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Envisager un second accouchement sans péridurale


Publié le 24 juillet 2017 par Miss Chat

Si tu me suis (régulièrement ?) depuis 2 ans, tu sais peut-être que j’ai accouché de Croquette sans bénéficier de la sacro-sainte péridurale.

Aussi appelée « meilleure pote de la future mère de famille », la péridurale est une avancée médicale majeure dans le domaine de la maternité. Je t’avais expliqué à l’époque les raisons qui me poussaient à souhaiter la recevoir pour mon accouchement, la principale étant : quel intérêt à souffrir alors qu’il y a moyen de ne pas souffrir ?

Mais comme je le sais à présent, l’accouchement est un événement hautement imprévisible (sans blague). Je n’avais finalement pas pu bénéficier des bienfaits de la péridurale et j’avais conclu mon article par une interrogation sur le futur.

Une prochaine fois, pourquoi pas faire sans ?

Crédits photo : Myriams-Fotos

De l’intérêt de la péridurale

Un an plus tard comme tu le sais, je suis retombée enceinte et de nouveau s’est profilée LA question : ferais-je une deuxième fois sans péridurale ? Ça devenait autrement plus concret que juste se faire mousser face à des mamans « avec péri » (le « ouais moi c’était sans… » lâché d’un petit air détaché) ! Un accouchement reste un acte horriblement douloureux, on ne va pas se mentir (si tu es primipare… bah désolée voilà, remercie-moi, au moins je ne te cache rien), il me fallait donc réellement peser le pour et le contre et pas uniquement me lancer de manière bravache.

Je n’ai pas changé d’avis en 2 ans. A mon sens, la péridurale est toujours une merveilleuse invention et je trouve positif qu’elle soit accessible d’office à la parturiente en France et en Belgique (contrairement à l’Allemagne, aux Pays-Bas ou au Japon, où il s’agit d’une mesure de confort bien plus exceptionnelle). Oui, c’est du confort mais non, ce n’est pas négligeable pour autant. La souffrance n’étant pas nécessaire, si on n’a pas envie de souffrir et qu’il existe une solution, pourquoi ne pas y accéder librement ?

Mais, moi qui vais accoucher dans un grand hôpital belge avec toute l’infrastructure et le personnel nécessaires, moi qui ai dû accoucher sans anesthésie de mon premier enfant alors que je ne voulais pas souffrir, j’ai décidé de faire sans péridurale pour la naissance de Petit Sushi. Je t’explique pourquoi aujourd’hui.

Capable, tu seras

J’ai assez vite répondu à la question « ferais-je sans ? ». Je dis bien « ferais-je » et pas « pourrais-je ». Cette subtilité linguistique reflète parfaitement ma motivation principale.

Pour moi, ce n’était plus une question de capacité puisque j’avais déjà accouché une première fois sans péridurale. Je l’ai fait. Ça m’a montré que j’en étais capable, que mon corps pouvait suivre « sans problème ». Si je l’ai fait une fois, je peux forcément le refaire : c’est presque une logique physiologique ! Ayant eu beaucoup de soucis aux reins et à la vessie depuis mon enfance, je suis habituée (à défaut d’un meilleur terme) aux douleurs aiguës, prolongées, de celles qui te prennent aux tripes et te font te recroqueviller au sol en implorant que cela s’en aille. J’ai visiblement une bonne résistance à la douleur (ou en tout cas à MA douleur, puisque chacune ressent les choses différemment) alors pourquoi ne pas capitaliser là-dessus ? D’autant que j’arriverais à ce second accouchement a priori bien mieux préparée et en toute connaissance de cause.

Sans peur, tu seras

Je crois que c’est important de le mentionner et d’insister encore et encore sur ce point : le mental est un élément clé dans un accouchement sans péridurale volontaire (oui parce que l’ignorance fonctionne aussi, je l’ai bien expérimenté !) Je ne fais pas exception à la règle.

Je ne me suis jamais sentie traumatisée par ma première expérience, tout au plus un peu secouée dans les jours qui ont suivi. Je sais à présent ce que ça fait et ça ne me fait pas peur. Pour être précise, ça ne me fait plus peur. Bien sûr, la première fois, j’étais morte d’angoisse à l’idée d’accoucher et d’avoir mal (quelle primipare ne l’est pas). Mais à présent, je connais ce terrain, je le connais même à fond, je sais jusqu’où il va et à quoi il ressemble de A à Z. Ça ne veut pas dire que revivre cette douleur ne m’inquiète pas, au contraire ! Mais l’expérience positive que j’en ai eu me rassure.

Ceci étant dit, puisque j’arriverai effectivement consciente que cette douleur sera vécue jusqu’au bout, autant mettre toutes les chances de mon côté et bien me préparer mentalement à cet événement. J’ai donc très tôt décidé de suivre une préparation à la naissance dédiée à un accouchement physiologique sans péridurale, dont je viendrai te parler dans un prochain article.

Un défi personnel, tu te lanceras

Ah le défi qu’on se lance à soi-même… reconnais qu’il y a plus intelligent comme motivation !

Mais voilà, c’est un fait : il y a une bonne dose de challenge avec moi-même qui intervient. Je veux me prouver que je peux le faire et que mon premier accouchement n’était pas juste le fruit du hasard. Je le ressens parfois comme un jeu, avec pour seul adversaire ma première expérience et la douleur pour plateau de jeu. Dit comme ça, ça tient un peu du masochisme, je trouve !

Équitable envers tes deux enfants, tu seras

C’est un de mes pires défauts : je veux faire exactement la même chose pour mes deux enfants ! C’est obsessionnel chez moi. J’ai besoin qu’ils reçoivent l’un et l’autre la même chose. L’accouchement n’y fait pas exception. Sauf que, dans la vraie vie, ben c’est pratiquement impossible de faire pareil pour tous. Je me suis d’ailleurs faite une raison à force mais cela faisait tout de même partie des arguments « sans péri » que je gardais pour moi.

Si j’avais évité une péridurale pour Croquette, il était évident qu’il me fallait faire de même pour Petit Sushi. On le sait, l’influence de la péridurale sur le bébé est a priori nulle mais SI JAMAIS ce n’était pas le cas (adieu esprit cartésien), je ne voulais pas me sentir coupable plus tard d’une éventuelle maladie chez mon fils que j’aurais pu éviter en refusant d’avoir recours à la péridurale. Oui, c’est stupide et tu as le droit de me juger pour ça aussi.

Un parfait rétablissement, tu auras (ou pas)

Tu as peut-être remarqué que je n’ai pas encore mentionné la fameuse période post-accouchement sans péri, qu’on te promet comme le Saint-Graal de la remise en forme.

Mouais.

Je t’invite à aller lire le récit de mes suites de couches, histoire que tu te rendes compte une fois de plus qu’un accouchement n’est pas l’autre ! J’ai douillé sur tous mes petits bobos, je me suis évanouie comme une m*rde lors de mon premier lever, j’avais une tête de déterrée monumentale… Super rétablissement, ca crève les yeux. Donc non, clairement, ça ne fait pas partie de mon raisonnement, même si je pense être plutôt l’exception que la règle.

Alors j’espérais sincèrement que ça se passe idéalement cette fois-ci mais ça restait du domaine du souhaitable et pas de l’argument-choc.

En conclusion…

Oui, je ferai sans péridurale. Ou en tout cas, je me lance le pari de le faire. Quand je regarde les différentes raisons qui me motivent, je me dis qu’en réalité, cela tient à si peu de choses ce souhait de faire sans… Ce ne sont que quelques vagues raisons sans importance réelle ou majeure, sans véritable impact.

Alors au final, pendant toute cette grossesse, je me suis dit que ce n’était pas quelque chioe de crucial ni essentiel. Avec ou sans péridurale, je veux d’abord rencontrer mon fils et je veux qu’il soit en bonne santé.

C’est tout ce qui compte.

Et toi, souhaitais-tu avoir recours à la péridurale ? Pourquoi ? As-tu changé d’avis après ton accouchement ? 

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Commentaires

36   Commentaires Laisser un commentaire ?

MUMU

j’ai pas eu le choix pour les deux pas fonctionné 17H de contractions pour mes deux et la petite dernière et je dis bien dernière ma éclaté le coccyx petit cadeau d’arrivée donc oui si ça fonctionne faites la pensez à celles qui n’ont pas pu en bénéficier alors qu’elles le voulaient 😉

le 24/07/2017 à 07h39 | Répondre

Miss Chat

Ouille le coccyx ! Pas sympa, ça 😉 en effet, on préfère sûrement une péri dans ces cas-là…

le 28/07/2017 à 09h42 | Répondre

Doupiou

Chapeau ! Je voulais aussi accoucher sans péridurale mais simplement parce que la douleur ne me faisait absolument pas peur. Bon j’ai tenu une vingtaine d’heure sans ! Après je suppliais la sage-femme de m’envoyer l’anesthésiste et comme elle semblait ne pas être suffisamment réactive pour moi, je l’ai accueilli en lui vomissant dessus. Fallait pas me faire attendre, na !
Je comprends totalement tes raisons, qui sont pour moi personnelles et légitimes ! En tout cas, c’est un prochain de naissance comme un autre et je suis presque jalouse de ne jamais pouvoir connaître cela !

le 24/07/2017 à 08h36 | Répondre

Miss Chat

Oh ben ça va, une vingtaine d’heures, c’est presque deux fois plus long que mes accouchements alors c’est comme si hein haha ! 😀

le 10/08/2017 à 13h16 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Je crois que j’aurais pu écrire à peu près la même chose ! Y compris sur la partie rétablissement d’ailleurs de mon côté je me demande si ce n’est pas un mythe, ou alors c’est vraiment prouvé par des études ? La seule différence c’est que de mon côté la première fois était déjà prévue puisque j’habite en Allemagne…

le 24/07/2017 à 08h42 | Répondre

Ségolène

Je me permets un bémol: j’ai eu une péridurale en Allemagne et sans avoir à supplier pendant des heures ni rien.

le 24/07/2017 à 09h10 | Répondre

Miss Chat

Le mythe du rétablissement ! 😉 Bon je t’avoue que pour le deuxième, ça s’est quand même beaucoup mieux passé…

le 10/08/2017 à 13h26 | Répondre

Charlotte aux petits pois (voir son site)

Quel cheminement! 🙂
Personnellement, j’ai eu une péridurale pour Poupette (au bout de 13h de travail sous ocytocine et une ouverture de 3.5 cm, je bénissais le ciel. Sans mon mari dans la pièce j’aurais sans doute couvert l’anesthésiste de bisous :-)). Mais elle s’est rapidement latéralisée et je me suis retrouvée qu’avec un demi utérus endormi (et crois-moi, c’est quelque chose à vivre, dans une vie ;-)). Bref, ça faisait mal quand même.
Pas de petit deux en route mais le jour où, je ne sais pas comment j’envisagerai mon accouchement (plus rapide est mon premier sur ma wishlist).
Merci pour ce petit résumé de tes réflexions. 🙂 Hâte d’avoir la suite!

le 24/07/2017 à 09h00 | Répondre

Miss Chat

C’est en effet intriguant ce demi-utérus 😀 Cela dit, sans rire, je me demanderai toujours ce que cela fait d’avoir une péridurale !
J’ai toujours dit que c’était « facile » de se passer d’une péri quand ça ne dure pas longtemps. Mais 13h et toujours à 3,5, je crois que j’aurais craqué aussi…

le 10/08/2017 à 13h28 | Répondre

Elea

j’ai eu un accouchement sans péridurale trés rapide comme toi (moi ils voulaient bien me mettre une péri à 10 de dilatation mais j’ai dit « non le pire est passé » – et quelle idée j’ai encore plus douillé pendant la poussée alors que c’est allé trés vite !!!!) et je pense vraiment que c’est à nouveau possible pour toi, mais j’ai cette quasi-certiture face à la durée de ton premier accouchement trés rapide.
Ma Belle-soeur a essayé sans péri, mais au bout de 16 h de très grosses contractions je pense que tu ne te sens pas comme au bout de 2h de contractions intenses (j’ai mis 2h à passer de 2 à 10 de dilatation et je sais que tenir plus longtemps sans péri ça aurait été une autre paire de manches)
Donc je dirais notre cas (dilatation rapide) est ce qui se prête le mieux à un accouchement sans péri et du coup je ne doute pas que tu le feras aussi au second (qui sera peut être encore plus rapide Oo) !!!!
Par contre j’ai refusé l’épisio justement parce que j’ai lu deux articles scientifiques qui démontraient qu’une déchirure superficielle est bien plus préférable à une épisio … et je confirme avec une déchirure de moins de 1 cm je n’ai juste pas du tout eu mal pour les suites de couches (mais un peu pendant qu’on me recousait avec un anéstésiant trop léger !)

le 24/07/2017 à 09h36 | Répondre

Miss Chat

Hihi tu fais un pari sur mon deuxième accouchement alors ? 😀 Je suis d’accord avec toi, vu nos accouchements très rapides, c’est bien plus « facile » de tenir face à la douleur !
Je vais probablement revenir sur le sujet épisio/déchirure parce que je me suis beaucoup posée la question à la fin de ma grossesse… Finalement, le destin a décidé pour moi ! Je ne sais pas si j’aurais osé dire non à ma gynéco en qui j’ai toute confiance…

le 10/08/2017 à 13h32 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

J’aurais aimé, pour une deuxième grossesse, avoir la même réflexion que toi. Mais l’accouchement étant toujours imprévisible, je n’ai pas connu les contractions et la douleur pour Tess puisque mon déclenchement n’a pas fonctionné et que j’ai fini en césarienne.
Du coup, le travail et l’accouchement par voie basse restant une inconnue pour moi, je ne me sens pas aujourd’hui capable de renoncer à la péridurale lorsque BB2 il y aura… Mais d’ici là, je peux encore me reposer la question 😉
En tous cas, j’ai hâte que tu viennes nous raconter 🙂

le 24/07/2017 à 10h22 | Répondre

Miss Chat

En effet, il est toujours temps de l’envisager… ou pas ! Je considère vraiment que toutes les options se valent 🙂 En plus, je te comprends tout à fait : si j’avais eu la péridurale pour ma première, je ne suis pas sûre que j’aurais envisagé de tenter sans pour mon deuxième 😉

le 10/08/2017 à 13h39 | Répondre

Célestine

J’ai eu un déclenchement pour ma première et je ne ressentais pas vraiment les contractions, c’était une douleur continue et diffuse. J’ai demandé la péri car j’avaisis l’impression que j’allais m’évanouir.
Résultat, péri, hormones de synthèse, ventouse (je ne sentais rien de rien… Pas pratique pour pousser…), déchirure, points (juste 2 tout petits mais ils ont sautés dès le début…), antidouleurs.
J’ai eu beaucoup de mal à m’en remettre et bébé a eu des débuts un peu agités.
Pour bébé 2 j’ai accouché sans déclenchement et sans péri, en fait je n’ai pris aucun médicament. J’ai eu la chance de bénéficier de la salle nature, j’ai passé la moitié du travail dans l’eau chaude, somnolant entre les contractions, et en « accompagnat  » les contractions, sachant qu’elles ne durent pas plus d’une minute et qu’elles me rapprochent du but. Expulsion rapide en position physiologique, pas de déchirure, et suite de couches beaucoup plus confortable. Ça serait faux de dire que je n’ai plus eu mal par la suite, mais c’est sans comparaison. Bébé est très serein, et ce malgré sa grande soeur qui lui en a fait voir de toutes les couleurs!
Du coup je me dis qu’il est temps de repenser à l’accompagnement des femmes enceintes… La péri était nécessaire pour mon premier mais j’ai vraiment dégusté les semaines suivantes…. Pour bébé 2 j’entendais hurler les mamans à qui on posait des péridurales, elles ont sûrement été soulagées un peu mais pour combien de temps?
Bien sûr heureusement que des solutions médicales efficaces existent quand il y a des complications (ou un travail qui n’avance pas, je ne sais pas combien de temps j’aurai tenu, hein!), mais vive l’accouchement naturel!

le 24/07/2017 à 11h14 | Répondre

Miss Chat

Hihi mon 2e accouchement ressemble très fort à ton 2e 😉
Je suis tout à fait d’accord avec toi : il faudrait repenser l’accompagnement pendant l’accouchement, pour aider les mamans qui souhaitent faire au plus naturel possible, tout en laissant la possibilité de recourir à la médecine !

le 10/08/2017 à 13h48 | Répondre

Célestine

Quand on s’attend à avoir la péridurale, on attend le moment où on sera enfin soulagée, du coup on est centrée sur la douleur, de plus en plus crispée et c’est de plus en plus difficile de se détendre. Si on est dans l’optique d’un accouchement sans péridurale, on est plus disponible pour être en lien avec bébé, et positiver l’effet des contractionscontractions. Savoir que la péridurale est possible si rassure.
C’est pas comparable à mon avis avec une péri souhaitée avant l’accouchement qui s’avère impossible…

le 24/07/2017 à 11h29 | Répondre

Miss Chat

Ah et bien je me permets de te donner mon contre-exemple : je n’ai pas eu le temps de réaliser que je n’aurai pas de péridurale pour mon premier accouchement (pas de tension du coup) alors que pour le deuxième accouchement, je savais que je n’aurais pas de péri et que la douleur n’allait faire que s’amplifier (donc tension).

le 10/08/2017 à 13h50 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Moi j’avais dans l’optique que je n’étais pas très douillette et que donc je verrais bien si je prendrais la péridurale ou pas. Sauf que comme toi je suis passée de zéro douleur à dilatation complète avec contractions très douloureuses et efficaces en 2-3h ! Sauf que comme j’étais la seule personne à accoucher ce soir là, l’anesthésiste est arrivé quand j’étais à 7 !
Pour une second j’y réfléchirai en connaissance de cause ! Et surtout avec une préparation adéquate ! Mais bon ce n’est pas tout de suite !

le 24/07/2017 à 12h04 | Répondre

Miss Chat

Oh zut, pour une fois qu’un anesthésiste arrive trop vite ! :p Bon on en reparlera en effet le moment venu mais vu ton premier accouchement, je crois que ça peut valoir la peine, oui !

le 10/08/2017 à 13h52 | Répondre

Maëlys

J’ai accouché de ma fille sans peridurale, en maison de naissance intra-hospitalière. C’était un souhait très fort de ma part. Je voulais être libre de mes mouvements et limiter au maximum les interventions du personnel soignants… Au final j’ai accouché dans le noir, dans une baignoire à quatre pattes… C’était difficile, on ne va pas se mentir, mais je n’ai aucun regret! Retour moins de 24h après la naissance. Bébé est très calme, les suites de couches ont été très faciles (quelques douleurs la première semaine, soulagée par l’ostéopathe, peu de saignement).
Comme j’aime à le dire, mon accouchement s’est fait avec douleur mais sans souffrance!

le 24/07/2017 à 12h42 | Répondre

Elea

Oh je retiens ta dernière phrase 🙂 j’ai un trés bon souvenir de mon accouchement malgré la douleur et c’est difficile à expliquer à mes amies (qui ne sont pas encore passées par là)

le 25/07/2017 à 10h14 | Répondre

Miss Chat

J’aime aussi beaucoup cette formulation 🙂
Oh je ne savais pas que ça existait, une maison de naissance intra-hospitalière ! Mais j’aurais trop opté pour ça, je trouve ça génial <3

le 10/08/2017 à 13h55 | Répondre

Picou (voir son site)

Très bien résumé! A vrai dire j’ai testé les 2, une péri souhaitée pour mon 1er enfant et un accouchement naturel non souhaité pour ma 2ème…L’accouchement sans péri était très douloureux, un peu violent car dans la panique, mais j’ai pour ma part validé le mythe en me remettant beaucoup plus vite. Pour un éventuel 3ème je crois que je me poserai sincèrement la question…Mais une chose de sûre, je ne veux plus de gaz hilarant, sans effet sur la douleur mais complètement destabilisant sur ma façon de gérer mon accouchement.

le 24/07/2017 à 13h31 | Répondre

Miss Chat

Hmm effectivement, ça mérite de se poser la question. Gaz hilarant, ça doit quand même être particulier, je me dis… :/

le 10/08/2017 à 13h57 | Répondre

Claudia

Peri latéralisée pou le premier, donc ps vraiment soulagée (bon, à moitié).
péri pour le deuxième, mais la position dos rond de la péri a tellement accéléré la dilatation qu’ il est né avant que ça ne fasse effet (sauf pour recoudre);
Pour le troisième, je savais qu’à priori j’accouchais facilement. La sage femme une fois qu’elle m’a installée me demande si je voulait une péri. « – Vous croyez que j’ai le temps? – Probablement pas – Alors non. » Résultat, j’ai plutôt moins souffert que pour les accouchements d’avant, vu que j’ai évité cette fichue position dos arrondi pour l’injection, que j’avais assez mal vécue aux accouchements d’avant.
Rétrospectivement, pour le 2ème accouchement je m’en serais probablement passée sans problème. Mais moi aussi j’ai la chance d’être de celles qui accouchent vite et facilement.

le 24/07/2017 à 14h23 | Répondre

Miss Chat

Ouille bon au moins tu l’as eue pour les soins après…
Je pense qu’on doit se sentir plutôt soulagées d’avoir des accouchements rapides pour cela, c’est sûr !

le 10/08/2017 à 13h59 | Répondre

Claire (voir son site)

Hâte de lire ta préparation.
Pour un deuxième j’aimerais faire sans péri mais je pense qu’il faut vraiment une très bonne préparation, sinon, c’est très tentant de craquer 🙂

le 24/07/2017 à 16h06 | Répondre

Miss Chat

Je confirme, c’est très tentant 😉 et dans ces cas-là, préparation ou non, il faut un accompagnement du personnel et/ou de l’accompagnant sinon je pense que c’est presque mission impossible, à moins d’avoir une volonté de fer, d’airain et de platine combinés !

le 10/08/2017 à 14h26 | Répondre

Flora (voir son site)

Je ne peux pas te juger, ma première motivation anti péri est de pouvoir accoucher autrement que les pieds dans les étriers. Je déteste la position gynécologique et vive la gravité 😉 La 2ème étant le challenge aussi j’avoue … Il ne reste plus qu’à espérer que la situation du jour J s’y prête !

le 24/07/2017 à 18h15 | Répondre

Miss Chat

Oui, au bout du compte, on est toujours dépendantes de la manière dont se déroule notre accouchement. Lui seul décidera 😉 Mais j’espère que tu pourras faire comme tu le sens ou à défaut, que tu n’auras pas de regret !

le 10/08/2017 à 14h28 | Répondre

Lucie

J’ai accouché de mes 2 enfants sans péridurale et ça s’est très bien passé. Je ne suis pas contre la péridurale (en cas d’accouchement long ou difficile, j’y aurai sans doute eu recours) mais ayant très peur de la piqûre (oui, j’avoue lol) et des effets des anesthésiants que je supporte mal, je souhaitais m’en passer… et pourtant je suis très très douillette. Ce qui m’a vraiment aidé, c’est cette phrase d’une amie de mon père : « la douleur de l’accouchement n’a rien à voir avec la douleur physique d’une maladie ou d’une blessure ». Et cette douleur, on peut apprendre , lorsque tout se passe bien évidemment, à la canaliser. L’autohypnose sur base de cassettes audios enregistrées par une sage femme ou une sophrologue c’est génial pour se détendre et lâcher prise. Avec en plus, des massages appuyés (acupression) prodigués par le papa sur le bas du dos au moment des contractions, c’est magique. Maintenant, pour la suite des couches, j’ai vécu une expérience très différente. Pour mon 1ier, j’ai eu un contrecoup terrible et le corps comme contusionné pendant quelques jours mais pour ma deuxième, je me suis remise pratiquement immédiatement. La péridurale est tellement banalisée aujourd’hui qu’on oublie souvent que le corps est aussi conçu pour faire sans avec sa production d’hormones. Je pense que tout dépend finalement de la façon dont le travail s’enclenche, si tout va bien pour la maman et le bébé et que la maman reste zen, faire sans péridurale peut s’imposer tout seul. Comme tu le dis si bien « Avec ou sans péridurale, je veux d’abord rencontrer mon fils et je veux qu’il soit en bonne santé ».

le 25/07/2017 à 17h12 | Répondre

Miss Chat

Oh j’aurais bien aimé l’acupression par le papa mais mon mari était très moyennement motivé…!
En effet, la douleur se canalise et c’est sur cela qu’il faut travailler 😉

le 10/08/2017 à 15h13 | Répondre

Mamdame Choupette

Merci pour cet article!
Je ne partage pas ton avis, je ne suis surtout pas d’accord avec l’idée que  » la péridurale est une avancée médicale majeure dans le domaine de la maternité … pourquoi s’en priver? »

Pour avoir vécu un accouchement déclenché, 36h de souffrance, une péri et des suites atroces et un autre naturel, le travail à la maison, un accouchement debout en 30sec… je vois une sacrée différence!

Déjà il y a le fait que sans péridurale, sans trop d’intervention des sages femmes tu es libres de tes mouvements, de gérer ta douleur. Tu ne dois pas rester couchée, presque paralysée. Ca arrête le travail, ca n’a rien de bénéfique pour l’avancement du bébé.
Quand tu peux bouger, marcher, t’accroupir, aller aux toilettes (hé oui tu dois y aller à la fin 😉 ), t’allonger, te retourner quand tu n’en pleux plus c’est salvateur. Tu aides ton bébé à descendre, tu aides ton corps à trouver les positions antalgiques et ca fait toute la différence.

Je trouve dommage que d’office on se dise « je prend la péri » comme dans un supermarché. Ca devrait être l’ultime solution en cas de souffrance insurmontable parce que la péri n’est pas sans effet sur la maman (tension, sa poussée, son ressenti parfois nul!…) et sur le bébé. Je trouve bizarre qu’on en parle si peu, sans doute que le monde médical préfère des mamans bien sages avec un péri, alitée, jambes dans les étriers, reliée à des fils et des capteurs. C’est plus facile pour lui?

Pour mon 2eme bébé je suis ravie d’avoir fait mon travail (rapide) chez moi libre de mes mouvements et de n’avoir pas à me faire ausculter une seule fois ni devoir me coucher sur cette foutue table!!
🙂 Oui aux naissances sans violence! 🙂

le 08/08/2017 à 13h18 | Répondre

Miss Chat

Je te répondrais tout simplement : pourquoi souffrir quand on ne le veut pas ?
Autant j’entends bien tous tes arguments pour un accouchement naturel, autant je ne vois pas pourquoi on devrait se priver de péridurale alors qu’elle existe, si on n’a pas envie de souffrir. Pour te faire arracher une dent, tu le fais à vif, toi ? Ca m’étonnerait.
Donc, non, pour moi la péridurale doit rester une possibilité ouverte à toutes « comme dans un supermarché ». On est en droit de ne pas vouloir souffrir et de ne pas souffrir.
Je te trouve très dure d’ailleurs : ce n’est pas parce qu’on a une péridurale que la naissance est violente.

le 10/08/2017 à 15h20 | Répondre

Madame choupette

Je ne voulais heurter personne…. Je pense simplement qu’on est allé trop loin dans un sens.
Lecture intéressante mais plus large que le sujet abordé ici : http://www.grandirautrement.com/fr/327-a-lire-et-a-voir-corps-propre–corps-medical–lEE

le 22/08/2017 à 20h11 | Répondre

Miss Chat

Tu ne m’as pas heurtée personnellement, je te rassure 😉 Je trouvais juste tes mots assez durs pour une autre lectrice qui aurait pu se sentir fragile sur ce sujet par exemple.
Je viens de lire ton lien et pour moi, il ne s’agit que d’une opinion comme une autre. Personnellement, autant je voulais un accouchement sans péridurale et avec un minimum d’interventions médicales, autant je voulais une grossesse médicalisée que je trouve plus sécuritaire et rassurante. Tout cela dépend d’une femme à l’autre et c’est pour ça, il me semble, que chacune devrait pouvoir choisir librement ce qu’elle veut : médicalisation ou non, péridurale ou non, etc.

le 25/08/2017 à 09h59 | Répondre

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