Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Un enfant tant désiré : mon interminable parcours en PMA


Publié le 7 février 2015 par Mademoiselle Espoir

Abonnée au coaching de Mademoiselle Dentelle, je reçois un mail m’informant de l’existence de deux autres blogs, celui-ci et Sous Notre Toit. En raison de mon parcours, dont je vais te parler un peu plus bas, tout ce qui touche à la famille m’est devenu un peu douloureux à suivre et à lire. Alors au départ, je me dis que ce n’est pas pour moi. Puis, de nature curieuse, je file jeter un petit coup d’œil quand même. C’est alors qu’un article de Mme Creamy m’interpelle et me donne, à moi aussi, envie de témoigner à l’aube de cette ultime étape…

Je vais y revenir, mais avant : un petit flash-back.

Depuis de très longues années, je suis animée par une passion : j’adore les enfants. Déjà enfant, j’attirais les enfants, un vrai aimant ! Je jouais à la maman ou à la maîtresse avec eux. En CM1/CM2, pendant la récréation, je me souviens que je m’occupais des plus petits et leur proposais des activités. En grandissant, ça n’a pas changé, bien au contraire. Dès l’âge de treize ans, j’ai commencé à faire du baby-sitting, le weekend, pendant les vacances scolaires et le mercredi après-midi, jusqu’à mes 20 ans.

Et encore aujourd’hui, je garde souvent les enfants de mes amis. Dès que j’entre dans une pièce où se trouvent des enfants, un sourire, et les voilà collés à moi pour le reste de la journée. Un bébé pleure, personne n’arrive à le calmer, je le prends dans mes bras, et voilà qu’il cesse de pleurer et fait même des sourires. Je n’arrive pas à expliquer ceci… mais j’adore les enfants !

Pour tout te dire, même si mon rêve était de devenir maîtresse d’école, je travaille aujourd’hui dans un établissement de Protection de l’Enfance. Donc oui, les enfants, c’est toute ma vie. Mes neveux et nièces adorent venir à la maison et passer du temps avec moi. Le filleul de mon futur mari m’a encore dit tout récemment que j’étais la tata la plus génial du monde (gniiiiii !)…

Évidemment, vu mon attrait pour les enfants, tu te doutes que depuis mon plus jeune âge, mon vœu le plus cher est de devenir à mon tour Maman… Mais c’est là que ça se complique.

Avec mon futur mari, avant de décider d’avoir notre premier enfant, nous voulions avoir une stabilité familiale et financière. C’était impossible pour moi, malgré mon intense désir, de donner naissance à un enfant alors que toutes les conditions matérielles n’étaient pas réunies (appartement/maison, CDI, situation financière stable…).

Les essais débutent

Dès que celles-ci ont été réunies, au premier semestre 2010, nous avons décidé que c’était le moment. J’avais déjà arrêté ma pilule depuis presque un an en raison de fortes migraines qui me gâchaient la vie. J’imaginais donc tomber enceinte plutôt rapidement, bien que déjà à cette époque, j’avais ce fichu pressentiment…

Nous voilà donc partis pour les essai bébé. 6 mois se passent, toujours rien… Puis en janvier 2011, je pense être enceinte sans en être sûre. J’avais déjà fait deux tests pendant ces 6 mois (mes cycles durent en moyenne de 40 à 50 jours), alors je ne voulais pas être encore déçue… donc, j’attends.

Un soir, en rentrant du travail, je suis prise d’horribles douleurs qui m’obligent à m’arrêter le long de la route. Habillée en blanc, je remarque tout de suite que je perds du sang. Je rentre tant bien que mal chez moi. Dès le lendemain, après une nuit horrible et plus aucun signe d’une éventuelle grossesse, j’appelle ma gynécologue qui ne peut me recevoir avant deux semaines.

Lors de ce rendez-vous, je lui explique ce qu’il s’est passé. Elle me dit à demi-mots qu’il peut s’agir d’une fausse couche précoce, sans en être certaine. Elle me prescrit du Duphaston et du Provames afin de réguler mes cycles, et me demande de prendre ma température chaque matin. Deux mois passent, je n’en peux plus de me lever chaque matin, samedis et dimanches compris, pour pendre cette fichue température ! Je retourne donc la voir avec ce mauvais pressentiment, qui n’a jamais été aussi fort qu’à ce moment-là. Je prends littéralement ma gynéco en otage, et lui demande de nous prescrire à tous les deux des examens complets, sans quoi je ne sortirais pas de son bureau ! Là, tu dois te dire que je suis folle, tu as sûrement raison… en tout, je suis très déterminée comme fille.

Un mois plus tard, le diagnostic tombe : mon futur mari a une OATS sévère (pour faire vite, ses « têtards » ne vivent pas assez longtemps et présentent des anomalies), et moi je suis diagnostiquée OPK (ovaires polykystiques). Nous sommes dévastés… D’autant plus que d’emblée, ma gynéco nous fait comprendre que nous avons plus de chance de gagner au loto que d’avoir un enfant naturellement. Il faudra nécessairement passer par une FIV ICSI (micro injection).

le temps qui passe - envie d'enfant et PMA

Crédits photo (creative commons) : Lauren Hammond

En avant pour la PMA

Nous prenons rendez-vous avec le Service de Procréation Médicalement Assistée du CHU de notre département. Après tous les protocoles d’usage et plus de 6 mois d’attente encore, nous entamons notre première tentative de FIV en avril 2012, interrompue précipitamment car mon corps ne répond pas aux traitements… Première grosse déception, moi qui attendait avec impatience ce premier essai ! En plus, à cette période, les naissances pleuvent tout autour de moi, mes amies, mes collègues, mes cousines et cousins.

Combatifs, nous décidons de reprendre aussitôt les traitements, mais mon corps est long à se réveiller, et ça repousse notre seconde tentative à septembre 2012… En même temps que ma meilleure amie, qui elle est à sa dernière tentative. Le traitement m’épuise beaucoup et me fait prendre pas moins de 10 kg.

Ça tombe pendant nos vacances, que nous passons, malgré nous, à la maison. Je me dis à ce moment que c’est un maigre sacrifice pour devenir ENFIN Maman. Après la ponction, on me replace deux embryons qui sont, d’après les médecins, de très bonne qualité. À la mi-octobre, la prise de sang est négative. J’ai beaucoup de mal à digérer cet échec, d’autant que je suis très fatiguée et affaiblie par les traitements.

Je me renferme sur moi-même. Les mois qui suivent ne sont que colère, dégoût et jalousie. Je ne peux plus voir une femme enceinte ou un nouveau-né en peinture. Même mon couple commence à battre de l’aile, je suis agressive et cherche le conflit sans même m’en apercevoir. Depuis, j’ai pris beaucoup de recul face à tout ça…

La nouvelle année, symbole de nouveau départ, me pousse à recontacter le centre de PMA. Je me sens prête et je me suis remise de l’étape précédente. En avril 2013, nous commençons donc une nouvelle tentative. Je me sens anormalement bien, comme dans une bulle, pendant toute la durée du traitement. Des signes ou des évènements particuliers (mon futur mari qui s’évanouit le jour du replacement) me font penser que cette fois-ci ce sera la bonne.

Deux semaines après le replacement, à deux jours de la prise de sang, j’apprends que ma grand-mère maternelle dont j’étais vraiment très proche, est décédée après avoir fait un AVC dans la nuit. Ma famille maternelle habitant à plus de 500km de chez moi, nous décidons avec ma maman de partir les rejoindre.

Ce jour-là, en arrivant chez ma marraine qui nous héberge durant notre séjour, j’apprends que je suis enceinte. Même si je suis heureuse, je n’arrive pas à me réjouir. Mon conjoint, qui n’a pas pu venir, est loin de moi et c’est bien un triste moment pour savourer cette formidable nouvelle. J’attends un ou deux enfants (deux embryons ont été replacés), et ma grand-mère n’est pas là pour partager ça.

Je ne me sens pas très bien et pas seulement à cause du décès de ma grand-mère, je sens que quelque chose ne tourne pas rond, ce pressentiment qui revient… j’ai beaucoup de mal à dormir pendant toute cette semaine que je passe dans ma famille.

Durant mon séjour, j’effectue 3 prises de sang, mon taux augmente légèrement, mais ma sage-femme m’explique qu’il est encore faible, il faut donc être prudent et réservé. Je suis enceinte de 4 semaines au moment de mon retour en Normandie. Je rendre chez moi, épuisée, et je vais me coucher à 17h. Vers 3h du matin, je me réveille angoissée comme jamais. Je constate que je perds du sang. Inquiète, je réveille mon futur mari et nous partons aux urgences. Je passe ma première échographie, mais c’est encore un peu juste pour voir quelque chose. Je fais une nouvelle prise de sang. On me demande de rentrer chez moi afin de dormir un peu. On m’appellera vers 9h00 pour me donner les résultats…

Appel des urgences maternité : mon taux continu de grimper, tout va bien. Le médecin m’explique que des pertes de sang sont normales en début de grossesse et essaye de me rassurer. Je tente de me détendre, mais rien à faire, mon angoisse augmente à mesure des heures et des jours et mon mauvais pressentiment aussi. Sans suivent alors deux semaines interminables d’allers-retours aux urgences, des prises de sang, des pleurs, des nuits blanches, pour que finalement le mot fausse-couche soit prononcé et qu’il n’y ait plus d’espoir.

Comme si ça ne suffisait pas, on m’appelle un mois, quasiment jours pour jours, après le décès de ma grand-mère, pour m’annoncer la mort de mon grand-père paternel. Je pars une semaine dans l’Aisne pour aider mes parents à s’occuper de tout. Je suis anéantie, je deviens presque un robot. Je me plonge dans les démarches administratives pour oublier ma peine. Je te passe les détails de cette semaine catastrophique avec mes parents, mais ça a malgré tout contribué à la dégradation de mon état…

Essayer de remonter la pente… et tomber encore plus.

Je ne suis que vide durant plusieurs semaines. À cette même période s’enchaine les galères (un compromis d’achat immobilier annulé, des galères financières et j’en passe). Rien ne va plus dans mon couple, j’envisage de tout lâcher tellement je suis au plus bas (appartement, conjoint, boulot), et de m’enfuir loin, très loin.

Ce qui me dévaste le plus, c’est le silence autour de moi, ces non-dits. Personne ne me parle de ce qui vient de se passer, c’est devenu tabou (et ça l’est encore aujourd’hui !). Dès que j’aborde le sujet, ma famille et certains de mes amis changent de sujet, ou font comme s’ils n’avaient pas entendu… On me dit que ce n’est rien, que si ça a fonctionné une fois, ça marchera la prochaine fois, que c’est un mal pour un bien… Personne ne comprend ma peine, je ne me sens à place nulle part. (À cette époque, je n’ai pas encore découvert les blogs et les réseaux sociaux, qui m’aideront bien par la suite.)

Je deviens comme une étrangère pour mon futur mari. Je ne supporte plus les réflexions des gens, les conversations sur le sujet de la famille. J’ai même beaucoup de mal à m’approcher d’enfants, alors que c’est toute ma vie. Je décide de consulter une psychologue, mais ça ne passe pas bien, alors je laisse tomber.

En janvier 2014, je pense que je vais mieux (oui je pense, car en fait pas du tout), et je décide de reprendre mes traitements et d’aborder cette 4ème tentative, même si mon conjoint n’est pas totalement prêt. Les hormones combinés à mon état presque dépressif me conduisent à me renfermer encore plus. Je deviens superstitieuse et je n’ose parler de cette tentative à personne. Je suis très angoissée, car nous sommes à un an jour pour jour de notre dernière tentative et de ma fausse-couche.

Je me renferme encore plus : d’habitude très joyeuse et pipelette (tu as dû remarquer vu mon récit), je ne parle plus. Et comme en plus j’ai arrêté de fumer depuis deux mois, je ne fréquente plus du tout le lieu de pause. Mes collègues de travail s’en aperçoivent, mais au lieu de venir m’en parler, elles pensent que mon silence est dirigé contre elles et commencent à me tourner le dos, alors que je n’ai besoin que d’un peu de compréhension et de chaleur humaine pour tourner cette page. Je suis très stressée, mais je ne dis rien.

La veille de ma ponction, une collègue m’incendie par texto alors que je suis en formation. Je m’effondre, j’ai beau lui expliquer que je ne vais pas bien et que cette tentative me stresse au plus haut point, elle ne comprend pas et continue ses propos plus que virulents. Je rentre chez moi abattue, en larmes, effondrée. Mon conjoint me ramasse à la petite cuillère.

Après une nuit blanche, direction le bloc opératoire pour la ponction. Après quoi, je me réveille en pleine crise d’angoisse : l’infirmière anesthésiste est contrainte d’appeler une psychologue. Je te passe les détails, mais évidemment cette tentative est un nouvel échec, malgré les trois beaux embryons replacés avec éclosion assistée.

Je ne veux pas reprendre le travail, mais je n’ai pas le choix. Je n’ai pas un fort caractère de nature, et il s’est encore amoindri à force d’échecs : j’ai donc un peu de mal à m’affirmer, surtout face à des personnes qui ont un certain aplomb. Alors évidemment, mon retour au travail est particulier. J’en veux énormément à ma collègue qui fait comme si tout était normal, aucune excuse, tandis qu’une autre de mes collègues lui fait part de son incompréhension face à tant d’agressivité, que ce genre de comportement était inadmissible. À part ma chère collègue M., personne n’aborde le sujet.

À travers ce témoignage, je veux aussi la remercier du plus profond de mon cœur d’avoir toujours été là pour moi. Plus qu’une amie, une sœur ou une mère, elle m’a toujours épaulée et réconfortée dans les moments les plus difficiles. Et si aujourd’hui, je suis redevenue la personne que j’étais, c’est grâce à elle.

À ce moment-là, je suis vraiment au plus mal et sur le point de faire une grosse bêtise. Je décide de consulter en urgence le CMP de ma ville. Les délais étant très longs, je reprends contact avec la nouvelle psychologue du CHU.

Où en suis-je aujourd’hui ?

Depuis, je vais beaucoup mieux. J’appréhende les choses différemment, et j’ai appris à me protéger. Mon conjoint a été là pendant toute cette période et ça nous a rapprochés (si tu lis cette page, sache que je t’aime). Même si ça me fait encore du mal que mes amies, ma famille ou mes collègues ignorent délibérément ma souffrance, j’ai appris à faire avec et à m’en détacher.

Je me suis rendue compte qu’à part le bébé, plus rien ne comptait à mes yeux. Nous ne sortions plus, je ne voulais entreprendre aucun autre projet. Pourtant, la vie continue et afin d’avancer, il est important de continuer à vivre.

Mais tu dois te demander pourquoi je te parle de tout ça maintenant ? Même si je vais mieux, je sais que c’est encore fragile. Nous envisageons d’aborder notre dernière tentative FIV pendant ce 1er semestre 2015. Cette ultime tentative me fait peur, j’ai peur de l’échec et de l’après. Et si nous ne devenons jamais parents ? C’est d’autant plus inquiétant qu’en octobre, on m’a diagnostiqué une endométriose.

Avant de me lancer à nouveau, je crois que j’avais besoin d’évacuer ma douleur et ma souffrance, et d’ainsi tourner une page. Quoi de mieux que d’écrire ce que nous ressentons ? Plus jeune, je tenais un journal intime, qui m’a permis de nombreuses fois d’évacuer mes petits chagrins. Alors voilà, version immense, j’évacue mon gros chagrin et mon stress via cette page, comme si recevoir ce mail de Mademoiselle Dentelle avait été un signe.

Si j’ai un conseil à te donner si tu es ou seras amenée un jour à endurer de telles épreuves : il est impératif de te confier à quelqu’un, d’en parler et d’évacuer. Ce n’est pas bon de garder nos angoisses pour nous et refouler notre chagrin. Et surtout, ne jamais perdre espoir !

Pour terminer, je voudrais dire aussi, de par mon expérience, qu’il est important de savoir écouter une personne qui se retrouve dans un tel cas de figure. On n’imagine pas comme c’est dur d’en parler pour celles et ceux qui endurent ces épreuves, et de surmonter tout ça au quotidien. Parfois, juste un simple « ça va » fait un bien fou !

Et toi ? Tu as connu un pénible parcours de PMA ? Tu as l’impression que l’ambiance dans laquelle tu baignais a pu être néfaste ? Viens en discuter…

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

65   Commentaires Laisser un commentaire ?

GUERARD (voir son site)

Je comprends tout ton parcours, nous l’avons vécu également. Courage à toi, c’est dur. Tu peux aller lire mes articles si tu veux, certains sont sur notre PMA et j’ai également une endométriose.
http://linoadiary.blogspot.fr/

le 07/02/2015 à 12h42 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci à toi pour ton commentaire ♡ Je vais aller lire tes articles 🙂

le 07/02/2015 à 18h38 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Je suis allé sur ton blog et ai lu une partie de tes articles et évidemment je ne peux que comprendre. Ton dernier post sur la PMA a énormément fait écho en moi puisque je ressens exactement la même chose que toi et même nous n’en sommes pas encore au stade de l’adoption, bien que nous y songeons beaucoup, je sais qu’à ce stage je ressentirais la même chose que toi. Envoyer chier ses collègues ou proche à leurs réflexions ou juste à cause de leurs sujets de conversation, ne plus voir ma meilleure amie pendant des mois, fait aussi. Moi qui croyais être la seule à réagir de la sortie, je constate qu’en réalité nous sommes nombreuses dans cette situation et comme me l’indique ma psy, c’est tout à fait normal de réagir ainsi. Je te souhaite beaucoup de courage pour la suite de ton parcours <3

le 09/02/2015 à 09h28 | Répondre

GUERARD (voir son site)

Je te remercie d’avoir été me lire. ma psy me dit que c’est normal aussi, on travaille sur la gestion des émotions. On verra bien.
Au plaisir de te lire et n’hésites pas à donner des nouvelles 🙂 <3

le 09/02/2015 à 20h48 | Répondre

Mademoiselle Espoir

J’ai mis ton blog en favoris et je vais prendre le temps de lire tes articles sur l’agrément. J’écrirais surement un nouveau témoignage pendant ou après notre prochain essai FIV. Au plaisir de te lire aussi <3

le 10/02/2015 à 09h50 | Répondre

GUERARD (voir son site)

C’est gentil merci, je t’ai également mis en favori 🙂 mes articles sont en cours, je suis en pleine réflexion lol !!
Au plaisir de te lire et courage !!

le 11/02/2015 à 23h40 |

Two Love

Bonjour à toi Mademoiselle espoir.
Ton récit est tellement touchant, j’en ai les larmes aux yeux. Je peux comprendre, un peu ce que tu ressens, le chemin a été un peu compliqué pour nous mais bien moins que pour toi.
Chez nous, cela n’a jamais été tabou car je suis moi-même issue d’une 5e FIV car mes parents avaient tous les 2 des soucis. (9ans d’essais et des jumelles à la clé!)
Je croise très fort les doigts pour vous et j’espère que tu connaitras les joies de la maternité. Le parcours est semé d’embuches et je crois qu’on ne se rend jamais compte à quel point c’est dur quand on ne l’a pas vécu. Je trouve cela très bien que tu te sois laissé aller à tout raconter, dans les détails, c’est important pour toi, et pour les autres qui ne vivront pas ça.
Quand à ta collègue, c’est une belle co…… de t’avoir traité de la sorte. Je crois que c’est dans les moments durs que l’on se réalise sur qui on peut compter et sur qui on ne peut pas. Et ce n’est pas toujours les personnes que l’on croyait.
J’espère vraiment que 2015 t’apportera beaucoup de bonheur.
A bientôt et bon courage

le 07/02/2015 à 13h40 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Two Love, je te remercie pour ton commentaire qui me touche beaucoup. Tu es porteuse d’espoir, c’est en voyant des réussites comme celle de tes parents que j’ai envie de continuer à me battre. Et en effet, c’est dans l’adversité, quelle qu’elle soit, que l’on s’aperçoit de nos vrais ami(e)s.
Ma bonne résolution de l’année est de répondre aux c*** et à la méchanceté par le sourire, mon plus grand atout. Encore merci, ça fait un bien fou de se libérer 🙂

le 07/02/2015 à 16h51 | Répondre

Jahanara

Je te souhaite plein de courage pour cette prochaine tentative !! Je commence seulement à réaliser comme ça peut être long et compliqué d’avoir des enfants. Autour de moi j’ai eu plein d’exemples où ça a été facile et rapide, sauf que j’ai fait une fausse couche récemment et que j’ai appris à ce moment là que j’avais une amie qui galérait depuis plus d’un an pour tomber enceinte. Moi aussi je suis issue d’une FIV, ma mère ayant fait plusieurs grossesses extra-utérines…
Je te souhaite de tout coeur que cette nouvelle tentative soit la bonne !

le 07/02/2015 à 15h10 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci Jahanara 🙂 Tu as raison il n’est pas facile de se rendre compte de la douleur des autres ou de leurs combats avant d’être soit même confronté aux mêmes combat. Ma meilleure amie a appris leurs problèmes d’infertilité 1 an avant nous et avant d’être dans la même situation je ne comprenais pas vraiment comment elle pouvait faire endurer à son corps tous ces traitements… je sais comme c’est dure de vivre une fausse couche, je vous souhaite de tout coeur un beau bébé pour cette année 2015 ♡

le 07/02/2015 à 16h57 | Répondre

Mamzelle

Ton témoignage me glace le sang… la vie est tellement injuste. J’ai également vécu des choses très dure (agression) et mes proches réagissaient un peu comme les tiens : comme s’ils se protégeaient d’une réalité trop dure à accepter, ils changeaient de sujet, sujet devenu tabou.
Je vous souhaite beaucoup de courage pour la suite

le 07/02/2015 à 16h43 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Je suis tellement désolée pour toi Mamzelle, certains sujets ne devraient jamais devenir tabous c’est tellement dure à vivre qu’en parler, même si au début c’est difficile, aide à avancer et à se reconstruire. Je ne pense pas, en effet, que ce soit de la méchanceté pour la plupart de nos proches mais plutôt une forme de protection et de gêne. En tout cas merci beaucoup pour ton commentaire ♡

le 07/02/2015 à 17h03 | Répondre

Karine (voir son site)

Je ne sais pas quoi dire hormis que j’espère que cela va s’arranger pour toi.
Je t’envoie un wagon de courage et d’espoir.

Karine

le 08/02/2015 à 06h01 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci Karine pour ton commentaire, je vais essayer d’attacher ton wagon derrière nous 😀

le 09/02/2015 à 09h30 | Répondre

Mme creamy

Comme je suis triste pour vous… Comme dit plus haut, la vie est injuste. Qu on revienne me dire encore que la nature fait bien les choses…
Courage et de tout coeur je souhaite que cette dernière tentative soit la bonne.
Je t embrasse fort

le 08/02/2015 à 07h10 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci Mme Creamy, oui je ne supporte plus qu’on me dise que la vie est bien faite (notamment lors de ma FC)… personne ne devrait devoir faire fasse à ce parcours du combattant. Merci beaucoup pour ton commentaire <3

le 09/02/2015 à 09h31 | Répondre

Madame Tout Court

Mademoiselle Espoir,

Merci pour ton long récit – j’imagine tout à fait comme il doit être difficile d’écrire ça, et en même temps à quel point cela doit te soulager. J’adore ton pseudo d’ailleurs, il dit tout!

Je me reconnais un peu dans ce que tu racontes. J’ai moi aussi toujours eu ce feeling avec les enfants et j’ai toujours su que j’en aurais un jour. Nous avons mis 4 ans, 3 FIV ICSI et 2 fausses couches pour pouvoir enfin rencontrer notre jolie princesse.

Je reconnais tout à fait ce que tu décris d’apparente indifférence de l’entourage, ce tabou, et leur gêne quand toi, tu en parles, parce que c’est une blessure ouverte et que tu as besoin de dire ce que tu as sur le cœur. C’était très dur pour moi de lire l’incompréhension dans les yeux de mes amis quand, un an après ma deuxième fausse couche, j’en parlais encore avec les larmes aux yeux.

Dans tout cela, mon couple a été mon phare, ma balise, et je dois dire qu’on est toujours restés très unis et je ne donne pas cher de ma peau si ça n’avait pas été le cas… Je dois dire aussi que j’attribue le fait qu’on ait réussi la troisième fois en grande partie au suivi psy que j’ai entamé. Oh bien sûr, il y avait des raisons bassement biologiques très claires à nos soucis de fertilité et à mes fausses couches, ce n’était absolument pas « dans ma tête ». Mais j’ai abordé cette troisième tentative MOINS sereinement que les autres, en y mettant tout ce que j’avais (alors que pour les autres je me disais: ‘je dois continuer à vivre à côté, ma vie ne se joue pas là’… je me le disais mais je ne le pensais pas en mon for intérieur, en fait… double jeu qui ne marche pas bien, en psychologie!), et c’est peut-être de la superstition mais je suis convaincue que ça a contribué à donner envie à ma poupette de s’accrocher. Et bien sûr la pause pour préparer notre mariage et faire en parallèle ce travail psy a été salvatrice pour moi. Et ça a marché!!

En te lisant, il me semble (mais je peux me tromper complètement hein, on ne se connait pas!) que tu as peut-être encore besoin de ce temps pour prendre du recul… On n’a droit qu’à un nombre limité de tentatives et selon moi, il peut être salutaire de faire une bonne grosse pause entre deux, ne pas se précipiter pour réessayer, prendre le temps de comprendre « qu’est-ce que ça me fait » (dans le sens d’analyser toutes les émotions, souvent contradictoires, que ce protocole provoque en nous) et démêler tout ça. Mais ton billet, à la manière du journal intime comme tu dis, fait très bien ce job là aussi!

Je vous souhaite plein de courage pour les mois à venir, et que cette tentative soit la bonne. Je vous souhaite d’être unis, aussi, dans cette ultime épreuve… Je vous souhaite que votre entourage comprenne enfin que leur silence sur le sujet est la pire des attitudes… Je vous souhaite de garder l’espoir!

En attendant, je t’envoie plein de câlins virtuels (ouais, je sais, on ne se connaît pas mais je suis comme ça :p )

le 08/02/2015 à 10h02 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Madame Tout Court, tout d’abord merci pour ton commentaire 🙂 Comme je suis d’accord avec toi. Je pense que si mon couple a souffert de toutes ces épreuves c’est parce qu’au fond de moi, même si je revendiquais le contraire, j’en voulais à mon futur mari. Alors qu’évidemment il n’y est pour rien. Le suivi psy que j’ai entamé depuis maintenant 8 mois est salutaire et je compte bien le poursuivre même pendant notre dernier essai et sûrement même après. Cela va bientôt faire un an que nous avons fait notre précédent essai, je me laisse encore deux/trois mois, je sais que j’en ai besoin. Nous aussi nous sommes en plein préparatif de mariage et mine de rien ça permet de penser à autre chose, bien que notre problème ne soit pas psychologique comme certains de notre entourage osent nous dire [le fameux : « mais pense à autre chose, tu verras ça va marcher !!! Vous y pensez de trop ! » Et ma main dans ta figure, ça marche aussi ?! 😉 »].
Je garde espoir, tout n’est pas terminé et nous seront « PARENTS » à notre tour. Merci pour tes câlins virtuels je les accepte volontiers, un câlin est toujours bon à prendre 😉

le 09/02/2015 à 09h45 | Répondre

Floconnette

Je vous souhaite d’aboutir à la prochaine tentative…
Gardez l’espoir. Je croise les doigts pour vous.

le 08/02/2015 à 23h07 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci Floconnette pour ton commentaire et ton soutien 😀

le 09/02/2015 à 09h46 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci à toutes pour vos gentils commentaires, cela me touche énormément et me donne encore plus envie de me battre 😀
Je suis incroyablement touchée par la générosité et la chaleur de vous toutes sur les réseaux sociaux (et notamment instagram) et sur la blogosphère. Alors merci, merci d’être là, ça fait un bien fou de pouvoir en parler ouvertement et de lire autant de gentillesse et de soutien. Je vous embrasse toutes très fort <3

le 09/02/2015 à 09h50 | Répondre

Madame fuschia

Je suis si triste pour toi.. pour vous ….
Ton article me sert le cœur, j’aimerai trouver les mots pour réconforter tes maux mais je ne trouve rien …
Juste te dire que je te comprends un peu sur le fait que tu ne supportes plus les nouveaux né, les femmes enceintes, les discutions de grossesse…
En essai depuis 1an et demi, nous sommes en train de faire tout les examens c’est très difficile de gardez le moral et de tenir le coup.
Je vais essayé de garder l’espoir ….

le 09/02/2015 à 11h29 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Madame Fuschia, merci pour ton commentaire, à mes yeux se ne sont pas les mots qui comptent mais l’intention alors, oui, ton message me touche. Je suis triste et désolée d’apprendre que toi, enfin vous aussi rencontriez des problèmes. Ce sentiment (ne plus supporter les femmes enceintes et nouveaux-nés), même si c’est encore dur, passe à la longue. J’espère de tout cœur que vous réussirez très vite à avoir ce joli bébé que vous désirez. Surtout, restez soudés et parlez-en, pour être passée par là c’est vraiment important. Plein d’ondes positives pour vous <3

le 09/02/2015 à 15h53 | Répondre

Mlle Mora

Je souhaite de tout coeur de votre dernière tentative fonctionne. Mademoiselle Espoir, tu portes bien ton pseudo, il faut continuer à garder l’espoir, tout en continuant aussi d’avancer dans vos vies.
Bon courage, de tout coeur avec toi.

le 09/02/2015 à 12h30 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci MlleMora pour ton message de soutien <3
C'est grâce à vos messages que j'ai envie de me battre encore plus fort 😀 Je deviendrai MAMAN quoi qu'en dise Dame Nature 😉

le 09/02/2015 à 15h55 | Répondre

Mme Beebop

merci pour cet article très émouvant… je me plains alors que ce n’est que le 11è cycle…

Je te souhaite , ainsi qu ‘à toutes les filles en attente un joli bébé!

On ne parle pas assez de ce thème, alors que de nombreux couples sont concernés en fait.

Quel Parcours! je te souhaite la plus belle des récompense! et le couple signifie ‘dans les Bons comme dans les mauvais moments’…émouvant exemple!

le 09/02/2015 à 12h43 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci Mme Beebop pour ton message plein d’espoir. Je te souhaite à toi aussi une très joli bébé pour cette année 2015. Tu as raison, on ne parle pas suffisamment de ce sujet qui pourtant touche beaucoup de couples et qui j’ai l’impression prend de l’ampleur. Plein de courage à toi aussi et j’espère que ce bébé viendra très vite pour vous.

le 09/02/2015 à 16h16 | Répondre

Mme Bretonnie

24 heures après avoir lu ton article, je me sens assez forte poour pouvoir t’écrire…

Je vais remercier tout d’abord Camille, qui m’a envoyé ton article, (elle a d’ailleurs cru que j’avais rédiger cet article).

Donc je l’ai lu, et çà m’a pris aux tripes.. J’ai d’abord cru que quelqu’un avait raconté mon histoire… Même date de début d’essai (mars 2010), même parcours (FIV ICSI, FC) , mêmes douleurs, mêmes interrogations. J’ai aussi perdu de vue ma meilleure amie, par ma faute, pendant 4 mois, tout çà parce qu’elle m’a annoncé qu’elle était enceinte, je suis revenue vers elle la semaine dernière…
Je suis aussi suivie par une psy : le besoin d’aller voir « quelqu’ un » qui me rassure face à tout çà…
J’ai, sur la planète internet, un groupe de copines, qui galèrent. Elles ont la chance de n’être qu’ au début de leur parcours, et moi à la fin, mais elles sont d’un soutien sans nom. « Une » épaule qui rassure, qui fait du bien, qui fait sourire, pleurer et réconforter.
Je suis aussi prise de questions sur l’avenir de mon couple : je suis fraîchement mariée depuis moins de 6 mois, et en couple depuis 10 ans…. MAIS est ce que mon couple peut vivre sans enfants? suis je prête à ne pas avoir d’enfants? Est ce que je veux réellement sauver mon couple?
J’ai aussi appris, lors de mon dernier traitement pour un tec : que j’avais une adénomyose (de la famille de l’endométriose)
j’ai aussi des reproches de la part de ma belle-famille, car non, je me réjouis pas aux annonces de grossesse, de naissance, non je ne m’intéresse pas aux enfants des autres….
OUI j’ai une douleur, un truc qui me prend aux tripes et qui me fait descendre bien bas et dont je n’arrive pas à me relever…

J’aurai voulu écrire un texte optimiste, mais ton histoire me rappelle trop la mienne, et mon état actuel ne me permet pas du tout d’être objective… (j’ai déjà eu 5 ponctions, j’ai actuellement 3 embryons « au frais »…)

Ce qui me « rassure » c’est que je ne suis pas la seule à vivre ce parcours.

Je ne sais pas quoi écrire de plus, les larmes montent et j’ai peur de ne pouvoir me contrôler…

Je croise , tout ce que je peux, de tout mon coeur, pour ce 1er premier semestre 2015.

Bon courage !

le 10/02/2015 à 12h48 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Mme Bretonnie, je suis tellement triste pour toi. Même si moi aussi cela me rassure de savoir que je ne suis pas la seule dans ce cas, je n’aime pas apprendre que d’autres galèrent autant que nous et même parfois encore plus. Je ne souhaite vraiment à personne de devoir passer par là. J’imagine le courage qu’il t’a fallu pour venir laisser un commentaire sous mon article, je n’aurais pas pu, moi-même, il y a encore quelques mois.
Je me suis sentie tellement seule, effrayée et pas « normale » depuis le début de ce parcours qu’on peut qualifier de combattant, qu’aujourd’hui en constatant que nous sommes très nombreuses, malheureusement, cela me rassure un peu. Pendant des mois, j’ai cru, et certains de mes proches m’ont fait comprendre que j’en faisais trop, que certes la nature n’avait pas été généreuse avec nous, mais qu’il n’y avait pas à en faire toute une histoire. J’ai cru que j’étais trop émotionnelle, que c’était moi le problème jusqu’à ce que je découvre des témoignages identiques au miens, avec les mêmes angoisses, les mêmes peurs, la même jalousie etc…
Même si je garde espoir et que j’essaye de reprendre ma vie en main, je ne suis plus la même et plus jamais je ne serais la même. J’ai perdu mon assurance et ma joie de vivre, j’angoisse tout le temps pour rien et envisage tout le temps le pire…
Concernant la planète internet, j’ai découvert il y a peu de nombreuses filles sur Instagram, une grande communauté d’entraide et je trouve cela vraiment génial. C’est grâce à elles en partie que j’ai décidé de témoigner ici, de vider mon sac même si à travers un témoignage je n’ai pas pu dire tout ce que j’avais sur le cœur, qu’il reste encore de nombreuses choses dont j’aimerais parler.
J’espère de tout cœur que cette année sera la notre et la votre <3
Je te souhaite également bon courage et je suis désolée si mon témoignage a ravivé en toi de la douleur, ce n'était pas le but :-/

le 10/02/2015 à 17h10 | Répondre

Athénadora

Quand je lis ton récit, ça me fais peur. Mon monsieur et moi on est en essaie depuis plus de 2 ans maintenant, et toujours rien. Pourtant mes cycles sont régulier.

Il m’aura fallut ces 2 années pour me préparer psychologiquement à faire les tests pour savoir ce qui ne va pas. Désormais je suis prête à entendre les choses. Du coup il faut que je e trouve un gynéco (ouai on a déménagé à 1000km du miens, donc pas pratique lol) pour prendre rendez vous.

J’ai peur de me retrouver dans ta situation, que l’on me dise que je ne pourrais jamais avoir d’enfants, devoir affronter toutes ces épreuves que tu a eu a subir. Et le sort en rajoute une couche puisque j’ai une cousine qui vient de perdre son bébé lors de l’accouchement, du coup j’angoisse encore plus. Je me dit « on a déjà du mal a concevoir un enfant, en plus si je fait une fausse couche, si ça se passe mal, si il survient quelques chose à l’accouchement, si je perd ce bébé que l’on aura mis tant de temps à faire. »

En fait, j’ai peur.

le 15/02/2015 à 09h52 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Athénadora, mon récit n’avait pas pour but de te faire peur, j’en suis désolée. Je sais ce que c’est cette peur des résultats, cette attente. Même si nous avons fait nos examens rapidement, il m’a fallu également beaucoup de temps pour appréhender et accepter nos « problèmes ». Je vous souhaite bon courage et un beau bébé très rapidement.

le 19/02/2015 à 14h51 | Répondre

Miss Chat

Ton témoignage est incroyablement touchant, ça me retourne toutes mes petites hormones !! Tu fais preuve de tellement de courage, je trouve ça impressionnant.
Je croise les doigts de toutes mes forces pour qu’une bonne nouvelle arrive pour vous deux cette année 😉

le 22/02/2015 à 19h43 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Miss Chat, merci pour ton commentaire. Cela me touche beaucoup, recevoir autant de bienveillance, cela fait chaud au coeur 🙂
Au passage, j’aime beaucoup ton pseudo, ayant moi-même deux petites minettes 😉

le 23/02/2015 à 10h34 | Répondre

Demetra

Ton récit me met les larmes aux yeux. Avec mon homme, nous sommes passés par la PMA (un protocole ICSI qui n’a pas été jusqu’à la ponction et un autre, couronné de succès).
J’ai évité un moment les femmes enceintes ou les jeunes mamans, ça me faisait trop mal !
Nous avons eu beaucoup de chance, plus que certains couples me rappelle souvent mon homme et je n’ose imaginer ce que tu vis.
Je te souhaite beaucoup de bonnes choses pour l’avenir ❤️

Dis-moi où tu bosses, j’irais baffes tes collègues si tu veux ! Ce passage m’a outré !

Bref, courage pour cette nouvelle FIV ! Je t’envoie toutes les ondes positives dont je dispose 😀

le 04/04/2015 à 22h00 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Merci pour ton commentaire et tes ondes positives Demetra 🙂
J’ai pris beaucoup de recul par rapport à mes collègues, on travaille ensemble et c’est tout. Heureusement j’ai une responsable à l’écoute et qui comprend.
Quel âge à ton petit bout ?

le 07/04/2015 à 19h00 | Répondre

Demetra

Exact, le boulot c’est le boulot, on a des amis dehors, c’est suffisant 😉
Ma fille a 5 mois et demi, je suis tous les jours émerveillée de voir ce que les biologistes nous ont offert avec des éléments microscopiques venant de nous 😀

le 07/04/2015 à 19h05 | Répondre

Démétra

Je n’ai pas vécu tout ton parcours à l’identique, juste quelques situations similaires… J’ai eu la chance d’être soutenue par nos familles mais ma mère a dû prendre toutes les pincettes du monde pour l’annoncer l’AVC de mon beau-père alors que je venais juste d’apprendre ma grossesse suite à une FIV ICSI…
Bref, l’écoute, le soutien de ses proches sont importants mais parler et vider son sac son salutaires !
Je te souhaite beaucoup de courage pour l’avenir <3

le 28/11/2015 à 14h35 | Répondre

Oms

Bonjour moi c’est Sandie 27ans mon futur mari ( on se marient le 4 juin) 28 ans essai bébé depuis 3 ans. J’ai eu mon premier transfert après fiv icsi et j’attend la prise de sang qui aura lieu mercredi. Je pense qu’on est toute des super woman avec tous ce que l’on subit, courage à toute

le 26/05/2016 à 13h56 | Répondre

Mademoiselle espoir

Bonjour Sandie. Je n’ai pas été très présente ici depuis plusieurs mois maintenant. J’espère que ta prise de sang était positive. Donnes nous de tes nouvelles.

le 31/10/2016 à 18h49 | Répondre

melusine

merci merci merci pour ce témoignage. Je suis moi aussi en PMA, en plein 3ème IAC. J’ai également vécu une FC avec plein de complications ce qui a duré près de 4 mois. Je comprend la solitude, l’isolement, la jalousie, la colère, la frustration. Seules celles qui sont passées par là peuvent comprendre. C’est vrai qu’un simple « ca va? » ferait tellement plaisir. A la place c’est l’absence de nouvelles des amis, le silence de la famille. Il faut essayer de garder la tête froide.
J’espère que tu as pu trouver une certaine sérénité depuis l’écriture de cet article. Et peut être une issue positive à la FIV? C’est difficile de se blinder face à toutes ces épreuves. Pour ma part j’ai découvert le yoga et l’acupuncture, ça m’aide beaucoup pour dormir, me relaxer.
Bon courage à toutes les femmes dans ce parcours. On est des guerrières. soyons fortes.

le 14/09/2016 à 15h57 | Répondre

Mademoiselle espoir

Bonjour mélusine. Comme je le disais à Sandie un peu plus haut je n’ai pas été présente ici depuis plusieurs mois. J’ai décroché un super job toujours dans la protection de l’enfance peu après avoir écrit cet article et cela m’a vraiment été salutaire. J’Ai profité de cette belle opportunité pour faire une pause plus longue que prévue dans nos essais bébé et depuis je revis. Je me suis mariée en juillet dernier… je suis de nouveau moi, pleine de vie et de projets. Nous n’avons pas pour autant perdu nos espoirs et comptons bien reprendre nos traitements en 2017 plus fort et plus soudés et envisageons également de déposer un dossier pour une adoption. J’espère que toi aussi tu auras une issue positive avec un beau bébé pour bientôt. Ce parcours est tellement lourd qu’il est nécessaire de se protéger. J’espère que tu es bien entourée.

le 31/10/2016 à 18h56 | Répondre

Belamri

Bonjour
Je me suis reconnue en lisant ton témoignage.
C’est un parcours tellement douloureux. On passe par des phases différentes, il faut être forte mais des fois on n’a plus envie. On se sent seule.
Moi en PMA depuis 21 mois et toujours dans l’attente d’y arriver.
Ou en es-tu aujourd’hui ?

le 30/10/2016 à 17h42 | Répondre

Mademoiselle espoir

Bonsoir belamri. Vous faites des IAC ou des FIV? Comme je le disais plus haut, cela fait maintenant un peu plus de 2 ans que nous avons arrêté les traitements. Mon nouveau job ma permis de prendre de la distance et de respirer à nouveau sans penser bébé matin midi et soir. Je suis tellement mieux dans ma peau depuis, nous allons reprendre les traitements plus forts et mieux dans nos baskets. Les traitements et ma FC m’avaient beaucoup fragilisée et j’avais besoin de me retrouver avant de ré attaquer dans de bonneson conditions. On espère un bébé pour 2017.

le 31/10/2016 à 19h01 | Répondre

zoe

Bonjour,

Je viens de lire tous les messages et j’aimerais moi aussi vous « raconter » un peu ma situation sachant que les docteurs n’ont pas les réponses… Je vous rassure les filles! je n’ai pas besoin de psy (j’en ai déja un) mais c’est pour partager mon experience! A bientôt!

le 09/11/2016 à 14h54 | Répondre

Mademoiselle espoir

Bonjour Zoé, n’hésite pas à adresser ton article a la communauté de « dans ma tribu ». Tu as un onglet sur la page d’accueil pour ça. On lira avec plaisir et parfois, vider son sac est bénéfique quand bien même on serait suivi par un psy ???

le 09/11/2016 à 17h58 | Répondre

Nelly

Avoir un enfant tient parfois du miracle pour certaines filles, alors que ça a l’air si facile pour la majorité des filles… pour moi, le parcours PMA a été de courte durée, puisque juste avant l’implantation on m’a diagnostiqué un cancer du sein à 33 ans… j’ai récidivé il y a un peu plus d’an, entre temps j’ai changé de conjoint, j’ai même totalement changé de vie. Mon désir d’enfant est toujours là, et même si à presque 37 ans mes ovaires sont épuisés par les traitements, j’y crois encore. Je croise les doigts pour nous toutes les filles !

le 04/01/2017 à 15h32 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Nelly,
Quel parcours, je te souhaite vraiment de très belles choses, une rémission totale et un beau bébé avec ton nouveau conjoint. Si tu passes par là, donnes-nous des nouvelles ?
Plein de courage et d’ondes positives

le 03/03/2017 à 15h35 | Répondre

peach80

Bonjour les filles,

En lisant vos textes je me suis vraiment retrouvée, identifiée aux différents combats. J’ai connu les mêmes coups durs et comme toutes ici, je me sens moins seule en lisant ce blog (même si je ne suis qu’au début du process, je commence à comprendre ce que je vais endurer). On m’a diagnostiquée une endométriose en 2016. Je trouve les traitements très difficiles moralement et physiquement ; en plus toutes hormones me mettent sur les nerfs ! J’ai particulièrement trouvé mon traitement difficile à cause d’une erreur commise pendant mon traitement qui m’a valu de nombreuses crises de nerf et frustration contre mon médecin (le seul pouvant m’aider). J’avais presque terminé mon traitement jusqu’à une erreur de dosage qui m’a valu de tout recommencer à 0… Argh ! coup dur après toutes ces heures passées entre le radiologue, les prises de sang… J’ai recherché sur internet un gynécologue qui me correspondait plus : j’ai mon premier rdv demain avec lui, j’espère me sentir mieux après!
Je travaille et le traitement prends un temps dément (empiétant sur mon travail, créant des conflits au bureau avec mes collègues que je n’avais pas besoin de rajouter à mes problèmes…). J’ai lu beaucoup de témoignages : je me sens de moins en moins seule et plus accompagnée grâce à vous toutes ! Je (RE)commence mon traitement en vue d’une FIV, avec un moral d’acier.

Bises à toutes

le 05/01/2017 à 15h39 | Répondre

peach80

Bonjour les filles,

En lisant vos textes je me suis vraiment retrouvée, identifiée aux différents combats. J’ai connu les mêmes coups durs et comme toutes ici, je me sens moins seule en lisant ce blog (même si je ne suis qu’au début du process, je commence à comprendre ce que je vais endurer). On m’a diagnostiquée une endométriose en 2016. Je trouve les traitements très difficiles moralement et physiquement ; en plus toutes hormones me mettent sur les nerfs ! J’ai particulièrement trouvé mon traitement difficile à cause d’une erreur commise pendant mon traitement qui m’a valu de nombreuses crises de nerf et frustration contre mon médecin (le seul pouvant m’aider). J’avais presque terminé mon traitement jusqu’à une erreur de dosage qui m’a valu de tout recommencer à 0… Argh ! coup dur après toutes ces heures passées entre le radiologue, les prises de sang… J’ai recherché sur internet un gynécologue qui me correspondait plus : j’ai mon premier rdv demain avec lui, j’espère me sentir mieux après!
Je travaille et le traitement prends un temps dément (empiétant sur mon travail, créant des conflits au bureau avec mes collègues que je n’avais pas besoin de rajouter à mes problèmes…). J’ai lu beaucoup de témoignages : je me sens de moins en moins seule et plus accompagnée grâce à vous toutes ! Je (RE)commence mon traiment en vue d’une FIV, avec un moral d’acier.

Bises à toutes

le 09/01/2017 à 14h10 | Répondre

peach80

Je suis donc allée voir ce nouveau gynécologue qui m’a proposé un système qui éviterait l’erreur à laquelle j’ai été confrontée. C’est une application (WiStim), qui évite tout le côté (TRES pénible) d’inefficacité du traitement.
J’espère que cet App me permettra d’être plus sereine dans mon traiment et qu’il le rendra plus efficace (je croise les doigts !!).
PS : une de vous a-t-elle déjà entendu parler de l’application en question? elle est très ludique au premier abord et a l’air efficace mais j’attends vos avis pour celles l’ayant testée. Mon médecin l’utilise et me recommande vivement de l’utiliser.

le 09/01/2017 à 14h11 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Peach,
Non je ne connais pas cette nouvelle application. Lors de ma première FIV, je me souvent que ma sage femme m’avait également engueulée comme du poisson pourri parce qu’elle pensait que je m’étais trompée dans mes doses alors qu’en faite mon corps s’était complément arrêté (mes ovaires était en quelque sorte en sommeil) en raison de la 1ere injection de decapeptyl. Nous somme début mars, as-tu fait ton nouvel essai ? Comment se passe ton traitement ?
Donne moi de tes nouvelles.
Je te souhaite plein de courage et un beau +++

le 03/03/2017 à 15h41 | Répondre

Empreinte

Mademoiselle Espoir,
Il est 5h30, ma moitié dort paisiblement à côté de moi, cela fait deja plus d’une bonne heure que je surfe sur internet à la recherche d’informations sur la manière dont on vit le parcours de PMA. Je suis tombée sur ton témoignage qui m’a touchée : je souhaite, de tout mon coeur, que ce parcours du combattant te remplisse de bonheur pour cette année 2017. En même temps ton récit m’a mise face à ce que je craignais et m’interroge : est-ce que je vais être capable de traverser toutes ces épreuves ? est-ce que les relations avec ma moitié ne vont pas se dégrader au fil des traitements, etc…?, est-ce que je vais arriver à gérer mes émotions sans m’enfermer sur moi-même (alors que j’ai déjà commencé le jour où j’ai changé de travail il y a un peu plus de 3 ans et je n’ai pas envie d’expliquer le pourquoi et le comment de mes absences à venir à mes collègues avec qui je n’ai pas de liens forts) ?, comment gérer vie privée, PMA et vie professionnelle ? comment vont réagir mes amies au fil du temps? ne vont elles pas supporter mon besoin de parler de ça ? vaut-il mieux de garder tout ça pour moi ? sans parler des questions sur le déroulement des traitements pour FIV, ce que l’on ressent physiquement (douleurs, ….), et sur la réussite…. Le point très positif, c’est qu’à la lecture de tes mots, j’ai eue envie d’entrer dans cette tribu. Ne t’inquiète pas, je n’attends pas de réponses à toutes ces questions de ta part mais, envisageant depuis plusieurs jours de prendre ma plume pour m’aider, je me dis que partager ces mots avec toi et toutes les autres femmes de cette tribu pourrait être plus bénéfique que de les garder pour moi. Merci pour ton témoignage.

le 28/02/2017 à 06h08 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Empreinte,
Je suis désolée si mon témoignage a pu te faire peur, ce n’était pas le but. Evidemment, c’est un parcours plus ou moins long selon les couples et souvent semé d’embûches mais le résultat en vaut vraiment la peine. Nous n’avons pas encore la chance d’être parents mais je sais que cela viendra un jour que ce soit naturellement, par FIV ou encore grâce à l’adoption puisque nous commençons les démarches. A travers mon récit, j’avais besoin de me libérer de ces mois où j’ai pu être au plus mal et expliquer ce qu’est aussi le parcours PMA. Trop de personnes ne savent pas ce que peuvent vivre et ressentir les futures mamans suivies en PMA. Lors des réunions d’informations, on nous explique comment va se dérouler le processus mais on ne nous explique pas tout ce qui va autour. Et même si tout le monde ne vit pas la même chose : certains vivront l’expérience plus facilement, d’autres encore auront à affronter des moments plus au moins difficiles. Je veux te rassurer, aujourd’hui je vais très bien. J’ai toujours été quelqu’un qui angoisse facilement et je n’étais pas préparée à ce qui nous entendait. Je pense que si quelqu’un m’avait expliqué les différentes difficultés auxquelles nous auront à faire face, je n’aurais pas vécu si mal ces différents essais. Aujourd’hui, nous n’avons pas encore repris les essais et un nouveau changement professionnel va encore retarder notre dernier essai FIV mais je sais que ce dernier essai je l’affronterai de façon totalement différente. Cette longue pause a été plus que bénéfique pour moi. J’ai muri, j’ai découvert aussi qu’il y avait d’autres projets qui me tenaient à coeur que cette envie de bébé. Je ne laisse pas pour autant mon rêve de devenir maman puisque comme je le disais nous nous lançons dans la grande aventure de l’adoption et d’ici fin 2017 / début 2018 nous entamerons notre dernière FIV. Je sais que suis plus armée à face à tout cela et même plus détachée… c’est peut-être la clé. Avec mon conjoint, que dis-je, mon mari tout va très bien aujourd’hui. Nous nous sommes mariés en juillet 2016 et c’était pour nous un symbole de tout ce que nous avions traversé et un engagement fort pour la suite. Quoi qu’il arrive, nous serons ensemble. Si j’ai un conseil à te donner, c’est d’expliquer à tes proches (amis, familles), le déroulé de la PMA, les difficultés que tu risques de devoir affrontées. Tes proches sont en capacités de comprendre et de t’épauler. C’est important de se sentir soutenue dans ce parcours. Concernant tes relations de travail, au regard des absences, tu devras en parler à ton supérieur mais si tu n’as pas d’affinités particulières avec tes collègues, contente-toi de leur dire que tu as des problèmes de santé qui vont t’amener à être absente régulièrement sur une période. Je te conseille également d’en discuter souvent avec ton mari/conjoint. Le dialogue est très important et encore plus pendant la PMA.
S’agissant des douleurs évidemment chacune est différente. Pour ma part, les douleurs étaient surtout importantes à la fin de la stimulation car j’ovule beaucoup et que mes ovaires ressemblaient donc à de grosses patates. Après la ponctions aussi, tu as des douleurs dans le bas ventre qui durent 2 jours. Le premier jour tu peines à marcher mais tu as un arrêt qui te permet de te reposer. Durant ces deux jours, je passais mes journées au lit ou dans le canapé. Il faut se dire que deux jours ce n’est pas long et ça permet de se reposer un peu et mine de rien de se faire chouchouter par Monsieur 😉
Si tu as des questions ou seulement si tu as besoin d’échanger, je suis là 🙂
Je te souhaite plein de belles choses pour l’avenir.

le 03/03/2017 à 15h28 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonjour Nelly,
Quel parcours, je te souhaite vraiment de très belles choses, une rémission totale et un beau bébé avec ton nouveau conjoint. Si tu passes par là, donnes-nous des nouvelles ?

le 03/03/2017 à 15h37 | Répondre

Nelly

Bonjour à toutes. Merci Mademoiselle Espoir pour tes encouragements. Je passe bientôt un Tep-scan de contrôle, et si tout va bien, on espère qu’un petit bébé acceptera de pointer son nez bientôt. Comme l’on dit certaines d’entre vous, chaque femme a un parcours différent et tous les traitements ne se ressemblent pas. J’aimerais cependant vous conseiller à toutes de ne pas être passive face aux médecins. Les traitements aident mais ne font pas tout. Il est important de faire un travail sur soi, de comprendre pourquoi ce corps nous refuse ce que l’on aimerait le plus au monde… arrêter d’être trop dans le mental, dans les peurs et les doutes, être soi-même et pas ce que les autres aimeraient que l’on soit (plus facile à dire qu’à faire), tout cela peut aider à lever certains blocages et nous remettre dans la bonne voie. Si la vie n’est pas lineaire pour nous, si le chemin pour être parent paraît si tortueux et semé d’embûches, c’est que nous avons des choses à apprendre (contrairement aux vaches qui n’ont aucun problème ;-)). Je sais que cela est difficile mais voyez le positif dans tout cela. Cela m’a aidée pour le cancer. Je vous envoie à mon tour plein d’ondes positives !

le 15/03/2017 à 09h09 | Répondre

sarah

Bonjour

Ou en es tu aujourdhui?
As tu reussi a accomplir ton reve?
apres 3 ans d arret pilule nous avons entamé un parcours pma pour une infertilité inexpliquée. Apres un tas d examen….
2eme insem positive, je n y croyais pas…. mais cette semaine apres presque 2 mois de grossesse le coeur de mon bebe a cessé de battre. Je suis aneantie…

le 05/03/2017 à 20h32 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonsoir Sarah,
Je suis tellement triste de te lire. Une fausse couche alors que nous essayons d’avoir un enfant depuis parfois des années pour certaines c’est très difficile et je comprends ce que tu éprouves aujourd’hui. Comme te le conseille LauCo autorise toi à être triste. Je n’ai compris que bien plus tard que j’aurai du extérioriser ma tristesse car j’ai essayé d’encaisser ma fausse couche ainsi que les divers événements auxquels je devais faire face à ce moment et ça m’est revenu en pleine figure plusieurs mois après lu j’étais presque incapable de me lever et de continuer à sourire. Aujourd’hui je vais très bien, nous avons prolongé la pause que nous avons entamé car j’ai de nouveau eu une belle opportunité professionelle. Je me sens plus libre et je pense que quand nous reprendrons notre dernier essai je serai plus sereine. En parallèle, nous allons déposer notre demande d’action très prochainement. Je te souhaite beaucoup de courage et t’envoie plein d’ondes positives.

le 08/03/2017 à 19h19 | Répondre

LauCo

Tu as tellement bien décrit tout ce que je ressens… Et surtout ce sentiment d’isolement, le fait que l’entourage ne comprends pas la douleur que cela représente… C’est ce qui me tue le plus. Après un an d’essai BB, nous avons été orientés directement en FIV ICSI car mon mari est OATS et je suis en insuffisance ovarienne. Cela fait 4 ans et demi que nous sommes en PMA, et que nous avons enchainé FIV intra-conjugales, Fiv avec don d’ovocytes, FIV double don se soldant à chaque fois par des échecs… Nous sommes épuisés, mais nous continuons, je ne peux pas renoncer. En même temps, nous venons de faire notre premier dossier pour l’adoption, mais je sens au fond de moi que je ne suis pas sûre de vouloir ça… J’ai besoin de sentir un petit être grandir en moi, je veux être présente dès le début de sa vie.

@ Sarah : je suis vraiment désolée pour toi, j’ai vécu moi aussi une fausse couche dans ce contexte-là, et je comprends combien c’est difficile. Autorise-toi à être triste, malheureuse, désespérée, et à le dire à tes proches, pour pouvoir rebondir par la suite, et partir sur une autre tentative si vous en avez l’envie/la force.
Des bises d’encouragement

le 08/03/2017 à 16h43 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonsoir LauCo,
Quel courage et quel parcours. Vous avez raison de persévérer. Un jour j’en suis certaine votre rêve se réalisera. Nous envisageons également les dons si notre dernière tentative fiv icsi ne fonctionne pas. J’ai travaillé sur moi et sur le regard de gens par rapport au don qui me posait problème au départ. En parallèle et très bientôt nous déposeront notre dossier d’adoption. Même si le combat s’avère encore long et compliqué nous n’abandonnerons pas. Jai pris bcp de recul et surtout je ne veux pas sombrer comme j’ai pu le faire dans le passé. Je sais maintenant sur qui je peux compter et comme il est important de communiquer avec mon mari.

le 08/03/2017 à 19h37 | Répondre

LauCo

Bonjour Mademoiselle Espoir,

Si tu savez comme ton commentaire m’a fait du bien ! Je n’ai pas vraiment l’habitude d’écrire sur un forum, et j’avoue que se sentir entendue est extrêmement réconfortant. Ca fait maintenant un moment que nous avons passé le pas de la FIV avec don (plus d’un an, un an et demi, je ne sais plus trop même) et je veux te dire que passé les premières interrogations, le deuil de la transmission des gènes, etc… ce choix devient petit à petit comme une évidence. Aujourd’hui, une équipe d’AMP à Paris (oui, nous avons fini par aller voir les pontes de la question, même si nous habitons le sud de la France) nous propose de faire une dernière tentative de FIV intra-conjugale (nous en avions fait 3) : nous allons le tenter, nous sommes contents, mais nous ne sautons pas de joie comme on pourrait l’imaginer : tout ça pour te dire que nous avons tellement intégré l’idée du don, que la transmission des gènes ou la ressemblance ne nous semble plus très importants…
Et je suis d’accord avec toi sur la communication !!

le 09/03/2017 à 17h17 | Répondre

Empreinte

Bonsoir Mademoicelle ESPOIR, LauCo, Sarah, je lis le récit de vos parcours et vous trouverez très courageuses. Je n’ai pas l’impression que je parviendrai à faire face à mon tour surtout que nous devrions commencer notre premier parcours FIV dans quelques mois alors que j’aurai 37 ans dans moins de 2 mois. Nous ne pourrons débuter le protocole que vers Juillet ai plus tôt, je me suis faite opérer de fibromes en Décembre, il faut un minimum de cicatrisation. Le temps passe beaucoup trop vite et j’espère qu’il n’est pas trop tard! Je me demande si je ne devrais pas me preparer à ne jamais avoir de bébé.

le 14/03/2017 à 00h15 | Répondre

Mademoiselle Espoir

Bonsoir Empreinte, je rejoins totalement LauCo. Quand ma meilleure amie qui a commencé les Fiv avant moi m’a expliqué son parcours je me souviens m’être dit que jamais je ne subirais tout ça et puis quand on est y est, l’envie d’avoir un enfant est plus forte que tout. Même si mon parcours à été chaotique et douloureux, aujourd’hui avec du recul et même si notre projet n’a pas encore abouti je me dis que ça en valait le coup. Je suis bcp plus sereine maintenant et prête à redémarrer les protocoles. Je complète un peu l’explication de LauCo. Chaque femme a un protocole différent je pense en fonction de la problématique. Pour ma part j’ai commencé directement avec des injonctions. Au début c’était une injonction de décapeptyl pour plusieurs semaines mais la dose étant trop forte, mon protocole a été modifié. Je faisais donc une injection chaque soir pendant 15 jours / 3 semaines puis j’avais une écho pelvienne et une pds pour vérifier que tout était OK. Ensuite on commençait la stimulation avec une injection quotidienne (puregon pour les 2 premières fiv et un autre traitement les 2 dernières mais je ne me souviens plus du nom) + une injection de décapeptyl. Tous les deux jours j’avais une écho pelvienne et une pds pour vérifier que les folécules grandissait correctement. Cette phase dure 10 à 15 jours environs. Lorsqu’ils arrivent à maturité (15/20mm) on stop le traitement pendant 3 à 5 jours et on déclenche avec une injection d’ovitrelle en general. Ensuite il y a la ponction sous anesthésie générale (pour ma part c’était assez douloureux après l’intervention). J’avais un arrêt de 8/10jours à l’issue. 3 à 5 jours après la ponction et si il y a des embryons, on en replace 1 à 3 en moyenne. Comme le disais LauCo c’est indolore. Une fois les embryons replacés ma sage femme me demandait d’attendre 30 minutes allongée. Ensuite il faut attendre 15 jours pour les résultats (pds). Si tu as d’autres questions n’hésite surtout pas. Bon courage ma belle.

le 14/03/2017 à 21h33 | Répondre

Empreinte

Est ce que vous pourriez, s’il vous plaît, m’expliquer comment se deroule exactement le protocole et de combien de temps est le délai entre les 1ers traitements et l’implantation de l’embryon. Je vous serai reconnaissante pour tous les renseignements que vous me donnerez pour me permettre de me préparer (la gyneco de PMA m’a expliqué brièvement et le prochain rendez-vous n’aura lieu que fin Mai, j’ai besoin d’en savoir plus).Je pense fort à vous et croise les doigts pour que vos démarches aboutissent et vous comblent de bonheur. A très bientôt j’espère

le 14/03/2017 à 00h27 | Répondre

LauCo

Bonjour tout le monde, bonjour Empreinte,

Je pense que tu seras assez forte pour faire face, et de toute façon ton parcours, dans une certaine mesure, vous appartient, donc vous ferez les choix qui vous sembleront les meilleurs suivant la situation, et surtout, le moment venu. Ce que je veux dire, c’est qu’il est normal que des parcours comme les nôtres te semblent assommants, toi qui en est au début. Moi-même, au début, si on m’avait raconté ce que j’allais vivre, je n’aurais même pas commencé ! Mais finalement, ce sont des étapes, et des renoncements, qui se vivent et s’apprivoisent l’un et après l’autre, même si bien sûr ce n’est pas toujours facile.
Pour ce qui est du protocole. : je vais essayer de te dire à peu près avec mes souvenirs, mais les essais en intra-conjugal remontent à il y a plusieurs années pour moi, le protocole étant différent en passant par un don. Du coup, prends ça comme une idée générale plus que comme argent comptant, et les filles, n’hésitez pas à corriger/compléter si vous êtes plus au fait.
La première partie du protocole commence par des cachets, je dirais pendant 15 jours environ. Ensuite, tu arrives à l’étape des injections (et entre nous il ne faut pas s’en faire une montagne, pour ma part ça se passait bien) : une injection de Puregon par jour pour moi. A partir de ce moment-là il faut contrôler régulièrement, donc : échographie vaginale + prise de sang tous les 2/3 jours. Au bout de quelques jours, (je dirai 5 jours) on rajoute une autre injection par jour (Orgalutran). On continue les contrôles. En tout, les injections durent une dizaine de jours je dirai, mais là aussi ça dépend des filles. Quand la clinique estime que c’est bon, elle t’appelle pour te prévenir qu’il faut arrêter les injections et faire une dernière piqûre de déclenchement le soir entre telle heure et telle heure, pour une ponction le lendemain matin par exemple.
Les trois ponctions que j’ai faites se sont bien passées, avec des niveaux de douleurs différents à chaque fois, mais je crois que ce qui compte c’est d’être dans un état d’esprit positif. C’était mon cas, je me disais que c’était pour la bonne cause 🙂 Après, si tu peux je te conseillerai de prendre des congés les jours suivants, mais bon, chacun réagit différemment. Après la ponction, tu as des ovules a mettre tous les jours. On t’appelle trois jours après la ponction pour te dire s’il y a des embryons. Si c’est bon, suivant les cliniques et les cas, tu vas pour te faire transférer (indolore) soit le jour-même, soit deux jours après (les embryons ont alors 5 jours, on les appelle des blastocystes.) et c’est parti pour 15 LOOOONGS jours d’attente avant de faire le test de grossesse et de savoir si ça a marché.
Voilà, j’espère que ça t’aidera un peu,
Bon courage, et croisons les doigts !

le 14/03/2017 à 09h02 | Répondre

Empreinte

Bonsoir LauCo et Melle Espoir,
Je viens prendre connaissance de vos messages, je vous remercie pour vos réponses. Je vais prendre le temps de les lire une autre fois puis peut être encore une autre. A bientôt

le 22/03/2017 à 22h44 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?