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Retour sur ma grossesse : examens médicaux et petits bobos


Publié le 18 janvier 2019 par Clémence

Je te racontais la dernière fois que j’ai eu beaucoup de mal à accepter ma grossesse, je n’ai toute fois pas ignoré les examens à effectuer tout au long de ces neuf mois. Voici un petit retour sur ma grossesse médicalement parlant.

 

La recherche des praticiens par le bouche à oreille

J’ai commencé par contacter une sage-femme libérale, sur conseils de deux amies.

J’ai choisi d’être suivie par une sage-femme car j’avais le sentiment, suite à mon expérience avec de nooooombreux gynécos, qu’elle serait plus à l’écoute, accessible et humaine et qu’il serait plus facile d’établir une vraie relation de confiance. Je tenais également à m’entourer de femmes plutôt que d’hommes, toujours suite à mon expériences des gynécologues masculins, ceux-ci ayant à chaque fois cruellement manqué d’empathie. Et vu le nombre de fois où nous nous sommes vues et nous voyons encore à l’heure où j’écris (salut la ré-éducation du périnée), je ne regrette pas de ne pas être allée chez la première venue.

Lors du premier rendez-vous, j’étais vraiment stressée et elle a été très douce et rassurante et le courant est plutôt bien passé. Elle m’a expliqué tout le déroulement médical de la grossesse, en me donnant un paquet d’ordonnances à donner le tournis (entre compléments alimentaires, échographies et analyses sanguines). Elle m’a également recommandé UN gynécologue échographe à la très bonne réputation et une maternité où je me suis empressée de m’inscrire.

 

L’écho de datation

J’ai un peu hésité, mais j’ai finalement décidé de donner une chance de plus aux hommes de ce domaine. J’ai donc contacté ce fameux gynécologue d’exception, appelons-le Doc, pour faire mon échographie de datation. Celle-ci n’est pas obligatoire, mais elle permet de s’assurer qu’il ne s’agit pas d’une grossesse extra-utérine et de vérifier la fréquence cardiaque de l’embryon. Et comme j’avais eu des saignements suite à la fécondation, ma sage-femme m’avait vivement conseillé de la faire. Chéri tenait à m’accompagner à toutes les échographies (et heureusement), je l’avais donc briefé sur la possibilité que cet examen soit effectué par voie endovaginale et non sur le ventre « comme à la télé ».

C’était très étrange, par le biais de cette étape ma grossesse devenait concrète puisque nous avons eu une date présumée d’accouchement, mais pas tant que ça car Mininous n’apparaissait à l’écran que sous la forme d’une « cacahuète » dont on ne distinguait finalement pas grand-chose d’un petit humain, toutefois avec un rythme cardiaque de folie, « boudoum-boudoum-boudoum » au rythme de 160bpm !

Crédits photo : photo personnelle

Lors de cette échographie, le Doc a également trouvé des kystes sur un ovaire. Rien d’alarmant selon lui, il pouvaient provenir du corps jaune, mais il fallait les surveiller car il était trop tôt pour intervenir chirurgicalement.

 

L’écho du premier trimestre

Quelques semaines plus tard nous étions de retour chez le Doc pour l’échographie (obligatoire cette fois-ci) du premier trimestre. Et même si cela ne se voit pas encore sur moi, Mininous a bien grandi. Il mesure désormais plus de 6cm de la tête aux fesses et a pris forme. Nous avons pu voir sa boîte crânienne, son cœur, son estomac, son fémur, ses tout petits doigts…

Crédits photo : photo personnelle

On peut voir de gauche à droite : Mininous sous son meilleur profil, une coupe de sa tête et son cœur avec les flux sanguins en rouge et bleu

Lors de cet examen, le Doc a également mesuré la clarté nucale. C’est une petite zone située sur le crâne du fœtus dont l’épaisseur permet de dépister certaines anomalies congénitales, et en particulier la trisomie 21. Pour compléter ce dépistage il faut faire une prise de sang dont le résultat combiné à l’épaisseur de la clarté nucale permet d’avoir un score indiquant une probabilité. Au-dessus de 1/250 (une chance sur 250 que le fœtus souffre de trisomie 21), le risque est considéré comme élevé et des examens complémentaires sont proposés. Nous avions un risque de 1/10000, nous en sommes donc restés là dans les analyses.

En ce qui concerne les kystes ovariens détectés lors de la précédente échographie, ils étaient malheureusement toujours présents. Le bon point c’est que leur taille n’avait pas évolué, le risque principal de ces kystes étant qu’ils grossissent subitement, générant une torsion de la trompe de Fallope et de très grosses douleurs. Le mauvais point c’est que l’un d’eux était vascularisé. Le Doc m’a donc invité à contacter le service de gynécologie de ma maternité pour avoir l’avis d’un confrère gynécologue obstétricien concernant un éventuel retrait des kystes. Pour ce dernier il n’y avait aucune raison d’intervenir chirurgicalement, surtout qu’à ce stade de la grossesse le risque pour le fœtus était élevé (faudrait quand même vous mettre d’accord les gars…). Je devrais donc m’en soucier après la grossesse. Le gynéco a tout de même mis une note dans mon dossier, pour qu’en cas de césarienne, les kystes soient retirés dans la foulée (si déjà on ouvre, autant que ça en vaille la peine).

 

Du repos pour le second trimestre

Entre les travaux de rénovation de notre appartement et mon boulot, je n’avais pas beaucoup de temps pour souffler. Pourtant il a fallu que je lève un peu le pied.

Lors d’un rendez-vous chez ma sage-femme, à la question « comment vous sentez-vous ? » j’ai répondu que j’avais quelques douleurs au ventre, mais rien d’insoutenable. Pour moi il ne s’agissait pas de contractions car la sensation était très différente de celles décrites par les copines. Je pensai à des douleurs ligamentaires, surtout que mon ventre commençait à prendre forme. Mais en fait il se trouvait que Mininous était très bas et que mon col avait commencé à se modifier. J’avais bien des contractions et j’ai dû stopper toute activité physique et commencer des exercices de relaxation. C’était un coup dur pour moi, j’avais l’impression de laisser tomber Chéri dans notre aventure de rénovation. Heureusement les choses sont vite rentrées dans l’ordre.

 

L’écho du second trimestre

Lors de cette échographie le Doc a passé Mininous à la loupe. Il a mesuré tous ses organes vitaux, les flux sanguins du cœur et des artères pulmonaires, vérifié chacun de ses membres. J’ai beaucoup aimé cet examen, même si le Doc n’était pas très loquace, j’ai eu la sensation de faire un peu connaissance avec Mininous. Heureusement tout allait bien.

En prime nous sommes repartis avec une photo en 3D que je trouvais vraiment trop mignonne.

Crédits photo : photo personnelle

Le dernier trimestre

Le troisième trimestre de ma grossesse fut tranquille. J’ai du laisser tomber ma sage-femme adorée et faire mes rendez-vous des septième, huitième et neuvième mois à la maternité. Heureusement le personnel de la maternité était adorable. Aucun soucis majeur à signaler hormis une chute due à des claquettes glissantes qui m’a coûté un genou et beaucoup de mal à supporter la chaleur du mois d’août (quelle idée de s’installer dans le sud !). J’ai fini par demander mes deux semaines d’arrêt pathologique car j’étais épuisée. La grossesse avançant, j’avais de plus en plus de mal à me reposer et un besoin vital de pouvoir rester au lit le matin.

Quant à l’écho T3, je ne l’ai pas si bien vécue. Mais ça serait bien trop long de t’en parler maintenant…

 

Et toi ? Comment s’est passé ta grossesse ? As-tu aussi choisi avec grand soin le personnel médical qui t’accompagnerait ? Raconte-moi tout !


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Commentaires

4   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Je suis aussi tombée pendant ma première grossesse : trois fois ! Je culpabilisais d’aller aux urgences pour ça mais les médecins m’ont dit qu’il fallait systématiquement s’y rendre en cas de chute, même petite !

le 18/01/2019 à 15h19 | Répondre

Clémence (voir son site)

Je ne suis pas allée aux urgences, mais chez mon médecin traitant car j’avais vraiment très mal au genou et que la plaie s’était infectée. Et je me souviendrais toujours de sa tête quand je lui ai appris que j’étais enceinte de 7 mois alors qu’il était en train d’appeler l’hôpital pour me prendre rdv pour une IRM… Faut croire que j’avais juste l’aire grosse (lol)

le 18/01/2019 à 22h04 | Répondre

Workingmutti (voir son site)

J’aurais rêvé d’un suivi SF et une préparation physio à la naissance. A la place, j’ai le droit à un suivi en maternité de niveau III par les chefs de service tellement j’ai chaud aux fesses XD.
Autant dire que le côté technique prend clairement le cas sur le côté humain. Mais là, je n’ai pas vraiment le choix de l’équipe qui me suit.

Je n’ai pas pu avoir de suivi SF pour mes deux autres grossesses non plus et c’est bien mon grand regret. Elles sont souvent beaucoup plus humaines que les gynécos.

le 18/01/2019 à 16h39 | Répondre

Clémence (voir son site)

Ce n’est pas tant la préparation physio que le contact humain que je cherchais.
Je suis vraiment plus que ravie de l’avoir trouvée. Avant d’être enceinte je ne savais pas que les sages-femmes exerçaient aussi en libéral et qu’elles pouvaient se substituer au gynécologue. Je pense que je ne suis pas prête de remettre les pieds dans un cabinet de gynécologie !

le 18/01/2019 à 22h07 | Répondre

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