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Mon long cheminement pour accepter de devenir mère


Publié le 3 décembre 2016 par Little-lys

Je ne pensais pas forcément écrire sur la grossesse. Enfin, pas sur la mienne. Mais finalement, le besoin s’est fait sentir de raconter, de mettre par écrit mes peurs, mes angoisses, quelques petits bonheurs aussi, mais surtout beaucoup de petits désagréments.

Mes doutes avant de devenir mère

Crédits photo (creative commons) : Kristina Servant

L’instinct maternel, un mythe à mes yeux

Simone de Beauvoir disait : « On ne naît pas femme, on le devient. » Cette affirmation, je peux aisément la transposer à mon état actuel : « On ne naît pas mère, on le devient. » Et je peux même extrapoler ceci aux hommes, et finalement aux couples en général : on devient parents, ce n’est pas quelque chose d’inné.

Certaines femmes pensent que l’instinct maternel va de soi. Que dès la grossesse, on accepte le fait de devenir mère, que l’instinct maternel apparaît et qu’on aime déjà son enfant à naître. J’ai quelques doutes là-dessus. Non pas que je ne sois pas heureuse d’avoir un enfant, mais je ne l’ai pas encore rencontré, on ne vit pas encore vraiment ensemble, on ne partage pas des moments de complicité réels. Alors oui, le petit bouge dans mon ventre, il vit, il grandit, se nourrit par le cordon, mais ce n’est que mécanique, un passage obligé. Pour l’instant, ce ne sont pour moi que des échanges « en surface », va-t-on dire.

Certains et certaines, des hommes, des femmes, s’extasient de la grossesse, de ce « miracle de la nature » qui fait que de deux êtres, un nouveau va se former, grandir, naître, puis grandir encore, et devenir un individu comme toi et moi. Mais moi, j’y vois plus un cycle de vie, quelque chose de naturel. Il n’y a rien de merveilleux là-dedans à mes yeux, c’est, dirons-nous, « normal »… ou plutôt, c’est comme ça.

J’ai donc du mal à me projeter en tant que future mère, avec un enfant. Du mal à me dire que je vais enfanter. Je n’étais pas forcément prête au moment où je suis tombée enceinte, et je ne pense pas forcément l’être aujourd’hui… mais peut-on vraiment l’être ? La gynécologue d’une amie qui avait un peu les mêmes peurs que moi lui a dit un jour : « Faire un enfant est un acte inconscient. » (Elle en a cinq, sa gynéco.) Oui parce que finalement, on n’est jamais prêt à accueillir tout l’imprévu que va apporter un si petit être.

Alors, je ne suis pas prête. Mais rendons-nous à l’évidence, je ne le serai jamais parce que, comme dit plus haut, je ne pense pas que ce soit quelque chose d’inscrit dans nos gènes, devenir parents, devenir mère. Seul finalement l’acte de l’enfantement et celui de la gestation le sont. Mais devenir parents, ce n’est pas ça. Ce n’est pas juste mettre au monde un petit être, puis retourner à sa vie habituelle.

Nous nous approchons ainsi de mon deuxième obstacle, sur lequel je travaille aussi…

Un engagement sur le long terme

Le rôle d’enfant est facile. On est tous des enfants. On le sera toujours. Mais nous ne deviendrons pas tous des parents, pour X ou Y raisons, par choix, etc.

Nous sommes nés dans le rôle d’enfant, et nous avons tour à tour aimé et détesté nos parents. Nous avions besoin d’eux pour d’abord nous nourrir, nous habiller, combattre nos peurs, nous prêter des sous pour acheter le dernier CD de notre artiste préféré ou nous emmener à une soirée.

Nous aurons encore besoin d’eux une fois adultes, car on reste toujours les enfants de nos parents. Ils nous accompagneront toujours dans les moments importants de nos vies comme le mariage, les enfants, les déménagements, mais aussi les tristes nouvelles. Un parent, ça ne se remplace pas comme ça, et c’est ce qui donne lieu à des histoires familiales déchirantes et à des manques pour certains enfants.

Nous les avons aussi rejetés, pour apprendre à devenir peu à peu autonomes, puis indépendants. Un peu comme pour nos premiers pas : ils nous aident, nous soutiennent, puis nous les repoussons, pour tenter tout seuls l’aventure de la bipédie. Certaines fois, on se rate, et on finit par se raccrocher à eux à nouveau. Et c’est aussi valable pour toutes les étapes de notre vie. Devenir parents, c’est aussi et surtout ça à mes yeux. C’est un engagement sur le long, très long terme.

Autant c’est moi qui ai fait les démarches et demandes pour que nous nous installions ensemble avec mon copain, autant c’est moi aussi qui lui ai demandé de devenir mon mari, autant c’est lui qui m’a dit un jour, connaissant mon besoin de me préparer en amont à devenir mère : « Maintenant, pour moi, c’est bon : je me sens prêt à devenir parent. » Je le remercierai toujours de m’avoir laissé le temps qu’il fallait pour accepter de changer de statut, de devenir parent à mon tour. (Même si je ne suis toujours pas prête.) J’ai ainsi eu le temps d’y penser, d’y réfléchir, sans pression de sa part.

Mais j’y pensais déjà depuis un moment avant, parce que je ne pouvais pas non plus reporter sans fin ce projet. En effet, je veux avoir des enfants, mais ce n’est pas non plus le but ultime de ma vie. J’ai beaucoup d’autres projets, j’en ai déjà réalisé quelques uns. Et je compte bien en réaliser d’autres. Avoir des enfants fait partie de cette globalité, même si je sais que pour d’autres, c’est un accomplissement. Chacun ses espérances, ses envies et ses buts dans la vie. Je ne jugerai personne sur ce point.

Mais malgré ce temps de réflexion, malgré le fait d’avoir ressenti un jour la balance pencher plus du côté « je suis prête » que du côté « je ne le suis pas », j’ai toujours peur de ça. Peur de devenir parent, parce que c’est un engagement à vie, parce que c’est devenir responsable de quelqu’un, et que c’est lui devoir des choses, à cet enfant. C’est un peu le plus grand engagement que l’on puisse prendre à deux.

Un cycle qui continue

Devenir mère, c’est aussi me mettre face à la vie, au cycle de celle-ci.

Pour moi, donner naissance, c’est changer le statut de mes parents, de ma dernière grand-mère en vie aussi, et le mien. C’est tous nous décaler un peu plus vers la mort. J’aimerais pouvoir vivre dans un monde à la Peter Pan, pour ne pas grandir, avoir toujours le même statut, la même place, et que mes proches aient toujours la leur aussi. Être dans un cycle immuable où personne ne vieillit, ni ne meurt.

J’ai encore du mal à accepter la mort de mes grands-parents, je pense que ça joue beaucoup. J’ai vu mes deux grands-pères s’affaiblir, je les ai vus se rapprocher de la mort, l’accepter aussi sereinement. Mais moi, je ne l’ai pas acceptée, je ne voulais pas les perdre, je n’étais pas forcément prête. Mais bon, on peut difficilement dire à la faucheuse : « Eh oh, tu ne veux pas revenir dans six mois ou cinq ans, que j’aie un peu plus le temps d’assimiler le fait que mes proches vont mourir ?! »

Puis j’ai vu ma grand-mère mourir sous mes yeux. Elle a fait un AVC le soir de l’enterrement de son mari, de mon « pépé », comme je l’appelais affectueusement. Presque toute la famille est passée la voir, nous n’étions plus tous réunis, mais elle a pu tous nous voir sur plusieurs jours à la suite. Je me rappellerai toujours de son regard la veille de l’enterrement, perdu, apeuré, mais en même temps, appréciant notre présence à ma mère et à moi.

Puis le lendemain, un peu le soulagement, et le repos, comme si les tracas étaient passés. La tristesse était toujours là, mais il y avait aussi de la joie, la joie de nous voir tous. Il y a des amis de la famille qui sont passés, elle ne les avait pas vus depuis plusieurs années, son visage s’est illuminé. Elle avait un poids en moins, elle semblait heureuse et soulagée, et c’est à ce moment qu’elle nous a quittés. Avec nous tous présents. Rien que d’y repenser, j’en ai les larmes aux yeux.

C’est la perte des êtres chers qui me fait peur. Je voudrais vivre dans un monde sans écoulement du temps, sans cela. Et avoir un enfant semble changer tout ce monde, cet équilibre, et imperceptiblement amène les pertes dans ce monde que je voudrais immuable. C’est un grand changement, et ça me perturbe.

Mon homme voit plutôt ça comme une continuité, une poursuite de la vie. Nous avons des visions un peu différentes sur ce point. Mais il a raison. Pourquoi ? Parce que nous ne vivons pas dans le Pays Imaginaire, nous ne sommes pas tous des Peter Pan et des enfants perdus qui ne grandissent plus, ne vieillissent pas et surtout, ne meurent pas.

Cet enfant pour moi

Je ne suis pas prête à devenir mère. Je n’ai pas cet instinct maternel. D’ailleurs, je n’y crois pas. Cet enfant n’est pas un but ultime dans ma vie. C’est une étape. Et je dois la franchir. J’apprendrai à devenir mère. Je travaillerai sur mes peurs et mes angoisses parce qu’il le faut, parce que nous ne vivons pas dans un monde figé et surtout, parce que le changement peut aussi avoir du bon.

La douleur ne me fait pas peur. Je n’ai pas particulièrement apprécié le début de cette grossesse, mais aujourd’hui, presque à la fin de celle-ci, je crois enfin être plus rassurée. Écrire, poser des mots sur mes angoisses, même si j’en ai déjà parlé avec des amies proches, mes parents, mon mari, et même une psy, écrire, ça m’aide beaucoup. Peut-être parce que l’on construit différemment son récit, ou parce qu’il en restera une trace. Je ne sais pas, mais ça me soulage et m’aide à être plus sereine sur ce nouvel avenir qui s’esquisse.

Nous serons trois à vivre cet accouchement. Moi parce que je ne peux m’enfuir en laissant les autres le faire à ma place. Le petit être à naître qui, même si je ne le connais pas bien encore, nous apportera beaucoup : joies et peines, sérénité et angoisses, rires et pleurs. Et mon mari, en qui je place toute ma confiance pour me soutenir, nous soutenir, nous rassurer, parce que lui se sent peut-être davantage prêt que moi. Et ensemble, nous apprendrons à devenir parents, et bientôt ce petit être prendra le rôle d’enfant. Nous nous construirons ensemble : ça, je n’en doute pas une seconde.

Maintenant, je crois que je suis enfin prête à te rencontrer, petit bébé, à changer de statut et à bouleverser tout mon monde et toutes mes certitudes. À apprendre à devenir mère.

Et pour toi ? Devenir mère n’a pas été quelque chose qui allait de soi ? Le temps qui passe te fait peur ? As-tu finalement réussi à trouver un apaisement à la fin de ta grossesse ? Raconte-nous…

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Commentaires

28   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie

C’est un bel article qui parlera à beaucoup.

Pour ma part j’ai réalisé assez tôt à cause d’une fausse alerte à la toxoplasmose à quelques semaines de grossesse. Là j’ai réalisé que c’était concrer et que ce petit être j’y tenzis déjà beaucoup et que je serais prête à tout faire pour lui 🙂

le 03/12/2016 à 08h51 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Oui à chacun son cheminement ! J’avais beaucoup de choses dans mon esprit qui ont beaucoup joués sur cette difficulté à appréhender le fait de devenir mère. Et je me projetais sur une chose à la fois pour ne pas perdre pied, donc pendant tout le premier trimestre je ne me focalisais vraiment pas sur la grossesse.

le 04/12/2016 à 10h51 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ton article me touche beaucoup et je le trouve très juste.
Tu as eu raison de poser tes mots, j’espère que cela t’aura aidé à investir ce futur rôle.
Je partage beaucoup de ton ressenti. Moi aussi, je ne crois pas à un instinct maternel inné. Je crois que l’on devient parents et qu’on s’adapte à ce petit être au fur et à mesure de notre vie et en fonction de notre sensibilité aussi.
Et je partage aussi cette peur de mourir et cette peur du temps qui passe. Cela m’a perturbé en début de grossesse et pendant les essais.
Je te souhaite d’être heureuse avec ce petit bébé et que chacun trouve sa place et son rôle mais je suis certaine que tu seras une merveilleuse maman.

le 03/12/2016 à 09h11 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Je crois qu’on partage beaucoup de chose toutes les deux Madame Fleur ^^ !
Merci en tout cas pour tes mots, commentaires etc … Et puis finalement, tu verras, même sans l’instinct maternel inné,on aime quand même plus que tout son enfant et le père ressent exactement la même chose aussi. C’est l’effet : préservation de l’espèce ha ha !

le 04/12/2016 à 10h53 | Répondre

Ars Maëlle (voir son site)

Ton texte me touche, et en même temps m’aide à voir combien ma situation est différente…
Moi qui, étant jeune, ne voulais pas imposer à des enfants un monde et une vie si déprimants, j’ai découvert en observant ma nièce un sentiment d’espoir que je n’imaginais pas, et je me suis dit que donner vie à des enfants et les aider à grandir était pour moi le sens de la vie (c’est peut-être égoïste, je ne sais pas… car l’idée pour moi est comme de planter un arbre : tu es heureux de le voir grandir, parce qu’il portera ses propres fruits qui deviendront aussi des arbres…).
Je n’avais jamais raccroché ça à la question de la mortalité, mais cette année, une amie est morte à 30 ans, nous avons énormément pleuré, et serrer dans nos bras cette autre amie au ventre rond de sa petite fille (née 3 mois après) a pris un sens tout particulier…
2 mois après l’accident, nous avons décidé de nous lancer dans l’aventure de la parentalité, (on attend encore une bonne nouvelle), et, alors que nous sommes plutôt du côté sombre de la dépression en ce moment, je sens combien j’ai envie et besoin d’être portée vers la vie grâce à cette petite graine.
Pour l’instinct maternel inné, je n’y crois pas non plus, par contre je crois à la puissance de l’amour, qui ne donne pas toutes les réponses mais peut nous guider vers les bonnes questions. A mon avis, qu’on se sente prêt ou non, c’est en devenant parent et en découvrant ce que c’est qu’on apprend à l’être…
Je vous souhaite une très belle rencontre et un bel apprentissage réciproque

le 03/12/2016 à 10h17 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Oui effectivement toute la vie n’est qu’apprentissage. On se construit toujours et les enfants, que ce soit les notres ou ceux des autres, nous aident aussi à nous construire. Donc je vois tout à fait ce que tu veux dire avec ta nièce.
Pour le reste : je vous souhaite vraiment une bonne nouvelle prochainement, car la perte d’êtres chers est toujours dur, et l’attente pour la bonne nouvelle, de ce petit être qui viendra enrichir vos vies, peut être dure aussi et cela qu’importe la durée de celle-ci.

le 04/12/2016 à 10h57 | Répondre

Virginie

Ton article sonne vrai à mes oreilles, tes idées sont pleine de bon sens et, finalement, je suis contente de lire ce genre d’article. Je vois tellement de gens faire des enfants pour de fausses bonnes raisons, que je me réjouis de voir qu’il y en a encore pour se rendre compte de ce que cela représente en termes d’engagement et de responsabilité.
Je pourrai ajouter d’autres arguments à ton « plaidoyer » mais j’ai fait la paix avec tout ça et, surtout, j’ai trouvé mon propre chemin avant de tomber enceinte. J’ai aussi laissé le temps à mon mari car, consciente de l’enjeu, je voulais vraiment que ce soit un choix librement consenti. Il a fait le pas et c’est mon curetage d’un œuf clair qui lui a vraiment fait réalisé qu’il était prêt, ce « malheur » a débloqué les derniers verrous.
Quant à l’instinct maternel, je n’y crois plus non plus. Notre espèce est civilisée depuis trop longtemps pour l’avoir conservée. En revanche, je reste admirative des prouesses de Dame Nature, ce qui est donc pour toi « normal » est un petit miracle en soi. Rassure-toi, je suis du genre aussi à m’émerveiller d’une plante poussant à partir d’une graine et autres démonstrations quotidienne de cette « magie » 🙂
Je te souhaite que tout se passe bien, et surtout une très belle rencontre avec votre p’tit bout 🙂

le 03/12/2016 à 10h40 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Oui les prouesses de Dame Nature. Je pleure d’émotions et de joie quand je vois un magnifique levé de soleil ou un beau paysage et à chaque fois je me dis à quel point ce monde est beau, la nature est magique et qu’il faut le découvrir. Et maintenant j’ai hâte de montrer tout ça à notre petit garçon. (qui d’ailleurs est venu depuis peu, un peu plus tôt que prévu ! je pense que l’écriture de tous mes états d’âmes m’a servi à accepter mon futur rôle et aussi a joué sur cette venue un peu surprise).
Après, pour moi, c’est effectivement très important de voir aussi tous les engagements et les responsabilités avant de se lancer dans l’aventure de la parentalité. Mais bon il y a aussi toujours une part d’inconscience aussi, il ne faut juste pas qu’elle soit trop grande !

le 04/12/2016 à 11h02 | Répondre

Les Wikipodettes

Très bel article! Bien écrit, poignant et sincère! Il me parle beaucoup.
Merci!

le 03/12/2016 à 11h13 | Répondre

Tamia (voir son site)

Tes mots sont justes…
Je ne crois pas non plus à l’instinct maternel, je pense qu’être parents ça s’apprend tout au long de la vie, on s’adapte, on s’ajuste à l’enfant (aux enfants)… Belle fin de grossesse.

le 03/12/2016 à 18h17 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Merci ! et la vie est long apprentissage, je suis on en peut plus d’accord !

le 04/12/2016 à 11h04 | Répondre

Banane

Très intéressant!
Je n’ai absolument pas les mêmes idées sur le temps qui passe, la maternité, etc… mais c’est justement ce qui me plaît.
Pour revenir sur le fait de pousser les générations vers la mort, c’est la vie qui s’en charge : je le vois un peu comme un tapis roulant, avec les générations qui arrivent en bout de tapis à tour de rôle, qu’il y en ait d’autres après elles ou pas. (Oui, c’est un peu glauque dit comme ça) 🙂
Bref, je vous souhaite une belle rencontre et d’avoir de beaux moments entre grands enfants au Pays Imaginaire de temps en temps (parce qu’on a officiellement le droit de retomber en enfance face à un petit, c’est aussi pour ça que les anciens aiment les petits bouts)

le 04/12/2016 à 08h57 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Merciiii !
Oui on ira encore au pays imaginaire ^^
Et ton image du tapis roulant me fait bien rire, c’est assez vrai tout de même. La vie c’est le cheminement vers la mort aussi, si on ne naît pas on ne peut pas mourir.

le 04/12/2016 à 11h06 | Répondre

Mlle Mora

Très beau texte, très juste. Je ne crois pas non plus à « l’insinct maternel » à proprement parler. Ce que je crois cependant, c’est que les questions que tu te poses sont essentielles à ton cheminement en tant que mère et t’aideront à le devenir. Ce sont nos enfants qui font de nous des parents, et on apprend toujours au fil du temps, c’est enrichississant même si c’est toujours du tatonnement (surtout avec le premier !!)
Moi aussi ça m’a questionné le fait de changer de place et de faire changer de place à tout le monde, et puis finalement, on s’habitue à sa nouvelle place, et on comprend mieux nos propres parents…
Je te souhaite une belle rencontre avec ton enfant !

le 04/12/2016 à 11h51 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Merci ! la rencontre fut belle et effectivement on est en plein tatonnements !! Et effectivement toutes ces questions m’ont beaucoup aidé à aborder sereinement l’accouchement, enfin surtout la longue réflexion qu’elles ont permises et les réponses, même partielles, que j’ai pu leur apportées.

le 04/12/2016 à 12h34 | Répondre

Audrey

J’ai énormément aimé lire cet article qui fait echo en moi, en mes doutes, mes craintes mes peurs, mes freins.
CE sont exactement toutes ces choses que tu decris qui le bloquent à me lancer dans la maternité. Pourtant j’ai envie de vivre tout cela, surement une seule fois (je n’ai pour l’instant pas envie de plusieurs enfants et mon mari non plus).
Du coup, je me demande comment as tu reussi neanmoins à te lancer dans les essais, à passer au dessus de tout cela?

le 04/12/2016 à 13h22 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Pour s’y mettre j’avoue ne pas y avoir réfléchis le jour où j’ai dit : c’est bon, on le fait ! et donc ensuite je me suis dit, « si ça se trouve on a encore quelques cycles devant nous avant que ça marche », c’est ce que je me disais pour pas y penser et laisser faire la nature. je me disais que ce temps en rab, que finalement je n’ai pas eu, me permettra de m’y préparer aussi. Ha ha c’était un peu manque de bol de compter sur là dessus, mais en même temps c’est aussi mieux de ne pas avoir à attendre. je ne sais pas. ça doit dépendre des personnes. du coup une fois enceinte je me suis dit que j’aurais 9 mois pour m’y préparer. en fait je crois avoir longtemps repousser le moment où je m’y préoccuperai vraiment même si inconsciemment je devais déjà y réfléchir aussi. Puis vers la fin de la grossesse je suis allée à un rdv avec une psychologue et j’ai surtout écris deux textes sur la question, celui-ci et une lettre destiné à mon petit pas encore né. Je pense que l’écriture et le fait d’en avoir parlé avec des amies proches et mon mari m’ont beaucoup aidé. Mais désolée, je n’ai pas vraiment de solution miracle. Je dirai que le mieux c’est de se lancer et de réfléchir après (comment ça ce n’est pas un bon conseil ?? lol)

le 05/12/2016 à 11h00 | Répondre

Audrey

la j’avoue je suis admirative! J’aimerai vraiment me dire llez on se lance et on verra. Je t’assure j’en suis incapable, je bloque. Pourtant des qu’une amie annonce sa grossesse je l’envie… C’est tres bizarre et je me sens perdue face à ça.

le 05/12/2016 à 22h02 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Il ne faut pas être admirative de cela. Et c’est normal d’avoir du mal, c’est difficile de se projeter dans une « autre vie » vu tous les bouleversements qui sont amenés par une naissance, voire même par une grossesse. Après je m’étais mise une date limite, je voulais avoir un enfant avant 30 ans donc il a bien fallu que je saute le pas et que j’accepte de me lancer sans être prête. Maintenant est-on vraiment prêt à un moment, je ne crois pas. Mais tu verras, il y aura un moment où tu passeras au dessus et où tu trouveras le courage d’affronter tes peurs, ou les obstacles qui sont liés à tout cela. Parce que finalement je n’ai pas accepté tout cela quand on s’est décidé à faire les essais, j’ai surtout accepté le fait de me confronter à mes peurs et à moi-même. Mais ça, j’avoue, c’est difficile. Enfin pour moi ça l’a été.

le 06/12/2016 à 11h20 | Répondre

pitch

Bonjour Audrey, je suis dans le même questionnement que toi, mais je réalise que depuis quelques années certaines choses se débloquent en moi. Des peurs qui n’en sont plus, des priorités qui s’effacent… pour le moment je ne suis pas pressée et come toi je me dis que si je me décide, 1 enfant ce sera deja bien, donc je laisse le temps faire sans me prendre la tête. J’ai aussi une ‘checklist’ des choses qui me bloquent pour le moment et pour chacune d’entre elles j’essaie de trouver comment les résoudre, de planifier à l’avance ca m’aide aussi à passer au dessus de certaines craintes 😉

le 08/12/2016 à 14h30 | Répondre

Audrey

Merci de ton témoignage. Jai eu 30 ans cette annee et du coup je me dis que je n’ai pas ejormement de temps devant moi pour me decider, car si je mets du temps a tomber enceinte….ca va faire tard apres.

Je me sens tiree entre deux positions et ces extremement desagreable.
Sans parler des frais de garde, meme avec la caf, qui me font tres peur, on a pas un budget tres extensible et peu de choses sur lesquelles rogner donc ca va etre tres chaud….trouver 300 euros par mois outch…..

le 10/12/2016 à 12h47 |

Madame D

Tout d’abord félicitation pour cette grossesse !!!
Et même si nous n’avons pas les même états d’esprits c’est toujours agréable de voir que la grossesse et la maternité n’est pas aussi inné qu’on pourrait le croire. Ton texte est très touchant ! Je vous souhaite le meilleur !

le 05/12/2016 à 10h38 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Dire que la maternité n’est pas forcement innée c’est aussi bien pour toutes celles qui ont du mal et ont l’impression de perdre pied. Il n’y a rien de plus horrible que de dire à quelqu’un qui ne sait pas comment faire ou à des difficultés : « mais c’est facile pourtant, tu devrais avoir ça dans le sang » ou « ben c’est ton bébé, tu devrais le comprendre » etc… enfin ceci est un avis personnel, je trouve horrible d’en remettre une couche sur celles qui ont déjà du mal.
En tout cas merci pour tes souhaits et ton commentaire.

le 05/12/2016 à 11h03 | Répondre

Louna

Ton texte est très émouvant, et je m’y retrouve beaucoup, même si à l’époque de ma grossesse, je n’ai pas réussi à mettre des mots de manière aussi claire sur tous ces sentiments contradictoires et bouleversants qui me traversaient.
Je pense que ce cheminement que tu décris si bien est une étape importante du processus qui fait de nous des parents. Chacun, en fonction de son histoire personnelle et de sa personnalité, le fait à son rythme, à un moment donné (avant la grossesse, pendant, après la naissance, voire même parfois des années plus tard). C’est un cheminement normal et sain, mais, même si toi, tu ne sembles pas le ressentir, moi j’ai parfois eu du mal à l’accepter, et j’ai culpabilisé de ne pas me sentir mère si vite et si immédiatement, comme je l’imaginais. Maintenant, avec du recul, je ne regrette pas ce travail que j’ai dû faire dans les premiers mois de vie de ma fille, pour parvenir à me sentir complètement mère.
Merci pour ces mots et bonne continuation à toi et ta petite famille !

le 05/12/2016 à 10h41 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Merci beaucoup pour ton commentaire. je suis heureuse que cet article fasse écho à d’autres personnes qu’à moi. Effectivement, chacun son rythme pour devenir parents, pour la mère et pour le père aussi parce que c’est aussi une place à trouver. Je ne l’ai pas écrit dans l’article mais j’ai eu des livres aussi d’amies qui m’ont beaucoup aidé à ne pas trop me mettre la pression et à accepter de faire des petites erreurs et de me questionner sur ce futur statut. Je pense que cela m’a aussi bien aidé le jour j, à moins paniquer et à accepter ce qui s’offrait à nous, ce petit être qui venait au monde, et à accepter aussi mes sentiments avant, pendant la grossesse comme tu le dis si bien et après la naissance. Parce que oui, finalement le cheminement peut être très long et si en plus on a du mal à accepter tous ces sentiments contradictoires ça peut être encore plus long.

le 05/12/2016 à 11h09 | Répondre

Swiixou

Ton article me parle sur plusieurs aspects, le principal étant ce changement dans l’équilibre de la famille. Jusqu’alors, schématiquement, nous sommes les enfants, la dernière génération, les jeunes, les insouciants. Nos parents sont le modèle (enfin, ça dépend desquels !!), le cadre, le centre. Nos grands-parents la sagesse, la tendresse, la tradition et les goûters de Noël… (bref, tout ça est à nuancer, bien sûr !) En ajoutant une nouvelle génération, on décale les rôles de chacun, et mine de rien, ça change tout !

le 06/12/2016 à 10h38 | Répondre

Little-lys (voir son site)

Oui les goûters de Noël ^^ !!!
Merci pour ton commentaire. et oui, décaler les rôles c’est exactement cela et il faut que chacun y retrouve sa place. D’ailleurs certains parents le vivent mal de devenir grand-parents dans certain cas. Heureusement de ce côté là, chez nous, ça se passe bien.

le 06/12/2016 à 11h23 | Répondre

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