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Ma grossesse et mon accouchement par césarienne : un deuil à faire


Publié le 4 février 2015 par Salomé

Février 2014. Je me réveille un dimanche matin avec comme un pressentiment. Mon mari est encore endormi, je me lève pour le premier pipi de la journée, au détail près que j’emporte avec moi un test de grossesse. Quelques secondes plus tard, une croix bleue. Mon pressentiment est confirmé. Je n’ose y croire, mais le compte à rebours est lancé.

Dès lors, je me plonge dans les magazines et livres traitant de la grossesse et de la maternité. Avec eux, j’imagine mon accouchement futur : magique. Le plus beau jour de ma vie.

3 mois plus tard, je le considère encore, pourtant, comme le moment le plus frustrant de mon existence.

Mais revenons quelques mois en arrière.

portrait photo bébé nouveau-né

Crédits photo (creative commons) : Brooke Ashley

Au début…

Décembre 2013. Ça y est, nous sommes prêts ! Nous avons 28 et 29 ans, nous avons vécu et profité de notre vie à deux, et notre maison, achetée quelques mois plus tôt, possède une petite chambre qui sera idéale pour accueillir un bébé, nouvelle page à écrire dans l’histoire de notre couple.

2 mois plus tard, je découvre que je suis enceinte de déjà 6 semaines ! Pas une nausée, juste une grande fatigue que je mets sur le dos de mon nouveau boulot, commencé 1 mois plus tôt. Bref, un bébé – presque – surprise, un petit haricot qui s’est niché bien plus vite que ce que je n’aurais pensé. Nous sommes bien sûr heureux, c’est merveilleux ! Je me rends compte de la chance que m’offre la nature : quand chaque jour de nombreuses femmes se battent pour être mères, moi, je m’apprête à le devenir alors que le temps des « essais bébé » n’aura été que très court.

Première échographie en avril, nous apprenons que nous attendons un garçon. Les examens sont bons, le test pour mesurer le risque de trisomie 21 est parfait, je ne suis toujours pas malade et je vis ma vie tout à fait normalement (peut être un peu trop…). Bref, cette grossesse débute formidablement bien ! À ce moment-là, j’ai plein de projets professionnels en tête, je vis à mille à l’heure. Les désagréments du premier trimestre ? Connais pas moi !

Les complications lors de la grossesse

Juin arrive. Il est déjà temps de passer la deuxième écho. J’arrive au cabinet de ma gynécologue sereine, mais nous allons bien vite déchanter.

Si bébé va bien, mon médecin le trouve tout de même déjà bien bas, et mon col commence déjà à sérieusement raccourcir. Je mets également un nom sur les sensations que je rencontre de plus en plus depuis quelques temps. Ah !! C’est donc ça, une contraction ? Moi qui croyais qu’elles n’arrivaient qu’au moment du travail et qu’elles étaient obligatoirement douloureuses…

Je suis en pleine forme, mon ventre ne pointe pas encore beaucoup, mais je n’ai pas le choix : me voilà arrêtée, avec repos obligatoire. Premiers sacrifices professionnels : je dois stopper et mettre entre parenthèses tous mes jolis projets, non sans tristesse. Oui, ça peut paraître étrange, mais pour être épanouie, j’ai besoin d’avoir une vie active, et là, rester couchée dans mon canapé, même pour la plus belle chose qui soit, c’est difficile à vivre.

Un mois plus tard, le repos forcé à été bénéfique. Je reste arrêtée, mais je peux de nouveau sortir un peu. Mon ventre commence à s’arrondir, pour mon plus grand bonheur. Nous commençons les achats et l’aménagement de la chambre de notre bébé.

Les choses se gâtent de nouveau fin août, lors de la troisième échographie. Cette fois, c’est le poids de notre bébé qui inquiète ma gynéco. Le placenta s’est déjà fortement calcifié, il est donc possible qu’il ne joue plus très bien son rôle.

Un contrôle 15 jours plus tard, toujours aussi peu concluant, et me voilà envoyée pour 15 jours à l’hôpital. Je suis à 35 SA, il est encore un peu tôt pour que bébé vienne à notre rencontre. Pendant 15 jours, j’ai le droit à 2 monitorings, matin et soir. Au moindre signe de souffrance fœtale, je peux être déclenchée. L’idée est d’aller au moins jusqu’à 37 SA pour sortir de la vraie prématurité.

15 jours de surveillance intensive plus tard, je peux sortir : les examens sont bons, bébé a repris du poids et se porte comme un charme. Aucune raison donc d’aller contre la nature, je poursuis ma grossesse avec des examens réguliers à hôpital de jour.

L’accouchement

Samedi 18 octobre, jour de ma DPA. Bébé n’est pas encore là, je suis en dépassement de terme. J’ai désormais rendez-vous à la maternité toutes les 48 heures pour surveiller bébé.

À J+4 jours, je suis prévenue : si bébé ne vient pas dans les 48 hrs, je serais déclenchée.

Et c’est ce qu’il va m’arriver. Adieu le fantasme de l’accouchement idéal ! Perdre les eaux dans la nuit à un moment inattendu, réveiller le futur papa pour qu’il se prépare en vitesse et prendre la voiture pour vivre une nuit magique, non, ça ne sera pas pour nous. Mais je le vis bien, et c’est heureuse que je quitte ma maison le vendredi, à J+6 pour vivre ce qui sera – même avec le recul – la journée la plus intense de ma vie.

Installée dans une salle de pré travail, on me pose un tampon pour déclencher le travail. Premières contractions 30 minutes plus tard, de plus en plus douloureuses. À 13 heures, dilatée à 4, je passe en salle de travail, où l’anesthésiste me posera la péridurale une heure plus tard.

La poche est rompue à 14 heures 30, le travail avance. Mais très vite, les choses se compliquent.

J’apprendrai plus tard que le liquide perdu était teinté, ce qui explique l’arrivée de l’obstétricien qui procédera à un test en prélevant une goutte de sang sur la tête de mon bébé. Le mot « césarienne » est prononcé, c’est dorénavant une possibilité.

Je suis née par césarienne, ma sœur aussi. Ma mère n’aura jamais connu le bonheur d’un accouchement par voies naturelles, pour cause de pré éclampsie. Alors la césarienne, bizarrement, ça ne me fait pas vraiment peur. Le principal est d’avoir un bébé en bonne santé, non ? La seule chose qui m’angoisse, c’est de rester consciente : imaginer me faire charcuter le bas ventre, ça serait trop dur pour moi.

Les résultats tombent et ne sont pas très bons. De plus, nous remarquons que le bébé semble de moins en moins supporter les contractions, il a une baisse du rythme cardiaque significative. Toute une équipe déboule dans la salle, je suis prise dans un tourbillon, tout va vite, trop vite, me voilà au bloc où je panique.

Trou noir.

Je me réveille à 17 heures, complètement shootée. Je me suis endormie enceinte, je me réveille et mon bébé est né depuis plus d’une heure déjà. En salle de réveil, il me rejoindra avec son papa. La soirée et la nuit se passeront assez calmement. C’est le lendemain que je vais déchanter.

Je réalise peu à peu les évènements de la veille. Mon petit garçon est né sans que je puisse m’en rendre compte. J’ai à peine le souvenir du peau à peau que nous avons fait lorsque l’on m’a amenée dans ma chambre.

Baby blues et douleur de la césarienne n’aidant pas, je n’arrive pas à déborder de bonheur et d’amour comme je l’ai souvent lu. Ce bébé me fait fondre, mais est-ce bien le mien ? Je suis frustrée, triste, et je n’ai aucun souvenir de la naissance de cet enfant que l’on désigne comme le mien. Je ne peux même pas le prendre dans mes bras seule, la cicatrice est encore trop fraîche et trop intense.

Mon amoureux, lui, irradie ! Il profite enfin de ce bébé tant attendu. Voilà, tant de sacrifices, et je n’ai même pas eu la joie, le bonheur, la satisfaction de souhaiter la bienvenue à mon bébé, fraichement sorti de mon ventre !

L’allaitement se passe mal également. Ça me stresse et je le vis là aussi comme un échec.

Je sors de la maternité et essaye de mettre toutes les vilaines pensées de côté. Ce bébé est juste magnifique, je souris rien qu’à le voir, et ne peux m’empêcher de l’observer dormir de longues minutes.

Mais le souvenir de « l’accouchement » me hante. Clairement, j’ai du mal à me sentir maman. Il manque une pièce au puzzle, j’ai comme loupé quelque chose ! J’ai peur d’en parler, je ne me sens pas normale et je culpabilise énormément. Je pleure presque tous les jours, et je donnerais n’importe quoi pour revivre ma grossesse.

Les jours passent et je m’attache de plus en plus à mon bébé. Il commence à s’éveiller et ses sourires me font tout oublier. Mais j’envie ces femmes enceintes qui s’apprêtent à vivre « leur grand jour », celui-là même que je n’ai pas eu le droit de vivre, et celles qui racontent leur accouchement des étoiles dans les yeux.

Faire le deuil d’un accouchement idéal

Il faudra attendre mi décembre pour que j’arrive enfin à amorcer le deuil de mon accouchement idéal.

Peu avant Noël, j’ai rendez-vous avec l’interne qui a procédé à ma césarienne. Elle me demande comment j’ai vécu l’évènement, et je vide mon sac. Elle me rassure en me disant que c’est un sentiment partagé par nombres de mamans dans mon cas, qu’il ne faut surtout pas hésiter à en parler, et qu’une psychologue est présente si j’en ressens le besoin.

Le soir, je fonds en larmes dans les bras de mon mari. Et ça me fait du bien. Un premier pas de fait pour me tourner une bonne fois pour toutes vers le futur et notre nouvelle vie à trois.

Parfois, c’est encore dur. Je suis dans l’âge où les femmes de mon entourage tombent enceintes et donnent naissance. Apprendre leur grossesse me réjouit et m’attriste à la fois. Mais comme le dit mon mari, je suis dans l’un des plus beaux moments de ma vie : j’ai un merveilleux bébé et quand nous serons prêts, nous en aurons sûrement un autre. Une grossesse que je vivrai sans doute différemment, et avec un peu de chance, je pourrai enfin vivre un accouchement normal, comme décrit dans les livres.

Paradoxalement, la cicatrice encore très visible ne me gêne pas. Si on me conseille de bien la masser pour l’aider à disparaitre, j’ai comme besoin d’elle : c’est le seul signe, pour moi, que oui, j’ai bien donné la vie.

J’ai souhaité écrire cet article pour déculpabiliser toutes les femmes dans mon cas. Oui, le plus important est d’avoir un enfant en bonne santé, et oui, la césarienne est un passage parfois obligé pour la vie de son enfant.

Mais si notre culture veut montrer la maternité comme la plus belle chose au monde, c’est aussi parfois un moment difficile, qui demande des sacrifices. Non, on n’irradie pas toutes de bonheur les premières semaines de la vie de son enfant. Oui, c’est difficile. Oui, tu as aussi le droit de pleurer et de dire que non, ça ne va pas, pour X ou Y raisons. Le principal : ne surtout pas garder ça pour soi.

Née il y a presque 30 ans par césarienne, aujourd’hui, je comprends mieux ma propre mère, et je regrette que ce que j’ai vécu ne soit pas davantage abordé, comme si ce sujet était presque tabou.

Et toi ? Tu idéalisais l’instant de l’accouchement ? L’idée d’une césarienne t’effrayait ? Tu as eu l’impression de ne pas avoir accouché en raison d’une césarienne ? Raconte !

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Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Two Love

Salut à toi Salomé, j’ai moi aussi eu un petit garçon par césarienne, mais elle était programmée presque depuis le 2e trimestre pour moi.
Je m’y étais donc fait sans problème.
Mais j’ai ressenti la même-chose que toi lorsque je suis retournée dans ma chambre et que mon fils était dans son berceau. J’avais l’étrange sentiment que nous étions des étrangers, je ne me sentais pas mère du tout et effectivement, la douleur n’aide pas.
Je regrette qu’on ne parle pas plus de ce genre de sentiment car j’ai aussi culpabilisé car j’avais tant attendu ce bébé, j’aurais dû être méga heureuse de ce fait. Mais dans les livres, on ne parle que du grand bonheur que l’on ressent immédiatement. Il m’a fallu plus de temps, on a appris à se connaitre et à s’aimer !

le 04/02/2015 à 09h03 | Répondre

anais

Je suis en plein dans mon 8eme mois alors je me sens concernée par ton article. Mon premier accouchement s’est bien passé, mais on verra ce qui se passera pour le second.
J’ai une phrase qui me reste en tête, dure mais vraie :
« il y a 100 ans, tu serais restée sur le carreau ! »
Ceci étant, je n’ai pas vécu de chose si difficile pour le moment.

le 04/02/2015 à 09h10 | Répondre

Louna

Bonjour Salomé,

Même si je fais partie de ces mamans agaçantes pour toi qui ont vécu un accouchement « comme dans les livres », je crois que j’arrive à comprendre ton sentiment, dans le sens où moi aussi, j’ai eu du mal au début à faire le lien entre ce beau petit nourrisson et le bébé que je sentais s’agiter dans mon ventre.

Alors certes, je l’ai vu sortir, mais malgré tout, ça me paraissait fou (même encore maintenant !) que ce petit être soit de moi, de nous. Je ne l’ai pas « reconnu ». Et tu as raison, on n’est pas forcément prévenu, on ne s’attend pas forcément à éprouver ce sentiment.

Comme toi, je « chéris » les cicatrices de ma grossesse (vergetures en ce qui me concerne), qui me semblent être la seule « preuve » que ce bébé est bien de moi.

C’est un peu déroutant, d’être maman, non ? 😉

le 04/02/2015 à 11h24 | Répondre

Madame D

Salut les filles,
Vous savez il ne faut pas croire qu’un accouchement dit « idéal » soit pour autant parfait psychologiquement.
Durant ma grossesse, j’ai voulu me préparer à l’idée d’une césarienne. Juste au cas où. Donc pendant les cours de préparation a l’accouchement (que je faisais dans la maternité ou je souhaitais accouché), j’ai demandé à ce qu’on m’explique en détails les étapes d’une césarienne. Que ce soit une urgence, que ce soit programmé, le pourquoi du comment, si le papa pouvait venir, combien de temps avant de voir son bébé … Tout ! Pour imaginer le processus.
Comme toi Salomé, j’ai eu la chance d’avoir un premier trimestre parfait. Et j’ai même eu le bonheur d’avoir un second et un troisième tout aussi parfait. Seul ombre au tableau, la prise de sang de la trisomie. Mais trop tard dans ma grossesse pour que soit capable d’y mettre fin si le verdict trisomie tombait et trop tôt pour que le bébé survive en cas d’accouchement prématuré du a l’amniocentèse, j’ai donc refusé et ai attendu l’accouchement.
Comme toi je rêvais d’un accouchement ou je perdrais les eaux à 3h du matin, où réveillé par les contractions. Mais je manquais de patience. Et surtout un point (qui peux vous paraitre stupide) je ne voulais pas accoucher en janvier ou pdt les fêtes (DPA 07/01). Comme bébé était bien positionnée, assez grosse et col ouvert, mon gynéco m’a proposé un déclanchement. Que j’ai accepté avec joie. Même mon fiancé était content car il stressait du chemin à faire pour aller à la maternité.
Donc pas d’accouchement surprise.
L’accouchement en soi a été parfait (selon le gynéco et la sage-femme). Mais pour moi l’horreur. Je n’arrivais pas à pousser. A un moment je me suis dit, j’en peux plus il faut que je sorte ce truc. Oui oui ce truc. Pas un bébé et encore moins mon bébé. J’ai complètement oublié le fait que j’étais là pour enfin avoir ma fille. Et quand ils me l’ont posé sur moi, je me suis demandé ce que c’était, oh un bébé, oh MON bébé. Il m’a bien fallu une minute pour comprendre que j’avais enfin ma fille. Mon fiancé pleurait et moi … bah rien. Puis le babyblues est arrivé quelques heures plus tard à peine … Une trentaine d’heure à faire semblant d’être heureuse.
Heureusement tout est bien qui finit bien. Apres 48h, je ne pouvais plus la lâcher des yeux. Je l’adorais et au bout de quelques jours j’avais enfin assimilé que j’avais eu un bon accouchement, un accouchement idéal …

le 04/02/2015 à 13h28 | Répondre

Salomé (voir son site)

Bonjour les filles !

Merci pour vos premiers commentaires.

Comme je le disais dans mon texte, la césarienne, on sait toutes qu’il y a un risque d’y passer. Et effectivement, c’est une chance de vivre à une époque où cette opération est presque « banale ». Mine de rien, elle sauve sûrement la vie de plus d’un bébé chaque jour ! Ma tante de 40 ans est handicapée. Cela ne serait sûrement pas le cas aujourd’hui si l’obstétricien qui suivait ma grand mère n’avait pas insisté pour qu’elle accouche par voie basse.
Bref, le risque planait pour moi pendant 9 mois et jusqu’au dernier moment, passer par là ne me faisait pas peur. Bébé avant tout !
Là où je n’étais pas prête, c’était l’après accouchement. Des bouquins sur la maternité, il en existe des tas. J’ai moi même une jolie collection à la maison. Ce que je ne m’imaginais pas, c’était le chemin à parcourir pour se sentir maman et avec la césarienne en anesthésie générale, j’ai vraiment eu le sentiment d’avoir loupé quelque chose. Les premiers jours ont vraiment été difficiles, je me vois encore en larmes dans la salle de bain de ma chambre en train de faire un malaise. Difficile dans ces conditions de tisser un lien avec son enfant quand la douleur est si paralysante, psychologiquement et physiquement.
Après 9 mois de suivi intensif avec RDV obligatoires, le retour à la maison est difficile. Je regrette que l’on ne soit pas mieux préparé à tout cela.
Bébé a eu 3 mois le 24 Janvier. Petit à petit, je me construis, on s’apprivoise. Je découvre un monde qui m’étais totalement inconnu. C’est tellement fort à vivre ! Les premiers contacts que je n’ai pas pu vivre, je les rattrape aujourd’hui. Fallait laisser du temps, que je me laisse du temps. Mais j’avais vraiment envie de partager avec vous cette expérience qui, plus loin que le deuil d’un accouchement idéal démontre que non, être maman n’est pas inné, ça s’apprend, ça demande du temps et que cet élan d’amour dès le premier regard dont on nous parle, il n’existe pas toujours et se construit, lui aussi :)! !

le 04/02/2015 à 14h24 | Répondre

Madame Vélo

Pour avoir discuté grossesse et accouchement avec une amie qui avait déjà une petite fille (à l’époque je n’étais pas encore enceinte), c’est ce qui ressort fortement de son ressenti : nous ne sommes pas assez préparées à « l’après-accouchement », autant physiquement que psychologiquement. La grossesse est tellement suivie de près que je peux très bien imaginer le grand vide et le saut vers l’inconnu qu’on vit seuls une fois le bébé arrivé. Pour ma part je verrais ça en mai !

le 04/02/2015 à 16h20 | Répondre

Madame D

Si je peux me permettre de te donner un petit conseil : tourne toi vers tes amies qui sont passés par la. La plupart ne te jugeront pas et permettrons de dedramatiser certaines situations. Ma belle soeur a eu sa deuxieme 2 mois avant que je n’ai ma premiere. En rigolant elle m’a dit avoir fait un babyblues. Mais elle ne m’a jamais expliqué en quoi sa consistait. J’aurais aimé avoir quelqu’un a qui en parler …
Une de mes amies a eu son premier bébé 9 mois apres moi. Quand elle a senti le babyblues arrivé elle m’a tout de suite telephoné. J’espere que ça l’a aidé. Encore aujourd’hui elle me demande souvent conseil (et je suis loiinnn d’etre une experte) mais j’imagine que cela doit etre rassurant. Si j’etais plus proche de ma belle soeur, je l’aurais appelé 1000 fois pour lui demander des conseils.
Par contre ne te sens pas obliger de les suivres !! surtout ceux de maman et belle maman !
En tout cas je te souhaite tout le bonheur du monde !!!

le 04/02/2015 à 17h26 | Répondre

Fabien (voir son site)

C’est vrai que cela doit être très étonnant pour une maman de s’endormir enceinte et de se réveiller sans avoir vécu son propre accouchement. Se préparer 9 mois pour louper ce miracle, cela doit-être très dur.

le 13/02/2015 à 00h06 | Répondre

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