Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Dix jours sans papa, partie 2


Publié le 25 janvier 2018 par Chacha d'avril

Me revoilà avec la suite de ma grosse semaine en tête à tête avec ma fille.

Jour 6

Petite Fleur a très bien dormi jusqu’à 6h , je l’ai prise avec moi au lit et on a dormi jusqu’à 8h.

On a passé une journée sympa à la maison, en ne faisant rien de particulier, juste elle et moi. Le lendemain, elle devait aller chez la nourrice mais celle-ci devant s’absenter, elle ira passer la journée chez ses grands parents. Pour leur éviter à eux et à ma fille de se lever tôt, on a décidé qu’elle passerait la nuit chez eux.

J’arrive donc avec Petite Fleur chez mes beaux parents pour le goûter, je papote et prend un thé et repart une heure plus tard. Ma fille me dit à peine au revoir. J’ai ma soirée pour moi toute seule. Je la passe à réaliser le premier calendrier de l’avent de ma fille et me couche à minuit passé. De son côté, Petite Fleur a passé une très bonne soirée et a très bien dormi toute la nuit.

Jour 7

Je me lève seule et part au travail en n’ayant que ma petite personne à gérer. Petite Fleur s’est réveillée à 7h30 chez ses grands parents.

Le soir, je récupère une petite fille en pleine forme qui a passé une super journée avec ses grands-parents. On rentre, on joue puis on mange. Au cours du repas, elle me dit deux fois «il est où papa? Je veux voir papa !»

Crédit photo (creative commons) : StockSnap

Le manque se fait de plus en plus fort. Après quelques jeux, je la prépare pour le lit. Quelqu’un dans l’immeuble traîne une chaise. Ça lui fait peur. Je la couche mais elle refuse de dormir, elle a trop peur.

Je finis par me coucher à 22h15 avec elle dans mon lit. Elle ne dormira pas très bien cette nuit là.

Jour 8

Ce matin, Petite Fleur a du mal à se lever. On arrive en retard chez la nourrice, chez qui elle ne veut pas aller. Je laisse ma fille en pleurs, dans les bras de la nourrice…. Ce n’était pas arrivé depuis l’adaptation, il y a quatre mois.

Dans le train, j’appelle l’Homme pour lui raconter la nuit et le matin. Savoir que sa fille va si mal sans lui le rend très triste, il décide de changer ses plans et prend un billet de train pour le lendemain pendant que je l’ai au téléphone. Ca veut dire qu’il ne nous reste qu’une nuit à passer sans lui ! Et que demain Petite Fleur va avoir une sacrée surprise !!!

Je récupère le soir une petite fille en pleine forme avec qui je passe une très agréable dernière soirée en tête à tête. Le coucher est beaucoup plus compliqué.

Petite Fleur s’endort doucement dans son lit après quelques histoires et le chat couché à ses pieds. Je sors en laissant la porte entrouverte pour quand le chat voudra sortir de la chambre. Trois minutes après, le chat sort, cela réveille Petite Fleur qui se lève et le suit. Je me fâche et la recouche. Elle pleure beaucoup et finit par se calmer au bout de 30 minutes. Le chat entre à nouveau dans la chambre et miaule. J’ai détesté mon chat à ce moment…

Petite Fleur se réveille à nouveau. Je chasse le chat et recouche ma fille. C’est reparti pour les pleurs. Je lui parle doucement, lui dit que je suis là. Elle finit par se calmer mais met très longtemps à s’endormir. Je sors de sa chambre, il est 22h30. Je l’ai initialement couchée à 21h. J’ai raté mon émission de pâtisserie, le seul programme que je voulais regarder de la semaine. Je vais me coucher, je veux que mon mari revienne.

A deux heures du matin, Petite Fleur se réveille. Je la ramène dans mon lit (je me suis assez battue pour aujourd’hui) et on termine tranquillement la nuit.

Jour 9

Petite Fleur se réveille doucement avec moi. Elle prend son petit déjeuner et se laisse habiller facilement. Elle est contente de monter dans la voiture et papote, jusqu’à ce qu’on arrive dans la rue de la nourrice. Elle commence alors à chouiner. Arrivée dans la maison de la nourrice, c’est encore pire.  Après un gros câlin, je sors de la maison. J’entends ma fille crier « Maman » au moment de fermer la porte…. Ce n’est vraiment pas facile de laisser ma fille dans cet état.

La nourrice m’envoie un sms pour me dire que Petite Fleur s’est calmée en moins de 5 minutes et a commencé sa journée en faisant un gros câlin à son doudou. Ouf !

Le soir, je retrouve mon Homme à la gare à Paris (qu’est ce que j’étais contente !!!) et après un voyage en RER, nous allons chercher notre fille. J’ai tout filmé. Papa qui frappe à la porte de la nourrice, Petite Fleur qui arrive en courant, me tombe dans les bras et réalise que son papa est là. Après avoir hésité, elle lui saute dans les bras, et se sert très fort contre lui. Elle ne veut plus le lâcher, même pour enfiler son manteau.

On rentre et pendant que je prends ma douche, son papa lui offre un nouveau livre qu’ils relisent plusieurs fois d’affilée. Au cours du repas et du reste de la soirée, je redécouvre la petite fille espiègle et joyeuse qui avait peu à peu disparue pendant ces quelques jours. Je ne m’étais pas rendue compte de ce changement de comportement jusque là et ça me sert le coeur de me dire que ma fille a été malheureuse au point de ne plus rire autant que d’habitude.

Le coucher est assez difficile, Petite Fleur ne veut pas dormir. Son papa l’aide à s’endormir et passe 20 minutes dans la chambre. Il me racontera ensuite qu’elle dormait depuis quelques minutes quand elle a appelé dans son sommeil « Papa, papa », tout doucement. Il lui a chuchoté qu’il était là, qu’il restait près d’elle et elle s’est calmée.

La nuit a été très paisible, Petite Fleur a dormi d’une traite jusqu’à 6h du matin. Elle a redormi 1h30 avec nous et s’est levée quand je suis partie au travail, la laissant seule avec son papa d’amour.

Bilan

Au final, nous avons survécu à cette grosse semaine sans l’Homme. Malgré nos nombreuses explications avant et pendant, ça a été très dur pour Petite Fleur, qui jouait moins et dormait très mal. Les nuits ont empiré avec le temps et les soirées sont devenues de plus en plus chaotiques au moment de coucher Petite Fleur.

On a survécu et on est tous très heureux de s’être retrouvés. Mais voir à quel point ça a été dur pour notre fille nous a fait réfléchir. C’est décidé, l’Homme ne partira plus que 3 ou 4 nuits maximum toutes les deux semaines, jusqu’à trouver un emploi. Ensuite, quand il aura trouvé, on avisera selon combien de semaines il me reste à faire en Ile de France (il m’en reste pour l’instant 7), puis on se retrouvera tous définitivement ensemble en province. S’il ne trouve pas d’ici à ce que je finisse mon contrat ? On verra.

Le plus important est d’abord de ménager notre fille, chamboulée par tous ces changements actuels et en approche.

Et toi, de grands changements dans ta vie impactent celle de ton enfant ? As-tu du faire face à des nuits compliquées seule avec ton bébé ? Raconte !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Gwen

Je passe beaucoup de nuits seule avec mon fils car mon mari travaille uniquement de nuit. Il a 13 mois donc il ne se rend pas bien compte mais il commence à trouver ça bizarre que papa soit là la journée mais qu’il dorme! Je l’ai déjà surpris en train de taper à la porte de notre chambre en l’appelant! Mais la nuit au contraire il dort trés bien malgré que papa ne soit pas la et j’ai même déjà essayé de le faire dormir avec moi, impossible il ne dort que dans son lit!

le 25/01/2018 à 07h21 | Répondre

Chacha d'avril

C’est super que ton petit le vive aussi bien et que vous passiez tous de bonnes nuits. C’est trop mignon qu’il cherche à passer du temps avec son papa en journée !

le 25/01/2018 à 17h07 | Répondre

Madame Nounours (voir son site)

Lorsque le conjoint est en déplacement professionnel pendant quelques jours ce n’est jamais facile pour les enfants. Mon mari est souvent en déplacement professionnel à l’étranger et le fait de devoir gérer seule mon fils n’est pas toujours facile. De plus, mon fils demande sans arrêt son papa et j’ai beau lui expliquer, parfois ça ne passe pas surtout en grandissant mais bon je me dis que c’est une période.

le 25/01/2018 à 09h11 | Répondre

Chacha d'avril

Ohlala plusieurs fois !! Ca ne doit vraiment pas être facile, je te souhaite beaucoup de courage pour les prochaines fois.

le 25/01/2018 à 17h08 | Répondre

Viviane

Je crois que vous projetez sur votre fille votre propre anxiété (et le fait que votre mari vous a manqué !) ; un jeune enfant a beaucoup de mal à appréhender la durée d’une absence, d’ailleurs quand elle est allée chez ses grands parents, tout s’est très bien passé. Vous culpabilisez, elle le ressent, donc vous culpabilisez davantage et ça aggrave les choses. J’ai personnellement enquillé les grosses journées, parfois la nuit au travail puis la journée suivante, en alternant avec le papa qui avait lui souvent 48 h de travail de suite. C’était dur, ça nous faisait pas plaisir, mais on n’avait de toute façon pas le choix et on l’a expliqué comme ça à nos deux bébés. Ne sous estimez pas l’extraordinaire capacité d’adaptation des enfants.

le 25/01/2018 à 11h55 | Répondre

Chacha d'avril

Vous avez surement raison, mon anxiété et ma culpabilité n’ont rien arrangé mais je suis tout de même persuadée qu’une nuit serait passée plus facilement que huit. Je vous admire de réussir à tenir un rythme pareil, j’en serais incapable

le 25/01/2018 à 17h10 | Répondre

Viviane

Heureusement c’est fini 4 ans d’internat après on retrouve des horaires normaux, 45 à 50 heures par semaine mais sans les gardes !

le 25/01/2018 à 17h53 | Répondre

Muscadine

Je ne peux qu’appuyer le commentaire de Viviane. Les enfants (et encore plus particulièrement les bébés) sont de vraies éponges à émotions.
Mon mari est souvent en déplacement pro pour des semaines entières, avec des changements de dernière minute, du style: je rentre à la maison pour faire ma valise pour la semaine. Les premières fois que c’est arrivé après son congé paternité, suivant la naissance de notre bébé, j’ai eu de l’appréhension. Maintenant ça va beaucoup mieux. Les marins, les soldats, etc. ont des vies de famille un peu particulières, elles sont plus traditionnelles (papa travaille, maman à la maison). Les points qui me gênent dans ma vie de tous les jours sont que je ne vais pas pouvoir reprendre une vie professionnelle à temps plein avant un bon bout de temps: tout repose sur mes épaules quant il s’agit des sorties, de la crèche, et pas de vie sociale non plus: pas d’activités régulières en soirée pour moi. Monsieur a un travail qui rapporte 2 fois plus que moi. Et j’ai donc mis ma carrière entre parenthèses. C’est dommage que les rôles ne soient pas plus équilibrés, c’est la société (majoritairement dirigée par les hommes) qui veut ça.

le 27/01/2018 à 09h01 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?