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Mon dernier trimestre de grossesse, entre impatience et frustration


Publié le 28 février 2015 par Louna

Me voilà arrivée dans la dernière ligne droite : le congé maternité arrive à grands pas, mon bidon continue de s’arrondir alors qu’il me paraît déjà énormissime, mais bon, il me reste encore un peu plus de 2 mois, et je sens qu’il n’a pas prévu de s’arrêter en si bon chemin !

Un petit pépin de santé vient ternir mon dernière trimestre de grossesse : on me détecte du diabète gestationnel. Sans rentrer dans les détails médicaux (car j’en serais bien incapable !), ça veut dire qu’à cause des hormones, mon pancréas n’est plus capable de gérer le taux de sucre qui circule dans mon sang. Et là où il faut être vigilant, c’est que comme le placenta est perméable au sucre, mon petit bébé reçoit toutes ces doses de sucre trop élevées, et c’est son petit pancréas à lui, pas encore mature, qui doit carburer comme un fou pour réguler la situation. En stressant ce petit organe en création, on risque de provoquer des lésions qui sont susceptibles d’apparaître à l’adolescence : en clair, si je ne fais pas attention maintenant, mon bébé a bien plus de chance de se découvrir diabétique à 15 ans.

Bon, ça, c’est quand c’est pas ou mal contrôlé. Mais justement, comme on a détecté mon diabète gestationnel, qu’on me prescrit le régime qui va bien, et je me contrôle 6 fois par jour (avant chaque repas et 2h après), le taux de sucre est bien stabilisé, donc BébéChou est bien protégé.

ventre femme enceinte dernier trimestre

Crédits photo (creative commons) : Raúl Hernández González

Bien sûr, c’est une pathologie relativement courante et plutôt bénigne lorsqu’elle est bien suivie, mais je n’y peux rien, quand on m’annonce les résultats, j’ai l’impression d’avoir le ciel qui me tombe sur la tête. Depuis la disparition de mes angoisses du premier trimestre, je suis tellement sur mon petit nuage que je n’ai pas envisagé une seule seconde que quoique ce soit pouvait m’arriver. Je sais, c’est bête, mais c’est mon côté positif à tout prix qui reprend le dessus dès que je me sens en confort. Du coup, au moindre pépin, la réalité n’en est que plus rude à accepter.

Après la journée d’hospitalisation obligatoire pour toutes les futures mamans dans mon cas, je fais une vraie mini-dépression. Le fait de passer une journée à l’hôpital entourée de « vrais » malades me secoue. Les entretiens avec la diététicienne et la diabétologue révèlent également que rien dans mes habitudes alimentaires ou sportives ne peut expliquer mon diagnostic : c’est probablement mes origines nord-africaines qui s’expriment, d’après le médecin. On m’explique également qu’en plus des conséquences nocives pour mon bébé, si je ne suis pas scrupuleusement le régime, j’ai 70% de chances en plus de développer un diabète de type 2 dans les 10 à 15 ans qui viennent. C’est vraiment le coup de massue…

Heureusement, la sage-femme qui me suit me prescrit 15 jours d’arrêt : le temps de digérer l’information, de m’habituer tranquillement à mon nouveau régime alimentaire (avant de retourner à la cantine de mon entreprise !) et surtout, de me reposer. Je me sens complètement vidée !
En une semaine, je perds 5 kilos : moi qui n’avais pris que 7 kg en 6 mois et quelques de grossesse, je fais un peu peur à voir avec mon gros bidon sur mes jambes décharnées !

Les allers-retours à l’hôpital dans le service des diabétiques (et non pas dans la confortable maternité où on ne croise que des futurs parents heureux….) m’épuisent et me stressent énormément. À chaque fois, c’est le même scénario : l’infirmière contrôle mon cahier de glycémie où je dois noter scrupuleusement ce que je mange, où je dois reporter toutes mes valeurs de glycémie, et à chaque valeur un peu élevée, il faut que je fournisse une « explication ». Sachant que chez moi, ce sont les taux de glycémie à jeun qui déraillent un peu, qu’est-ce que je dois dire ? Non, je ne me lève pas la nuit pour m’empiffrer de bonbons, donc non, je ne sais pas pourquoi mes taux à jeun sont élevés (voire plus élevés que les taux 2h après le repas !). D’ailleurs, moi je pensais qu’au contraire, c’était à la diabétologue de m’expliquer tout ça, non ? Mais après la première journée d’hospitalisation, je ne l’ai plus recroisée qu’en coup de vent, et même si l’infirmière est plus disponible, elle n’arrive pas toujours à répondre à toutes mes questions.

J’angoisse pour mon bébé, pour moi dans 15 ans. Je stresse, je culpabilise, je me fais des nœuds au cerveau…

Et finalement, la sanction tombe : comme le régime ne change rien à mes taux à jeun (normal !), j’ai donc droit aux piqûres d’insuline, celles du soir pour que l’insuline puisse agir tout au long de la nuit et réguler mon sucre jusqu’au matin. Je dois ajuster moi-même les quantités d’insuline en fonction de mes résultats de glycémie : à chaque nouvelle valeur hors des normes, je vis ça comme un échec.

Je pleure régulièrement, parfois d’épuisement, parfois sans raison. Il faut une sacré organisation pour ne pas s’isoler et continuer à avoir une vie sociale à peu près normale : quand on sort ou qu’on est invité chez des amis, il faut que je prévoie ma nourriture ou que j’explique la situation pour prévoir le coup et peser mes portions.

Les fêtes de famille sont un vrai calvaire quand je vois passer les pâtisseries et autres délices sans pouvoir y toucher. D’autant plus que j’ai droit à des remarques à n’en plus finir : « Tu sais, tu devrais faire quelques écarts, tu peux te le permettre vu ton poids, ce n’est pas ça qui va te faire du mal ! ».

Non, en effet, à moi ça ne va pas faire de mal, d’autant plus que mon poids, là, tout de suite, maintenant, je m’en moque éperdument. Par contre, ça risque de faire du mal à mon bébé, peut-être pas tout de suite, mais probablement à terme. Alors laisse-moi m’occuper de ma santé et de celle de mon enfant et ne parle pas de choses que tu ne connais pas !

Ou encore « À mon époque, on ne le détectait pas, et on était fière d’avoir un gros et beau bébé ! ». Oui, comme tu dis, à ton époque. Mais justement, on n’est plus à ton époque, alors, sans entrer dans la polémique « trop de suivi médical » Vs « c’était mieux avant », j’ai juste envie de crier : « Laissez-moi tranquille ! ».

Bref, je ne vais pas continuer comme ça la liste de mes lamentations, je crois que tu as compris mon état d’esprit…! À présent, avec le recul, je me rends bien compte que ma réaction était disproportionnée, mais parfois, on ne se contrôle pas, et certaines angoisses paraissent insurmontables, parce qu’à ce moment-là de notre vie, on n’est pas capable de les gérer. C’est vraiment ce qui m’est arrivé pendant ce dernier trimestre de grossesse.

Heureusement, mes copines de bidon me remontent le moral : entre les encouragements, les petits gestes sympas (« Je voulais faire un gâteau pour qu’on le partage toutes ensemble à la fin de notre séance de sophrologie, puis je me suis rappelé que tu devais faire attention, alors on remet ça à la fin du mois, quand on aura toutes accouché ? »), je suis bien entourée. D’ailleurs, en voyant quelques copines souffrir d’autres maux de fin de grossesse, je me rends compte que parfois, le corps n’arrive pas à tout gérer, mais que ça arrive aussi à d’autres et que ce n’est pas si grave.

J’essaie de me concentrer sur les aspects positifs : je suis toujours en grande forme physiquement (je réussis même à reprendre un peu de poids, malgré mon régime très frugal !), je continue à être active, à dormir pas trop trop mal (malgré mes fameuses insomnies de fin de nuit, entre 4h et 6h du matin), et malgré la chaleur de ce début d’été, je ne souffre pas trop de gonflements ou autres réjouissances.

Le moral remonte tout doucement au fur et à mesure que les semaines passent. Les dernières semaines avant le début du congé maternité, je me sens de mieux en mieux : je commence à arriver à mettre de côté le stress du boulot, à lâcher prise et à accepter que je n’aurais pas tout fini avant de partir en congé. Mais que ce n’est pas si grave, que le boulot m’attendra gentiment pour mon retour.

Au cours du dernier mois, le suivi médical s’intensifie, toujours à cause de ce fichu diabète. Cette fois, c’est toutes les semaines que je dois retourner à la maternité, pour un monitoring du cœur du bébé. Les résultats sont satisfaisants et la sage-femme qui me suit est adorable. Enfin quelqu’un qui pose un regard bienveillant sur mes résultats de glycémie. Ses quelques petites remarques me touchent énormément : « Je vois que vous n’avez aucune valeur au-delà des seuils, vous pouvez être drôlement fière de vous ! », « Quelle chance il a, ce petit bout, d’avoir une maman aussi appliquée », etc. Ça me regonfle à bloc !

Le temps passe, le début du mois d’août arrive et ma super sage-femme part en vacances. Sa remplaçante est un peu moins à l’écoute. En récupérant mon dossier à 10 jours de la date prévue d’accouchement, elle m’annonce que mon bébé est déjà bien gros, et que d’après elle, l’équipe médicale va vouloir me déclencher.

Quoi ?! Mais non, je ne veux pas, moi… Bon d’accord, c’est sûr que ça réglera la question de comment se rendre à la maternité, mais bon, c’est pas ce qui était prévu dans mon petit crâne….

J’en parle à la sage-femme qui me fait des séances d’acupuncture, et elle propose de me faire deux séances de préparation à l’ouverture du col. À 2 jours de la date prévue pour le déclenchement, pas de changement en vue…

Je crois que je ne vais pas y échapper finalement !

Et toi ? Tu as dû faire face à un diabète gestationnel ? Tu as eu du mal à le gérer ? Ton entourage était compréhensif, ou avait tendance à en rajouter une couche ? Comment te sentais-tu ? Raconte !

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Commentaires

13   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie

Ta série d’articles est très intéressante. C’est vrai que les gens ont tous leur avis sur la question de la grossesse (mais si tu peux boire un peu d’alcool, mais non, mais tu devrais, ou pas, ça ne va pas faire de mal, ou si, etc.) et ne se rendent pas forcément compte que la future maman est déjà abreuvée de nombreux conseils et que ben… En général c’est l’avis du corps médical qui prime donc dire l’inverse de ce que les médecins préconisent c’est juste énervant.

J’avoue qu’avant de venir lire sur dans-ma-tribu j’ai déjà dû sortir ce genre de remarques horripilantes comme si j’en savais quoi que ce soit, du coup maintenant je me suis promis de ne plus JAMAIS dire à une future maman que « quand même, je pense que ce n’est pas ça qui va… [compléter par la mention au choix] ».

le 28/02/2015 à 09h49 | Répondre

Julie

Comme cela fait du bien de lire ton témoignage ! Moi aussi je fais du diabète gestationel et à part mon mari, peu de gens ont compris mon « état » quasi-dépressif pendant les deux premières semaines à devoir gérer ca… Les larmes après chaque contrôle de glycémie au résultat trop élevé et même en cas de contrôle correct parce que j’avais faim !!!
Les petites réflexions sympas à Noël quand j’ai remercié la gd mère de mon mari pour son merveilleux repas : »oh de toute façon toi tu n’as rien mangé ! »

Merci en tout cas car grâce à ton témoignage on se sent moins seules.

le 28/02/2015 à 18h43 | Répondre

Louna

Oh ma pauvre ! Oui, je sais que c’est dur et qu’on est souvent mal comprise par l’entourage. Je pense que seul mon mari a vraiment réalisé mon état psychologique. Peut-être aussi mon amie de toujours (vraie gourmande, comme moi !), qui est venue passer une semaine à la maison juste après l’annonce du diagnostic. Elle me voyait pleurer comme toi, après chaque contrôle de glycémie au résultat trop élevé…. Elle m’a aidée à me poser les bonnes questions : « Pourquoi est-ce que ça m’angoisse tant ? Est-ce parce que j’ai peur pour mon bébé ? Pour moi plus tard ? Est-ce simplement de la frustration ? ». Ça m’a bien aidée à y voir un peu plus clair, même si bien sûr, ça n’a pas fait de miracles : c’était dur jusqu’au bout, et jusqu’au bout, j’ai été angoissée !

Essaie de te concentrer sur les remarques positives : du futur papa, de ton entourage proche, ou de la sage-femme ou du médecin qui te suit. Eux, ils savent les efforts que tu fais pour ce petit bébé.

Courage pour cette fin de grossesse !! Et tu sais quoi, tu peux être drôlement fière de toi !! 🙂

le 02/03/2015 à 10h31 | Répondre

Floconnette

Coucou Louna
J’ai aussi fait du diabète (j’en ai parlé ici d’ailleurs). En réaction, je n’ai fait aucun régime depuis la naissance de mon fils, la honte, je mange du sucre comme une malade en me disant qu’au prochain je devrai me priver à nouveau! JH’ai échappé aux piqûres d’insuline par contre.
En tout cas je te comprends car déjà sans cela, les fêtes ont été un calvaire comme tu le décris, et les remarques « ça ne va pas te faire de mal » je les ai eues également. Pour entretenir une vie sociale dur dur… Mais bon on m’a alitée par la suite donc vie sociale zéro toute façon!
Bref, je pense que c’est bien d’en parler car comme tu le dis c’est « bénin » mais on a l’impression que le ciel nous tombe sur la tête oui. Après ma journée d’hospi pareil je me suis sentie déprimée!!! Et j’avais honte par rapport àc elles qui, elles, ont des choses « graves » !
C’est bien qu’on en parle!
J’avais trouvé le blog de Maman Alitée que j’avais bien aimé, et ça parlait un peu diabète aussi. En tout cas moi tout ça m’a achevée un peu plus chaque fois. Diabète vers 24SA, puis alitement à 33SA, puis pré éclampsie à 38Sa, j’en avais MARRE ! Pourquoi MOI? 😉

Donc n’ai pas de honte à avoir déprimé, c’est normal je dirais!

le 28/02/2015 à 19h12 | Répondre

Louna

Coucou Floconnette,
Oui, je sais bien, et ton article à ce sujet m’avait déjà fait beaucoup de bien à l’époque ! Merci ! 🙂
Par contre, j’avais eu un peu honte quand j’avais vu la suite pour toi, avec les pépins de santé qui n’ont cessé de s’enchaîner….

Mais comme tu dis, même lorsque c’est bénin, ça peut sacrément affecter notre moral de pauvre petite primipare perdue et épuisée. Alors même si je n’avais pas prévu de faire un article entier là-dessus, je me suis retrouvée à déballer un sac bien plus grand que je ne pensais, et j’ai vu que cette histoire m’avait beaucoup marquée.

Oui, il y a des choses bien plus graves liées à la grossesse, mais ça n’empêche pas qu’on peut avoir du mal à surmonter des difficultés bénignes, et que dans ces cas-là, rien de tel qu’un témoignage pour savoir qu’on n’est pas seule ! 😉

Et comme pour toi, j’angoisse énormément en cas de deuxième grossesse. Déjà que j’ai la « chance » d’être fliquée en continu par ma gynéco, je sens qu’on va me le détecter dès les 1ers mois et que ça va être l’enfer ! 🙁
Et moi non plus, je n’arrive pas à me résoudre à faire à nouveau attention maintenant que la santé de mon bébé n’est plus en jeux. Le revers de la médaille, c’est que je ne me suis toujours pas réconciliée avec mon corps : dur, dur….

le 02/03/2015 à 10h45 | Répondre

Urbanie

Je ne souffre pas (encore?) de diabète gestationnel (je dis ça parce que, à cause de mes nausées, je n’arrive plus à manger que des trucs bien sucrés…), mais je comprends parfaitement le sentiment d’isolement et la dépression que tu as vécue.

Moi je souffre d’autre chose (l’hyperémèse, les nausées très sévères de grossesse) et cela fait maintenant 2 mois que je n’ai plus vu personne, ni amis, ni famille, que je suis clouée au lit toute la journée, et surtout que je souffre physiquement. Moralement, c’est parfois difficile. Pourtant, je suis comme toi, du genre plutôt positif et pas à me lamenter sur mon propre sort… mais tant qu’on a pas connu la « maladie » pendant la grossesse et les angoisses liées, je crois que c’est difficile de comprendre ce par quoi on passe émotionnellement.

le 28/02/2015 à 19h26 | Répondre

Louna

Oui, je viens de voir ton témoignage : tu as été sacrément gâtée en ce début de grossesse ! 🙁

Et je te rejoins sur ce que tu dis : effectivement, une « maladie » de grossesse est quelque chose de vraiment particulier. Est-ce parce qu’on est plus fragile psychologiquement quand on est enceinte ? Est-ce parce que la peur pour notre bébé prend le dessus ?
En tous cas, je me suis comme toi rendue compte que ce n’est pas facile, ni pour soi ni pour notre entourage, de comprendre nos angoisses et nos pérégrinations émotionnelles….

Bon courage pour la suite !

le 02/03/2015 à 10h48 | Répondre

Madame Coeur

Je suis enceinte de (seulement) 3 mois et j’ai appris vendredi que je faisais du diabète gestationnel! D’un côté je me dis qu’il y a pire, que mon bébé va bien et que c’est tout ce qui compte et d’un autre… je stress énormément! Mon rendez-vous avec l’infirmière et la diététicienne n’est prévu que dans 15 jours et d’ici là… Je ne sais pas trop comment adapter mon régime alimentaire! Enfin, je mets en place tout ce que je pense être bon et on verra… Quoi qu’il en soit, j’ai DÉJÀ eu droit ce week-end à « mais si une part de gâteau ne va pas te faire de mal » alors j’imagine ce que ça va être pendant LES 6 MOIS A VENIR!!!

le 02/03/2015 à 11h48 | Répondre

Louna

Oh Madame Cœur, je suis désolée pour toi, et je comprends tout à fait ton stress, surtout si tu n’as pas encore eu toutes les explications. Tu y verras déjà plus clair après tes rendez-vous avec l’infirmière et la diététicienne.
Et oui, comme tu dis, ça va être dur pendant les 6 mois à venir…. Mais comme tu dis aussi, il y a pire, donc il ne faut pas te laisser abattre, te laisser atteindre par ces remarques blessantes, même si les personnes qui les disent n’ont pas de mauvaises intentions.

En ce qui concerne le régime à mettre en place avant tes rendez-vous, moi on m’avait précisé de ne pas encore commencer à changer mes habitudes alimentaires avant ma journée d’hospitalisation, mais c’est vrai que je n’avais que 3 jours à attendre entre le diagnostic et la prise en charge (et je sais, c’est mal, mais j’en avais profité pour faire une soirée crêpes : aïe aïe aïe !!). Je suppose que si on ne t’a pas donné de consignes particulières c’est qu’il faut que tu attendes sans trop te prendre la tête (oui, je sais, facile à dire….) avant d’avoir les détails adaptés pour ton régime ? Peut-être peux-tu en discuter (si tu en éprouves le besoin) avec ton gynécologue ou le médecin qui t’a suivi pendant ces 3 premiers mois ?

Enfin, surtout, ne culpabilise pas, ni pour le diabète (ça a été mon cas pendant presque 1 mois….), ni pour le fait que tu te sentes stressée ou déprimée. Oui, je sais, c’est facile à dire !

Je t’envoie pleiiiiiiiiiiin de courage pour la suite de ta grossesse !

le 02/03/2015 à 13h45 | Répondre

Nathanaëlle

Justement il ne faut rien changer pour l’instant à ton régime alimentaire d’ici le rdv, pour savoir de quelles glycémies de base tu pars… on est pas toutes égales devant le diabète, certains sont faciles à équilibrer avec le régime, d’autres non… et surtout ce n’est pas grave d’avoir quelques glycémies hors des clous, c’est la régularité dans le temps qui est importante… Bon courage en tout cas !

le 02/03/2015 à 16h08 | Répondre

Nathanaëlle

J’aimerais apporter mon témoignage également, j’ai fait du diabète comme beaucoup lors de mon dernier trimestre, et je voudrais juste dire que moralement je l’ai facilement accepté. Il est vrai que je travaille à l’hôpital donc l’environnement ne m’était pas inconnu. Je précise aussi que je n’ai pas eu de journée d’hospitalisation mais des ateliers en groupe avec une diabéto, une infirmière d’éducation thérapeutique et une diétiéticienne ; je pense que cela aide aussi beaucoup de discuter avec d’autres mamans, surtout que dans le groupe il y en avait plusieurs qui en avaient fait lors de leurs précédentes grossesses, leur retour d’expérience était très intéressant, et je me suis rendue compte en plus que j’étais une des plus chanceuses car je n’avais plus que 2 mois et demi de régime à tenir.
Il n’y a pas à culpabiliser, c’est comme ça c’est tout, ça demande un peu à s’adapter, mais j’ai réussi à continuer à sortir au resto ou chez des amis, j’ai trouvé mon entourage très compréhensif. Je passe mon HGPO de contrôle la semaine prochaine, je croise les doigts pour que tout soit normal !

le 02/03/2015 à 16h18 | Répondre

Louna

Oui, c’est peut-être plus facile quand ça se passe sous la forme d’ateliers de discussion autour du diabète plutôt que d’une vraie hospitalisation à la journée.
Par contre, en ce qui me concerne, moi j’étais parmi les plus « malchanceuses » comme tu dis : diabète détecté plutôt tôt, pas d’évolution avec le régime, donc piqûres d’insuline obligatoire. Du coup, les discussions avec les autres futures mamans ne m’ont pas trop réconfortée !

Et comme en plus de ça, comme je suis plutôt du genre sportive et mini-portion, je me prenais tout le temps des remarques (également du corps médical pas spécialisé en diabéto) du genre : « Mais vous avez mangé très sucré pendant votre grossesse ? », « Vous mangez beaucoup de féculents, vous buvez des sodas ? ». Et j’avais beau répondre non à toutes ces questions (qui me faisaient culpabiliser), j’avais droit à des regards étonnés voire désapprobateurs : pas facile à vivre ! Alors que comme tu dis, on n’est pas toutes égales devant le diabète !

En tous cas, bonne chance pour ton HGPO de contrôle de la semaine prochaine ! (la mienne m’a encore valu un gros épisode de stress…. 🙁 )

le 02/03/2015 à 16h54 | Répondre

Anne

Merci pour ce post. Ça fait du bien de partager les expériences de futurs mamans.
J’entame les 2.5 mois qui me restent avec du diabète. Cela fait 15 jours que je contrôle mon insuline et je ne comprends vraiment pas comment le taux peut être si élevé alors que j’ai tout diminué. J’aurais aimé qu’on le dépiste avant car j’ai pris 14 kg en 7 mois alors que je soutenais mordicus à ma gynéco que non je ne m’ empiffrai pas de schokobons toute la journée. Ce qui me déprime c’est plutôt d’imaginer que le bébé puisse avoir des problèmes de santé.
RDV avec le diabéto lundi matin, ça s’annonce pas top

le 11/03/2015 à 13h31 | Répondre

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