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Deux enfants très différents : l’accouchement et l’allaitement


Publié le 1 juillet 2015 par Mariounche

Maman d’un petit garçon né en février 2013 et d’une petite fille née en janvier 2015, je veux aujourd’hui partager mon ressenti différent sur l’arrivée et les tout premiers mois (ma seconde a tout juste 4 mois à l’heure où j’écris) de chacun de mes enfants.

Je tenais à écrire cet article, car on parle souvent des difficultés éventuelles à l’arrivée du premier enfant dans la famille, mais rarement pour les autres enfants. Or, moi, l’arrivée de mon second enfant m’a bien plus bousculée que l’arrivée du premier, et je ne m’y attendais pas du tout.

Frère et soeur

Crédits photo (creative commons) : Lars Plougmann

L’accouchement

Pour mon aîné

Nous sommes la veille du terme, tout va bien, mais je suis pressée d’accoucher maintenant, ça commence à faire long.

Je perds les eaux à 5h du matin. Je suis contente, car j’avais peur de ne pas savoir quand aller à la maternité s’il n’y avait que des contractions.

Arrivée à la maternité, le travail n’a pas encore commencé. Mes premières contractions surviennent vers 11h.

À 14h, mon col est ouvert à 5. Les contractions sont douloureuses, je reçois la péridurale avec soulagement.

À partir de là, tout va très vite, et à 17h15 mon bébé est là. Je l’ai bien senti passer et j’ai bien accompagné mes contractions, tout ça sans trop souffrir grâce à une péridurale bien dosée.

C’est merveilleux, je suis heureuse ! Bébé s’endort contre moi. Avec mon mari, nous voici de jeunes parents tout neufs. Bref, un accouchement « de rêve » si on peut dire, assez rapide et sans complication (à part une petite épisiotomie).

Pour ma deuxième

Le terme arrive, je n’ai pas de contraction, rien.

Je vais à la maternité. Après examen, on me dit de revenir dans deux jours.

Deux jours après, je reviens. Toujours rien. On m’annonce que dans deux jours, je serai déclenchée si bébé n’est pas encore là, soit à J+4 du terme. Je n’ai pas très envie d’être déclenchée. Je demande si on peut attendre encore après J+4, mais on me dit que non. C’est le protocole (depuis, j’ai découvert que c’était différent selon les maternités…).

Je me balade beaucoup en espérant provoquer mon accouchement naturellement. Mais au matin de J+4, toujours rien. Je n’ai pas dormi de la nuit, stressée par le fait d’être déclenchée.

Le matin, je pleure avant d’aller à la maternité. Mon mari me console, mais ne comprend pas trop pourquoi j’en fais tout un plat. C’est vrai que ne n’est pas si grave, mais sur le moment, ça me peine vraiment beaucoup : j’aimerais tant laisser bébé venir quand il le décide !

À la maternité, on me donne un produit qui va déclencher l’accouchement. On m’annonce qu’il peut s’écouler vingt-quatre heures avant que ça ne commence, mais que je ne peux pas rentrer chez moi.

Heureusement, les premières contractions arrivent vers 11h, et comme pour mon premier, ça va assez vite. Mais je suis fatiguée et, bien que mon premier accouchement se soit bien passé, je stresse énormément pour celui-ci.

Vers 14h, je reçois la péridurale. Deux minutes après, je fais un malaise, je vomis et je perds les eaux en même temps… Bref c’est la panique !

Au moment de pousser, la péridurale n’agit plus vraiment et j’ai très mal. Je ne crois pas la sage-femme quand elle me dit que bébé est bientôt là, j’ai l’impression de ne pas avoir assez de force pour pousser… À la fin, je crie, je ne sais plus ce qui se passe, je n’écoute plus rien… Et mon bébé sort enfin, à 17h20 (oui,  à la même heure que son frère !).

Je suis heureuse de serrer ma fille contre moi, mais fatiguée.

Même si au final, ça a été un accouchement plutôt facile (là encore, juste une épisio), je l’ai très mal vécu. J’ai beaucoup regretté d’avoir été déclenchée. Avec le recul, je pense que j’aurais dû insister pour attendre encore deux jours, mais je ne sais pas si ça aurait été accepté.

L’allaitement

Pour mon aîné

Juste après l’accouchement, bébé est en peau à peau contre moi, il s’endort. Pas de tétée de bienvenue comme on en entend beaucoup parler, bébé est fatigué.

Puis dans la soirée, il dort toujours. On essaie de le mettre au sein, mais il ne tète pas : à peine réveillé, il s’endort. Quand il est réveillé, il reste calme et paisible, et ne réclame pas à manger. Ça stresse beaucoup les sages-femmes. Bizarrement, je ne suis pas inquiète : je me dis qu’un bébé ne se laisse pas mourir de faim.

Toutes les quatre heures, les sages-femmes essaient de le mettre au sein, mais c’est très compliqué. Et chacune me donne des conseils différents (certaines sur un ton culpabilisant) ! On lui donne du lait artificiel par une pipette, par le biberon…

Au bout de deux jours, il tète un tout petit peu, mais ce n’est toujours pas ça. Il dort beaucoup et ne perd pas de poids de façon inquiétante, mais j’aimerais bien que ça marche, car j’ai envie d’essayer l’allaitement.

Un soir, nouvel essai. Une sage-femme bienveillante m’aide pendant un quart d’heure. Soudain, mon bébé tète de façon efficace ! Je suis super heureuse, et je ne remercierai jamais assez cette sage-femme qui m’a vraiment aidée sans me culpabiliser.

Le premier mois est assez difficile : bébé tète bien, mais c’est très douloureux. Heureusement, je me renseigne beaucoup sur internet. Ça m’aide vraiment à tenir le coup, sinon je pense que j’aurais abandonné.

Ensuite, c’est moins douloureux, et vers 2-3 mois, tout roule ! Je l’allaite exclusivement jusqu’à ses 6 mois, puis, avec ma reprise du travail, je passe à l’allaitement mixte (lait artificiel chez nounou, allaitement à la maison).

J’arrête totalement l’allaitement à ses 11 mois, pour soucis de santé. Mais pour nous, c’est la fin de toute façon.

Pour ma deuxième

Après l’accouchement, peau à peau. Ma fille se met immédiatement à téter, et une vraie tétée : elle boit comme une assoiffée ! Je suis soulagée de voir qu’elle tète tout de suite et si bien, j’avais peur que ce soit comme son grand frère. C’est un beau moment très doux et paisible, je me sens bien et heureuse d’avoir ma fille.

Ensuite, elle tète toujours bien. Mais à la maternité, ils tiennent à leur tétée toutes les quatre heures, même si nous dormons ! Moi, je pense toujours qu’un bébé (qui est un gros bébé sans souci particulier, je tiens à le préciser) ne va pas se laisser mourir de faim.

J’ai mal pendant une semaine, le temps que mes seins se réhabituent. Mais je sais que ça va passer, alors je serre les dents. Puis, pendant une ou deux semaines, j’ai mal seulement au début de la tétée, et après tout roule.

L’allaitement a donc été bien plus facile à mettre en place pour ma deuxième, sans doute du fait de l’expérience du premier.

Je l’allaite encore exclusivement, et pense le faire jusqu’à ma reprise du travail à ses 7 mois, où je pense continuer en mixte, comme la première fois. Par contre, je me sens bien plus fatiguée quand j’allaite que pour mon premier. Je pense que c’est aussi dû au fait d’avoir le grand frère de 2 ans à la maison !

La prochaine fois, je reviendrai te raconter comment se sont passés les premiers mois de mes deux enfants… une nouvelle fois, deux expériences très différentes !

Et toi, tu as vécu des accouchements différents pour tes enfants ? Ton allaitement a été plus facile pour le deuxième que pour le premier… ou l’inverse ? Viens nous dire !

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Commentaires

11   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Vélo

Ah c’est chouette d’avoir ce comparatif ! et j’attends la suite avec curiosité 🙂

le 01/07/2015 à 09h51 | Répondre

Madame D

J’ai hate de lire la suite car ce qui m’effraie le plus avec un deuxieme bébé c’est la gestion a la maison !

le 01/07/2015 à 11h53 | Répondre

Mariounche

Oui c’est sûr qu’avec un deuxième, c’est pas le même rythme !!! J’en parle dans la suite :-)…mais après quelques mois, on s’habitue et on retrouve un équilibre.

le 01/07/2015 à 22h17 | Répondre

Claire (voir son site)

Article très intéressant qui prouve que deux accouchements similaires peuvent être vécu différemment. Et en l’occurrence, c’est le déclenchement qui t’a contrarié. Et je te comprend bien. Hâte de lire la suite. Ma fille est également née en Janvier 🙂

le 01/07/2015 à 15h02 | Répondre

Mariounche

Oui c’est bête mais cette histoire de déclenchement, je l’ai vraiment mal vécu… Même si maintenant ça me parait déjà loin et pas si important, sur le moment ça l’était tellement ! Et vive les filles de 2015 alors 😉

le 01/07/2015 à 22h15 | Répondre

Madame Vélo

Je te comprend pour le déclenchement, je crois que j’aurais réagit comme toi, ça m’aurait vraiment contrarié. Ne serait-ce que parce que je voulais accoucher sans péridurale et qu’avec un déclenchement c’est plus douloureux !

le 02/07/2015 à 08h45 | Répondre

Marina

Bb1 : péridurale très bien dosée (les sensations sans la douleur), accouchement serein, épisiotomie magnifiquement recousue, allaitement facile.
Bb2 : anesthésiste pas disponible, morphine pour m’aider à tenir, accouchement bruyant (j’ai crié fort), allaitement au sein complètement raté et abandonné (mais lait tiré).
C’est une des raisons pour lesquelles je ne peux pas me décider à m’arrêter à 2 (voir mon article Renoncer au 3è enfant) : je ne veux pas rester sur un mauvais souvenir 🙂

le 01/07/2015 à 17h45 | Répondre

Mariounche

Ah oui la question d´un troisième… Pas facile de se décider. J’ai cru comprendre que vous êtes en pleine réflexion, bon courage, je pense que souvent le cœur l’emporte sur la raison…

le 01/07/2015 à 22h12 | Répondre

Nilith lutine

C’est vrai qu’on s’attend à un plus grand bouleversement pour le premier que pour le second ! 🙂 Enfin je pense pour ma part que le premier et le deuxième sont des bouleversements assez énormes (devenir parents avec le premier, avoir à gérer plusieurs enfants avec le 2e), et que c’est plutôt les suivants où c’est moins « gros ». Mais je me trompe peut-être, n’hésitez pas à témoigner si vous avez vécu les choses autrement, les mamans ! 😉 )

Pour le déclenchement en effet, ils n’ont pas le droit de te l’imposer, mais il faut vraiment être très sûre de soi pour leur tenir tête… Et souvent ils n’aiment pas trop qu’on leur rappelle qu’ils ne sont pas tout-puissants ! Il faut alors exiger qu’ils fassent un test afin de vérifier l’efficacité du placenta et la quantité suffisante de liquide amniotique.
Ce délai avant déclenchement diffère en effet selon le protocole de chaque maternité, certaines en France vont jusqu’à J+10 ! Et certaines maternités sont moins réticentes que d’autres à repousser le déclenchement malgré leur date de protocole dépassée. On n’est pas toutes logées à la même enseigne, malheureusement… 🙁

le 10/07/2015 à 18h01 | Répondre

Mariounche

Oui je pense aussi que c’est plus « facile » pour les suivants après le premier et le deuxième, d’après ce que j’entends même si bien sur c’est toujours un ré-équilibre familial à trouver.
Pour le déclenchement, c’est vrai que j’aurai pu tenir mais comme tu le dis il faut être sûr de soi face au corps médical et j’étais quand même bien fatiguée, bref je n’ai pas beaucoup insisté non plus et c’est comme ça, je ne m’étais pas bcp renseignée non plus sur les protocoles auparavant… Avec le recul, j’essaierai d’insister. En plus deux jours après la naissance de ma fille, c’est mon anniversaire et je suis née le jour de l’anniversaire de ma maman, du coup ça aurait été beau aussi symboliquement pour moi que 3 générations de femmes naissent à la même date… C’est pour ça aussi que je regrette, après rien ne dis qu’elle serait née à la date que j’espérais et finalement elle a son jour d’anniversaire bien à elle et c’est bien aussi ;-).

le 10/07/2015 à 21h49 | Répondre

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