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Sensibiliser les jeunes enfants à une ou plusieurs langues étrangères


Publié le 25 avril 2016 par Claire Gezillig

Je ne vais pas te faire ici l’apologie de l’apprentissage des langues étrangères, pas plus que je ne vais faire une critique de l’enseignement des langues en France (j’aurais beaucoup à dire…).

Ce dont je veux te parler aujourd’hui, c’est des attentes que tu peux raisonnablement avoir concernant un apprentissage extensif d’une ou plusieurs langues étrangères à ton enfant. Je voudrais aussi te donner mes pistes pour le faire de manière intéressante.

Si je me permets de venir partager avec toi mes opinions à ce sujet, c’est que c’est un sujet sur lequel je me suis beaucoup penchée. Je suis professeur de français langue étrangère, et l’enseignement du français aux enfants est une de mes spécialités. Je l’ai fait dans beaucoup de contextes différents, avec des enfants ayant des profils variés. « Enseignement précoce du français » était aussi une de mes options de master, et j’ai beaucoup beaucoup lu par moi-même (notamment pour développer les cours de niveau maternelle, car ce n’est pas commun).

Ceci dit, je ne prétends pas tout savoir, ni que mes avis soient indiscutables (on peut donc en discuter dans les commentaires).

Alors, c’est trop facile pour un enfant d’apprendre une autre langue ?

« Un enfant apprend beaucoup plus vite une langue étrangère qu’un adulte » : c’est ce qu’on entend partout…
Est-ce que c’est vrai ? Je serais un peu plus nuancée.

Dans un apprentissage intensif, oui, les circuits neuronaux de l’enfant lui permettent d’assimiler beaucoup plus rapidement qu’un adulte. Mais dans un apprentissage extensif de, par exemple, une heure et demi par semaine de cours, je peux te certifier qu’un enfant avance bien moins vite qu’un adulte. Il va d’ailleurs beaucoup stagner.

L’enfant oublie très vite entre deux leçons, alors que l’adulte peut conceptualiser beaucoup plus facilement le fonctionnement de la langue et pratiquer entre deux cours. Ce qui fait que généralement, si tu souhaites donner des cours de langue étrangère à ton petit enfant, le résultat concret au bout de quelques mois peut te décevoir… Au début, on est tout content de l’entendre dire des choses en langue étrangère si rapidement. Et puis après, on se dit que vraiment, ça n’avance pas beaucoup, au-delà de l’apprentissage du lexique de base (couleurs, nombres, animaux, nourriture, famille…).

Est-ce que ça veut dire que ça ne vaut pas le coup d’inscrire ton enfant à un cours d’anglais, d’allemand, de chinois ou d’arabe ? Ce serait ironique pour moi de dire ça, sachant que je vends par ailleurs des cours de français pour des enfants non francophones. Ça peut être super intéressant pour les enfants de suivre ce type d’ateliers une fois par semaine dès le plus jeune âge.

Pourquoi ? J’y vois deux raisons principales :

  • Une raison d’oreille : le crible phonétique (c’est-à-dire, en gros, la passoire qui te fait entendre plus ou moins bien les sons) se spécialise avec l’âge. Un enfant peut donc entendre beaucoup plus de sons qu’un adulte, et les reproduire beaucoup plus facilement.
  • Une raison d’audace : la capacité à oser tenter de communiquer dans une langue étrangère nous manque bien souvent à nous, adultes. L’absence d’inhibition, fréquente chez le petit enfant, est un vrai plus pour l’apprentissage des langues. Ça peut donner confiance à l’adulte en devenir : l’enfant aura cette expérience positive d’avoir pu « être » en langue étrangère jeune, et aura donc plus de chances d’avoir une image positive de ses capacités à apprendre et à parler dans une autre langue, quelle qu’elle soit (à condition, bien sûr, que l’apprentissage précoce ait été vécu de manière positive).

S’y s’ajoute un autre effet kiss-cool : le développement de la flexibilité intellectuelle du cerveau. Les enfants ayant été exposés jeunes à une langue étrangère, même de manière peu soutenue, ont conscience bien plus rapidement du caractère arbitraire du signe (le mot « chien » n’a rien à voir avec ce qu’est un chien) et comprendraient mieux les mécanismes de référence, du type comparaisons et métaphores.

(Si cette question scientifique t’intéresse, je te conseille de lire la thèse de Frédéric Bablon : Apprentissage précoce d’une langue étrangère en milieu institutionnel, influence sur le développement cognitif de l’enfant et ses activités métalinguistiques.)

Et pourquoi pas une démarche d’éveil aux langues ?

Résumons : tu ne peux/veux pas proposer une situation de bilinguisme à ton enfant. (On m’a aussi posé des questions là-dessus et ça vaudrait un article… Il y a beaucoup de peurs, d’idées reçues. Je reviendrai sans doute une autre fois pour te parler de ça, donc.)

Mais tu as bien envie de sensibiliser son oreille à des sons différents, de développer ses circuits neuronaux propres à l’aire du langage, et de lui faire connaître une autre langue… Et si tu lui proposais un éveil aux langues/à la diversité linguistique ?

éveil aux langues

Crédits photo (creative commons) : artistlike

Qu’est-ce que c’est ? C’est la découverte active de l’existence d’autres langues, par des activités qui mettent les enfants en contact avec elles.

Il ne s’agit pas de faire n’importe quoi et de tout mélanger, mais de découvrir qu’il existe plusieurs langues. C’est faire prendre conscience aux enfants qu’on ne parle pas tous la même langue, qu’il y a différentes langues parlées dans le monde.

Pourquoi se contenter de leur en faire découvrir une, alors que de toute façon, ce n’est pas le peu de vocabulaire appris (et souvent vite oublié) qui leur apportera un vrai plus pour l’avenir ? Pourquoi ne pas voguer entre plusieurs univers linguistiques pour se familiariser avec cette vraie richesse ? C’est l’occasion de faire aussi de l’interculturel, de la géographie et de s’ouvrir à l’autre…

Comment faire découvrir à ton enfant une ou plusieurs langues ?

Bref, il y a beaucoup de blabla théorique dans cet article, mais toi, ce qui t’intéresse, ce sont sans doute des idées d’activités pour mettre tout ça en pratique. Alors voilà quelques pistes !

Découvrir des livres en langue étrangère

Il peut être intéressant de raconter (en faisant attention à sa prononciation : n’oublions pas que les enfants sont des éponges phonétiques) la même histoire dans plusieurs langues (Mimi la souris, Les Barbapapas, La chasse à l’ours… ils sont nombreux, les albums préférés des enfants qui sont traduits en plusieurs langues). Ou de raconter des histoires qui suivent le même principe, mais qui sont différentes suivant les langues, et de les comparer (un exemple : Roule Galette en français/The ginger breadman en anglais).

Lire des imagiers

Certains enfants aiment beaucoup les imagiers. Il en existe pour toutes les langues, et même des plurilingues. Et pourquoi ne pas créer le tien à partir de mots découverts par d’autres biais ?

Faire des jeux de société

Des jeux comme les 7 familles, le memory (en disant le mot ou la phrase en retournant la carte) ou le loto peuvent se jouer en langue étrangère, ou permettre de faire le rapprochement entre les différentes traductions d’un mot. (Je sais qu’il existe aussi des jeux sur tablette, mais je n’en ai pas testé personnellement.)

Regarder des vidéos, des dessins animés, etc.

C’est assez déconcertant de voir avec quel naturel les enfants peuvent regarder une vidéo en langue étrangère inconnue quand ils sont petits… Alors pourquoi ne pas en profiter ? Ça marche d’autant mieux si c’est son dessin animé préféré. Ou si les seules vidéos sur youtube parlant de son sujet préféré sont en langue étrangère (j’ai une amie dont le fils regarde de petites vidéos en russe parce que ça parle de tractopelles !).

Écouter/chanter des chansons ou des comptines

Les enfants n’ont pas de mal à répéter des choses qu’ils ne comprennent pas forcément si ça sonne bien. Alors pourquoi ne pas essayer en langue étrangère ? Avec des gestes, c’est encore mieux : ça donne un premier accès au sens.

Amener les langues étrangères dans le quotidien

Et si, en s’habillant, on s’amusait à dire les vêtements en langue étrangère ? Ou pourquoi ne pas faire une recette d’une autre culture et en profiter pour voir le vocabulaire ?

Participer à des ateliers

Il existe des écoles de langues qui font des initiations pour les enfants, parfois même très petits. Ce n’est pas toujours donné (parce que c’est un métier !), mais tu peux aussi essayer de voir s’il n’y a pas des associations dans ton coin, comme les comités de jumelage. Je me rappelle avoir appris petite mes premiers mots d’allemand en allant faire du bricolage, grâce au comité de jumelage de ma ville.

Mettre en place une correspondance

Une super expérience pour les plus grands !

Accueillir des étrangers chez soi

Invite ta voisine d’origine allemande à prendre le thé, et profites-en pour dérouiller un peu tes compétences dans sa langue. Inscris-toi sur CouchSurfing. Ou prends un(e) au pair… Parce qu’une langue, c’est avant tout un outil de communication réel, et que c’est important de le montrer aux enfants !

Partir à l’étranger

Et si tu prévoyais de petits weekends européens en famille ? Ou des vacances à l’étranger ? Après, il est facile de trouver des prétextes pour faire découvrir la langue à ton petit : jouer au parc avec les autres enfants, participer au club de plage, apprendre ensemble à dire bonjour, merci et au revoir quand on entre dans les magasins…

J’espère que tout ça t’aidera !

Mais attention, il y a une règle à respecter absolument selon moi : ça doit rester un amusement ! Ça ne sert à rien de forcer un enfant et de lui répéter : « C’est bon pour ton avenir ! » Il ne le comprendra pas, et en plus, il risque de se bloquer : le résultat sera donc totalement l’inverse de ce que tu espérais ! Si l’enfant se braque, on n’insiste pas. On pourra essayer de revenir dessus plus tard, par un autre biais.

De la même manière, si toi tu ne le sens pas, laisse tomber : c’est difficile de partager du plaisir autour de quelque chose quand on n’est pas à l’aise !

Alors, ça te tente, de faire découvrir des langues étrangères à ton enfant ? Ou pas du tout ? Tu le fais déjà ? Comment ? Raconte !

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Commentaires

30   Commentaires Laisser un commentaire ?

Nathalie

La situation de bilinguisme m’intéresse pas mal si tu as un moment.

Pour nous, on échange quotidiennement en français (malgré mes tentatives de me mettre au bulgare, c’est dur de ne pas passer en français à la première occasion…), et l’entourage sera francophone majoritairement, mais j’aimerais bien quand même que notre fille ait des affinités avec le bulgare…

Qu’est-ce que tu préconises ? 🙂

(J’imagine que c’est une question que vous vous êtes posée vis-à-vis du français de votre côté, vu qu’au quotidien vous parlez plutôt en anglais + à l’extérieur en néerlandais ?)

le 25/04/2016 à 08h29 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Je peux difficilement répondre à ta question en un commentaire… Je prévois une série d’articles sur le bilinguisme où j’espère tu trouveras plein de réponses.
Mais je peux déjà te dire que je ne préconise rien, ça dépend quels sont vos objectifs et les efforts/moyens que vous êtes prêts à y mettre (et après, comme tout ce qui concerne l’éducation des enfants, il y a ce qu’on pense qu’on fera et ce qu’on fait en réalité…)

Mais déjà, je peux te rassurer : tu n’as pas besoin de parler le bulgare avec ton mari pour que tes enfants aient des affinités avec la langue. Si ton mari est prêt à leur parler de base en bulgare, c’est déjà un grand pas, vous pouvez déjà en faire des locuteurs passifs / partiels (leur capacité dépendra aussi du temps passé avec leur père en pourcentage de leur temps total). Si vous décidez d’être strict là-dessus et exiger que les enfants répondent à papa en bulgare et pas en français, vous favoriser un bilinguisme actif (qui n’est pas toujours parfait et la situation est parfois difficile à tenir dans des moments clés, vers 1 an, 3/4 ans et 12/15 ans d’après ce que j’ai pu observer).

Donc oui, ils peuvent avoir plus que des affinités avec le bulgare en n’ayant qu’un seul référent linguistique. Même si c’est loin d’être facile tous les jours et on ne peut espérer un niveau égal totalement (car le français sera dominant)…
Mais nuançons, les niveaux en langues, ça évolue et quand il y a une bonne base, c’est tellement plus facile de construire… (Qui dit qu’ils n’auront pas envie d’aller en études supérieures en Bulgarie ou passer un été ado là-bas ?)

Après, il y a la question de la langue sociale (et non, ce n’est pas que la langue de papa), de la langue vivante qui a un vrai intérêt de communication (parce que bon, c’est bien beau de parler bulgare avec papa mais pourquoi si lui parle aussi français ?) alors que faire ?
Et bien, ce que je dis dans cet article sont des pistes possibles… Mais promis, je développe bientôt dans un article.

Mais un dernier exemple pour te rassurer : le petit M. est trilingue, son papa est anglais, sa maman est française et il habite aux Pays-Bas et va à l’école en néerlandais. À la maison, papa et maman parlent ensemble en anglais. La maman de M. lui parle en français (quand elle est avec lui, elle travaille 4 jours par semaine) mais il lui répond la plupart du temps en anglais ou en néerlandais. Il regarde des dessins-animés en français et va en France deux à trois fois par an. Je travaille avec lui depuis deux ans une fois par semaine, 30 minutes. Je lui fais croire que je ne parle ni anglais, ni néerlandais. Et il me parle en français, avec des erreurs parfois, il lui manque souvent des mots mais on apprend à « dire autrement » et depuis quelque temps, il me dit « qu’est-ce que ça veut dire ? » quand il ne comprend pas. Le français est sa langue minoritaire mais il peut communiquer dedans… Et il adore les petits ateliers avec moi. C’est donc super puisque ses parents n’ont pas non plus eu l’ambition (qui serait irréaliste de mon point de vue) qu’il ait le même niveau dans ces 3 langues. Juste de lui permettre de communiquer dans ces 3 langues avec lesquelles il est lié et c’est ce qu’il fait 🙂

le 25/04/2016 à 15h34 | Répondre

Nathalie

Oui je voulais dire un peu de temps pour ton ou tes articles sur le bilinguismes 😉

Merci pour ces pistes 🙂 (plus qu’un mois !)

le 26/04/2016 à 08h29 | Répondre

Hibiscus

Juste bravo pour tes approches pédagogiques. Je viens de lire ta page Web et je suis conquise ! J’espère que mes enfants rencontrerons des passeurs de langue passionnés comme toi.

le 25/04/2016 à 09h26 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Merci 🙂
Je suis en train de chercher à développer mon entreprise pour proposer plus d’ateliers et de cours pour enfants dès septembre donc ça me motive ce que tu me dis !

le 25/04/2016 à 15h35 | Répondre

Hermy

Merci beaucoup pour cet article. J’aime tes idées pour faire découvrir les langues aux petits. Chez nous on a déjà essayé les comptines en anglais. Le choupi adore « Head, shoulders, knees and toes » et en effet avec des gestes c’est encore plus sympa.

le 25/04/2016 à 10h05 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Encore un super article Claire !!
Je suis personnellement bilingue (Français/libanais) et on m’a souvent dit que ça a sûrement facilité mon apprentissage d’autres langues (je suis à l’aise en Anglais et je me débrouille en Espagnol). Je suis curieuse de connaître les questions qu’on peut se poser sur le bilinguisme étant donné que pour moi c’est totalement naturel.
En tout cas je sais que c’est quelque chose auquel je tiens pour mes futurs enfants. Je pense que je demanderais à mes parents de leur parler en libanais, que j’essaierai aussi de le faire au quotidien et qu’avec mon futur mari on mettra les voyages au premier plan. Personnellement je le vis vraiment comme une grande richesse !

le 25/04/2016 à 10h18 | Répondre

Nathalie

Pour moi la question qui se pose vis-à-vis du bilinguisme, c’est d’arriver à exposer suffisamment l’enfant à la langue.

Je vois bien comment « faire » quand on habite dans un pays parlant une langue mais qu’à la maison on utilise une autre langue (dans ce cas l’enfant est exposé aux deux langues de manière importante chez lui et à l’extérieur). Par contre dans mon cas (utilisation du français très majoritairement à la maison ainsi qu’à l’extérieur vu qu’on habite en France, mais mari bilingue français/bulgare et belle-famille bulgare qu’on voit 1 fois par an) je me demande comment faire entendre plus de bulgare à notre futur enfant sachant que même en faisant des efforts pour moi pour parler plus je suis quasi-certaine que la fatigue aidant on repassera vite en français.

le 25/04/2016 à 12h09 | Répondre

Choupichette (voir son site)

Alors Claire te répondra sûrement plus facilement que moi mais je vais prendre les exemples que je connais.
Pour moi : Mes parents me parlent toujours en libanais (surtout quand ils sont énervés haha), et j’ai toujours eu le réflexe de répondre en Français. Petite nous allions au Liban tous les étés pour 1 ou 2 mois et après 2/3jours d’adaptation mon libanais revenait au top niveau ! Ma maman a même tenté de m’apprendre l’écriture de l’arabe mais c’est vite devenu compliqué avec le rythme scolaire à côté donc aujourd’hui je sais « déchiffrer » quelques lettres, écrire mon nom. Quant à mes frères (un peu plus jeunes que moi) il sont aussi bilingue mais avec moins de facilité que moi.
J’ai des cousins bilingues français/libanais (qui vivent au Liban) : eux ont appris le français car leur père à réussi à capter une chaine de dessin animé français donc fatalement à force d’écouter… mais il faut ajouter à cela l’apprentissage à l’école.
J’ai des cousins bilingues anglais/libanais (qui vivent au Liban) : leurs parents ont instauré 1h tous les soirs où tout le monde parle anglais à la maison. Et maintenant mon cousin parle limite mieux anglais que libanais. Mais c’est aussi associé à l’apprentissage à l’école.

Donc je pense que pour un enfant le plus « efficace » est un usage au quotidien dans des conditions réelles (et pas des cours « théoriques » comme pour les adultes). Si tu peux capter des chaines bulgare, si ton mari peut lui parler uniquement bulgare quand il s’occupe de lui (peut être le fait il déjà)

J’ai hâte de lire l’article de Claire à ce sujet !!

le 25/04/2016 à 13h19 | Répondre

Nathalie

Merci 🙂

Pour l’instant elle n’est pas encore née (mais c’est vrai qu’il pourrait déjà lui parler en bulgare au lieu du français en fait, je viens juste d’y penser…).

Dans mon lycée il y avait quelqu’un qui était bilingue français/portugais un peu dans la situation que tu vis (il le parle mais ne l’écrit pas, et son petit frère a plus de mal à le parler).

Il faudrait que je regarde s’il y a des replays sur internet des quelques chaînes en bulgare (beaucoup de programmes ne sont pas traduits mais juste sous-titrés car c’est une langue très peu parlée dans le monde). J’essaie régulièrement de trouver les CD audios des chansons Disney en bulgare (parce qu’au moins ça c’est traduit et plutôt bien !) mais là-bas il y a peu de ventes de CD (ça passe plutôt par le téléchargement mais bon…). J’ai déjà acheté 2-3 livres pour enfants en bulgare (à la base c’était pour m’entraîner à lire mais je ne vois pas pourquoi ça ne resservirait pas !), je pense que pour Noël je vais demander à ma belle-famille des DVD de dessins animés et CD de comptines 🙂

le 26/04/2016 à 08h35 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Les enfants commencent à s’habituer aux sonorités des langues de leur quotidien avant même d’être né. La spécification neuronale commence déjà dans le ventre de la maman donc s’il veut lui parler bulgare, autant qu’il commence maintenant 😉

le 26/04/2016 à 11h11 |

Nathalie

Oui je sais bien, et je me demande franchement pourquoi on n’y a pas pensé avant ^^’

Franchement, la grossesse ça fait perdre des neurones X)

le 26/04/2016 à 16h57 |

Doupiou

Excellent article ! Merci Claire pour l’idée de l’imagier en couleur !
Nous parlons portugais à notre fille à la maison mais c’est vrai que le côté pratique nous fait parler beaucoup plus en français !

le 25/04/2016 à 12h13 | Répondre

Laura

Un super article ! De mon côté, j’ai une question : je parle anglais couramment et avec un bon accent (parce que je l’ai appris lors d’un long séjour aux US étant ado), mais mon mari et moi sommes français et vivons en France. Comment transmettre l’anglais à mes enfants ? Sachant que je ne connais pas de comptine ni de jeu ni de chant en anglais, car je n’ai communiqué qu’avec des jeunes et des adultes. Parler en anglais aux enfants n’est pas du tout « naturel » pour moi (alors qu’avec des adultes ou en situation professionnelle, c’est très facile). Mais je trouverais ça trop bête que mes enfants parlent mal anglais ou parlent avec un mauvais accent ! Que suggères-tu ?

le 25/04/2016 à 12h42 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Si parler anglais avec tes enfants au quotidien ne te paraît pas naturel, ne le fais pas (voir ma conclusion dans l’article, ce serait contre-productif de mon point de vue…). Mais pour les sensibiliser, tu peux suivre les pistes de mon article donc…
Pour trouver des comptines, des chansons, Youtube est ton ami. Pour les histoires, peut-être que la bibliothèque de ta ville a un rayon… Sinon, je suis sûre qu’il y a vraiment plein de choses sur Internet, surtout pour l’anglais. (Je peux donner plein de liens et ressources pour le français mais les autres langues, je n’ai pas fait de recherches).
En ce qui concerne « l’accent », tu peux lui ma réponse à Miss Chat… « Avoir un accent » n’est pas forcément un problème. Après si tu aimes l’idée que tes enfants sonnent « comme des natifs », tu peux les mettre dans une crèche / école bilingue (avec des natifs pour les deux langues) ou faire venir une au pair native qui leur parlera en anglais mais c’est un investissement onéreux et pour plusieurs années.

le 25/04/2016 à 16h55 | Répondre

Laura

Je te remercie Claire … j’essaierai ça. Et concernant l’accent … je ne pense pas que parler « comme des natifs » soit un but en soi (moi-même je ne parle pas comme une native non plus). Mais les Français dans leur majorité ont, objectivement, un gros problème d’accent quand ils parlent anglais. Pour moi c’est un problème car 1. ça nuit à leur crédibilité dans le milieu professionnel (et pas seulement devant des Américains … y compris et surtout devant d’autres nationalités qui, eux, parlent avec un bon accent et ne comprennent pas que les Français parlent si mal) 2. souvent, on ne les comprend qu’en faisant de gros efforts d’attention donc ce n’est pas idéal pour avoir des conversations personnelles un peu approfondies. Donc oui je pense que ça peut être handicapant et je voudrais leur donner les clés pour parler avec un accent correct …

le 26/04/2016 à 11h22 | Répondre

Nathalie

Dans les crèches Montessori de ma ville, les assistantes parlent dans différentes langues aux enfants sachant qu’il y en a plusieurs de bilingues. C’est principalement anglais et espagnol, je crois qu’il y en a une des trois où une assistante parle arabe.

Si leurs horaires avaient été compatibles avec nos horaires de travail, j’aurais bien aimé une crèche comme cela (pour la pédagogie surtout, les langues étant « en bonus »).

le 26/04/2016 à 08h38 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Super article ! Et en plus je note que tu vas revenir nous parler de bilinguisme bientot, je vais guetter ca avec impatience !

le 25/04/2016 à 12h56 | Répondre

Weena (voir son site)

Merci pour cet article.
À la maison, pas de situation de bilinguisme, mais j’aimerais – sans lui apprendre une autre langue- qu’il ai effectivement la chance d’avoir l’oreille habituée 😉
Chez nous, se sont principalement par la musique et ensuite par les dessins animés qu’on espère pouvoir développer son oreille au différente sonorité et ainsi lui donner un petit plus pour l’apprentissage des langues plus tard ^^.

le 25/04/2016 à 14h05 | Répondre

plop

Une amie tchèque m’a parlé d’une méthode pour apprendre l’anglais aux très jeunes enfants par « immersion ». Apparemment c’est très à la mode dans son pays, elle était surprise que je ne connaisse pas.

Une animatrice bilingue propose des ateliers ludiques hebdomadaires en anglais aux bébés (je crois me souvenir qu’il faut commencer sur des enfants de 3 à 6 mois). Entre deux ateliers, les parents diffusent chaque jour à l’enfant un CD en anglais.
D’après mon amie, en un an, les enfants semblent comprendre l’anglais aussi bien que le tchèque.. Ils avancent presque au même rythme dans l’apprentissage des deux langues (expression avec des mots avant d’arriver à construire des phrases complètes).

Est ce que cette méthode te dit quelque chose?
Je ne sais pas trop quoi en penser… ça semble super sur le papier, mais j’ai du mal à y croire !!

le 25/04/2016 à 14h35 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Cette méthode me dit rien mais l’idée de m’étonne pas, c’est dans l’air du temps disons.

Ce que je pense ? Ça dépend comment c’est fait et comment c’est vendu cette histoire. Parce que si c’est intéressant dans une approche d’éveil à la langue, j’ai bien peur qu’on promette des petits bilingues aux parents et qu’ils soient déçus car même si au bout de quelques mois les enfants comprennent un certain nombre de choses, ça reste des locuteurs passifs ET s’ils arrêtent, ils oublieront vite ce qu’ils comprenaient (même si en effet, ils auront développer des circuits neuronaux utiles pour reprendre un jour).
Donc je dirais : pourquoi pas si on a bien en tête que ce n’est pas LA solution magique. Ça peut être intéressant par exemple comme éveil donc mais aussi comme ‘préparation’ à une entrée en école bilingue ou à une expatriation dans un pays parlant cette deuxième langue.

le 25/04/2016 à 15h45 | Répondre

Miss Chat

Encore un top article, Claire 🙂 J’adore les propositions d’activité que tu donnes ! Je n’ai jamais pensé aux livres en langue étrangère (…) mais c’est juste génial évidemment. Pour le moment (elle n’a qu’un an), on utilise les comptines en anglais et on traduit les animaux ou les vêtements.
A moitié espagnole, études de langues étrangères, je travaille tout le temps dans un contexte international anglophone et souvent entourée de néerlandophones… Du coup, les langues étrangères et moi, c’est une longue histoire d’amour. Ca se répète pour la prochaine génération puisque ma fille est dans une crèche bilingue néerlandais (et ira probablement à l’école dans cette langue), se fait parler espagnol par son grand-père, entend du coréen par sa tante et de l’anglais par papa et maman. Le but ici n’étant pas de la rendre « x-lingue » mais bien de la familiariser comme tu disais à l’existence de plusieurs langues, à leur sonorité, à une communication internationale au final.
Les deux règles que tu mentionnes à la fin sont hyper importantes selon moi ! Forcer son enfant ou se forcer soi ne peut pas amener de bons résultats…
Je mentionnerais quand même une grosse nuance (parce que j’ai vu l’erreur dans les commentaires) : l’accent et la prononciation sont deux choses différentes ! On peut avoir un accent dans une langue étrangère et pourtant la prononcer parfaitement. L’enfant copiera les deux de toute façon mais c’est la prononciation qui est la plus essentielle (là où l’accent restera en général une question « d’esthétique »).

le 25/04/2016 à 14h43 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Merci 🙂
Et je suis 100% pour le type d’approche que tu as avec ta fille, je me bats tellement contre l’idée que faire vivre un enfant dans un environnement multilingue, c’est mauvais car il ne maitrisera rien bien. Je crois foncièrement que le multilinguisme est une richesse ; je ne dis pas qu’il faut en faire des singes savants en les inscrivant à des cours de plein de langues mais si on a la possibilité de les ouvrir à la diversité (surtout s’il y a une histoire familiale), c’est une belle chance pour eux.

Enfin, la question accent versus prononciation… D’un point de vue scientifique, je dirais que c’est plus compliqué que ça. La prononciation d’une langue (étudiée par la phonologie) se compose de plusieurs niveaux :
En premier, les phonèmes, plus petites unités segmentales, c’est les sons consonnes, voyelles (on parle de son pas de lettres, le son fait par ch est un phonème)
En plus des consonnes et des voyelles, la parole est constituée d’éléments qui ont la propriété de se réaliser sur un ou plusieurs segments à la fois. C’est ce qu’on appelle les éléments supragegmentaux ou prosodiques. Ce sont les variations de durée (prononcé un ou plusieurs phonèmes en faisant plus ou moins trainer en longueur), d’intensité (le volume sonore fort – faible des sons) et de hauteur des sons (le caractère grave – aigu des sons), mais aussi les phénomènes d’accent ou de rythme.
L’accent dans une définition prosodique est l’emphase mis sur une syllabe (et non comme une définition courante : la manière dont tu parles une langue qui qualifie ton appartenance à un groupe de locuteurs).
Toutes les langues emploient tous ces paramètres physiques mais pas forcément de la même façon. Si le mandarin est très difficile à apprendre pour un français, c’est parce que c’est une langue tonale, ça veut dire que le contour mélodique est distinctif du sens (/ma/ peut donc vouloir dire mère, chanvre, cheval ou injurier suivant le ton utilisé).
Pour revenir à la question d’accent dans un sens scientifique, dans certaines langues, la place de l’accent va changer le sens du mot (ce sont des langues à accent lexical). Un exemple : en grec moderne par exemple, si l’accent tombe sur la première syllabe de la chaîne segmentale /nomos/, cela signifie « loi » ; si l’accent tombe sur la dernière syllabe de /nomos/ cela veut dire « district ». Pour le cas de l’anglais, il y a un accent fixe sur chaque mot mais ça ne perturbe généralement pas la compréhension. En français, il n’y a pas d’accent de mot mais des accents de groupes phrasiques (c’est ça qui rend le français difficile à comprendre pour les étrangers, c’est difficile de couper en mots quand on entend).
Mais pour revenir à ta remarque, c’est vrai qu’il faut distinguer deux choses :
– prononcer correctement tous les éléments distinctifs importants d’une langue (en anglais, un accent et un rythme non natifs ne perturberont pas trop la compréhension en général si la prononciation des phonèmes est bonne… Quoi que ça dépend du locuteur bien sûr, il y a des gens que ça perturbe)
– faire des erreurs qui portent à confusion dans la langue source (généralement, parce que la distinction n’est pas distinctif dans notre langue maternelle), je donne un exemple au niveau segmental, c’est le plus facile à comprendre.
En néerlandais, ne pas faire une distinction claire en /v/ et /f/ n’est pas problématique car c’est fluctuant suivant les mots et les régions (du coup, mes élèves d’Amsterdam, on bien du mal à entendre la différente entre « ils vont » et « ils font »), alors que ne pas pouvoir faire la différence entre les voyelles ouvertes et fermées est problématique (souvent appelés brèves ou longues, quand on apprend le néerlandais… Mais en fait, ce n’est pas une histoire de longueur mais d’ouverture)
Comme je répète à mes élèves : vous n’avez pas besoin d’avoir ce qu’on appelle « un accent de natif » ou « un accent parfait » (accent ici dans le sens habituel entendu, manière dont vous prononcez), d’ailleurs, c’est aussi ce qui fait votre identité. En revanche, il faut travailler sur ce qui porte à confusion si vous voulez que ça ne perturbe pas la communication.

Voilà après ce pavé, je vais répondre au commentaire au-dessus maintenant.

le 25/04/2016 à 16h53 | Répondre

Miss Chat

Nihihi ton commentaire me renvoie quelques années en arrière dans mes cours de linguistique ! 😀 Alors, un grand oui pour toute ton explication, c’était à cela que je voulais arriver sans entrer dans le détail (c’était l’accent entendu au sens de manière dont on parle). La prononciation d’une langue, c’est tout un poème… (et c’est beaucoup plus facile d’apprendre à prononcer une langue quand tu connais la phonologie, je trouve 😉 )

le 25/04/2016 à 21h10 | Répondre

Laura

Haaa … c’est très instructif ce que tu écris là. Je ne connaissais pas toutes subtilités mais ça m’aide à comprendre certaines choses !

le 26/04/2016 à 13h13 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

J’aime beaucoup ta conclusion. Il faut que cela reste un amusement pour être vraiment profitable.
Je retiens tous tes bons conseils 😉

le 25/04/2016 à 15h32 | Répondre

Cha

Merci Claire pour ce super article ! Pour ma part je me pose la question du déracinement linguistique pour ma fille. Mon mari et moi sommes français, mais elle est née en Turquie et va à la crèche turque. Pour l’instant (10 mois) elle babille seulement mais je suis presque sûre qu’elle dira ses premiers mots dans les 2 langues, ce qui me réjouit, bien sûr !
Par contre, nous savons déjà que nous quitterons la Turquie à la fin de sa deuxième année, pour aller dans un autre pays étranger où elle sera sûrement gardée aussi dans une crèche locale. Et ainsi de suite pendant toute son enfance, on change tous les 3 ans …
Je me demande dans quelle mesure ce ne sera pas difficile voire douloureux pour elle de changer ainsi de langue ? en particulier pour le turc dans lequel elle entend des gentillesses toute la journée des dames de la crêche …
J’imagine que lui expliquer le changement à venir, lui proposer la future nouvelle langue, et autres tactiques pour la rassurer, seront utiles ?
Merci d’avance de tes lumières !

le 25/04/2016 à 17h07 | Répondre

Claire Gezillig (voir son site)

Alors, oui, ta fille risque d’être un peu perturbée par le changement donc c’est bien de le préparer mais en général, l’adaptation se fait relativement rapidement pour les jeunes enfants.

La première chose, c’est de se dire qu’il va falloir soi-même être positif par rapport à la nouvelle langue et au déménagement pour que l’enfant ne ressente pas la peur / le stress / la tristesse qui pourrait se cristalliser autour de l’étrangeté.

Sinon oui, c’est toujours bien de commencer à lui faire entendre un peu la nouvelle langue (si vous savez où vous allez) avant le départ. De manière ponctuelle et ludique, comptines, petites vidéos etc ; suivant la langue et votre emploi du temps, vous pouvez aussi voir si vous ne pouvez pas prendre une baby-sitter, une fois de temps en temps lui parlant cette langue… Tout ça pour que les sonorités ne lui paraissent pas trop étrangères.
Après, elle risque d’être un peu perturbée par le changement mais ça dépend vraiment des enfants et ça dure rarement longtemps. Pour y aller en douceur, c’est bien de faire l’adaptation à la nouvelle crèche par palier, l’accompagner au début, lui expliquer même si elle est petite, donner aux gens de la crèche une liste de mots qu’elle pourrait dire en français ou en turc pour exprimer des besoins fondamentales (pipi, manger, maman, papa…)

À deux ans, je pense pas que ce soit le changement linguistique qui pose le plus problème mais plutôt le changement de quotidien. Si vous arrivez à recréer les mêmes rituels immuables dans votre nouvelle maison (le coucher se passant exactement pareil dans la nouvelle et l’ancienne vie par exemple, il y a la même chose au dessus du lit etc), ça aide parce que l’enfant sait que quoi qu’il arrive, ça ne bouge pas et il peut faire confiance à ses parents. Après s’il y a des choses en commun dans les deux crèches, ce serait super aussi… À voir ce qui est possible… mais si la crèche a des rituels elle-même, c’est bien car l’enfant même s’il ne comprend pas ce qu’il se dit, va vite comprendre « ok, après ça, on fait toujours ça » et ça rassure beaucoup (c’est ce que je fais dans mes cours pour petits non-francophones, toujours le même type d’activités dans le même ordre et je vois que les enfants s’ouvrent rapidement du coup).

Pour plus tard : en grandissant, le problème est à la fois similaire et différent, l’enfant a plus conscience de ce qu’il se passe, et on peut donc plus lui parler, le préparer à des changements mais d’un autre côté, la capacité d’adaptation à un système linguistique nouveau prend plus de temps… Je ne sais pas où vous allez et ce que vous faites mais du coup, ça peut valoir le coup de se tourner vers un système scolaire qui est présent dans beaucoup de pays (lycée français, école européenne, école internationale suivant le IB profil) pour qu’il n’est pas en plus de s’adapter à un nouveau pays et peut-être une nouvelle langue, en plus à s’adapter à un nouveau système scolaire (parce que 3 ans, c’est relativement court).

N’hésite pas si tu as des questions, je n’ai pas réponse à tout et bien sûr, je n’ai pas expérimenté tout ça moi-même (je n’ai pas encore d’enfants) mais j’ai pas mal d’info quand même.

le 26/04/2016 à 12h15 | Répondre

Béré

Ah ah, je vais faire lire cela à mon mari, car ça ressemble bien à ce que l’on fait.
il a des racines italiennes, enfin calabraises, Il aimerait forcément que nos enfants aient au moins une culture équivalente à la sienne. Chez mes beaux-parents, on parle français, et on se dispute en calabrais ! beaucoup de mots de la cuisine sont également en calabrais, ça les baignent dedans. On leur chante également des comptines typiques.
De plus, nous passons nos vacances tous les 2 ans là-bas et ma fille adore ! à la fin de la quinzaine, elle comprend pleins de choses et les formules de politesse et arrive à demander à boire seule par exemple (5 ans l’été dernier).

Nous avons un couple d’amis australien/ allemand. Nous communiquons en anglais avec eux. Et nous nous voyons 1 fois par an quand ils sont en Allemagne. Ma fille a adoré notre voyage en Allemagne, a bien joué avec leur petit garçon. presque une semaine à être baignée d’anglais et d’allemand.
Du coup, lorsqu’à l’école ils ont proposé des ateliers d’allemand pour les grandes maternelles, elle y été avec enthousiasme, « pour faire la surprise à M. la prochaine fois qu’on le verra ». Je suis scotchée par sa prononciation, et l’apprentissage à raison d’une heure par semaine, à base de comptines, et de dessins. Elle a retenu pleins de choses, même après 3 mois d’arrêt de l’atelier, elle joue encore à compter en allemand, ou à dire les couleurs, ou à cuisiner en allemand.

Pour l’anglais, Dora a été sa première et principale professeure ! puis avec nos amis et la visite des cousins australiens également. Maintenant à l’école, il y a les premières comptines qu’ils apprennent dans les deux langues.

Et là, on vient de partir une semaine en Espagne, on a dit bonjour au revoir merci, jus d’orange, etc…

Du coup, elle s’invente souvent des jeux où on dit les couleurs dans telle langue, ou on compte dans une autre langue.

Pour mon fils, je suis plus mitigée, mais il est encore petit, il nous suit dans nos périples, et là il commence juste à vraiment bien communiquer dans sa langue maternelle. (il a 3 ans). Mais, on force pas, on suit leur rythme, au moins il sera habitué à entendre pleins de langues différentes, et mais je suis sûre que j’aurai pleins d’occasions de leur faire toucher du doigt ces points de communications différents et passionnants que sont les langues ! (D’ailleurs, après nos vacances en italie cet été, c’est mission Australie pour dans 2 ans !)

le 26/04/2016 à 16h53 | Répondre

Olivia

Effectivement ! Mon mari essaie d’introduire la langue italienne (il est italien) à notre petite et elle retient tant de choses !

le 27/04/2016 à 15h28 | Répondre

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