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Comment j’ai compris que je voulais – vraiment – un enfant


Publié le 16 septembre 2015 par Madame Lucette

Avant de te parler de ma grossesse, je vais te situer le contexte, et te parler de mon « avant grossesse ».

Je ne fais pas partie de celles qui tombent enceintes en claquant des doigts (oui, enfin, je sais comment on fait les bébés, hein, c’est juste une façon de parler !), ou qui ont attendu « longtemps » (genre six mois) avant que ça marche. Je ne fais même pas partie de celles qui ont attendu plusieurs années et qui ont un jour découvert un ++ miracle sur leur test, alors qu’elles ne l’attendaient plus.

Non non, moi, je fais partie des galériennes, de la race des piquousées à heures fixes, de celles qui passent sur le billard à intervalle régulier, et que tu vois somnoler sur leur siège à 7h du matin dans la salle d’attente de l’hôpital, en attendant leur tour pour être piquées ou « ovairéxaminées ».

Malgré tout, je m’estime heureuse, et chanceuse, parce que ça a marché pour moi.

Parce que je n’ai pas eu à attendre la dernière tentative possible, celle qui doit te faire angoisser à mort parce que c’est ta dernière chance (remboursée, car ensuite, si tu es riche, tu peux encore faire des essais… mais si tu es pauvre, bah tant pis pour toi).

Parce que la PMA n’a duré « que » deux ans pour nous. Ça paraît très long quand on est dedans, mais je sais très bien que d’autres y passent trois, quatre, cinq ou parfois dix ans.

Parce que je n’ai pas dû non plus adopter pour devenir maman (je crois que je n’aurais pas pu).

Bref, je sais que j’aurais pu galérer encore plus.

seringues

Crédits photo (creative commons) : Heather Aitken

Mon aventure bébé a commencé il y a cinq ans et demi, quelques mois avant mon mariage. On avait décidé avec mon futur mari que je pouvais arrêter la pilule, parce qu’il faudrait sans doute quelques mois avant que « ça marche », et qu’au pire, je ne serais enceinte que de quelques semaines le jour du mariage.

Pas de suspense, tu te doutes que je n’étais pas enceinte le jour de mes noces. Ni en revenant de notre lune de miel, ni les mois qui ont suivi.

En même temps, avoir un enfant, ce n’était pas une obsession pour nous.

D’autant moins, peut-être, qu’en dépit de nos âges (plus de 35 ans tous les deux), très peu de nos amis proches en avaient. Nos amis les plus « quotidiens » n’en avaient pas. Du coup, on passait du temps avec eux, on avait des loisirs sympas… Bref, les bébés ne faisaient pas partie de notre univers habituel.

On était plutôt en mode : « si ça vient, tant mieux, mais franchement, on est loin d’être malheureux tous les deux ». Pas de stress, pas de courbe de température, pas d’essais planifiés.

Et comme ça ne marchait pas, mais que ça ne me rendait pas malade, j’ai fini par me demander si avoir un enfant était bien ce que je voulais, dans le fond.

Perdue dans toutes ces réflexions, de voyages en sorties, dans une vie à deux qui nous plaisait, trois ans ont passé.

J’avais alors pas loin de 38 ans, et j’étais convaincue de ne pas vouloir faire tourner ma vie autour d’un désir d’enfant, ni subir d’éventuels traitements médicaux qui allaient forcément me transformer en obsédée du projet bébé (ce que je voulais éviter absolument).

Après avoir reçu deux fois le même conseil de deux professionnels de santé différents (« Faites des tests, et voyez quand même pourquoi ça n’a pas fonctionné jusqu’ici, vous aviserez ensuite. »), je me suis décidée à proposer à mon mari que nous fassions des tests.

J’en étais toujours à me demander si vraiment, au fond, je voulais un enfant. Si ce n’était pas juste pour être « comme tout le monde ».

Et puis les résultats sont arrivés.

Et à la seconde où j’ai compris qu’on n’y arriverait pas tout seuls, j’ai su que je voulais un enfant et que pour ça, j’étais prête à subir tous les traitements qu’il faudrait. Trois ans d’incertitude balayés en une seconde. J’avais besoin de ce déclic pour me sortir de mon flou confortable (« Je ne me prends pas la tête, ça viendra quand ça viendra ! »), et comprendre enfin ce que je voulais vraiment.

C’est ainsi qu’après trois ans d’attente « naturelle », ont commencé deux années de PMA.

Et toi ? As-tu mis du temps à tomber enceinte ? Est-ce que ça t’a obnubilée, ou est-ce que tu as réussi à rester à peu près zen ? Comment as-tu été certaine de vouloir un enfant ? Dis-nous !

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Commentaires

9   Commentaires Laisser un commentaire ?

Madame Fleur (voir son site)

Peut être qu’il te fallait ce temps de réflexion pour te rendre compte de ce désir. Je suis contente de savoir qu’au bout du compte et malgré les difficultés vous attendez un heureux évènement.

le 16/09/2015 à 09h01 | Répondre

Madame L

je crois que j’avais besoin d’être au pied du mur pour enfin arrêter de penser que ça viendrai « un jour » et que nous devions prendre les choses en main, vraiment.

le 16/09/2015 à 15h20 | Répondre

audrey

alors là, excellente question!! Comment sait on que l’on veut un enfant/qu’on est prête à en avoir?

Qu’on ne le regrettera pas, qu’on ne le fait pas pour faire comme tout le monde ou parce qu’on céde à la pression de l’entourage?

le 16/09/2015 à 10h48 | Répondre

Madame L

c’est ça… quand on est bien à deux et qu’on n’éprouve pas de manque, difficile d’être sûr de soi !
mais j’avais vu une psy à ce sujet qui m’avait rassurée : il vaut mieux être content de sa vie et faire de la place à un enfant qu’être insatisfait et penser qu’un enfant réparera cette insatisfaction. Ca m’avait rassurée, être heureuse sans enfant ne ferait pas de moi une mauvaise mère le moment venu ! 🙂

le 16/09/2015 à 15h22 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

J’ai l’impression de lire le témoignage d’une de mes meilleures amies… Du coup ça m’aide à mieux la comprendre, merci !

le 16/09/2015 à 13h49 | Répondre

Madame Lucette

tant mieux si mon témoignage peut être utile !

le 16/09/2015 à 15h23 | Répondre

Urbanie

J’étais un peu comme toi, pas d’enfants, pas vraiment de désir impérieux d’en avoir, juste l’envie qui est venue petit à petit… et puis, dans un registre très différent, j’ai réellement compris que j’étais prête à avoir un enfant le jour où j’ai perdu mon premier bébé… je savais jusque la que j’en voulais un, mais c’est à ce moment précis que j’ai su que je serais prête à revivre une nouvelle grossesse malgré le chagrin, avec son lot d’incertitudes et d’angoisses, pour avoir un bébé.

le 17/09/2015 à 14h49 | Répondre

madame lucette

Oui, il nous aura fallu être au pied du mur, face à la question qui tue : oui ou non es tu prête à affronter ce qui t’attend (traitements pour moi, surmonter ton chagrin et nouvelle grossesse angoissante pour toi) pour avoir un enfant ?

le 19/09/2015 à 11h36 | Répondre

Aurore

Je me retrouve beaucoup dans ton article. Je rencontre l’homme de ma vie à 28 ans. Pour moi, un enfant c’était niet. Et puis… Et puis mon homme est déjà papa d’une petite fille adorable. Vivre avec eux m’a donné envie d’avoir un enfant. Peut-être… J’hésite… On peut toujours tenter, hein mon chéri ?

Contrairement à toi, je suis allée voire ma gynéco 15 jours après l’arrêt de ma pilule, à 31 ans. Parce que je me doutais déjà que ça ne serait pas simple, mais sans réellement en prendre la mesure. Et là, elle a été formidable. Oui elle m’a dit des choses qui font mal. Oui, à 31 ans j’étais déjà en retard. A 31 ans !!!! Et elle m’a tout de suite fait une écho, un entretien poussé et m’a assené « ça va peut-être être difficile ». 4 ans plus tard, ça l’est toujours, un parcours long et toujours pas de bébé. Mais elle a vraiment fait au plus vite, sachant qu’on jouait contre la montre. Oui, les stars hollywoodiennes ont des bébés à 40 ans passés, mais il n’est jamais dit dans quelles conditions elles l’ont eu, et surtout quels soucis elles vivent au cours de la grossesse.

Au moment où ma gynéco m’a dit que ça ne marcherait pas tout seul j’ai su. Su à quel point ce bébé que je ne savais pas encore vouloir était en fait absolument vital. Su que j’allais me battre bec et ongles, et aller aussi loin que possible pour réaliser ce rêve. Et su aussi que je ne serai jamais complète si ce petit bout ne vient jamais…

le 08/10/2015 à 17h45 | Répondre

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