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Ma deuxième grossesse…


Publié le 9 septembre 2019 par Claire Gezillig

Aujourd’hui, je suis à 34 semaines de grossesse et j’écris enfin ici à ce propos. Je peux blâmer le temps qui manque vraiment pour écrire (moi qui étais tellement régulière dans l’écriture d’articles avant) mais si cela est vrai, ce n’est pas tout.

La vérité c’est que mettre des mots sur cette grossesse a été compliquée.

La grossesse en elle-même se passe plutôt bien : bébé va bien, mon premier trimestre a été plus facile que pour ma pucinette (heureusement) et je me rends bien compte de la chance de n’avoir aucune complication médicale et un ventre pas qui fait penser à tout le monde que je suis plus à 4 mois qu’à bientôt 8…

Mais cela n’empêche, j’ai eu vraiment des difficultés à bien vivre cette grossesse et des gros moments de désespoir. Et comme j’ai l’habitude d’être honnête avec toi, je me suis dit qu’il fallait que je m’y mette et que je vienne te raconter ça (ça te rassurera peut-être si tu es dans le même cas que moi).

Allez, c’est parti !

Crédit photo (creative commons) : Pexels

Une grossesse non planifiée

Cette grossesse est une surprise. Je dirais qu’elle est désirée mais non planifiée. Disons que vraiment, les probabilités, c’est tellement peu de fiable parfois par rapport à la vraie vie…

Après avoir désiré très fort être enceinte pendant de nombreux mois pour ma petite fille, c’est très étrange de se découvre enceinte « par accident ».

Ce qui a été difficile à gérer, c’est qu’en apprenant ma grossesse – que j’ai su avant d’avoir fait un test, vraiment super tôt comme une évidence… – je n’ai pas paniqué, et j’ai surtout ressenti du bonheur. On commençait à se poser la question du deuxième et même si au niveau organisation, on ne voyait pas cela arriver de suite, l’idée devait commencer à faire son chemin. Et puis, surtout, j’ai appris cette nouvelle la même semaine que la diagnostique de cancer très alarmant de ma belle-mère ; j’y ai vu un signe de la vie qui m’a fait du bien ainsi qu’à mon mari et sa famille (on l’a dit tout de suite à ses parents du coup…)

C’est plus tard, quand l’organisation est devenue compliquée, quand ma fille a arrêté de bien dormir la nuit, quand les maux se sont multipliés, quand j’ai réalisé que je n’étais pas prête à mettre à nouveau mon corps complètement au service d’un petit être dépendant de moi, c’est à ce moment-là que j’ai eu des crises de pleurs, de panique à l’idée que cet enfant vient chambouler ma vie, là, comme ça, sans que nous l’ayons vraiment décidé.

Ça et la culpabilité de ne pas l’avoir désiré au plus profond de moi comme sa grande sœur. Et l’autre, la culpabilité de ne pas pouvoir être la mère que je souhaiterais être pour ma choupinette, trop prise par la fatigue et les maux de grossesse.

À moins de deux mois de mon accouchement, je sais que cet enfant, je vais l’aimer immensément, qu’il sera unique et merveilleux, que le fait que l’histoire de sa conception soit différente n’est finalement pas importante.

Et puis, j’ai 15 mois de différence avec mon frère et on a (eu) une relation trop chouette, je fais sans doute un beau cadeau à mes deux enfants.

Et comme on est bien parti pour s’arrêter à deux (et on va tout faire pour éviter une nouvelle surprise), comme dirait mon mari « si tout va bien, c’est la dernière fois que tu as à vivre les désagréments de la grossesse ! »

Être enceinte, c’est pas mon truc ?

Ce n’était pas facile la première mais j’ai l’impression que la deuxième encore moins ! Ai-je juste oublié ? Est-ce du au fait que ce n’était pas attendu autant ? Est-ce parce ce qu’il y a une future grande sœur à gérer ?

En tout cas, ça me parait dur !

Le premier trimestre a été plus facile, j’ai beaucoup moins vomi et beaucoup moins eu besoin de dormir même si c’était pas non plus la plénitude, loin de là – nausées, vertiges, douleurs ligamentaires étaient encore bien là.

Mais le deuxième trimestre a été plus dur : j’ai commencé à avoir mal partout (douleurs comparables à celles du troisième trimestre la première fois), j’ai eu besoin de faire la sieste pour tenir le coup (ça m’est même arrivé au boulot).

Nous avons déménagé et ça a grandement perturbé le sommeil de ma fille, on a du passer des heures à la rassurer le soir et se relever un nombre incalculable de fois la nuit. Je me demande encore comment on est tous les trois sortis vivants de cette période bien difficile. J’ai tellement pleuré d’épuisement et pourtant mon mari a tout fait pour prendre bien plus que sa part…

Après deux mois, la situation de sommeil de la grande s’est arrangée, actuellement, elle s’est aussi mise à marcher, ce qui soulage beaucoup mes douleurs au dos, au ventre etc.

Les hormones de la déprime

Enfin, je crois que les hormones de grossesse me chamboulent grandement. Moi si positive, si optimiste de nature, je broie du noir, je vois le négatif, j’ai envie de pleurer pour rien. D’ailleurs, j’ai pleuré et fait des crises de ras-le-bol pour des broutilles ou juste parce que je n’en pouvais plus d’être enceinte, d’avoir mal au bas du ventre, au dos, au pelvis.

On entend de plus en plus parler de dépression post-pratum mais il existe aussi une dépression prénatale. Et je crois que je n’en suis pas passée loin.

Accepter que je n’aurais jamais une grossesse épanouie ?

Au milieu de tout ça, j’ai du faire la paix avec l’idée que non, je n’aime pas être enceinte alors que intellectuellement, j’aimerais tellement… Je trouve tellement magique cette idée de la vie qui grandit en soi. Du fait que depuis le monde est monde, les femmes portent les bébés en leur ventre pour les mettre au monde.

Je ne veux pas croire que c’est une maladie… Je voudrais le vivre naturellement, sereinement. Mais je n’ai pas choisi. Et peut-être que pour être dans mon trip de nuage rose plein d’hormones de miracle de la vie, il faudrait pouvoir et accepter d’avoir une vie différente pour 9 mois, une vie où tout le reste est entre parenthèses pour vivre au rythme de la grossesse et de la vie qui grandit. Je ne le pouvais pas.

Je suis en phase d’embarquement

Si aujourd’hui, il m’est plus facile d’écrire là-dessus, c’est sans doute parce que je suis enfin arrivée à la phase où j’embarque pour ce fameux voyage d’acceptation de la naissance à venir qui met tout le reste dans un fond flou…

Je travaille encore (pour 10 jours environ officiellement et en allant au travail – je sais que je continuerai de travailler si j’ai un peu d’énergie jusqu’à mon accouchement) mais c’est comme si les problèmes et les questions du travail étaient devenues moins importantes. Elles occupent peu mon esprit, je fais parce que je dois faire mais je suis tournée vers un autre but.

Sans doute logiquement, les douleurs me paraissent plus facilement supportables, j’accepte de marcher lentement, de ressembler à un vieux canard boiteux, j’écoute plus mon corps et je squatte mon canapé autant que cela est possible.

Et je pense à mon accouchement, j’ai tellement hâte de revivre ça ! Je lis plein de récits, j’en parle avec mon amoureux, je rêve…

Et je caresse mon ventre en parlant enfin vraiment à mon petit chouchou à venir.

Je sais que les prochaines semaines risquent d’être complexes, l’attente pour ma première grossesse à l’approche de la DPA de mon aînée a été difficile.

Mais je suis contente de ressentir enfin quelque chose de la joie d’être enceinte – que je n’avais qu’aperçu au tout début de cette grossesse. Mais surtout la joie d’être en paix avec la merveilleuse idée : bientôt, je vais renaître mère… En route pour de nouvelle aventures !

Et toi, grossesse épanouie ou difficile ou les deux ?


Nouveauté de cette rentrée 2019 : de nouvelles chroniques seront publiées tous les jours, du lundi au dimanche, à 7 heures sur Dans Ma Tribu. Ne manque pas le rendez-vous ! 🙂

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Commentaires

18   Commentaires Laisser un commentaire ?

Virg

« Renaitre mère » magnifique expression <3

Je croise les doigts pour que la suite se passe bien. Effectivement, à te lire, la grossesse ne fait pas du tout envie mais je me demande aussi si ce n'est pas l'effet grossesse surprise. Quand on l'attend, ça équivaut un peu à une préparation mentale. C'est un délai que tu n'as pas eu. En plus, le corps se souvient de tout, ta première grossesse étant récente, ça a peut-être amplifié les choses ?

le 09/09/2019 à 08h44 | Répondre

Claire Gezillig

ah clairement, je l’aurais sans doute mieux vécu si je m’étais sentie prête à remettre ça et l’avais décidé, je pense…
Mais on ne choisit pas toujours tout et finalement, maintenant que mon chouchou est là, ça va plutôt bien 🙂

le 09/09/2019 à 20h47 | Répondre

Nathalie (voir son site)

Je n’aurais jamais pensé aux dépressions prénatales, mais maintenant que tu mets un mot dessus ça me paraît évident que ça existe. Merci de cette sensibilisation !

J’ai l’impression que le 2eme enfant arrive souvent avec un tas d’émotions mélangées. Je me suis toujours imaginée avec 2 enfants (parce que j’ai 1 frère, parce que je pense qu’une fratrie c’est une chance notamment quand les parents vieillissent mais pas que) mais les choses ne se sont pas vraiment passées comme prévu ! Déjà avant la séparation je paniquais à l’idée de devoir ajouter un 2eme enfant à la gestion quotidienne, devoir de nouveau retrouver mon corps etc. Depuis, j’ai encore évoluer sur les principes qui guident ma façon d’accompagner ma fille et je n’ai pas envie de lutter pour convaincre quelqu’un d’adopter les mêmes principes, ni envie d’assumer autant de charge mentale que pour ma fille, ni tout cela. Mais en même temps, je n’ai pas vraiment fait le deuil d’un 2eme, je regarde les bébés en souriant, je me demande si je serai de nouveau enceinte etc.

Donc c’est hyper ambivalent et je me dis (j’espère en tout cas !) qu’avoir un 2eme sera peut-être aussi évident que la 1ere ? C’est si contradictoire dans ma tête 😆

le 09/09/2019 à 08h58 | Répondre

Claire Gezillig

j’en parlais sans doute dans un futur article mais en effet, le deuxième, ça crée des questions parce que tu ne peux pas te couper en deux, c’est juste impossible et quand on a des prétentions au maternage proximal mais aussi à garder un petit coin de temps, d’énergie, de pensée pour soi (microscopique au début, je dirais), c’est parfois compliqué…
Mais c’est du jonglage qu’on apprend, je pense et puis ça va mieux avec le temps 🙂

le 09/09/2019 à 20h49 | Répondre

Marie

La déprime de grossesse, ça me parle ! J’ai vécu 3 premiers trimestres de grossesse et à chaque fois, je broyais du noir, j’étais déprimée… la première fois je ne pensais pas du tout que ça pouvait être un symptôme lié à mon état, je me culpabilisais beaucoup !!! Et puis le changement hormonale du 2e trimestre a été tellement flagrant chez moi, que la grossesse suivante j’avais bien compris le truc ;-). J’essaie d’en parler autour de moi parce que c’est rassurant de le savoir. Les fois suivantes je ne me faisais pas de noeuds au cerveau (pourquoi je suis triste, est-ce que je veux vraiment cet enfant, est-ce que j’aime vraiment mon mari ???) pour essayer de comprendre ce qui n’allait pas, je savais que c’était hormonal et que ça passerait tout seul.

le 09/09/2019 à 10h00 | Répondre

Claire Gezillig

ça me fait vraiment penser qu’on en parle pas assez du coup… Parce que oui, parfois, les hormones sont des salopes 😉 (je suis en manque de sommeil, je n’ai pas de filtre lol)

le 09/09/2019 à 20h51 | Répondre

Raphaelle

Je te trouve hyper courageuse, ça a dû être vraiment dur à vivre.. si je retombais enceinte je pense que je serais vraiment comme toi en mode « au moins c’est la dernière fois que je dois subir ça »! Par contre ça me serait plus difficile d’entrevoir la délivrance : j’ai moi aussi très mal vécu ma première grossesse (9 mois de nausées, vomissements, contractions et maux de dos non stop) mais j’ai aussi mal vécu mon accouchement (36h de travail et des suites de couches interminables et hyper douloureuses) ainsi que les 3 voir 4 premiers mois avec mon nourrisson (allaitement pas épanouissant et douloureux, niveau d’épuisement physique et mental presque inhumain). Du coup retomber enceinte ce serait me dire : « dans 1 an (!) ça ira mieux « ! ca fait un peu peur..

le 09/09/2019 à 11h42 | Répondre

Claire Gezillig

oh non, j’imagine ta peur si ça t’arrive… Après, si tu penses à une deuxième grossesse, rien ne dit que ça se passera comme la première. Et tu sais ce qui te fait peur, donc tu peux t’y préparer, voir comment cela pourrait se passer mieux etc.
(Je vis beaucoup mieux les premières semaines cette fois-ci, si ça peut te rassurer <3 )

le 09/09/2019 à 21h05 | Répondre

Line

Décidément, on a vraiment des parcours similaires à quelques mois près ! Depuis que je te suis sur Mademoiselle Dentelle, tous tes articles font écho à ce que je vis et je te comprends tellement. Avec mon mari, on a décidé de laisser faire la nature après la naissance de notre petit gars en novembre 2017. Je suis tombée enceinte un peu par surprise, comme toi, et le terme est pour début novembre, pile deux ans après le premier. J’ai aussi eu de la peine à me mettre dans l’ambiance « bienheureuse » de la grossesse… Etre enceinte est une corvée, faut bien passer par là, mais j’y prends pas spécialement plaisir… Et ayant allaité jusqu’à le début de ma deuxième grossesse, je n’ai pas non plus eu le temps de me réapproprier mon corps…
Je pense qu’en tant que femmes « actives », on a probablement plus de peine à se laisser vivre au rythme de notre grossesse. Personnellement, j’ai vraiment de la peine à m’autoriser à être au ralenti et moins productive, ça m’énerve !
Finalement, je pense que c’est ça d’être jeune parent, on est crevé, à côté de nous-même et difficile de satisfaire nos besoins… C’est une phase à passer mais je me dis qu’il faut garder en tête nos objectifs : une famille unie avec plusieurs enfants. Même si le chemin est difficile (et certains jours plus que d’autres, surtout quand on a peu dormi…).
Je te souhaite une belle fin de grossesse et rencontre avec votre deuxième enfant. 🙂

le 09/09/2019 à 12h57 | Répondre

Claire Gezillig

je suis totalement d’accord sur tous les points avec toi, le fait de ne pas m’être mis au rythme de la grossesse, le long allaitement qui fait qu’on ne s’est pas réapproprié son corps…
Pour ma part, ça va tellement mieux depuis que bébé est là (même si ce n’est pas toujours facile…), je te souhaite la même chose <3

le 09/09/2019 à 20h45 | Répondre

Croco

Je crois que tomber enceinte avec un enfant qui ne marche pas encore, c’est clairement très mauvais pour le dos ! J’ai moi aussi eu beaucoup plus mal (et beaucoup plus tôt) pour ma dernière grossesse. Ce n’est allé mieux que quand j’ai arrêté de travailler et que j’ai pu passer plus de temps allonger (et prendre le temps d’aller chez l’ostéopathe).
Mais bon, une fois qu’ils sont là on oublie tout (jusqu’à la grossesse suivante).

le 09/09/2019 à 22h21 | Répondre

Flora

La dépression prénatale je suis convaincue qu’elle existe pour l’avoir vécue… Je n’ai jamais été aussi misérable que sur la fin de ma dernière grossesse. Je crois que c’est vraiment ça, peut-être que la grossesse n’est pas si naturelle pour certaines.
En tout cas j’ai hâte d’avoir mon deuxième bébé et de tirer un trait définitif sur cette période qui ne me manquera pas !

le 10/09/2019 à 10h30 | Répondre

Claire Gezillig

courage <3
(je viendrai relire cet article si l'envie d'un troisième me prend… Le fait que j'ai des accouchements de rêve et que j'aime beaucoup l'accouchement et les premières semaines aident à "oublier")

le 11/09/2019 à 11h45 | Répondre

Maud (voir son site)

Félicitations pour cette 2e grossesse !
J’ai du louper l’article où tu l’as peut être annoncé :/

Pour moi la 2e a été plus dur à supporter que la 1ère que j’avais adoré. Et pareil, la 2e fût une surprise. Je le voulais très fort mais j’avais aussi peur que l’on se lance officiellement dans les essais et mon mari me disait qu’on avait le temps (au final, 30 mois d’écart entre mes deux filles)
Donc moi c’est plutôt les 2ers mois de grossesse où j’ai eu du mal à accuser le coup malgré le fait que mon inconscient le voulait très fort !

Je te souhaite un bel accouchement 🙂

le 10/09/2019 à 11h07 | Répondre

Claire Gezillig

J’ai accouché il y a peu. Je suis en train d’écrire à ce propos mais le temps rédaction / publication est un peu long en ce moment 😉
Merci des félicitations

le 11/09/2019 à 11h53 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

Quel magnifique texte ! J’aurais tellement voulu ressentir tout ça ! La déprime prénatale je connais, et c’est dommage qu’on en parle pas autant que de la dépression du post partum

le 10/09/2019 à 12h08 | Répondre

Lumi (voir son site)

Ton article me touche beaucoup car je rêvais d’enfants rapprochés, mais la nature en a décidé autrement !
Je mesure cependant la pénibilité que peut avoir une nouvelle grossesse quand on s’est finalement à peine remise de la première.
Je suis contente que ça aille mieux maintenant que ton deuxième enfant est né et je vous souhaite beaucoup de bonheur tous les quatre.

le 10/09/2019 à 19h02 | Répondre

La Piu

Bravo et merci de parler de cet état dépressif durant la grossesse. Je crois aussi qu’il n’est pas (assez?encore?) reconnu par les personnes qui accompagnent. On met tout ca « sur le compte de (ces saloperies) d’hormones » et basta. Mis à part les maux physiques provisoires, qu’on devrait accepter sans trop broncher, la grossesse ne devrait être que plénitude… une parenthèse… oui c’est une (grosse) parenthèse, mais la société ne nous offre pas la possibilité de la vivre comme telle. Il faut continuer à turbiner comme d’habitude au boulot. Le statut enceinte ne semble être reconnu qu’à la taille de notre ventre, et encore…
Plutôt lucide sur mes émotions et sentiments, j’ai tjs pensé vivre une dépression durant ma 2e grossesse. Le personnel médical a tjs mis ça « sur le compte des hormones » pourtant j’étais complètement amorphe (hypersomnies et insomnies bonjour bonsoir) et métamorphosée dans mes pensées, lesquelles se sont révélées très sombres. Et ce, quand bien même physiquement je me sentais bien et épanouie dans mon corps. Mais surtout que j’avais déjà un lien fort avec ce bébé. C’est ça qui m’a sans doute sauvée et aidée à tenir le cap… J’ai vécu une pressiob au boulot. Mes chefs n’ont pas accepté mes grossesses rapprochées (20mois) et me l’ont fait payer (voulaient m’envoyer en formation super loin, m’ont mis des horaires et conditions de travail inadaptées). Bref, on est tjs plus lucide une fois plus enceinte. Lune chose est sûre, lorsque bébé 3 sera en route c’est MOI qui fixerai les règles car je veux être en adéquation avec ces émotions, ces projections mentales. Ma sans doute dernière grossesse on ne me la volera pas !!

le 13/09/2019 à 04h19 | Répondre

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