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L’incroyable histoire belge du nom de famille de ma fille


Publié le 2 août 2016 par Miss Chat

Je m’emballe sûrement peut-être un peu en disant que c’est une histoire incroyable. Mais ça m’a vraiment frustrée à l’époque, après tout le temps qu’on avait consacré à réfléchir et à imaginer ce nom de famille… Par contre, c’est très certainement une histoire belge !

Petite mise en contexte

Il faut que tu saches que dans le plat pays (qui est le mien tululu…), le nom de famille, issu du père, est une notion intouchable, qu’on ne peut changer sous pratiquement aucun prétexte. On naît avec, on meurt avec.

Ici, par exemple, même le mariage ne justifie pas légalement un changement de nom. Mademoiselle Machin a épousé Monsieur Truc, et sera désormais connue comme Madame Machin. Leurs enfants porteront le nom de Truc, et ce sera parfaitement normal pour tout le monde.

La notion de nom d’usage n’existe d’ailleurs pas. Rien ne t’empêche, bien sûr, de prendre un autre nom dans un magasin si ça te chante, mais ce n’est pas la pratique. Par ailleurs, tout ce qui est un tant soit peu officiel le refuse : banques, administrations, assurances, mutuelles, etc. n’utilisent que le nom légal.

Mon mari et moi, nés sur le territoire belge et de nationalité belge, avons donc chacun le nom de notre père et l’avons gardé après notre mariage.

Très personnellement, je suis attachée à ce système. C’est mon nom de naissance, celui avec lequel j’ai toujours vécu, qui me rattache à une famille et des origines que j’aurai toujours, là où le nom d’épouse n’est qu’un nom d’emprunt, qui pourrait même n’être que provisoire en cas de divorce.

Mon nom de famille en particulier reflète très bien mes origines. Mon père est espagnol, né en Espagne, et m’a donc transmis un double nom de famille, selon le système hispanique : je porte le premier nom de mon grand-père, suivi du premier nom de ma grand-mère. Je m’appelle donc Gutierrez Gomez*. J’ai toujours adoré le fait d’être ainsi rattachée à deux familles : il y a alors un nom de famille et une histoire en commun.

(*Truc et Machin, c’était moche, donc pour la fluidité de cet article, j’ai utilisé de “vrais faux noms” : de vrais patronymes, mais pas les nôtres !)

Nom de famille en Belgique

Crédits photo (creative commons) : Emily Goodstein

Et un jour, la loi a changé…

Croquette est née en Belgique, c’était donc a priori le système belge qui s’appliquait : elle allait s’appeler Croquette Garnier.

Sauf que. Nos politiciens ont eu une idée de génie il y a deux ans (si si) : une nouvelle loi révolutionnaire est sortie, permettant aux parents de donner le nom du père uniquement (rien de neuf), le nom de la mère uniquement (oh oh ?), ou les deux noms, dans l’ordre souhaité, avec ou sans tiret (oh ooooh !).

Wouah ! Enfin, la Belgique se lançait dans le même système que l’Espagne, et faisait même mieux, puisqu’on pouvait désormais placer le nom de la mère en premier, ou même ne donner que celui-ci.

L’idée de pouvoir transmettre mon nom à mes enfants, tout comme ma grand-mère et ses ancêtres avant elle l’avaient fait, m’a séduite en moins de trois microsecondes (oui, je réfléchis très vite). Mon mari était hyper chaud également, car il trouvait ça important que le petit quart espagnol de notre fille se reflète dans son nom.

Nous étions tous les deux d’accord sur le fait de garder son nom de famille à lui en première position, par tradition. Ensuite, mon nom étant déjà bien long, nous avions décidé de ne transmettre qu’un seul des deux. Par facilité, dans un contexte professionnel ou non officiel, je n’utilise moi-même que Gutierrez : c’est celui-là qui a naturellement été choisi. Et tout ça sans tiret, pour lui permettre de n’en utiliser qu’un seul des deux si elle préférait.

Cette merveilleuse combinaison donnait donc “Croquette Garnier Gutierrez”. C’était un peu atypique, mais on adorait ce mélange de sonorités !

Et un jour, à la maternité…

À la naissance de Croquette, nous sommes donc allés tout fiers la déclarer à l’état civil. Mais…

– Nous : Alors, son nom de famille sera Garnier Gutierrez.
– L’officier d’état civil : D’accord… (Elle note en vérifiant nos noms sur nos cartes d’identitéPuis hésite…) Madame, vous êtes espagnole ?
– Euh non, je suis belge… (Tu sais pas lire ?)
– Ah, alors ça ne sera pas possible d’utiliser “Garnier Gutierrez”. Vu que vous êtes belge, votre nom complet est Gutierrez Gomez, et on ne peut pas diviser un nom.
– Euh ?
– Vous pouvez lui donner le nom de “Garnier Gutierrez Gomez”, mais pas “Garnier Gutierrez”.
– …

Ça, c’était la seconde idée “de génie” de nos parlementaires : obliger à utiliser le nom COMPLET du parent. Ouais. Histoire qu’à la deuxième génération, avec ce nouveau système, le nom de famille soit composé de QUATRE noms, youpi. Bien joué !

Laisse-moi bien te dire que j’étais furax, prête à mordre le premier parlementaire qui passerait par là !

La colère passée, la déception et la résignation ont pointé le bout de leur nez. On ne pouvait pas imposer trois noms de famille à Croquette, d’autant qu’ils commençaient tous par la même lettre (non, je n’ai pas choisi nos noms d’emprunt par hasard !). Je tenais à ce que mon mari lui donne le sien, alors avec beaucoup de regrets, on l’a “juste” appelée Croquette Garnier.

Aujourd’hui, on en rit (un peu) et on essaye de voir ça positivement (surtout). Il faut avouer, et on nous le dit souvent spontanément, que l’ensemble lui va très bien : son nom de famille sonne typiquement français, et est bien assorti à son prénom classique. Et puis, ne devoir écrire qu’un seul nom, c’est quand même plus simple, je suis bien placée pour le savoir !

Dans son nom, rien ne laisse penser qu’un quart de ma fille vient d’ailleurs, d’un sud de l’Europe vibrant et chaleureux. Mais elle, elle en sera toujours consciente, grâce à son abuelo qui lui parle espagnol, grâce aux vacances dans la famille, grâce à nous qui maintenons l’Espagne dans notre quotidien. Et à mes yeux, c’est ce qui compte le plus !

Et toi ? Tu as choisi quelle option pour le nom de famille de tes enfants ? Pourquoi ? As-tu eu du mal à faire respecter ton choix ? Viens nous dire !

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Commentaires

32   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Ton histoire n’est pas si rocambolesque que ça! Car je suis passée par là moi aussi! Et surtout surtout surtout : je suis officier d’état-civil !!! Chouette !
Mon mari est portugais avec un nom en 2 parties non sécable ( comme le tien). Mettons Guerrero Da Silva. Il n’utilise que le Da Silva de manière usuelle et lorsque je me suis mariée j’ai pris Da Silva uniquement en nom d’usage. Notre but étant de ne transmettre que ce nom à nos enfants.
Sauf quand mon mari a acquis la nationalité française, le tribunal ne lui a pas préciser qu’il devait couper ses 2 noms pour n’en transmettre qu’un à l’avenir. Nous étions dans le même cas de figure que toi, mon nom de jeune fille en moins!
Puis le tribunal a pris une circulaire en 2007 permettant aux familles espagnoles et portugaises de ne transmettre qu’un seul nom à l’enfant! Nous étions refaits ! Mais c’est sans compter que j’ai accouché dans une autre maternité ou la circulaire du tribunal ne s’appliquait pas car la commune dépendait d’une autre circonscription !
Résultat, le lendemain de la naissance mon mari a dû aller au consulat portugais pour demander un certificat de coutume pour ne transmettre qu’un seul nom!
Pour les familles dans ce cas, renseignez-vous au préalable auprès de la mairie de votre maternité et surtout, anticipez le certificat de coutume si besoin !

le 02/08/2016 à 07h24 | Répondre

Miss Chat

« parties non sécables » : c’est donc ça le mot barbare que vous utilisez pour m’empêcher de nommer ma fille hihihi !
Par contre, c’est fou qu’une décision de tribunal dans ce domaine-ci n’impacte pas tous les arrondissements de France et de Navarre (…) ?! Je pensais que c’était le genre de choses qui se faisaient à un niveau national…
Je compatis tellement à vos galères administratives du coup ! 🙂

le 02/08/2016 à 12h14 | Répondre

Marie Obrigada

Je ne connaissais pas tout le détails des circulaires, mais mon mari est aussi portugais et il a aussi dû aller au consulat pour obtenir ce certificat pour que nous puissions donner un seul de ses 2 noms à notre fille. Evidement même si je travaille aussi en mairie je ne m’étais pas inquiétée de ce point, persuadée que cela ne posait aucun problème. Petit coup de stress, surtout que mon mari n’était allé que le 2e jour à la mairie. Il ne restait plus beaucoup de temps ensuite. Le comble c’est que pour la CAF et la CPAM notamment mon nom d’usage est forcément le double nom de mon mari… qu’il n »utilise pas lui même.

le 02/08/2016 à 18h08 | Répondre

Chacha d'avril

Depuis notre mariage, je porte le nom de l’Homme et Petite Fleur porte également le même nom. Je trouve que ça symbolise bien la nouvelle cellule familiale que nous formons, représentée par un seul nom.

le 02/08/2016 à 08h31 | Répondre

Miss Chat

Oui, c’est un argument que j’entends 🙂 Ce qui me dérange ici, c’est que justement « c’est le nom de l’Homme », pas le mien ou le nôtre. Non, juste le sien. Mais moi, je ne suis pas une « Garnier » 😉
En fait, je crois que si on avait été français, on aurait creusé l’idée d’ajouter le nom de l’autre au nôtre. Justement pour garder cette idée de « cellule familiale » dont tu parles (bon maintenant comme expliqué dans l’article, en Belgique, personne n’envisage ça).

le 02/08/2016 à 12h19 | Répondre

virginie

J’aime beaucoup l’idée initiale de la Belgique, c’est à dire transmettre et ne retenir que le nom du père toute sa vie. Ça inscrit effectivement dans une histoire familiale.
Après, changer de nom ne m’a pas non plus posé de problème car ça m’a fait l’effet d’être « adoptée » par la famille de mon mari.
En fait, je ne comprends pas toutes ces histoires autour de la transmission du nom aux enfants. Ça me semble être beaucoup de bruit pour rien, ça me dépasse vraiment.

le 02/08/2016 à 09h01 | Répondre

Miss Chat

Oui en effet, c’est beaucoup de chipotage mais je crois que c’est comme les femmes et/ou hommes qui changent de nom après le mariage en France, il s’agit de mettre en évidence une cellule familiale (je reprends le terme de Chacha d’avril plus haut !)
Comme dit plus haut, moi j’ai un problème avec le fait de « passer dans/être adoptée par la famille de mon mari » : par notre mariage, je crée une famille avec lui, je ne disparais pas dans la sienne 🙂

le 02/08/2016 à 12h29 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ah ben en effet c’est une vraie histoire belge !!!
Comme tu le dis si bien à la fin c’est que ta croquette sera bien consciente de ses origines grâce à ses grands parents. C’est bien le plus important 🙂

le 02/08/2016 à 09h08 | Répondre

Miss Chat

Tout à fait ! C’est ce que je retiens de ce qu’il s’est passé 🙂

le 02/08/2016 à 12h30 | Répondre

Melimelanie

Ha ba finalement, pour le coup, avoir pris le nom de mon mari ça a tout simplifié pour ces démarches là 😀

le 02/08/2016 à 09h24 | Répondre

Miss Chat

Oui, j’avoue que ça évite les mauvaises surprises !

le 02/08/2016 à 12h32 | Répondre

Flora

On part tout à fait dans le même schéma que vous 😉
J’ai beaucoup apprécié le fait de ne pas devoir changer de nom en Belgique parce que ça m’a évité des débats houleux où j’allais encore passer pour la féministe relou de service.
Pour nos futurs enfants je suis aussi catégorique : on les fait à 2, ils portent nos deux noms. Heureusement pour nous on a un nom chacun donc ça devrait être faisable.
Je trouve ça fou que tu ne peux pas dissocier les 2 noms surtout que c’est bien 2 noms et non un nom composé!

le 02/08/2016 à 10h29 | Répondre

Miss Chat

Dans votre cas, ça fonctionnera sans souci en effet ! Profitez-en bien 😉 On est moins conservateurs par rapport aux noms dans un sens.
Ben oui et non pour ta dernière remarque : ce sont initialement deux noms différents, tu as raison, mais l’Etat belge le considère comme un nom composé…

le 02/08/2016 à 12h36 | Répondre

Marina

Quand je me suis mariée j’ai refusé de prendre le nom de mon mari (et on oublie souvent que ce n’est qu’un droit et pas une obligation). Par contre çà ne m’a pas dérangé que nos enfants ne portent que le nom de leur père : j’estime que la mère transmet le lien du sang au sens propre, en portant et en faisant naître les enfants de son corps, et le père transmet le lien du sang au sens de la filiation, et donc son nom…
Je suis 50 % espagnole par ma mère, et même si j’ai un prénom et un nom bien français, je n’ai jamais oublié que l’Espagne coule dans mes veines, ne serait-ce que par la couleur mate de ma peau et l’accent irrésistible de mes grands-parents adorés quand ils parlaient français. Ne t’inquiète pas pour Croquette 😉
Juste une précision par rapport au 1er commentaire : aucun tribunal ne peut prendre une circulaire pour décider de ce qui se transmet ou pas. Les règles de dévolution du nom de famille sont strictement régies par le code civil (avec éventuellement les circulaires d’application ministérielles…). Depuis 2005 la loi a beaucoup évolué et n’a pas toujours été facile à comprendre, ce qui peut expliquer que dans les dossiers de nationalité gérés par les tribunaux, certains, de manière rarissime, n’aient pas toujours été au fait des dernières circulaires d’application…

le 02/08/2016 à 13h18 | Répondre

Miss Chat

Oho une autre demi-compatriote hihi ! J’aime beaucoup ton idée de liens du sang/de la filiation, le partage est peut-être plus équilibré comme ça 🙂
C’est chouette que tu aies des signes un peu plus distinctifs ! J’ai la peau claire et Croquette est blonde aux yeux gris, ça commence mal.
Aaah l’accent des grands-parents…!

le 02/08/2016 à 20h11 | Répondre

Stella

Ca c’est vraiment une histoire Belge! Je suis Française et mon mari est Belge. Sur mes papiers officiel (aka ma carte d’identité Française), j’ai mes 2 noms soit mon nom de naissance et celui de mon mari. Ici j’utilise très peu celui de Mr mais parfois ma famille m’envoie des courrier à mon nom de mariée uniquement (alors qu’en soit moi je veux utiliser les 2).
On souhaite que lorsqu’on aura un enfant, il porte nos 2 noms (pour nous c’est simple on n’en a un chacun) Mais si/quand notre enfant aura un enfant et veux faire pareil et que son/sa conjoint(e) en as 2 aussi, comment feront-ils! Je pensais que cela se passerai comme en Espagne justement! Je suis étonné (enfin à moitié en fait) de voir que cela n’a pas été pensé! Enfin d’ici là, ça peut changer (enfin j’espère)!

le 02/08/2016 à 15h02 | Répondre

Miss Chat

Je pensais également (naïvement ?) comme toi ! Quand on a dit à l’officier d’Etat civil que ça n’avait pas de sens pour les générations suivantes, elle nous a répondu « oui, on sait… mais la loi a été faite comme ça ».
J’espère également que cette disposition changera dans le futur, pour tous ceux qui auront deux noms !

le 02/08/2016 à 23h20 | Répondre

Flora

La loi prévoit que l’enfant de 2ème génération ne peut pas avoir plus de 2 noms. les parents devront choisir entre les quelques combinaisons possibles entre leurs noms respectifs.
Selon ce que j’ai lu, le problème ici vient du fait que Gutierrez Gomez est le nom du papa de Miss Chat transmis comme « nom composé », et non le nom du père et celui de la mère combinés. Donc pour l’état civil Gutierrez Gomez est un seul et même nom et ne peut pas être divisé.

le 03/08/2016 à 14h05 | Répondre

Tamia (voir son site)

Très intéressant cette histoire belge ! Tu as raison ta fille connaitra ces racines par d’autres biais que son nom. Cependant, je suis assez surprise qu’il n’ai pas pensé aux noms composés ! Parce que transmettre le nom du père + le nom de la mère tout va bien, mais si le nom d’un des deux est déjà composé cela fait une sacré tartine à se coltiner 😉 ! Et au bout de quelques générations cela va poser un sacré problème !

le 02/08/2016 à 15h37 | Répondre

Miss Chat

Tout à fait ! Comme je disais plus haut, même l’officier d’Etat civil trouvait cela stupide (à mon avis, on n’était pas les premiers qu’elle croisait avec ce souci)… Je ne comprends toujours pas comment ça se fait qu’ils n’ont pas pensé à ça ! Les mauvaises langues diraient qu’un politicien ne pense à rien de toute façon :p

le 02/08/2016 à 23h22 | Répondre

Mlle Moizelle

Moi je n’aime pas mon nom de famille car c’est celui de mon père et je n’ai absolument aucun lien avec sa famille (je ne les vois pas, et vu mon histoire c’est tant mieux… bref). Du coup, j’ai pris celui de mon mari lors de notre mariage. J’aimais aussi le côté « adoptée » par sa famille; sauf que depuis, moi et sa famille on ne s’entend plus du tout (du tout du tout!!!) et je déteste porter leur nom… Et aussi, je regrette d’avoir perdu mon nom que je n’aimais pourtant pas mais qui au moins reflétait mes origines bretonnes -et oui, ce n’est pas un cliché, les bretons sont chauvins! 😉 Bref… On peut reprendre son nom sans divorcer? Ou accoler mon nom de jeune fille à son nom? Et peut-on donner nos 2 noms à notre enfant alors que depuis 2 ans j’ai pris celui de mon homme?
???
Plein de questionnements… Pas facile toutes ces histoires! Mais Croquette Garnier, c’est sympa! ^^

le 02/08/2016 à 17h45 | Répondre

Mlle Mora

Oui, tu peux reprendre ton nom sans divorcer car en réalité tu n’as jamais « perdu » ton nom, le nom de ton mari est un nom d’usage, il suffit de refaire ta carte d’identité en supprimant cet usage et ensuite refaire toutes les démarches pour changer ton nom partout… c’est juste ça qui est un peu relou !
Après pour votre enfant, s’il n’est pas encore né vous pouvez choisir ce que vous voulez : ton nom, le sien, les vôtres accolés… Si vous ne choisissez pas, il me semble que par « défaut » c’est celui de la mère…

le 02/08/2016 à 18h26 | Répondre

Miss Chat

Oula c’est un peu triste ton histoire 🙁 J’ai une amie dans le même cas que toi (bon sauf qu’elle n’a jamais pu changer de nom).
Et est-ce qu’il est possible d’utiliser complètement un autre nom ? De vous créer un nouveau nom ?
Oui, j’aime beaucoup Croquette Garnier, ça lui va bien hihi.

le 02/08/2016 à 23h27 | Répondre

Mlle Moizelle

ça, ce serait notre rêve! Un mélange de nos 2 noms! Garder la fin de mon nom à consonance bretonne et mettre un bout de celui de mon mari avant… Mais c’est impossible, hélas! ^^

le 03/08/2016 à 08h25 | Répondre

Mlle Mora

Pour ma part, j’ai pris le nom de mon mari pour avoir le même nom que mes enfants. Quand mes parents se sont séparés, ma mère a voulu ajouter son nom à mon nom en nom d’usage et franchement ça me soulait d’avoir un nom à rallonge… Et ça me soulait aussi de ne pas avoir le même nom que ma mère qui était celle avec qui je vivais. Donc personnellement je trouve ça plus simple d’avoir un seul nom pour toute la famille…

le 02/08/2016 à 18h29 | Répondre

Miss Chat

Il est plus simple d’avoir un seul nom, je suis bien d’accord ! Maintenant, quand tu vis avec depuis le départ, c’est un peu différent : ça fait partie de toi, tout simplement 🙂
Qu’il soit pour toute la famille ou non, ça, c’est une question de culture, j’ai l’impression 😀

le 02/08/2016 à 23h30 | Répondre

Claire (voir son site)

En effet, tout une histoire!
Pour ma part, j’ai choisi de garder mon nom pour tout ce qui me concerne seulement (travail) et de prendre le nom de mon mari pour ce qui concerne notre famille.
Je ne ne souhaitais pas accoler les deux noms pour ma fille. Je tiens beaucoup à mon nom donc dans le quotidien je le garde. Quand j’ai fait mon passeport, j’ai aouté le nom de mon mari en nom d’usage. Par contre, je ne l’ai pas ajouté sur ma carte d’identité (peut être quand je ferais le renouvellement 😉 )

le 02/08/2016 à 21h59 | Répondre

Miss Chat

Hahaha c’est absolument inconcevable pour un Belge d’avoir un nom sur la carte d’identité et un autre sur le passeport !
Je me dis que pour le boulot en particulier, ça doit être plus facile de garder son nom de jeune fille 🙂

le 02/08/2016 à 23h11 | Répondre

Claire (voir son site)

Du coup sur le passeport, j’ai les 2 noms. Mon nom de famille (qui ne changera jamais) et mon nom d’usage (celui de mon mari) 😉

le 04/08/2016 à 11h46 | Répondre

Mademoiselle Suisse

Je me pose la question: Est ce que tu as aussi la nationalité espagnol? Dans ce cas, auriez vous pu utiliser le droit espagnol, et donc l’appeler Garnier Gutierrez?
Je m’explique: j’habite en Suisse, je suis francaise, mon mari allemand. Nous pouvions nous baser sur les droits des trois pays, ce qui n’aurait pas été le cas si un de nous avait été Suisse (dans ce cas, c’est le droit Suisse qui aurait primé, je crois).
Bref, nous avons déclaré notre enfant en tant que francais, et utilisé le droit francais pour avoir les deux noms, mettons Müller-Martin. Puis nous avons déclaré l’enfant à l’ambassade d’allemagne, qui a été « obligé » de reconnaitre ce double nom. Si nous avions déclaré en premier l’enfant en Allemagne, cela n’aurait pas été possible (un seul nom autorisé).
Par contre, le nom de nos enfants n’est (pour l’instant) pas sécable non plus. Leurs enfants, s’ils ont le double nom, devrons s’appeler, par exemple, Müller-Martin-Durand.
Avec un peu de chance, d’ici trente ans, le droit aura changé.
Mais pour moi, il était impensable que mes enfants n’est pas mon nom. Cela a déjà été un gros compromis de mettre le nom de mon mari en premier.

le 03/08/2016 à 14h52 | Répondre

Miss Chat

Non, je n’ai pas encore souhaité prendre la nationalité espagnole et c’était un peu la seule solution, comme tu l’as expliqué !
On pourrait faire marche arrière : que j’aille demander ma nationalité espagnole, obtenir celle de ma fille en la déclarant sous les deux noms puis demander un changement de nom en Belgique qui ne sera peut-être pas accepté. Ca serait vraiment casse-tête, pour un résultat très incertain.
C’est chouette en tout cas que vous ayez eu l’opportunité de pouvoir mettre les deux noms, j’aime beaucoup ce principe vraiment ! 🙂

le 09/08/2016 à 10h17 | Répondre

aurelie

Hello miss chat ! Je ne sais pas si tu es toujours active sur ce blog mais j’ai lu ton témoignage et je suis quasi dans le même cas !
nous sommes tous les deux belges mais mon mari est né au Mexique et a donc deux noms de famille (son père et sa mère): Dupont Lebrun
je suis enceinte et on veut lui donner uniquement Dupont mais j’ai peur à l’avance qu’ils ne veuillent pas séparer le nom comme tu expliques. S’il a deux noms je veux celui de mon mari (celui de son père uniquement) et le mien!
Bref, as tu eu d’autres infos, sais tu ou je peux me renseigner… j’ai l’impression que notre enfant est déjà dans cette génération suivante ou la Belgique n’a pas réfléchi aux 4 noms de famille !!
merci pour ton aide 🙂
Aurélie

le 05/06/2017 à 18h16 | Répondre

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