bien tout suivi sur Mademoiselle Dentelle ! Grâce aux idées des chroniqueuses, nous avons fait un mariage à notre image, financé intégralement par nous-mêmes, avec une cérémonie laïque.

Entre-temps, nous avions trouvé notre foyer pour la vie : une superbe maison à retaper, qui nous laisse également la possibilité d’y vivre sans problème.

Le sujet des enfants est souvent venu sur le tapis durant toutes ces années, mais quand tu n’arrives pas à imaginer comment faire face à la vie, que tu sors de chez ton banquier en pleurs parce qu’il est incapable de te proposer des solutions cohérentes… Les projets bébé semblent très, très lointains, et surtout inaccessibles. Mais, une fois que tout va bien, ils reviennent au grand galop !
Seulement, c’était compter sans les divers traumatismes de Monsieur mon Mari, et certains des miens. Nous sommes du coup restés trois ans dans l’indécision la plus totale, partagés entre nos envies et nos peurs. Lors de sa demande en mariage, Monsieur mon Mari m’a même demandé si j’étais vraiment sûre de moi quand je répondais; oui sachant qu’il était possible qu’il ne soit jamais prêt.

J’ai dit oui. Nous nous en sommes toujours sortis, nous avons toujours fait face et discuté de tout, pourquoi n’arriverions-nous pas à nous sortir de ce choix ?

Après le mariage, il y a eu le voyage de noces… magique. D’autant que nous n’avions jamais eu les moyens de voyager tous les deux.

la décision du couple de faire un bébé

Crédits photo (creative commons) : Ryan Polei

Alors je lui ai exposé clairement la situation : j’étais prête, il ne l’était pas. Après le voyage de noces, ce serait quand il voudrait, mais il faudrait alors qu’il me convainc qu’il était vraiment prêt à vivre ça avec moi. Sinon, comment je pourrais vivre ma grossesse et ses maux, la parentalité et ses multiples questionnements ? Seule, car je n’oserai pas lui en parler ? En amortissant toutes les crises pour ne pas l’embêter avec ça ? J’étais également prête à ce qu’il me dise non, à ce qu’il refuse. En revanche, je voulais de l’argument solide, pas simplement celui du mari qui a peur de voir sa femme devenir mère, ou ses enfants être victimes de divers tarés qui courent le monde.

J’ai dépassé mes questionnements en arrivant simplement à la conclusion qu’on ne peut pas vivre en ne travaillant que pour payer les travaux de la maison et des voyages. Je ne suis pas faite pour une vie totalement tournée sur nous-mêmes, complètement égocentrique. J’ai besoin de donner. Je lui ai expliqué tout ça, la balle était dans son camp. En revanche, je voulais une réponse claire, afin de savoir si je devais faire mon deuil de mon désir d’être maman, ou tout simplement nous lancer dans l’aventure.

Une petite crise est arrivée fin décembre : j’ai eu un très  gros mal au ventre, alors que je n’avais plus ni règles ni douleurs depuis deux ans. Rien ne marchait pour me soulager, excepté la bouillotte, et encore. Au bout de trois jours, mon mari, inquiet, me pousse à aller chez le médecin. Après 3 heures en salle d’attente, il me reçoit et m’annonce un risque de grossesse extra utérine, je dois aller en urgence faire une écho. Quel a été mon premier réflexe ? Je l’ai appelé et je l’ai tout de suite rassuré en lui disant « ne t’inquiète pas, je ne suis pas enceinte ».

Je crois que ça lui a fait mal de voir que je ne voulais surtout pas l’inquiéter sur ce point, qu’à force de me dire qu’il ne voulait pas d’enfant, je l’avais complètement intégré. Et ça l’a fait réfléchir.

Au final, c’était simplement un kyste fonctionnel… Mais la manière dont on m’a traitée m’a fait réfléchir et hurler « Ah bon ? C’est comme ça qu’on te traite en gynéco à l’hôpital ? Non merci ! »

Suite à cela, on abordait le sujet par petites touches :

  • « Mais les travaux ne sont pas faits, on n’a pas de chambre d’enfant ! » « Et alors ? À quoi ça sert une chambre d’amis ? »
  • « Es-tu sûre qu’on a les moyens d’acheter tout le matériel ? » « Comment on fait d’habitude ? On se débrouille, et puis c’est tout »

J’ai décidé que, la maternité comportant une part animale, il fallait arrêter de penser qu’on pouvait tout prévoir. Après tout, si ça se trouve, ça n’allait pas se passer tout seul non plus.

Son indécision m’a fait beaucoup réfléchir à mon désir de maternité. Je suis passée par une multitude de questionnements… Notamment au sujet du mode de garde, car nos boulots respectifs nous obligent à des horaires vraiment aléatoires, et surtout à des déplacements dans toute la France. Mais, après tout, une carrière ne peut-elle pas être mise entre parenthèses, ou au moins ralentie ? Je pense que si. Je dis souvent que, à chaque âge, ses plaisirs. La vingtaine, on a tapé dedans, on n’a pas vécu vraiment car on a bossé comme des dingues. Et on s’est construit une carrière, nous avons maintenant tous les deux un bon salaire. Pourquoi la trentaine ne serait-elle pas le moment de nous recentrer un peu sur nous pour profiter ? Nous avons réglé toutes nos dettes, nous avons acheté une maison de rêve, nous nous sommes mariés, nous avons fait un super voyage de noces, autant poursuivre avec un enfant, un mini-nous, non ?

J’ai donc décidé de ralentir ma carrière et de me consacrer davantage à notre foyer. Au bout d’un moment, on peut donner, donner, donner à un métier ou à une entreprise, si en face personne ne comprend que l’on peut aussi donner à son enfant et à son mari, je n’y peux rien.

J’ai également beaucoup réfléchi à pourquoi je voulais un enfant ? Est-ce parce que, autour de moi, les amis s’y mettent les uns après les autres ? Parce que l’entourage nous demande « c’est pour quand ? ». (Pour celle-là, j’en ai une à toute épreuve : nous répondons systématiquement que nous n’en voulons pas, ça coupe toute discussion puisque les gens ne comprennent pas !). J’ai lu Un bébé, oui ou non ? et Je rêve un enfant. Ça m’a confirmé que mon désir d’être maman n’était pas malsain ou mal placé. Il est normal, je veux être maman, être enceinte me paraît être une torture (surtout les nausées), et je m’imagine plutôt l’après, par exemple.

Hier soir, Monsieur mon Mari m’a finalement dit : « L’homme fait de la femme une mère, ce qui fait de lui un père. Arrête de fumer, puis tu arrêteras la pilule. ». Connais-tu plus belle déclaration ? Il m’a avoué que, en fait, il y pensait régulièrement, qu’il y réfléchissait et que, le matin même encore, il pensait aux prénoms.

Comme quoi, quels que soient les traumatismes, les peurs, les craintes et autres, un homme peut vouloir être père, si on ne lui met pas la pression et qu’on le laisse y réfléchir, raisonner ses angoisses et, surtout, se projeter. Avant, il n’était pas question d’une fille… finalement, il préfèrerait ! Que de chemin parcouru !

Bon, n’empêche que je dois arrêter de fumer maintenant… !!!

Et toi ? Tu aurais été prête à ne pas avoir d’enfants si ton chéri n’en avait pas voulu ? Tu t’es posée beaucoup de questions sur ton envie d’enfants ? Raconte !

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Commentaires

6   Commentaires Laisser un commentaire ?

pitch

Je me reconnais un peu dans ton article… A la place de ton mari 🙂 mon homme est prêt a passer le cap depuis belle lurette et lorsqu’on s’est marie nous avons eu un gros clash ou il voulait savoir dans quoi il s’embarquait et j’étais incapable de savoir si je voulait être mère un jour. Et c’est lui qui m’a dit que le jour ou je voudrais il faudrait que je vienne avec un solide argumentaire :p ce jour n’est pas encore arrivé…

le 26/04/2015 à 10h14 | Répondre

Madame Rose

Faire un enfant, c’est surtout devenir parent. Pour moi, il était primordial qu’on soit tous les deux sur la même longueur d’onde.
Peut-être plus tard pour vous deux !

le 26/04/2015 à 17h36 | Répondre

Camomille (voir son site)

Tu as eu tellement raison de ne pas le mettre au pied du mur !
Bon courage pour l’arrêt de la clope… et pour la suite !

le 27/04/2015 à 09h12 | Répondre

Madame Rose

Cela me paraît indispensable. Pour moi, on ne peut pas imposer cette décision à quelqu’un, c’est trop important.

Pour la clope, c’est totale angoisse !!! je ferai peut-être un article sur le sujet.

le 27/04/2015 à 10h18 | Répondre

inno

Je suis aussi à la place de ton mari. Et quand on parlait mariage avec mon chéri, je lui ai aussi demandé s’il était sûr de lui, sachant que je ne serai peut être jamais prête. Il ne me met aucune pression, je l’aime pour ça. Et moi, ça fait son chemin dans ma tête tout doucement

le 27/04/2015 à 10h13 | Répondre

Madame Rose

Il faut le temps de la réflexion, de se projeter, de se renseigner de son côté. Homme et femme ne se posent pas les mêmes questions, ce qui est normal.
Cela fait son chemin et, plus ça va, plus on relativise nos peurs.

le 27/04/2015 à 10h19 | Répondre

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