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Et un jour, je me suis arrêtée de bouger…


Publié le 13 juillet 2017 par MamBat

Je t’entends. Je ne sais pas quelle heure il est, mais tu es réveillée, c’est sûr. Comme un robot je vais jusqu’à ton lit pour te ramener dans le mien et te faire téter. Comme ce sera bien, le jour où tu dormiras. Je suis lasse, si lasse, je m’endors avant la fin de ta tétée, et tu te rendors au creux de mes bras. Nous nous réveillerons plus tard, soit parce que mon dos fatigué de me voir dormir assise me rappellera à son bon souvenir, soit parce que ta grande sœur se réveillera à son tour.

Vous êtes maintenant réveillées toutes les deux, ta sœur a pris son biberon, tu as tété, et moi ? Je crois que j’ai mangé, à vrai dire je ne m’en souviens plus tellement. Nous sommes encore toutes les trois en pyjama, et Papa est parti travailler. Je t’habille en vitesse, c’est facile, il n’y a qu’à faire en sorte que tu ne te retournes pas sur ta table à langer, mais c’est faisable. Je voudrais bien habiller ta sœur, mais elle a décidé qu’il était temps de jouer. Je suis fatiguée, fatiguée de ces petits combats du quotidien. Alors je lui cours après, elle râle, tant pis, on ne peut pas vivre en pyjama toute la journée. Tu râles aussi, visiblement, rester toute seule ne te plaît pas. Après cela, lorsque j’arriverai à te poser, peut-être que je pourrai prendre une douche et m’habiller. Je crois que le facteur ne compte plus les fois où il m’a vue descendre en pyjama pour réceptionner un colis à 10h passée, un bébé dans les bras et les cheveux pas coiffés.

crédit Counseling / Pixabay 

11h30, j’ai essayé de ranger la maison, mais ta sœur passait derrière moi. Tant pis, je recommencerai pendant la sieste. Tu es couchée, enfin, je vais pouvoir m’habiller moi aussi. J’ai mis les lentilles, les pois chiche, les ciseaux, les couteaux en hauteur. Cette fois ci ta sœur ne devrait pas faire de bêtises graves ou trop embêtantes pendant ma douche. Enfin j’espère. Je rêve en soupirant de ce jour où je pourrai être habillée avant 10h sans trembler à l’idée d’une bêtise en fermant la porte de la salle de bain.

Le repas est prêt. Du riz et des courgettes, comme souvent, mais c’est simple à préparer, et ta sœur le mange sans trop de souci en théorie. Visiblement aujourd’hui, quelque chose ne lui va pas… quand, mais quand pourrais-je enfin manger avec elle sans cri ni projection du contenu de l’assiette contre le mur ? Je n’en peux plus… Elle finit par se coucher, tu te réveilles. Tétée, trois cuillères de purée, pas plus, je n’ai pas la force de me battre aujourd’hui et tu n’en veux plus. Une petite sieste ? S’il te plait… je voudrais finir mon repas… Je regarde l’appartement, et me remettre au rangement me semble insurmontable. Je suis lasse de tout, fatiguée, épuisée, à bout de forces et de nerfs. Je voudrais partir loin, vous laisser à votre papa et partir en vacances sans mari, sans enfants, pour enfin dormir et me reposer, mais non, ce n’est pas possible.

Je pleure. Je vous aime, mais je pleure. Je vous aime tant que je n’arrive pas à m’accorder une minute de répit. Je voudrais tout faire, tenir la maison et m’occuper de vous parfaitement, mais à être si fatiguée, j’en deviens incapable de tenir la maison et je me sens nulle, complètement nulle, nulle et re-nulle comme maman. Un jour, je veux y croire, j’arriverai à dormir, et ce jour-là mes louloutes jolies, Maman ira mieux. Un jour peut-être, j’arriverai  à prendre un peu de temps pour moi, et ce jour-là, parce que je m’aimerai mieux, j’arriverai à mieux vous aimer. Mon cœur se serre si fort à l’idée que je ne vous aime pas aussi bien que vous le méritez… Alors parfois, dans votre sommeil, je me glisse dans votre chambre et je vous regarde, sereines, abandonnées au sommeil, si belles et tranquilles, si fragiles, si petites… et mon cœur fond. Et mon épuisement prend un sens, trouve une cause. Et je trouve le courage enfin de demander de l’aide, de demander l’aide dont j’ai besoin pour être votre maman.

Je vous aime si fort….

Et toi ? As-tu fait l’expérience d’un burn out maternel ? As-tu déjà eu cette impression d’être incapable de quoi que ce soit ? As-tu trouvé des moyens de t’en sortir ? De l’éviter ? Je suis à l’écoute de toutes les idées, astuces et solutions !

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Commentaires

27   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Oh ma pauvre quel calvaire… J’espère que tout va (s’est) arrangé pour toi et que tu arriveras à sortir la tête de l’eau.
Est-ce que tu as de la famille ou des amis qui peuvent t’aider ou garder les petites quelques heures pour que tu puisse souffler et respirer un peu ?

le 13/07/2017 à 08h45 | Répondre

MamBat

Tout s’est un peu arrangé depuis. Je crois que j’aurais été incapable d’écrire dessus sinon ! Ma belle-soeur m’a pris Biquette chez elle pendant une semaine après un week-end très difficile, le temps de dormir un peu, me remettre en ordre, et ensuite mon mari a réussi à poser deux semaines de congés qui m’ont permis de me décentrer un peu des enfants, et de me recentrer sur moi. Et j’ai surtout sevré PetitChou la nuit pour réussir à dormir un peu mieux, et beaucoup, beaucoup verbalisé pour prendre du recul sur la situation

le 13/07/2017 à 13h28 | Répondre

Nabba

J’aimerais bien avoir tes conseils pour un sevrage de nuit 😉

le 18/07/2017 à 05h02 | Répondre

MamBat

On a attendu qu’elle ait fait des nuits complètes. Ensuite o on a beaucoup expliqué, qu’elle n’avait pas besoin de manger la nuit, et qu’on pouvait se montrer qu’on s’aime sans téter, et surtout quand elle pleurait la nuit c’est son papa qui y allait, qui rassurait en la laissant dans son lit. Ça a pris 10 jours à peu près, mais elle avait 7 mois, et on savait qu’elle avait plus besoin d’être rassurée que de manger

le 18/07/2017 à 10h41 | Répondre

virginie

Ouch ! Comme j’imagine bien ton épuisement ! D’abord, merci à toi et à toutes celles qui ont posté ce genre d’article sur les blogs. C’est grâce à eux que, dès que ça ne va pas, comme un sursaut avant de couler, je disais « prend ta fille, je vais me noyer dans ma douche », et je ne revenais pas avant 1 heure. Ces petits instants de déconnection sont précieux, même si on ne peut s’empêcher de tendre l’oreille et de se faire violence pour ne pas sortir de la salle de bain pour aller voir.
Ensuite, même question, personne dans ton entourage ne peut-il prendre le relais pour te laisser souffler ? Ça urge, le brouillard de la fatigue te gâche ces moments avec tes enfants, as-tu déjà réglé le « problème » à l’écriture de cet article ? Je l’espère très sincèrement, et je suis intéressée de savoir comment. On se sent tellement seule/sale/déconnectée/incompétent (aucune mention inutile) dans ces moments là …

le 13/07/2017 à 10h09 | Répondre

MamBat

A l’écriture de l’article, j’ai réglé en partie le problème. Je suis encore fragile et très atteinte à chaque coup de fatigue, mais ça va beaucoup mieux. J’ai beaucoup discuté avec une cousine qui a fait un burn out maternel avant moi, ça m’a permis d’extérioriser, de mettre des mots sur les maux, de prendre du recul sur la situation. On a aussi confié notre aînée à ma belle-soeur pour une semaine, ça n’a pas été simple parce que sur le coup j’ai eu le sentiment que non seulement je me sentais nulle, mais en plus les autres accréditaient ce sentiment, et en fait ça nous a fait un bien fou ! On a pu sevrer la petite la nuit, en lui expliquant que j’étais très fatiguée, et qu’elle n’avait plus besoin de manger la nuit (d’autant plus que quand elle tétait la nuit, on galérait pour la faire téter le matin avant de partir chez la nourrice puisqu’elle n’avait plus faim), ça a été difficile les premières nuits, mon mari s’est beaucoup levé, j’ai beaucoup culpabilisé, mais en une semaine c’était plié. Et puis mon mari a posé 2 semaines de congé, ce qui m’a permis de me reposer, de me décentrer de mes enfants pour prendre du temps pour moi, de me décharger de la logistique de la maison, d’accepter que je ne pouvais pas tout faire toute seule, et ça m’a fait beaucoup de bien. Et puis, comme je le disais à Doupiou, on a été hyper soutenus par des amis, j’ai beaucoup verbalisé, et petit à petit j’ai réussi à remonter la pente. Mais du coup, dès que je sens la fatigue poindre, je lance un appel à l’aide.

le 13/07/2017 à 13h36 | Répondre

Hellodie

Ton témoignage est tellement touchant. J’espère que tu vas trouver des pistes et solutions pour que les choses allient mieux. Je peux te donner quelques idées qui m’ont permis de remonter la pente. J’étais fragile après ma grossesse gémellaire pathologique,passée alitée, l’accouchement à 32 sa, la neonat et le cancer qui a couronné le tout… forcément j’ai craqué ! Une fois la chimio terminée. J’ai vue une psychologue spécialiste de la relation mère enfant, seulement quelques séances, mais ca a bien aidé. Elle m’a poussé à faire les courses au drive, acheter un sèche linge (rentabilisé en une taille de vêtements de jujus!) et acheter plus de vêtements pour faire des machines moins souvent, une coach en somme 🙂. J’ai pris 2h de ménage par semaine, dont la moitié est pris en charge (pour les jujus d’abord puis le cancer ensuite). Et lorsque c’est allé mieux, j’ai fait un grand désencombrement à la Marie kondo, ca m’a simplifié la vie ! Depuis, c’est mon bujo qui m’aide à garder le cap, et à me rappeler de ne pas en faire trop😉. Et la petite sœur des jujus devrait pointer son nez dans un moi maintenant 😊. J’espère que certaines pistes pourront t’aider. Et n’oublie pas que tu es une super maman !

le 13/07/2017 à 10h16 | Répondre

MamBat

Merci pour tes pistes ! J’espère que tu vas mieux. Ici, j’ai beaucoup verbalisé, mon mari a pris des congés pour que je puisse prendre du temps pour moi et me décharger du quotidien, et aujourd’hui je fais très attention aux signes annonciateurs de grosse fatigue pour éviter de retomber, même si je sais que tout n’est pas complètement fini et qu’il faut encore que je fasse attention à moi

le 18/07/2017 à 10h47 | Répondre

Charline

Merci. Merci d’arriver à poser les mots sur cette période si belle mais si difficile à vivre… J’ai vécu la même chose mais heureusement aujourd’hui ça va beaucoup mieux. La reprise du travail ma permis de sortir la tête de l’eau et de revivre un peu pour moi. J’en apprécie d’autant plus les moments passés avec mes 2 petits bouts! Courage, toutes ces étapes finissent pas passer…

le 13/07/2017 à 10h31 | Répondre

MamBat

Merci pour ton message ! Ici la reprise du boulot a été assez ambivalente : ça m’a permis de garder al tête un peu hors de l’eau, mais ça m’a aussi fait me dire qu’il y avait de vrais dysfonctionnements dans mon entreprise, au point de me donner envie de partir. Heureusement, mon mari et des amis ont été de vrais soutiens dans ces moments difficiles, et mon mari est encore conscient de ma fragilité. On s’en sortira !

le 13/07/2017 à 13h43 | Répondre

Croco

Ton article m’a fait monter les larmes aux yeux. J’espère que tu as/vas trouver des solutions.
Prendre quelques heures de ménages et/ou laisser tes filles quelques heures par semaine à une crèche/halte-garderie/nounou peut peut-être être une solution ? Je sais que tout cela a un prix, mais il y a des aides, et puis, si c’est le prix de ta santé, ça vaut peut-être le coup ?
Et tu ne parles presque pas du papa, il ne peux pas prendre le relais de temps en temps ? S’occuper de ses filles un petit quart d’heure le matin, le temps que tu prennes ta douche et que tu t’habilles en vitesse ? Et quelques heures, au moins un week-end sur deux pour que tu puisse aller faire quelque chose pour toi (pratiquer un sport, faire les boutiques, passer chez le coiffeur ou simplement te balader) ?
En tout cas, je te souhaite beaucoup de courage, et je suis sure que tes filles trouvent que tu es une maman formidable !

le 13/07/2017 à 10h33 | Répondre

MamBat

Merci pour ton message ! J’ai eu de la chance en effet d’être bien soutenue par mon mari dans cette période compliquée. Je ne sais pas s’il a perçu vraiment l’importance de la situation, mais il y a quand même très bien répondu, en me soulageant. Savoir que les filles avaient un papa qui prenait le relais et qui le faisait très bien a été une réelle aide. En parler avec des amies et des gens compétents aussi, et me concentrer sur ce qui fonctionnait : le boulot, les amis… Et surtout accepter que ça puisse prendre du temps pour se remettre.

le 18/07/2017 à 11h06 | Répondre

Croco

Je suis contente que ça aille mieux pour toi. C’est sur que savoir qu’on peut se reposer sur le papa de temps en temps fait un bien fou. Pendant mon congé mater, mon mari s’occupait de mon fils de 20h à 22h environ (jusqu’à ce qu’il réclame à téter), ce qui me permettait de faire une première partie de nuit tranquille sans personne dans ma chambre, et je pense que ça m’a beaucoup aidé à ne pas être submergée par la fatigue.
Et aujourd’hui, on essaie chaque week-end de faire une activité seul avec notre fils de 22 mois, ce qui permet à la fois d’avoir un moment privilégié avec lui, et au conjoint d’avoir un peu de temps rien que pour lui (même si ce n’est souvent qu’une heure ou deux, et que ça nous sert régulièrement à faire du ménage ou de la cuisine).

le 18/07/2017 à 12h47 | Répondre

Marie Obrigada

Un article très bien écrit, bravo !
Touchant aussi, un peu inquiétant pour la future maman de 2 que je suis (déjà souvent débordée par une ^^).
L’amour nous pousse dans nos retranchements mais parfois il faut aussi souffler, être aidée… j’espère que c’est désormais ton cas. 🙂

le 13/07/2017 à 11h01 | Répondre

MamBat

Pas de panique à avoir ! Je ne suis pas forcément au clair sur ce qui m’a poussée dans cette situation : le manque de sommeil, c’est sûr, la fatigue, le fait de ne pas prendre de temps pour moi, la naissance qui est arrivée à une période très chargée professionnellement pour mon mari… C’est vraiment un concours de circonstances unique, ce qui ne veut pas dire que ça se reproduira, ni que quelqu’un qui accoucherait dans les mêmes circonstances ferait automatiquement un burn out.
Depuis, sans me faire aider de manière automatique, j’ose beaucoup plus alerter, demander de l’aide et reconnaître que je ne peux pas tout réussir toute seule. Et ça va mieux. Et ça ira mieux avec le temps.

le 18/07/2017 à 11h03 | Répondre

Chacha d'avril

oh je suis désolée d’apprendre que ça va si mal pour toi en ce moment. Je te souhaite beaucoup de courage, ça finira par passer.
Est ce que ton mari peut prendre un jour de congé pour que tu puisse aller faire ce que tu veux sans te soucier de tes filles juste une journée..?

le 13/07/2017 à 11h27 | Répondre

MamBat

En fait, à l’écriture de l’article, ça allait déjà mieux. Mon mari a pris 15 jours de congés pour m’aider, ma belle-soeur a offert quelques jours de vacances à l’aînée, et j’ai pu prendre du temps pour moi pour souffler, heureusement.

le 18/07/2017 à 11h10 | Répondre

Madame Bobette (voir son site)

Ton article m’émeut beaucoup. J’espère que depuis, tu as pu sortir de cet état et reprendre le dessus. J’espère aussi que tes nuits se sont un peu rallongées et que tu es un peu moins épuisée.
Il faut beaucoup de courage pour demander de l’aide autour de soi et pourtant c’est si important et si facile en même temps.
Je te souhaite que ce soit vite un mauvais souvenir et que tu puisses profiter au maximum de tes enfants très vite.

le 13/07/2017 à 12h16 | Répondre

Claire (voir son site)

Je me retrouve dans ton écrit et pourtant je n’ai qu’une fille. Pour ma part, il m’arrivait plus que très régulièrement de ne pas être habillé avant 17h. Mais épuisé de fatigue, j’arrivais pas à faire avant. Je me demandais bien comment pouvait bien faire toute les autres mamans. Et puis non, je me suis dit tans pis. Finalement ça pose problème à qui que je ne soit habillée qu’à 17h00. Je ferais mieux quand je serais plus reposé.
Pour moi le lâché prise à été la clé. Puis petit a petit prendre quelque moment rien que pour moi.
Maintenant tout va mieux mais pendant plus d’un an ça a été vraiment très compliqué avec parfois quelques périodes à la limite du burn out.
Essaie de trouver un peu de relais et de te reposer.
Bon courage et sache que tu n’es pas la seule. Personne ne peut tout mener de front à lui tout seul.

le 13/07/2017 à 13h10 | Répondre

MamBat

Merci pour tes encouragements ! Ce que je retiens surtout de cette période pas très drôle, c’est que le nombre d’enfants ne change rien. J’ai rencontré des mamans en plein burn out avec un enfant, d’autres qui géraient hyper bien 4 enfants.. C’est un mélange de circonstances qui nous font plonger. J’admire ton lâcher prise, perso, je n’en ai pas été capable. Je détestais descendre en pyj à 15h, j’avais besoin de voir dans le miroir l’image d’une maman forte, belle, qui prend soin de soi… et pas celle de celle que je suis, qui compose avec les événements, et qui n’a pas encore eu le temps de s’habiller.

le 13/07/2017 à 14h29 | Répondre

Claire (voir son site)

Oui, c’est vrai pour le mélange de circonstance. Et je pense que pour ma part, le fait d’être isolé géographiquement de ma famille et mes amis n’a pas joué en ma faveur.
Et puis on est tous différents et on a tous des besoins différents. J’espère que tu remontera assez vite la pente.

le 13/07/2017 à 14h43 | Répondre

Madame Irbis

Je te comprends tellement. Cet article j’aurai pu l’écrire mot par mot. Tu as très bien réussi à transcrire cet état si ambivalent de burn out maternel, ou même les petites choses nous épuisent et nous font pleurer.
J’ai été dans cet état en avril / mai. Ça traînait depuis la naissance du deuxième (en juin) mais j’ai tenu bon tous ces mois, sans nuits complètes, et avec l’aîné (15 mois aussi d’écart) à gérer toute la journée, toute seule…
Je n’avais envie que d’une chose : partir. Loin, très loin. Abandonner mes enfants et mon mari. Recommencer ma vie sans eux, qui m’aspiraient toute mon énergie, toute ma personne. Je n’existais plus que pour eux, pour ranger et nettoyer derrière eux.
J’ai littéralement pété un câble, un jour, après une réflexion de mon mari. J’ai pleuré, hurlé, crié sans m’arrêter et me contrôler. Là, on a compris qu’on avait un gros soucis et qu’il fallait vraiment trouver une solution.
Comme toi, j’ai réussi à caser les deux chez mes parents pendant une semaine. Pour enfin dormir et avoir du temps rien que pour moi. Et discuter aussi avec mon mari (très chamboulé de mon pétage de plomb), tout remettre à plat.
Puis, je suis restée 2 semaines chez mes parents pour ne pas me retrouver seule trop vite avec mes enfants.
Et quand nous sommes rentrés, pour éviter que je ne retourne dans ce burn out, on a mis en place ma sortie hebdomadaire. Je sors tous les mercredi soir. Et ça me fait un bien fou ! Savoir, que tous les mercredis soirs je vais pouvoir souffler et ne penser qu’à moi, ça me fait tenir toute la semaine.
La fatigue s’est réglée petit à petit, junior 2 fait enfin ses nuits et depuis qu’ils dorment ensemble, ils jouent le matin. Qu’est ce que c’est agréable de pouvoir traîner au lit en les entendant rigoler (et retourner toute la chambre ! Qu’est ce qu’on ne fait pas pour avoir 1/2h de tranquillité ^^)
Voilà ce que je peux te dire : ça va passer et ça va aller de mieux en mieux. Elles vont grandir et jouer de plus en plus ensemble. Et ça, ça change tout ! Les miens ont 2.5 ans et 1 an et je vois la différence par rapport à il y a 1 ou 2 mois. J’arrive à tricoter pendant qu’ils jouent, royal !
Bon courage pour ces moments difficiles, chaque jour qui passe te rapproche du mieux !

le 13/07/2017 à 17h31 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Ton témoignage est vraiment très poignant.
Cela m’a beaucoup touché que tu partages cette souffrance avec nous.
Je suis néanmoins contente de lire que les choses se sont depuis arrangées.
Et comme le dit Madame Irbis, peut être que la solution s’est de t’octroyer une soirée pour vraiment ne penser qu’à toi.
Je crois que nous sommes toutes pareils, on ne peut pas toujours faire tout pour nos enfants. Il est important de se préserver soi également, pour être une maman au top !!!
Courage et j’espère te retrouver ici avec un article plus joyeux car tu auras retrouver de l’énergie suffisante.

le 13/07/2017 à 19h39 | Répondre

Lyn

Je conseille le forum de l’association maman Blues qui est d’une grande aide et soutien quan on traverse des détresses maternelles (enceinte, ce qui a été mon cas ou après) et surtout qui permet de voir que c’est tellement courant.
Bon rétablissement, s’apercevoir déjà que ça ne va pas c’est un granbd pas qui permet de réagir et se faire aider. Mille pensées de soutien

le 13/07/2017 à 22h27 | Répondre

Mlle Mora

C’est poignant ton témoignage, on sent tellement de détresse dans tes mots, et tant d’amour pour tes filles en même temps.
J’espère que tu continues à aller mieux, prends soin de toi, c’est ainsi que tu pourras prendre soin de tes filles. Bonne continuation vers un meilleur équilibre pour toi !

le 14/07/2017 à 11h15 | Répondre

prettymaryk

Quand on n’a jamais connu cet état-là, on juge les femmes qui abandonnent leur famille, qui partent un jour sans laisser d’adresse, et on se dit que ce sont des monstres et qu’elles n’étaient pas faites pour avoir des enfants. Mais quand on vit la souffrance que tu décris si bien, on se surprend à avoir soi-même ce genre d’idées, à vouloir « mettre les voiles » pour se retrouver seule, enfin, sans avoir de comptes à rendre ni de soins à apporter à personne et l’on comprend que celles qui passent à l’acte sont probablement des femmes qui n’ont pas pu ou pas su trouver de l’aide au moment où elles en auraient eu tant besoin ! Lorsque que j’ai été au plus mal, un jour, alors même que j’avais pu passer l’après-midi dehors sans mon bébé, j’ai eu peur de rentrer chez moi. Peur de la perspective d’une autre nuit où, si mon enfant ne s’en chargeait pas, ce serait l’insomnie qui m’empêcherait de fermer l’oeil. Heureusement, j’ai un mari qui m’a énormément soutenue et qui n’a pas vu d’inconvénient à ce que j’aille dormir chez une amie ce soir-là. Et même si j’avais l’impression de les abandonner tous les 2 et que je culpabilisais énormément, j’ai passé ma 1ère nuit sans tendre l’oreille et ça a fait toute la différence ! J’ai commencé à accepter que j’avais le droit de prendre « des vacances de maman » et ça a marqué le début de mon cheminement vers la guérison. Oui, on a besoin d’aide pour devenir ou continuer à être maman et quelque forme que prenne cette aide (familiale, amicale ou psychologique ; mais un simple massage fait déjà beaucoup de bien !), il ne faut jamais croire qu’elle diminue, en quoi que ce soit, notre « qualité » de maman !

le 14/07/2017 à 22h18 | Répondre

Arckancielle

Je suis tombée sur ton blog et au combien je te comprends!
Je suis maman d’un petit koala de 11 mois, qui est adorable mais qui traverse une période difficile ( poussées dentaire, roséole et caractère qui s’affirme…) et j’attends son petit frère pour dans 2 mois.
J’ai vu mon gynécologue hier soir qui m’a trouvé très fatiguée et le bébé déjà trop bas, il m’a donc conseillé du repos mais on fait comment avec une pepette de 11 mois qui pèse presque 12kg et qui demande beaucoup d’attention. Nous habitons le sud et n’avons pas de famille à proximité, donc à part nous 2, y a pas grand monde! Bref, je passe par des phases de peur où je me dis, mais comment vais-je faire pour m’occuper de ma fille et bien terminer ma grossesse, et aussi essayer de me reposer un minima…pas simple! je reste positive et me dis, qu’avec un peu d’aide et une organisation en béton, on y arrivera. Bon courage à toi et toutes les autres supers mamans!

le 18/07/2017 à 17h22 | Répondre

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