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Notre première semaine à trois : départ anticipé et jaunisse


Publié le 7 janvier 2016 par Madame Irbis

Il y a déjà quelque temps, je te racontais mon accouchement. Je ne voulais pas en rester là, car le plus dur n’a pas été la sortie du coloc’, mais bien les premières semaines ensemble (et je trouve qu’on n’en parle pas assez !). Elles ont été assez chaotiques. Presque un an plus tard, je viens te les raconter.

Mardi – J1

Ce premier jour à trois est aussi celui de ma sortie de la maternité. Eh oui, je voulais absolument un départ anticipé, pour me retrouver au calme chez moi avec la meilleure des conseillères et des aides : ma mère (onze enfants au compteur, ancienne animatrice de la Leche League : je lui fais confiance à 100%).

La maternité est au courant, ma sage-femme aussi. Le mardi matin, c’est donc la course pour valider tous les rendez-vous obligatoires. Je vois le pédiatre, qui me fait signer une décharge de sortie. Je vois une sage-femme, qui essaie tant bien que mal de vérifier l’audition du coloc’ (mais à J1, il est impossible de savoir si un bébé est sourd ou pas). Puis une autre sage-femme, qui fait un petit flash à mon bébé pour vérifier son taux de bilirubine (un déchet issu de la destruction des globules rouges et responsable de la jaunisse). Une étudiante vient prendre nos températures toutes les trente minutes (pas stressant, déjà !).

Au milieu de toute cette agitation, j’essaie tant bien que mal de découvrir mon petit coloc’, et surtout, j’essaie de le nourrir.

*** Aparté allaitement : Coloc’ n’a pas voulu faire la tétée d’accueil, il voulait dormir. Soit. Mais cinq heures après sa naissance (en pleine nuit, donc), il mourait de faim et n’avait pas assez de force pour téter. Une sage-femme lui a donné juste ce qu’il fallait de lait industriel pour le revigorer, et ensuite, il a bien voulu prendre mon sein. Mais juste le droit, le gauche ne lui plaisait pas ! Fin de l’aparté. *** 

Superman arrive vers 12h. Nous attendons le feu vert du pédiatre pour sortir. Vers 15h, ça nous est enfin permis. Mais cette sortie, comme mon mini-séjour, m’a laissé une impression étrange. Personne n’est venu vérifier que je savais bien changer une couche, donner un bain… Personne ne m’a demandé si tout allait bien ou si je savais ce que je faisais en sortant plus tôt. Nous sommes partis comme des voleurs, sans voir personne.

Enfin, nous voilà chez nous. Ma mère arrive le soir même. Tout va bien !

Mercredi et jeudi – J2 et J3

Une parenthèse magique. Ma sage-femme passe tous les jours vérifier le poids du coloc’ et notre état. Ma mère est aux petits soins, ma belle-mère tout autant. Superman rentre tôt du travail pour profiter de son bébé chéri. Bref, le paradis !

Le coloc’ ne tète que le sein droit, mais comme il ne perd pas trop de poids, tout va bien. Il est juste un peu jaune. Un peu plus chaque jour, d’ailleurs. On a beau le mettre devant la fenêtre au maximum durant la journée, rien n’y fait (et puis on est fin janvier, la luminosité n’est pas vraiment au rendez-vous !).

Vendredi – J4

Superman est très inquiet concernant le teint du coloc’. Il estime que l’observation à l’œil nu de la sage-femme n’est pas assez précise, il lui demande de faire un flash. Mais elle n’est pas équipée pour ça. Nous devons donc nous rendre à la maternité pour un « vrai » contrôle.

Nous partons déposer ma mère à la gare, et vers 18h, nous nous mettons en route pour la maternité. Malheureusement pour nous, c’est l’heure de pointe. Superman s’énerve dans les bouchons, et j’essaie de visualiser tant bien que mal le déroulement des opérations à venir.

Une fois sur place, le flash nous donne un résultat de 321. Très mauvaise nouvelle.

Je t’explique rapidement : le foie du bébé doit traiter la bilirubine, qui est en excès chez les nouveaux-nés. Il l’élimine normalement par les selles et les urines. Mais il arrive que le foie ne parvienne pas à tout traiter. Si le taux de bilirubine augmente trop et trop longtemps, ça peut avoir des conséquences au niveau neurologique. Si le flash trouve une valeur en dessous de 100, tout va bien. Au-dessus de 100, une prise de sang est obligatoire pour connaître le taux exact, et un traitement est nécessaire dans tous les cas.

Donc le coloc’ est bien au-dessus de 100 (on apprendra par la suite qu’il était exactement à 395). La sage-femme de la maternité nous explique qu’ils peuvent faire la prise de sang, mais que le traitement par lampe bleue ne pourra pas être fait chez eux : il faudra aller aux urgences pédiatriques de notre ville.

Nous lui demandons pourquoi. En effet, nous avons vu un appareil dans une chambre. « Alors oui, mais en fait, vous n’y avez pas droit : vous avez quitté le service maternité, vous êtes obligés d’aller en service pédiatrique. Ici, on n’en a pas ! »

Nous tombons de haut. De très haut, même. Ils préfèrent nous laisser aller aux urgences pédiatriques avec un nourrisson de 4 jours plutôt que d’enfreindre leur règle. Le départ anticipé m’est reproché de façon assez insidieuse. Je suis dégoûtée ! La sage-femme tente de nous rassurer en nous expliquant que le flash et la prise de sang effectués chez eux nous feront gagner plusieurs heures d’attente aux urgences. Quel méga réconfort ! Trop super, MERCI !

Nous repartons donc, plus du tout sur notre petit nuage de bisounours. Direction les urgences. Ou, devrais-je dire, Bagdad ! C’est vraiment l’impression que nous avons en arrivant : des enfants de tout âge, du bébé à l’adolescent, avec des problèmes de tout ordre, de la gastro à l’accident de scooter, dans un environnement complètement défraîchi.

Première queue : trente minutes pour qu’on nous dirige. Deuxième queue : trente minutes pour faire les étiquettes d’entrée. Troisième queue : trente minutes pour signaler notre arrivée et qu’on nous indique la salle réservée aux nourrissons dont on nous a parlé (son existence, à ce stade-là de la soirée, n’est pas encore confirmée !).

Nous sommes arrivés vers 20h. Un panneau annonce quatre heures d’attente avant une prise en charge. Nous espérons vraiment que ce panneau soit un vieux truc oublié là. Mais non. Nous espérons aussi passer plus vite, car la maternité nous a assuré qu’elle enverrait par fax les résultats de la prise de sang du coloc’ et qu’elle passerait un coup de téléphone pour expliquer notre situation urgente. Mais non.

Au bout d’une demi-heure d’attente au milieu des toux et des vomissements, nous arrivons à attraper au vol un infirmier, et redemandons la salle spécial nourrisson. Elle existe, mais nous manquons de faire notre troisième attaque cardiaque de la soirée : ce n’est qu’un placard à balais, avec cinq pauvres sièges. Qui, de manière très intelligente, ont été placés dos à l’unique fenêtre, ce qui fait que nous regardons un mur blanc. Et regarder ce genre de décor pendant plus de six heures est vraiment déprimant.

Eh oui, nous avons attendu six heures. Avec des crises de pleurs régulières du coloc’. Nous avons cru très souvent péter un plomb. Nous étions fatigués, nous mourions de faim et nous étions dans l’attente.

Samedi – J5

Enfin, à 2h du matin, un pédiatre nous prend en charge. Il ne sait absolument pas pourquoi nous sommes là et nous tentons de tout lui expliquer : le flash, la prise de sang, le tunnel bleu… Il s’énerve et nous fait bien comprendre que nous ne pouvons pas faire son métier à sa place. Nous essayons de garder notre calme, en lui disant que la maternité a dû l’appeler pour le prévenir de notre arrivée. Il nous garantit que non.

Il part chercher les résultats de la prise de sang (un taux à 395, quand même !). Et quand il revient, il a totalement changé sa façon de nous parler. Il est devenu tout gentil et plutôt empressé. Il avoue que la maternité a appelé, mais au service néonatalité de l’hôpital, qui n’a jamais fait passer le message aux urgences.

À partir de ce moment-là, tout s’enchaîne assez rapidement. Le pédiatre nous trouve une machine dans l’unité d’hospitalisation de courte durée, et le médecin de ce service nous prend en charge. Le temps de préparer le tunnel et le coloc’ (une couche, des lunettes de protection et une bonne tétée !), il est 3h du matin. Nous voici partis pour quatre heures de lumière bleue intensive (avec une pause tétée au milieu).

Superman rentre enfin dormir, pendant que je reste avec le coloc’. Malheureusement pour moi et mes hémorroïdes, le service est surchargé et je n’ai qu’un fauteuil pour dormir.

jaunisse

Crédits photo : Photo personnelle

Après quelques heures de repos, Superman me rejoint vers 8h du matin. Le coloc’ sort de son tunnel. Nous devons attendre une heure pour faire une prise de sang, afin de vérifier son taux de bilirubine. Puis il faut attendre les résultats pour savoir si un autre passage en tunnel est nécessaire. Vers 12h (après quatre heures d’attente, oui), le verdict tombe : retour dans le tunnel !

Et là, je craque. Je n’ai pas dormi de la nuit. J’ai mal aux fesses, aux seins, au dos. Je ne peux pas rester dans ce fauteuil à côté du tunnel une minute de plus ! C’est la mort dans l’âme que nous décidons de rentrer chez nous, pour dormir pendant les quatre heures du traitement. Nous abandonnons notre coloc’ aux bons soins des infirmières (qui lui donneront un biberon de lait artificiel pour le nourrir).

Je ne te cache pas que j’ai pleuré tout le long du trajet, et que je me suis endormie en pleurant. Mais cette sieste de quatre heures m’était vitale. Ensuite, nous retournons très vite à l’hôpital.

À nouveau l’attente de la prise de sang et des résultats. Vers 20h, le médecin nous annonce que nous pouvons sortir. Ça fait vingt-quatre heures que nous sommes là, nous n’avons presque pas dormi ni mangé. Et le taux de bilirubine du coloc’ est encore très proche du taux maximum autorisé… Notre moral est au plus bas !

Dimanche et lundi – J6 et J7

Nous avons dormi ! Et guetté le fond de l’œil du coloc’, toujours très jaune.

Voilà pour notre première semaine à trois. Au compteur : une douzaine de prises de sang, une journée en guest-stars à l’hôpital, des parents épuisés, une courbe de poids stagnante. Un début sur les chapeaux de roues, en somme !

Nous espérons que le plus dur est derrière nous. Mais ce petit coloc’ semble avoir envie de vivre beaucoup d’autres aventures.

Et toi ? Une première semaine compliquée ? Un départ anticipé ou un séjour à la maternité à rallonge ? Des soucis de santé ? Raconte-moi tout !

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Commentaires

29   Commentaires Laisser un commentaire ?

Melimelanie

Ha ce foutu tunnel…petit habitant à aussi du y passer à j 3 mais j’étais encore hospitalisée. Du coup j’étais dans ma chambre de maternité tranquille et pourtant dans ces conditions « idéales » je l’ai déjà très mal vécu du coup je n’ose imaginer ce que tu as du ressentir!

Et puis la façon dont vous avez été traité aux urgences… Les personnels de soin ont tellement l’habitude des gens « chiants » que maintenant certains traitent tout le monde a la limite de la politesse je trouve. Malheureusement les parents relous existent mais plus souvent ce sont des parents inquiets et désemparés qui ne diraient pas non à un peu d’empathie.

le 07/01/2016 à 08h06 | Répondre

Madame Irbis

C’est sur que voir notre tout petit minuscule bébé dans ce tunnel n’est pas très réconfortant !
Et je comprends parfaitement (avec du recul ^^) la réaction du personnel médical des urgences. Cette nuit là était un peu une catastrophe pour tout le monde !

le 07/01/2016 à 17h41 | Répondre

Petite Tortue

Hello madame Irbis,
Ca a du être très, très éprouvant pour toi de vivre une telle course dans les jours qui ont suivi ton accouchement, quand on connaît la fragilité morale et physique d’une toute nouvelle mère.
En tant que sage-femme, ton article m’a fait fulminer a plusieurs reprises, tant contre certaines de tes réflexions, que contre le manque évident de professionnalisme d’une sage-femme libérale qui accepte de prendre en charge une sortie très précoce sans être équipée pour surveiller l’ictère…ça me semble juste ahurissant…bref…

le 07/01/2016 à 09h09 | Répondre

Madame Irbis

Je ne suis pas la mère parfaite et j’ai vraiment essayé de retranscrire cette première semaine avec les sensations et incompréhensions de l’époque. Avec presque un an de recul, je sais que nous avons été bien traité (malgré quelques dysfonctionnements mineurs). Je me rends aussi compte que ma SF libérale n’était pas du tout au niveau pour un accouchement en plateau technique ou pour un suivi à la maison. Nous avons eu de la chance, tout c’est bien passé.

le 07/01/2016 à 17h43 | Répondre

Petite Tortue

Oui j’imagine 🙂 Merci pour le partage de ces sensations même si ça peut faire réagir ceux qui se reconnaissent « de l’autre côté de la barrière » sur le moment. Ce que je ne comprends pas (et que je trouve regrettable) dans l’histoire, c’est que tu as signé une décharge. Ce qui veut dire que ta sortie n’était pas une vraie sortie anticipée mais une sortie contre avis médical ? Ce n’est pas tout à fait la même chose, puisque les sorties anticipées se font en coopération avec l’équipe et pas « contre ». (Et donc avec organisation d’un suivi adapté à domicile, etc). Peut-être as tu voulu une sortie anticipée et elle t’a été refusée donc ça s’est transformé en sortie contre avis médical ?

le 07/01/2016 à 19h06 | Répondre

Madame Irbis

Nous ne sommes pas sortis contre avis médical. Le pédiatre nous a expliqué qu’il n’était pas contre (d’un point de vue personnel, il n’était pas fan, mais pour lui il n’y avait aucun danger pour le coloc’ et moi même). Cette décharge voulait juste nous ouvrir les yeux sur notre responsabilité. Et surement pour nous empêcher de porter plainte après, si on se rendait compte que notre fils avait un ictère sévère par exemple 😉
Par contre, cette sortie anticipée n’a pas du tout était faite en accompagnement avec l’équipe médicale. Avec le recul, je dirais qu’elle est restée neutre et effacée. Ni pour, ni contre, ni impliquée, ni tentant de m’en dissuader. Bref, la neutralité absolue !

le 08/01/2016 à 13h14 | Répondre

Miss Chat

Malheureusement, si c’est pareil qu’en Belgique, la maternité ne peut effectivement pas te faire passer dans leurs appareils si tu es sortie de manière anticipée parce que la mutuelle/les assurances refuseraient de couvrir le traitement… C’est risible, c’est inutile, le bon sens devrait avoir son mot à dire dans ce genre de situations mais ce n’est tristement pas le cas 🙁
J’ai aussi mal vécu la première semaine avec notre fille pour d’autres raisons (allaitement difficile à mettre en place et douloureux, pleurs incessants quand elle n’était pas dans nos bras) mais cela me semble tellement insignifiant quand je te lis ! Ca doit être très dur à vivre…

le 07/01/2016 à 09h42 | Répondre

Madame Irbis

C’est tout à fait logique de ne pas avoir voulu nous prendre en maternité alors que nous dépendions de la pédiatrie. C’est juste que sur le coup, la manière dont cela nous a été expliqué, ce n’est pas très bien passé !
Et je crois que pour chacune d’entre nous, les premières semaines sont durs, que ce soit la fatigue, l’allaitement douloureux ou la rechercher du lait industriel parfait, la fatigue, les douleurs post accouchements… Mais heureusement, cela ne dure pas très longtemps ^^

le 07/01/2016 à 17h45 | Répondre

Madame D

Oulala !
Pour une seconde grossesse je pensais demander une sortie anticipée, du coup je vérifierais que la sage-femme qui me suivra sera équipée et je me souviendrais en cas de problème d’aller aux urgences.
Ce qui est étonnant c’est que (pour ma part), j’ai dû retourner à la maternité aussi une semaine après l’accouchement. Mais pour moi et pas pour ma fille. Je les ai appelés dans la nuit et ils m’ont dit de venir et de ne pas aller aux urgences. Apres je ne sais pas ce qu’ils auraient fait de moi si la suspicion qu’ils avaient s’était révélé exacte …

Les urgences j’ai découvert ça aussi il y a un mois… Le panneau indiquait 2 heures et nous y sommes restés 6 heures avant d’être reçu. Mais contrairement à toi, Princesse n’étais plus un nourrisson et nous savions qu’elle n’était pas prioritaire (rhume flippant mais rhume quand même).

le 07/01/2016 à 10h19 | Répondre

Madame Irbis

Je ne veux pas empêcher des départs anticipés avec cet article ! J’aimerai bien le faire pour le deuxième mais Superman a mis son veto (il a très très mal vécu cette semaine)
Par contre, nous avons gagné de nombreuses heures en allant faire le flash et la prise de sang dans notre maternité. Sinon, nous étions passé directement aux urgences : on aurait eu 6h d’attente + flash + attente + prise de sang + attente + tunnel. On serait mort de faim ^^

le 07/01/2016 à 17h47 | Répondre

Doupiou

Retour très à rallonge pour moi : 8 jours après la naissance.
Et petit détour aux urgences 13 jours après la naissance à cause du poids de PetitePerle. Par contre j’avais pu bénéficier d’une chambre mère-enfant aux urgences pédiatrique et rester les 3 jours d’hospitalisation avec mon bébé H24!
ça a du être éprouvant pour toi…

le 07/01/2016 à 11h23 | Répondre

Madame Irbis

A h les aléas des chambres ! Si on tombe un jour pas trop surchargé, tout va bien !
Dans mon cas, nous étions deux dans la chambre. Et l’autre maman a vraiment été adorable car nous avons débarqué à 3h du matin en faisant un bruit pas possible.

le 07/01/2016 à 17h49 | Répondre

Hermy

Ahhh le tunnel bleu !!! J’en ai vu passer des bébés dans ce tunnel pendant le séjour du choupi en neonat. Nous on y a échappé (malgré la couleur jaune du choupi) mais je comprend que cela a du être très difficile pour toi !

le 07/01/2016 à 13h44 | Répondre

Madame Irbis

Pas drôle non plus le passage en néo nat’ ! J’espère que tout s’est bien fini.

le 07/01/2016 à 17h50 | Répondre

Madame Vélo

Oh la la ça a dû être super dur ! C’est vrai que du coup ça fait réfléchir sur le départ anticipé de la maternité. Je visualise très bien ton état quand tu as dû laisser ton tout petit bébé dans le tunnel pour rentrer dormir chez toi : ça me tord le ventre rien que d’y penser !! Quant au temps d’attente aux urgences… à se demander si on peut encore appeler ça « urgences » !

le 07/01/2016 à 14h19 | Répondre

Madame Irbis

Quand tout se passe bien (dans 95% des cas si ce n’est plus), le départ anticipé est génial !
Et pour les urgences, c’est long mais pas le choix de toute façon. Il faut juste prendre son mal en patience (en essayant d’éviter les vomitos du voisin et les germes ambiants :-p )

le 07/01/2016 à 17h52 | Répondre

Lillule

Hello Madame Irbis !
Je préviens tout de suite que j’ai un gros conflit d’intérêts car je suis sage-femme en maternité ^^. J’ai lu attentivement ton article car ce genre de témoignage est la meilleure façon de faire progresser nos pratiques et nos approches de nos patients. Je voulais revenir sur quelques points que tu ne sembles pas avoir bien vécu ou compris, en essayant de rendre ça moins obscur de mon point de vue « interne ».
Je vois que tu as mal vécu ta sortie un peu « bizarre » de maternité, à J1 si j’ai bien suivi. Quand a une demande de sortie précoce, en fait, dans la mesure où l’enfant va bien, et que la personne est bien entourée, on n’essaye pas de l’en dissuader. Puisque ce n’est pas la « norme », on estime que cela fait partie d’un projet murement réfléchi et discuté d’autant plus que tu es suivie par une SF libérale, que tu as ta maman ex membre de la leche league, et qu’on estime que celles-ci t’ont bien préparé à tout cela et donc qu’on n’a pas à s’interposer dans votre relation. On fait donc le nécessaire pour s’assurer que ta sortie se passe en sécurité (flash avant la sortie, organisation du suivi niveau allaitement, poids, suivi pédiatrique), et si tout est au vert et bien tu peux sortir, personne n’est en prison à la maternité.
Pour la suite il est vrai que peu de libérales ont de bilirubinomètre car il est onéreux et peu utile dans la pratique libérale, je pense que ça va changer avec la démocratisation du PRADO (le système de la sécu qui permet les sorties précoces (J2 en général) avec des libérales contactées par la sécu qui passent à domicile s’assurer que tout va bien).
Enfin, médico-légalement, cela peut paraître paradoxal, mais la maternité ne peut pas hospitaliser d’enfant à titre individuel, même nouveau-né. La pédiatrie par contre peut. On ne peut donc pas se faire une petite séance de tunnel en loucedé avec les risques que cela comprend car ce n’est pas juste une petite séance de bronzette, je pense que tu as vu que la surveillance d’un enfant sous tunnel se fait de très près… Je sais que c’est hyper dur, et surtout vu la façon dont vous avez été traité aux urgences, mais à la place du personnel de maternité il n’y avait juste pas d’alternative… Ce qui est regrettable c’est que ta maternité n’ait pas de service pédiatrique à proximité, car ça vous aurait évité beaucoup d’attente et de stress…
En aucun cas cela ne « nous » excuse pour ton sentiment d’abandon, le stress et la colère que tu as ressenti, tu as malheureusement pointé et subit certaines failles du système…

J’attends la suite des aventures du coloc en espérant qu’il vous ait prévu moins de surprises ;).

le 07/01/2016 à 15h34 | Répondre

Madame Irbis

C’est sympa d’avoir un retour de l’intérieur 😉
Comme dit plus haut dans un commentaire, j’ai essayé d’écrire cet article avec les ressentis de l’époque. Un an après, j’analyse mieux la situation et comprends mieux certaines réactions.
Pour la non acceptation du coloc’ dans le tunnel, je comprends tout à fait ! C’est légal, donc pas forcement humain ni adapté à toutes les situations. Mais la manière dont cela nous a été expliqué, plus le départ anticipé reproché, cela faisait beaucoup pour les jeunes parents que nous étions.
Nous étions vraiment dans notre petite bulle de bonheur et redescendre d’un coup sur terre, face à la logique illogique des lois et réglementations, a été un choc. Par la suite, on a mieux vécu et appréhendé les choses.
Il y a eu un sentiment général de stress et d’impuissance. Mais en règle général, les SF ont été très accueillantes et très compréhensives. Ce qui a sauvé le niveau par rapport aux pédiatres 😉

le 07/01/2016 à 18h01 | Répondre

Weena (voir son site)

C’est fou ça quand même, qu’en cas de sortie anticipée, ils puissent laisser un nourrisson avec une jaunisse attendre aussi longtemps !!!

Comme madame D, je songeais à une sortie anticipée dans quelques mois pour mon deuxième, mais là, je ne sais plus trop …
Bon, pour le premier, ils ont oubliés de le flasher, il a été flashé juste à la sortie, résultat un peu limite, mais on m’a quand même laisser sortir (ils avaient besoins de la chambre) avec pour consigne de le mettre près de la fenêtre … Heureusement, ça s’est résorbé sans problème ….

le 07/01/2016 à 15h35 | Répondre

Madame Irbis

Pour le coup de la jaunisse, une série de malchance s’est enchaînée. La SF libérale pensait vraiment qu’elle allait se résorber toute seule (comme dans presque tous les cas à ma connaissance)
Pour le départ anticipé, il ne faut pas forcement faire une croix dessus définitivement. Notre petite mésaventure (qui s’est bien terminée) aurait elle été évitée si nous étions resté plus longtemps à la maternité ? Superman pense que oui et moi non. Ils auraient peut être mis le coloc sous tunnel en prévision à J3, mais vu que la jaunisse persistait, je suis sur et certaine que nous aurions du y retourner.
Tout ça pour dire qu’on ne peut pas prévoir. Et si tu souhaites rentrer chez toi plus tôt, il ne faut pas hésiter !

le 07/01/2016 à 18h07 | Répondre

Weena (voir son site)

Pour mon premier, les trois jours à la mater ont été très dur, je déteste être loin de mon mari qui travaillait et donc ne venait que quelques heures le soir …
Pour ce deuxième, nous nous sommes beaucoup éloigné de la mater, donc j’avoue la sortie anticipé me tente, d’autant plus que mon mari est médecin. À voir, si lui aussi serait d’accord, parce que pour le coup, je n’aurais pas beaucoup de soutien à la maison.

Autre avantage, il connaît le service de pédia, donc je pense que nous on serait passé par la porte des artistes, même si ce n’est pas très correcte …

Je vais quand même voir avec la sage femme qui me suit, si elle est équipé pour une sortie précoce … parce que j’avoue que si tous se passe aussi bien que pour mon premier, les trois jours à la mater, ce n’est pas ma tasse de thé.

le 07/01/2016 à 19h12 | Répondre

Chaperon Rouge

ouhlala que d’aventures!!! ici, la lueur a été flashée tous els jours matin et soir à la mater, mlais dès les premiers taux la sf a dit « bon, votre bébé ne nous fera pas de jaunisse… » merci de tes explications sur le rôle du foie etc, je ne voyais pas bien doù ça venait 🙂 Par contre le pediatre la veille de la sortie lui a trouvé le teint un peu jaune (merci les éclairages de merde et les murs verts, lol). La sf du PRADO nous a dit que l’oeil humain était très mauvais pour détecter la jaunisse, qu’il valait mieux se fier au flash (ce qui n’a pas empêché le pédiatre de marquer « petite jaunisse » dans le rapport du carnet de santé è.é) Le départ anticipé, ça ne m’aurait jamais traversé!! aussi épuisant que puissent être ces 3 jours en maternité, en tant que nullipare, franchement, je me suis sentie extrêmement rassurée d’être aussi encadrée (et qu’on m’aprenne à changer une couche, nettoyer des fesses, donner un bain…) mais bon, la super équipe présente y est peut être pour beaucoup! 🙂

le 07/01/2016 à 18h57 | Répondre

Superman

Bonjour, je suis le Superman de madame Irbis, et je tenais à réagir à cet article qui pour moi n’est pas assez précis, ainsi qu’aux commentaires que je vois abondants.

Tout d’abord, vous imaginez que quand le pédiatre à J+4 nous a confirmé que le bébé avait une jaunisse, je m’en tamponnais pas mal le coquillard. (« Une jaunisse, la belle affaire, ça ne tue personne ça ! »). Je me doutais qu’il fallait le traiter, mais quand il nous a expliqué qu’il fallait le traiter en urgence, je n’ai pas très bien compris (« bon ça va, c’est une jaunisse quoi ! »). Et plus le médecin nous alarmait, moins je comprenais pourquoi ils ne le traitaient pas directement sur place.

ET C’EST LÀ qu’il y a un GROS, GROS problème dans notre organisation administrative mortifère (cette fois le mot n’est pas galvaudé) : l’hôpital est probablement prêt à laisser un patient mourir si la loi, ou pire : même pas la loi mais les contrats d’assurance le lui interdisent (qui ont de plus en plus une valeur supérieure à la loi ; je bosse dans l’associatif et c’est dingue comme les gens confondent la loi et les règles d’assurance, parfois jusqu’à Jeunesse et Sport lui-même !!!).
Oui car j’ai fini par me renseigner, c’est quoi le problème avec une jaunisse, pourquoi tout ce tintouin ? Pourquoi les urgences ? Ca ne peut pas attendre un RV en néonat le lendemain ? Pourquoi le médecin de la maternité qui nous annonce ça veut déclencher une ambulance (« un transfert immédiat ») pour nous amener aux urgence ?
Parce qu’au taux atteint par bébé, bilirubine à 400, ça ne s’appelle plus vraiment une jaunisse, mais un ictère cholestatique. Et au-dessus de 350, c’est même un ictère sévère (0,5% des naissances). Et le risque, c’est juste des lésion cérébrales et le risque de finir neuneu.
Quand on sait ça l’histoire devient beaucoup moins amusante, et on ne sait toujours pas à 11 mois si le bébé a eu de telles lésions en restant si longtemps soumis à un taux si élevé.

Car le pire dans cette histoire n’est pas seulement qu’un hôpital A ait refusé de traiter un bébé alors qu’ils avaient le matériel inutilisé sur place. Le pire n’est même pas que nous ayons quitté l’hôpital à J+1, car de toute façon à J+4 (une fois sorti) une nouveau né passe automatiquement du régime maternité au régime pédiatrie (qu’on soit parti à J+1 ou au J+3 standard n’aurait rien changé au problème délirant auquel nous sommes confrontés). Le pire n’est pas qu’arrivé à l’hôpital B personne n’ait été capable de transmettre les informations de l’hôpital A, ni que les nourrissons de 4 jours aient à patienter dans le même espace que des adolescents pissant le sang (oui passque la pédiatrie c’est jusqu’à 18 ans en fait !,) ou infestés de maladies qu’ils vomissent sur le lino à vos pieds (ceci n’est pas une image !!)

Non, le pire c’est la morgue des médecins qui ne savent pas mais veulent quand même bien vous faire sentir que ce sont eux qui décident et pas vous. C’est ça le plus important, vous comprenez.

Quand on arrive à 1h du mat (!!) (après 6h d’attente sans avoir rien mangé) devant un médecin, qu’on lui explique calmement les circonstance, ce que l’on sait, ce que d’autres médecins pas plus cons que lui nous ont donné comme consigne, et que le dit médecin nous répond :
– C’est moi le médecin, comment pensez-vous savoir ce qu’il faut faire! Alors on va tout recommencer.
C’est dur d’essayer de lui ré-expliquer gentiment les choses :
– L’hôpital a envoyé un fax là, il est arrivé, je l’ai dans la main, vous pouvez jeter un oeil ?
– …
Oulà, fallait pas attendre aux urgences pour votre petit là, il lui faut une hospitalisation immédiate.
– Ben oui, on sait bien, justement…
– Oui mais l’hôpital A aurait dû nous appeler pour nous prévenir
– Ben oui c’est ce qu’il a fait
– Pas du tout, sinon ça aurai sonné ici.
(vérifie) Bon, ok, ils ont prévenu la néonatalité, qui ne nous ont pas prévenu ici en bas.
– Quoâ ?
– Attendez, je ne suis pas sûr d’avoir de chambre…
– Quoâ ?

Déjà on pleure. Mais ce n’est pas tout. Le pédiatre du soir, devant le taux si élevé, demande un séance de 8h de machine. Contre-ordre de la néonat, ce sera 4h (pas d’affilée hein, avec des pauses…) puis contrôle (qui prend 4h aussi). Ok.
Résultat, ça n’a baissé que d’un tiers. Le pédiatre du matin (oui 4h+4h ça fait toute la nuit) décide donc de remettre le bébé… calculez bien, si 4h enlèvent 1/3, il faudrait… il faudrait… ah ben non, ce sera 4h à nouveau (puis 4h d’examen). J’ose me permettre de faire remarquer que le compte n’y sera pas. Le pédiatre a presque suffoqué d’indignation devant ma remarque. Comme j’insistais pour comprendre ce qui empêchait de prescrire 8h de machine (je rappelle, évidemment avec des pauses), la seule réponse a été : « Mais parce que c’est 4h, … c’est comme ça. » (pourtant le pédiatre de la veille avait prescrit 8h, ce n’est donc pas juste « comme ça »)

J’ai un peu l’impression de retomber sur les aberrations de l’hôpital A. La règle (à voir!) prime sur l’évidence ? Il y a un cerveau en jeu, mais non ?
Finalement, ce pédiatre décide de faire sortir le bébé après cette 2e séance de 4h (pour prouver qu’il avait raison de ne demander que 4h ?) avec un taux encore élevé de 160 (logique, il manque 1/3 – le taux normal étant en dessous de 100). Bon je lui fais confiance, elle est médecin. Au moment de partir, JE SIGNALE quand même les dysfonctionnements de la veille, et la nana nous explique qu’on n’a aucune raison de se plaindre, que notre bébé n’était absolument pas une urgence, que de ne pas avoir été pris en charge comme cela avait été prévu par l’hopital A n’est pas leur affaire, et que laisser un nourrisson 6 heures dans les miasmes et le sang d’adolescents est pas une grosse affaire.
La nuit m’avait assez achevé pour que je n’explose pas, mais se faire traiter ainsi alors que manifestement tout le monde avant elle avait de trouver l’affaire sérieuse, c’est juste insupportable.

Le plus drôle étant que bien évidemment, le bébé n’a pas corrigé tout seul sa bilirubine excédentaire et qu’il a fallu retourner encore à l’hôpital 4 jours après, JUSTE PARCE QU’UN médecin imbu de son diplôme n’a pas voulu faire les 4h de tunnel manquantes que n’importe quel enfant sorti de 6e savait calculer !

Et 11 mois après, ça ne passe toujours pas.
Et si dans 4 ans on découvre que le bébé a bien le cerveau endommagé (8 jours sous ictère sévère !), je ne vous raconte pas l’incendie d’hôpital qu’il va y avoir dans notre secteur.

le 08/01/2016 à 01h49 | Répondre

Superman

Je ne peux pas modifier le post, désolé, je précise donc un élément :
un bébé qui repart après 2 séances avec un taux de 160 bilirubines peut sans doute les résorber en dessous de 100 lui-même si son foie fonctionne bien, … ou l’aggraver.
En l’occurrence le retour à l’hôpital s’est fait car le taux est remonté à 320 (de mémoire), et qu’avec une sage femme non équipée il a fallu 4 jours pour commencer à s’inquiéter de son teint toujours plus jaune.
tout ça parce qu’un médecin s’est cru plus malin que les mathématiques.

le 08/01/2016 à 12h37 | Répondre

Madame Vélo

Je suis, comme toi, effarée de l’attitude de certains médecins. Et puis laisser un bébé de quelques jours seulement attendre aussi longtemps qu’on s’occupe de lui je trouve ça tout bonnement inadmissible. 4 jours !! c’est rien du tout !! Ils sont tellement fragiles, quand on sait que le moindre truc peut avoir de graves conséquences !! J’espère sincèrement que votre bébé n’aura pas de séquelles.

le 08/01/2016 à 14h11 | Répondre

Doupiou

J’ai des les mâchoires serrées et des larmes de colère dans mes yeux juste à imaginer ce que vous avez dû subir. Vous êtes vraiment des parents très courageux…
Est-ce que les médecins vous ont proposé des tests pour savoir si cette « jaunisse » a affecté votre bébé au niveau cérébral?
Désolée par avance si ma question est indiscrète et si elle remue les couteau dans la plaie…

le 08/01/2016 à 21h49 | Répondre

Madame Irbis

Vu le développement tout à fait normal du coloc’ ( que ce soit sur le plan psychomoteur ou « intelligence ») je ne pense pas qu’il y est des séquelles.
Mais c’est assez dingue que les médecins ne nous en ai jamais parlé, ni même proposé un suivi. Une fois que nous avions quitté l’hôpital, cela ne les concernait plus !

le 09/01/2016 à 12h46 | Répondre

Sapparot

J’avoue que j’etais contente de voir ton nom sous le titre de l’article, Madame Irbis. Je ne commente pas souvent mais j’aime beaucoup tes articles.
Par contre, j’ai ete vraiment horrifiee ce par quoi vous etes passes. Vous avez du etre vraiment desempares. Jeunes parents, bebe de meme pas 1 semaine, quelle angoisse!
Je suis aussi soulagee de voir que dans la section commentaires, le coloc’ a l’air de n’avoir pas subi de consequences.
Continue de nous faire suivre vos aventures, vous etes une famille bien sympathique!

le 10/01/2016 à 14h10 | Répondre

Liliprune

J’ai lu dernièrement que le fait de couper le cordon trop vite après la naissance empêche le bébé de récupérer une partie du sang qui reste dans le placenta, et que ça a comme conséquence, entre autre, de créer un état d anémie chez le nouveau né et d augmenter le risque de jaunisse.
Pour nos enfants, nés à la maison: la sage femme est arrivée paniquée 15 minutes après la naissance de bébé 1et nous avons du la freiner pour qu elle attende que le cordon ai cessé de battre pour le couper. Forte jaunisse et hospitalisation à j+4.
Pour bébé 2, seule avec mon homme comme accompagnant (je me suis préparée pour) nous avons coupé le cordon 1h30 après la naissance. Pas de jaunisse. Je ne sais pas si ça a un lien de cause à effet, sûrement un facteur parmi d autres. Je pense que les « professionnels » de la naissance sont coincés par des protocoles et des questions d assurance et.. De rentabilité.. Et que des savoirs autour de la naissance se perdent…

le 17/01/2016 à 16h31 | Répondre

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