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Avoir un projet de grossesse quand on est née sous X


Publié le 4 novembre 2015 par Madame Tout-Doux

Comme tu l’auras compris avec mon titre, je suis née sous X ! Tu connais sûrement le principe : après ma naissance, ma mère biologique m’a laissée aux (bons) soins de la pouponnière de l’hôpital dans lequel je suis venue au monde. Puis les services sociaux m’ont proposée à l’adoption, et j’ai eu la chance d’être très vite accueillie par un couple, quand j’avais 6 mois.

J’ai toujours su que mes parents m’avaient adoptée, et j’ai géré comme j’ai pu les « infos manquantes » sur mon histoire pendant mon enfance et mon adolescence. Ça n’a pas toujours été simple non plus pour mes parents !

Quand j’ai commencé à sortir avec des garçons, je me suis très vite posé la question de la maternité. Ou plutôt, de la non-maternité. Je ne peux pas juger la décision qu’a prise ma mère biologique en renonçant à moi, parce que je ne connais pas les circonstances dans lesquelles elle se trouvait, et que finalement, je n’ai pas à me plaindre de ma vie.

Mais ça a toujours été clair : je ne voulais en aucun cas me retrouver enceinte d’un enfant non désiré. Pendant presque une décennie, j’ai donc utilisé en permanence un moyen de contraception (même souvent plusieurs, genre pilule + capote) et choisi avec soin des petits copains qui comprenaient mon appréhension.

Toutefois, je suis ravie que ma mère biologique m’ait donné la chance de vivre et, qu’elle ait eu ou non la possibilité d’avorter, je suis contente qu’elle ne l’ait pas fait. J’ai donc très tôt décidé que si je tombais enceinte sans l’avoir voulu, je n’avorterais pas. Du coup, j’ai toujours couché avec des garçons dont je me sentais capable d’élever l’enfant, seule ou non.

Mon attitude peut sembler paradoxale, mais au fond, ma ligne de conduite a toujours été cohérente. Je suis adulte, informée sur la conception et la contraception : de mon point de vue, j’ai donc des responsabilités vis-à-vis d’un éventuel enfant à naître et je compte les assumer.

Couple parapluie

Crédits photo (creative commons) : theaudettes

Puis le temps a passé, j’ai rencontré Monsieur Tout-Doux, et on a très vite eu des projets de mariage et de bébé.

Je me suis imaginée enceinte, et plein de questions ont réapparu : que ressentirais-je en apprenant ma grossesse ? Est-ce que je ne risquais pas de me demander, à chaque stade, ce que ressentait ma mère biologique à ce même moment ? En tenant mon bébé dans les bras, n’aurais-je pas peur de le voir repartir sans moi de la maternité ? Avais-je sans le savoir des maladies héréditaires que je risquais de transmettre à mon enfant ?

Bien sûr, je ne peux pas avoir les réponses à ces questions avant de vivre une grossesse. Alors, pour me sentir plus prête, après mes fiançailles, j’ai investi dans quelques séances chez un psychologue. Il m’a aidée à mettre des mots sur mes angoisses. Je n’hésiterai pas à y retourner si besoin.

Après notre mariage, Monsieur Tout-Doux et moi avons finalement décidé de lancer les essais bébé ! Je ne sais pas ce qui se passera le moment venu, mais j’ai assez confiance en moi et dans mon couple pour affronter cet inconnu.

Et toi ? Tu as une histoire familiale hors-norme ? Comment envisages-tu la maternité ? Est-ce que tu te poses aussi beaucoup de questions ? Viens en parler…

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Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Maelisa

Ayant été enceinte l’an dernier, c’est vrai qu’on s’interroge beaucoup sur ce qu’avait pu vivre notre mère, pendant la grossesse, l’accouchement, les premiers pas en tant que maman.
Si tu ne peux pas échanger surle vécu de ta mère biologique, tu peux néanmoins échanger avec ta vraie mère, qui n’a pas eu la chance de te porter. Si vous êtes proches, ça peut être pour elle beaucoup d’émotions de suivre ta grossesse, et de te conter différemment (envers la future maman que tu seras) ses premiers moments en tant que mère. ..
En tout cas je vous souhaite le bonheur d’une belle venue 🙂

le 04/11/2015 à 18h24 | Répondre

Madame Tout-Doux

Oui c’est vrai que mes parents me parlent beaucoup de leur attente, du moment où je suis arrivée chez eux etc… Presque 30 ans après, leur émotion est toujours très grande quand ils évoquent ces moments, pleins d’une immense joie mais avec des années et des années de souffrance dans l’attente d’un enfant!

Effectivement, depuis que je suis enceinte je peux tout à fait partager avec ma maman sur le fait d’attendre un bébé, les espoirs, les doutes… Qu’elle ne soit pas ma mère biologique n’y change rien, on est très complices malgré tout!

Concernant mes parents biologiques je n’ai aucune information sur eux, ni sur ma naissance, mon carnet de santé ne précise même pas si je suis née par voie basse ou césarienne, au bout de combien de temps de travail etc… L' »anonymat » vraiment complet en quelque sorte! Je me dis parfois que ce n’est pas plus mal, je peux m’imaginer le pire mais aussi le « moins pire »!

le 04/11/2015 à 20h44 | Répondre

Fugère

Wouaw c’est super votre article je suis une futur maman, je ne sais pas si j’adopterai ou vivrai la grossesse. Est ce que tu penses que le fait d’être adoptée nous amène des question différentes?

le 21/07/2017 à 17h45 | Répondre

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