Vivre en famille : le bonheur, le bazar... et tout le reste !

Faire un enfant : un acte égoïste ? Mes tergiversations…


Publié le 23 février 2015 par Madame Alsace

Il y a un sujet qui me turlupine depuis quelques temps, une réflexion qui revient régulièrement lorsqu’avec mon mari tout neuf, nous évoquons le sujet des enfants : mais pourquoi est-ce que nous voulons faire un enfant ? Et en particulier, si nous n’arrivons à répondre à cette question que par des raisons que l’on peut qualifier d’égoïstes, alors n’est-ce pas un signe que nous ne sommes pas prêts ?

Le problème, c’est que moi, je n’arrive pas à identifier de « raisons » qui ne soient pas, même si ce n’est qu’un tout petit peu, égoïstes… Alors qu’est-ce que ça veut dire ? Que je ne suis pas prête ? Ou qu’effectivement, vouloir faire un enfant est bien quelque chose de foncièrement égoïste ?

Egoïste ? Il ne faut pas exagérer…

Evidemment, le mot « égoïste » a une connotation très négative. Je l’entends dans le sens « nous voulons faire un enfant », c’est-à-dire « nous en avons envie ». À partir du moment où faire un enfant répond à une envie personnelle, c’est par définition égoïste.

Je ne dis pas que céder à ses envies est forcément une mauvaise chose (au contraire !). Mais quand on cède à une envie qui implique une autre personne, on se doit de prendre en compte l’impact que ça peut avoir sur elle. Et ça se complique encore quand l’enjeu n’est pas seulement l’impact de ton action sur une autre personne, mais quand l’action en question a pour conséquence de donner la vie à une nouvelle personne ! (Rien que ça !)

Eh ben oui, parce que cette personne, là, elle n’a rien demandé. Si on ne fait pas un enfant, on ne le prive de rien, puisqu’il n’existe pas. Tu me suis ? (Je sais, je suis la reine des prises de tête. Accroche-toi, parce que ça se corse !). Cette réflexion est en dehors de toute considération religieuse bien entendu, car on peut également considérer qu’empêcher la conception d’un enfant, par la contraception par exemple, c’est déjà le priver de quelque chose. Je ne souhaite pas générer un débat, ce n’est juste pas mon point de vue.

Donc finalement, ça revient à se poser la question : est-ce que la vie est une chance ou un fardeau ? Tu vas me dire que même si la vie n’est pas tous les jours facile, c’est un peu morbide de se dire qu’elle ne vaut peut-être pas la peine d’être vécue !… Ben oui, mais sans l’avoir vraiment exprimé, je crois qu’au fond moi, je me pose sérieusement la question. As-tu déjà vécu dans les chaussures d’une personne handicapée ? Malade ? Pauvre ? Dépressive ? Par chance, moi pas, alors je ne peux pas juger…

Je sais que ce n’est pas politiquement correct, que l’on peut toujours trouver du bonheur même dans les moments et les situations les plus sombres. Mais le truc, c’est qu’adopter cette position une fois que cette vie on l’a, je dis oui à 100% : puisqu’on est là, autant faire tout ce qu’on peut pour trouver du bonheur. Mais si l’on n’avait jamais existé, on n’aurait pas eu à faire tant d’efforts pour trouver l’étincelle de bonheur au milieu de tout le reste…

petite fille nature ailes de fée souffler sur un pissenlit

Crédits photo (creative commons) : Lauren Hammond

Les angoisses d’une control freak qui se soigne

Personnellement, je me sais extrêmement privilégiée, même si ma vie est loin d’être parfaite, et que ce sont aussi ces imperfections qui ont fait de moi ce que je suis aujourd’hui, donc je ne les regrette pas (je reviendrai sur ce point). J’ai la capacité intellectuelle d’appréhender les tenants et aboutissants de mon environnement, j’ai une structure émotionnelle suffisamment solide pour gérer les difficultés sans me détruire, voire en en sortant grandie (quitte à demander un peu d’aide de temps en temps !), et une situation financière qui me permet de vivre sereinement. Et franchement, c’est déjà une chance énorme d’avoir tout cela ! J’ai peur d’échouer à fournir à mon enfant tous ces outils, et ce faisant de faire pencher la balance bonheur/malheur dans le mauvais sens…

Le problème, c’est le poids écrasant de la responsabilité de mettre un enfant au monde. Prendre cette responsabilité, c’est s’engager à faire tout ce qui est en notre pouvoir pour donner à cet enfant tous les outils lui permettant d’être heureux dans sa vie, et considérer qu’on en a la capacité. En soi, c’est déjà un peu prétentieux ! Tout en sachant que quoi qu’il arrive, on va se planter. Plus ou moins, mais toujours un peu.

Malgré tous nos efforts, il faut regarder les choses en face : les malheurs et les difficultés font partie de la vie, et malgré toutes les bonnes volontés des parents et tous les bons outils que ceux-ci peuvent donner, l’enfant vivra forcément des périodes de difficultés qu’il devra surmonter. Cela fait partie intégrante de la vie, et on dit d’ailleurs souvent que ce sont les difficultés qui forment la personnalité !

Une grande partie de ces difficultés seront liées aux parents (donc, si ça ne va pas, c’est toujours un peu de ta faute), et l’autre partie, à l’environnement (donc, tu ne peux rien y faire, tu ne peux pas maîtriser toute la vie de ton enfant. Ça paraît logique, mais ça doit être terrible à vivre pour un parent !).

Même si les parents font tout « parfaitement », ça cause aussi des dégâts : par exemple, une personne dont les parents avaient une relation parfaitement harmonieuse risque d’avoir des problèmes dans ses relations amoureuses, car ses standards seront bien trop hauts (vécu !). Et celle ayant vécu une existence protégée a de grandes chances de ne pas être équipé émotionnellement pour gérer les difficultés… Regardons les choses en face : on est tous un peu névrosés !

Donc en résumé, il faut à la fois faire de son mieux pour donner à son enfant un maximum de bonheur. Mais aussi travailler consciemment à lui donner les outils de se débrouiller seul avec les difficultés, et de s’insérer sans trop de problèmes dans la société. Le tout en lâchant assez prise pour accepter que l’environnement apportera des expériences non maîtrisées, qui risquent de déséquilibrer ce rapport subtil… Aïe aïe aïe ! Le mal de tête pointe…

Et en plus, en mettant tout ça en perspective avec les évènements terribles du mois dernier, les guerres, le changement climatique, et j’en passe, on ne peut pas s’empêcher parfois de se dire : est-ce que mettre au monde un enfant est vraiment lui faire un cadeau ?…

Mais alors, pourquoi veut-on faire un enfant ?

Parce que c’est normal, le chemin classique ? Peut-être un peu, le poids de la société dans les envies est toujours difficile à séparer des envies intrinsèques. Je ne nie pas qu’il y a sûrement un peu de ça !

Parce que c’est inscrit dans nos gènes, un réflexe de l’ordre de l’animal ? Peut-être aussi, même si ce n’est pas du tout généralisable : il y a bien des gens qui n’ont pas envie d’avoir d’enfants, et ça ne veut pas dire qu’ils sont détraqués (malgré ce que certains veulent bien laisser entendre…).

Pour laisser une trace, participer au grand cycle de la vie ? Mouais, je ne me suis jamais sentie vraiment concernée par ça… J’ai l’impression que c’est le genre de considérations qui peuvent arriver plus tard dans la vie, certainement une fois qu’on a déjà des enfants : on a envie de les avoir élevés de façon à ce qu’ils ne rendent le monde pire qu’il n’est. Ou encore, on veut que le monde se souvienne de nous par nos actions personnelles… Tiens tiens, on ne retomberait pas dans les envies personnelles ?

Pour concrétiser son amour ? Pourquoi pas, c’est très joli dans l’idée, mais d’une part, il y a plein d’autre façons concrètes de se montrer son amour, et d’autre part, dans le genre égoïste comme raison…

Alors, quoi d’autre ? Pour quelles raisons ?

Une raison un peu moins égoïste peut être celle d’avoir confiance en notre capacité à donner à un enfant suffisamment d’outils pour qu’il soit heureux dans sa vie, qu’il trouve ce fameux équilibre. Là, l’idée est de se dire que l’on peut donner la vie à une personne qui a de bonnes chances d’être heureuse, et alors donner la vie est un vrai cadeau.

Dans le même ordre d’idée, il ya la piste donnée par Anne au lendemain des attentats de Charlie Hebdo : celle de changer le monde, un enfant à la fois, en incarnant au quotidien les valeurs auxquelles nous croyons.

Mais encore une fois : même si ces raisons peuvent guider l’éducation que nous allons donner à nos enfants, ce n’est pas pour changer le monde que nous avons envie de faire un enfant… Et d’autre part, aucun de ces arguments ne résiste au rationnel ultime : si l’on est convaincus qu’on a les moyens de rendre un enfant heureux, on peut atteindre ce but de façon beaucoup plus altruiste en adoptant un enfant orphelin… Car si l’on pousse le raisonnement jusqu’au bout, amener dans le monde un enfant « de plus » alors qu’il y en a déjà beaucoup qui sont orphelins, c’est difficile à justifier par un raisonnement altruiste.

De la culpabilité de vouloir un enfant « de nous »…

Là, on arrive à un point compliqué. Déjà l’adoption, c’est une décision qui se fait à deux, et ça peut être plus ou moins évident selon les gens. Par exemple, chez moi, mon mari a du mal à imaginer que l’on puisse créer un lien aussi fort avec un enfant, qu’il soit de son sang ou non. Personnellement, je suis convaincue que l’on n’aime pas moins un enfant adopté, ni même différemment (en tous cas, pas plus différemment qu’on n’aime ses différents enfants), bien que n’ayant pas d’enfant à moi, je ne peux en être sûre.

En plus, on ne peut pas s’empêcher de se dire que, quand on a la possibilité de faire un enfant soi-même, ça paraît étrange de faire le choix de ne pas en faire, mais plutôt d’aller adopter. Après tout, si on ne contrôlait pas notre fertilité, on en ferait naturellement, des enfants. Donc si on en veut, cela paraît assez logique de laisser faire la nature plutôt que de la bloquer et de se lancer dans des démarches interminables pour adopter… En résumé, l’option de faire un enfant paraît plus évidente !

Mais comment le justifier ? Si l’on était totalement rationnels, dans un monde hypothétique, alors personne n’aurait le droit de « fabriquer » un nouvel enfant tant que tous les enfants orphelins n’auraient pas été adoptés – peut-être même, par des familles dont on aurait confirmé la capacité (théorique…) à donner à ces enfants les meilleures chances pour être heureux ? Hum. Tu penses Big Brother ? Moi aussi…

Eh oui : quand on pousse le raisonnement ainsi, quand l’altruisme doit passer avant tout le reste, on se retrouve avec des idées de sociétés totalitaires… Or l’Histoire a montré que ce n’était a priori pas tout à fait la meilleure façon d’avoir un peuple heureux, n’est-ce pas ? Même sans aller jusque-là, les dérives ne sont pas loin… À quand l’interdiction de PMA aux couples infertiles ? « Ben oui, ils n’ont qu’à adopter… », ou pire « C’est la sélection naturelle, ça veut dire qu’il y a un truc qui cloche chez eux  ! ». Bref. Tu vois l’idée. J’en ai froid dans le dos !

Se réconcilier avec le souhait d’avoir des enfants

Et c’est là finalement, que j’en arrive presque à être en paix avec mes faiblesses.

Oui, je crois que vouloir faire un enfant, c’est être un peu égoïste… Mais ce n’est pas grave.

Par exemple. Je l’admets, je suis curieuse. Depuis toute petite, je suis comme ça – j’adore essayer des nouvelles choses. En revanche, en général, je m’en lasse très vite : dès que je maîtrise les bases, je m’en désintéresse ! C’est vrai pour mes loisirs (tout y est passé : tennis, gymnastique, natation, handball, rugby, dessin, broderie, tricot, peinture, métier à tisser les perles, poterie, danse, photographie, piano, guitare, et j’en passe), mais aussi pour mes jobs (jusqu’ici, j’en ai changé tous les 18 mois maximum…), et même, jusqu’à ce que je rencontre mon mari, pour les hommes (hum) !

Bon, j’ai bon espoir de trouver un job qui me plaise sur le long-terme ; après tout, j’ai bien trouvé un homme qui ne me donne pas du tout envie d’aller voir ailleurs ! Mais du coup, je ne peux pas m’empêcher de me demander si dans mon désir d’enfant, il n’y a pas aussi un peu de ça…

Même si je suis sûre que je ne me désintéresserai pas de mon enfant au bout de quelques mois (!!!), je sais aussi que l’une de mes motivations est, c’est vrai, la curiosité. J’ai envie de savoir ce que ça fait, d’être enceinte, de sentir ces changements dans mon corps, de connaître les sensations et les émotions liées à l’arrivé du bébé, de vivre cet amour si spécial qu’est apparemment celui que l’on a pour son enfant.

Mais au-delà de la curiosité, si je n’avais pas d’enfant, j’aurais l’impression de passer à côté d’un élément important de ce que signifie être vivant. C’est pour cela que, bien que je ne fasse pas partie de ces femmes chez qui l’envie d’un enfant est viscérale et ancrée depuis l’adolescence, j’ai aussi toujours su que j’aurai un jour des enfants si j’en ai la possibilité, car je n’envisage pas la vie autrement.

Donc oui, j’ai envie d’un enfant « à nous », un que nous aurions fabriqué tous les deux. Et je ferai tout mon possible pour lui transmettre nos valeurs et contribuer à rendre le monde un petit peu meilleur.

Idéalement, j’aimerais « satisfaire » ma curiosité en vivant une grossesse, et en mettant au monde un enfant qui serait de nous deux génétiquement, puis agrandir la famille en adoptant. J’espère en avoir un jour le courage, mais en même temps, si je suis honnête, ça fait certainement partie de ces vœux pieux qui nous font nous sentir mieux, mais que l’on ne concrétise jamais… Mais ça, c’est une autre histoire !

Et toi ? Tu t’es fait des nœuds au cerveau avec l’idée d’avoir ou non des enfants ? Tu ne t’es jamais posé toutes ces questions ? Qu’est-ce qui t’as apaisé vis-à-vis de tes envies ? Raconte !

Toi aussi, tu veux témoigner ? C’est par ici !

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !


Porte le bracelet Ava chaque nuit et obtiens sans effort des informations sur ton cycle, ta fertilité, ta grossesse et ta santé. Alors, pour mettre toutes les chances de ton côté pour avoir un petit bébé, je te propose 10% de réduction sur le bracelet Ava avec le code : DansMaTribuXAva ! Commande-le dès maintenant par ici !

 

Inscris ton email ci-dessous et reçois idées, conseils et témoignages directement dans ta boîte de réception !

Super ! Va vite confirmer ton inscription dans l'email que je viens de t'envoyer !

Commentaires

33   Commentaires Laisser un commentaire ?

Floconnette

Oula! j’ai mal à la tête, ça y est!!! 😀
Trêve de plaisanterie, je ne me suis pas posé autant de questions. J’ai toujours su que j »aurai des enfants un jour, sans en avoir non plus une envie viscérale depuis un jeune âge. Elle est venue doucement, avec l’amour pour mon mari entre autres.
Notre fils d’amour a fêté son premier anniversaire la semaine dernière et nous sommes très heureux tous les 3, je ne me pose pas plus de questions que cela!
Tout comme je sais qu’il sera grand frère un jour, nous en avons envie, nous attendons simplement que l’envie soit vraiment forte pour nous lancer.
maintenant que j’ai goûté à la grossesse, malgré ma grossesse pathologique, j’ai envie de reocmmencer. Même mon accouchement interminable, malgré un léger goût amer, me laisse à présent surtout le souvenir de la rencontre inoubliable avec mon fils. J’ai très envie de revivre ça, et tout ce qui vient après. Voir grandir son enfant est merveilleux, je trouve 🙂

le 23/02/2015 à 09h37 | Répondre

Emma June (voir son site)

C’est « drôle » car j’ai eu exactement le même raisonnement que toi avant de me lancer! Interrogations, tergiversations…trouver ça égoiste (et ça l’est mais je fais avec). Bref, cela fait 4 ans maintenant et comme toi, je pense que ne pas avoir tenu ce rôle de maman aurait été un grand regret au final (même si pendant 27 ans, je n’en voulais pas!). Comme tu le dis si bien, être conscient des éléments rationnels n’empêchent pas forcément de se lancer, il faut juste faire avec et se lancer si l’envie est là.
Ceci étant, pour être cohérente avec moi-même, je n’en veux qu’un…

le 23/02/2015 à 09h49 | Répondre

Madame Vélo

Je vais paraître un peu dure mais… heureusement que nos ancêtres ne se posaient pas autant de questions, sinon il y a longtemps que l’Homme n’existerait plus sur cette Terre… et on n’en serait pas là aujourd’hui, dans nos sociétés alambiquées, à tricoter du comment et du pourquoi sur ce qui fait de nous des humains (et donc, il ne faut pas l’oublier, des animaux, certes évolués mais animaux quand même !). La vie n’a jamais été rose, aucune période de l’Histoire n’a été aussi facile à vivre que la nôtre (et malheureusement on a vite tendance à l’oublier), et le bonheur parfait n’existe pas : nos enfants auront des épreuves à vivre, c’est indéniable, je pense que notre rôle de parent est de les aider à affronter ces épreuves pour qu’ils en sortent grandit et renforcés, et non pas de tout faire pour que leur vie soit « parfaite », cause perdue d’avance.
Bref, ce n’est que mon point de vue !!

le 23/02/2015 à 10h06 | Répondre

Madame Alsace

Hé oui, tu as tout à fait raison, c’est la partie de la réflexion « après tout, c’est ce qu’il y a de plus naturel au monde, à un moment il faut arrêter de se prendre la tête »… Mais d’un autre côté, comme le dit Lutine Chlorophylle, je crois que l’humanité a dépassé le stade de l’instinct et que l’on se doit de réfléchir un peu à tout ça avant de se lancer (c’est vrai pour les enfants, mais aussi pour l’environnement, etc.)… Je suis de celles qui se disent « céder à ses envies, pourquoi pas, mais à condition d’y avoir réfléchi avant et d’en assumer les conséquences »! 🙂

le 23/02/2015 à 12h37 | Répondre

Nilith lutine

Je me demande quelle est la part biologique dans l’envie d’enfants. Toutes les espèces étant « programmées » pour (essayer de) survivre, ce qui passe forcément par la reproduction.
Je suis d’accord que l’espèce humaine a dépassé l’étape de la survie depuis belle lurette, et ayant une capacité de réflexion importante, nos instincts ne contrôlent plus nos vies depuis longtemps (et donc, je ne trouve pas ça anormal de faire le choix de ne pas avoir d’enfants).

Sinon, je suis d’accord avec l’ensemble de ton raisonnement… Pour autant, et ce n’est pas par curiosité, j’ai toujours voulu avoir des enfants. Et beaucoup, en plus ! Je « console » mes convictions en me disant que ces enfants construiront le monde de demain, avec les bases que j’aurais contribué à leur donner. 🙂

Comme toi, idéalement, j’aimerais également adopter, mais c’est un tel parcours du combattant que je suis loin d’être sûre que ça se fera un jour.

le 23/02/2015 à 10h13 | Répondre

Virginie

oh là là !!! c’est tout nous ça ! mdr on a aussi « tu ne crois pas que la planète a déjà assez de bouches à nourrir franchement ? » ou « dans notre société actuelle, est-il vraiment raisonnable de mettre un enfant dans ce monde ? »

Du coup, j’ai beaucoup beaucoup beaucoup réfléchi à tout ça et voilà ce qui en ressort : je ne peux tout simplement pas vivre une vie où le seul but serait de gagner de l’argent, faire les travaux dans la maison et voyager. J’ai besoin de faire quelque chose de complètement altruiste, or, élever un enfant c’est se donner complètement sans vraiment rien attendre en retour puisqu’il n’a rien demandé. Tu vois l’idée ?

J’évoquais le sujet avec quelqu’un qui est stérile et veuve depuis peu, elle m’a regardé, a compris mais m’a dit simplement : « sans enfant, ta vie et ton couple sont stériles. Que crois-tu qui me maintiennes en vie maintenant que mon mari est parti ? »
ça a mis des mots sur mon ressenti, peut-être est-ce plus clair pour toi ?

le 23/02/2015 à 10h19 | Répondre

madame tout court

Comme toi, je me suis posé toutes ces questions, que tu expliqués si bien ! il y a bien longtemps, avant meme de rencontrer mon mari, et tout en ayant l’envie viscérale d’avoir un jour des enfants « à moi » (enfin surtout la curiosité de vivre la grossesse).
J’en suis venue à la même conclusion : on fait des bébés parce que NOUS on le VEUT (on n’est pas obligés, on n’en a pas besoin, ce n’est pas inévitable… C’est donc bien d’une volonté qu’on parle), et oui on peut dire que c’est égoïste, mais après tout quel mal y a-t-il ? Et puis je me vois comme issue d’une longue lignée d’histoires d’amour, et qui suis je pour y mettre un terme ? Si moi ou mon mari venions à disparaître, que restera-il- à l’autre, juste du matériel ? Quand nous serons vieux, à la retraite, avec du temps libre à ne plus savoir qu’en faire, aurons nous pour seul plaisir de dépenser tout notre argent (enfin j’espère 😉 ) pour NOUS? N’aurons nous pas envie de regarder grandir la suite de la lignée, de façon désintéressée ? Mais bien sûr tout ça est possible aussi avec l’adoption…
Évidemment avec la PMA je me suis reposé toutes ces questions, et franchement si les médecins avaient été moins sûrs que notre cas serait « facile », j’aurais sans doute opté pour l’adoption.
Le souci c’est que maintenant que j’y ai goûté, j’en veux encore, donc on adoptera peut-être plus tard 😀

le 23/02/2015 à 11h12 | Répondre

Sarah

Et bien… Je me remets tout juste de ce que je viens de lire car tu listes EXACTEMENT tous mes questionnements actuels. Oui, aujourd’hui ma seule raison de vouloir un enfant est avant tout la curiosité de la grossesse. Mais bon un enfant n’est pas un cobaye … c’est égoïste mais c’est pas grave? Mmmm je ne sais pas ce que les handicapés ou les parents d’handicapés répondront à ça , mais moi je trouve que c’est grave. Être égoïste, en mesurer les conséquences et être prêt à prendre ses responsabilités le cas où, ça c’est different. Mais moi je ne suis pas sûre de vouloir prendre le risque.

le 23/02/2015 à 11h37 | Répondre

Virginie

Bonjour, ta réponse m’interpelle : quel rapport entre le désir égoïste de vouloir un enfant et les enfants ou parents d’enfants handicapés ? J’ai raté une dimension du propos ?
Est-ce que ta question c’est : du désir égoïste de vouloir un enfant naît-il des parents responsables prêts à assumer un enfant handicapé ?
C’est une réflexion super importante qui mériterait carrément un billet à elle seule. Pour ma part, la réponse est : je ne m’en sentirai pas capable. Est-ce à dire que je ne suis pas prête à être maman ? Au secours !

le 23/02/2015 à 11h43 | Répondre

Sarah

Ce que je veux dire, c’est que je trouve ça déplacé de dire qu’être égoïste c’est pas grave alors que les conséquences si elles sont prises à la légère peuvent être grave. Beaucoup de personnes veulent des enfants mais paradoxalement peu sont prêts a élever un enfant avec des pb, handicap maladie ou autre. C’est un peu se mette des œillères et ‘on verra’ si ça arrive… Alors que pour moi vouloir être parents c’est le vouloir peu importe l’enfant qui naîtra et assumer toutes les conséquences de ce choix.

le 23/02/2015 à 11h55 | Répondre

Madame Alsace

Bonjour ! Je vois ce que tu veux dire Sarah, en fait quand je dis « ce n’est pas grave » ce que je veux dire c’est plutôt « ça ne doit pas nous empêcher de vivre cette expérience »… Je suis d’accord que les conséquences peuvent être graves, le handicap en fait partie mais il n’y a pas que ça. Effectivement la décision de faire un enfant doit inclure l’acceptation des conséquences de l’acte, quelles qu’elles soient… Une fois que l’enfant est là, je pense que le bonheur peut être trouvé même dans des situations compliquées.

le 23/02/2015 à 12h25 | Répondre

sarah

tu as bien compris ce que je voulais dire merci 🙂

le 23/02/2015 à 13h44 |

Madame Tout Court

J’irais plus loin que Virginie… Tu veux dire qu’une vie de handicap est moins souhaitable qu’une vie de valide ? Je ne connais pas de personnes handicapées donc je ne parle pas pour eux, et je suis sûre qu’il se trouve plein de personnes handicapées qui auraient préféré ne pas naître, ou songent au suicide… Mais chez les valides aussi !! Et puis il y en a plein d’autres qui mènent leur vie comme tout le monde… Il y en a même qui disent que leur handicap est une chance!
Ça te semble peut-être plus dur à vivre, mais pas sûre que pour autant, ça vaille moins (ou plus!) la peine d’être vécu. Et puis si on va par là, est-ce que les pauvres ne devraient pas s’abstenir ? Parce qu’une vie de misère, c’est pas terrible à vivre non plus… Et les roux? L’enfant va être moqué à l’école, c’est pas facile… Je caricature bien sûr mais c’est que j’ai du mal avec ce raisonnement, et pardon si je suis un peu dure…
Là où je te rejoins, c’est que si on choisit de faire un enfant, il faut être prêt à affronter les responsabilites que ça implique !

le 23/02/2015 à 12h00 | Répondre

Virginie

Je vous suis sur pas mal de points (rouquine qui le vit très très bien mdr) mais je me dis que, quelque part, si tu fais face à toutes les responsabilités que ça implique au moment d’arrêter la pilule, tu n’arrêtes pas la pilule. Il faut quand même une bonne dose d’inconscience, non ? Soyons réalistes, fausse couche, enfant handicapé, mortalité de la mère ou autre séquelle, enfant moche moqué toute sa vie, pas d’argent, dans quelle société on vit, est-ce bien raisonnable ? , etc. etc. Cela reste un acte naturel, un des derniers de notre société d’ailleurs, il faut donc un minimum d’instinctif et laisser un peu de côté le « raisonné ». Je ne sais pas si je me fais bien comprendre ?
Pour ce qui est du handicap, je suis honnête, ça dépend du handicap. Dans mes gênes, il y a la surdité, ça ne me fait pas peur, je suis prête à assumer grave. Un handicapé moteur ? sincèrement, je ne sais pas.

le 23/02/2015 à 12h06 | Répondre

Virginie

J’irai même plus loin : il me paraît difficile d’affirmer haut et fort que vouloir un enfant c’est accepter l’enfant quel que soit son handicap sans l’avoir vécu. Je connais quelqu’un qui est stérile. D’après vous, qui peut le plus vouloir un enfant que quelqu’un qui travaille avec les enfants et qui ne peut pas en avoir ? Cette personne a reculé devant l’adoption car, à l’époque, c’étaient beaucoup des handicapés et, sincèrement, elle ne s’en sentait pas capable. Je connais également des parents d’enfant handicapé, ils assument pleinement mais ils pleurent chaque fois qu’ils la regardent, non pas sur eux-mêmes mais sur la petite car ils sont constamment inquiets pour elle.

le 23/02/2015 à 12h11 | Répondre

madame tout court

Pour moi le handicap peut en effet rendre le quotidien plus compliqué, mais je ne vois pas ça comme une fatalité. Si j’avais un enfant handicapé, je pense que je l’aimerais tout pareil, et je ferais tout pareil pour qu’il soit le plus épanoui et équilibré possible. Je ne ferais sans doute pas le choix volontaire d’adopter un enfant handicapé (et ça me fait mal d’écrire ça, parce qu’ils ont autant besoin d’amour que les autres et sont systématiquement délaissés) mais si ça devait arriver, ben ça fait partie du package, quoi. Oui, c’est égoïste, parce l’enfant plus tard pensera peut-être qu’il aurait préféré ne pas naître. Comme mon papa dépressif l’a pensé pendant longtemps. A nous, parents, de rendre la vie de nos enfants le plus agréable possible, pour qu’ils n’en viennent jamais à penser ça. J’ai la prétention de croire que mon mari et moi en sommes capables, quelles que soient les circonstances.

le 23/02/2015 à 12h39 |

sarah

non non ce n’est pas ce que je voulais dire. c’est vraiment la notion de « c’est pas grave » qui me chifonne, a la place il y aurait eu « je suis égoiste mais j’assume » cela ne m’aurais pas posé de pb. En fait je veux dire que oui je considère aussi que faire un enfant c’est égoiste mais que si le projet est murement réfléchi et que toutes les conséquences sont aussi prises en comptes et assumées alors pas de souci. Par exemple: nous n’avons pas de pb génétique dans la famille hors il y a X% de risque que j’ai un enfant handicapé, je l’assume et je ne cuplabiliserai/regretterai pas. Pareil pour des ‘pauvres’, notre enfant n’aura surement pas la dernière nintendo à la mode mais s’il se plaint je ne culpabiliserais pas puisque nous avons décidé de faire un enfant en tout état de cause… en aucun cas je ne veux dire que certaines personnes méritent plus de vivre que d’autre, non non

le 23/02/2015 à 13h57 | Répondre

Madame Dorée

Toutes ces questions sont très intéressantes 🙂
J’ai toujours eu envie d’avoir des enfants, j’ai toujours su que ma vie de famille serait plus importante que mon travail, que mes enfants auraient la priorité sur tout le reste.
Est-ce que ça fait de moi une égoïste ? Peut-être un peu en effet car le désir d’enfants c’est un désir qu’on cherche à assouvir pour son propre plaisir. J’avoue que j’ai envie d’un enfant pour l’aimer et être aimé aussi en retour. Et on a un besoin viscéral d’aimer, de créer des liens. Je pense que ça peut aussi être à l’origine du désir d’enfant.
Par contre, en faisant un enfant, on renonce aussi à être égoïste : ce n’est plus tes envies qui sont ta priorité mais les besoins de ton enfant. Et même ça devient très dur de penser à soi quand tu as des enfants, un mari, une maison, un travail, et que ta priorité c’est le bonheur de ce petit qui n’a pas demandé à naître.

le 23/02/2015 à 11h42 | Répondre

Madame Alsace

Et oui, c’est justement ce pivot qui est compliqué : vouloir un enfant, c’est un peu égoïste ; élever un enfant, c’est altruiste parce qu’on fait passer son bonheur avant le nôtre ; mais d’un autre côté, on veut un enfant parce qu’on pense qu’une fois qu’il sera là, on va en tirer du positif pour nous, il faut être honnête! Parce que certaines choses qui contribueront à son bonheur feront aussi le nôtre, mais aussi parce que faire passer l’autre avant soi procure aussi une certaine sorte de plaisir (parfois en tous cas! :))… (encore des nœuds dans la tête!)

le 23/02/2015 à 12h32 | Répondre

Madame Dorée

C’est sûr mais la question c’est surtout « est-ce que faire un enfant par égoïsme c’est mal? » Y a t-il vraiment des actes complètement désintéressés? Si on n’éprouve pas de plaisir à faire des choses, est-ce qu’on les ferait de toute façon? Oui on fait un enfant parce que ça nous apporte beaucoup de choses, du plaisir, de l’amour, du bonheur : tout ce qu’on recherche finalement en mettant au monde un bébé.
Est-ce qu’au final l’être qu’on a mis au monde aura une belle vie ou pas, ça dépend de nous mais pas seulement. Est-ce que pour autant il faudrait ne pas l’avoir eu car on ne maîtrise pas les conséquences de ce choix ? Il y a tellement de choses qu’on ne maîtrise pas aujourd’hui, nos actes peuvent toujours blesser quelqu’un, même sans le vouloir (par exemple quand tu acceptes un travail, est-ce que tu te flagelles en pensant à tous ceux qui auraient eu besoin de ce travail ?).
Pour résumer, oui avoir des enfants est un acte « égoïste » mais est-ce si grave ?

le 23/02/2015 à 13h45 | Répondre

madame tout court

Bien dit 🙂

le 23/02/2015 à 13h52 | Répondre

Floconnette

totalement d’accord.
On va pas au boulot par altruisme, sinon on refuserait le salaire… etc.
Je comprends le questionnement de l’article mais l’égoïsme, je n’y adhère pas pour les raisons que tu as dites. Quelque part, on cherche toujours son « intérêt » ou son « plaisir »: quand on mange quelque chose qu’on aime, qu’on fait une activité qu’on aime…. Même quand on épouse l’Homme 😉 finalement on lui apporte beaucoup mais on le fait aussi car on aime l’avoir avec soi, égoïstement 😉
Donc je rejoins les avis qui disent que peut être que c’est égoïste en un sens, mais où est le mal?
Et je plussoie aussi: je ne me suis jamais sentie aussi peu égoîste que depuis que je suis mère, et que je fais vraiment passer ce petit bonhomme avant moi en tout.

le 23/02/2015 à 13h58 | Répondre

Mlle Mora

Je vous rejoins totalement Madame Dorée et Floconnette. Par définition l’Homme est égoïste, chaque acte que nous faisons, nous le faisons pour nous, pour notre plaisir ou notre survie, mais avant tout pour nous (d’ailleurs, même les personnes qui bossent dans l’humanitaire ou le tissu associatif retire quelque chose de cet investissement). Pourtant on ne se pose pas la question de l’égoïsme pour tout. Par conséquent, est-ce que faire un enfant est plus égoïste que tout le reste ? … ce serait long à départager…
Et pareil, avant d’avoir ma fille, je pense que j’étais bien plus égoïste que je ne le suis maintenant. Aujourd’hui, je m’assure d’abord qu’elle va bien et qu’elle ira bien, avant de m’intéresser à moi…
PS hors -sujet : Bon anniversaire à ton fils Floconnette, qui suit ma fille de quelques semaines ! 😉

le 23/02/2015 à 15h31 |

Mme creamy

Je pense qu il est plutôt sain de se questionner sur son envie de paternité. Étant sujette aux FC , je me questionne encore souvent sur ma propre envie, mon propre besoin.
La ou je ne suis pas d accord c est de dire que cette envie est forcément égoïste.
J ai souhaité un enfant parce que j estimais que j avais beaucoup de choses a lui apporter…je ne vois pas ce qu il y a d égoïste dans le fait de vouloir donner.
Et très honnêtement, quand tu réalise a quel point tu donnes de temps, d amour, de pensées a ton enfant…il n y a rien de moins égoïste que ça 🙂

Tout le monde trouve ça normal de réfléchir avant de se marier…il est d autant plus normal voire nécessaire de réfléchir avant de donner la vie.

le 23/02/2015 à 12h39 | Répondre

Chat-mille (voir son site)

Que de questions ! Je ne crois pas m’en être posé la moitié, et pourtant je suis du genre à me questionner pour tout et n’importe quoi !

Je pense qu’il n’y a rien de moralement répréhensible à faire des enfants dans la société où on vit, qui est stable politiquement et qui aide ceux qui en ont besoin (malades, pauvres etc.), surtout si soi-même on est bien dans sa vie, car on pourra toujours aider l’enfant qu’on fait (et si nous nous ne le pouvons pas, il reste toujours notre famille, nos amis…). C’est une énorme responsabilité et certains ne l’assument pas mais, pour ma part, j’ai confiance en moi, je sais (sans l’ombre d’un doute) que je serai toujours là pour ma fille si elle en a besoin. Si on est soi-même dans une situation compliquée, dans un pays en guerre, dans une extrême pauvreté ou complètement marginalisé, la question peut effectivement se poser… mais visiblement, ce n’est pas ton cas 🙂 Tu ne peux pas être sûre que tes enfants seront heureux, mais tu peux leur donner toutes les clés pour l’être (même si personne n’est parfait, en matière de parentalité, la bonne volonté fait beaucoup !).

Pour ce qui est de l’adoption, c’était quelque chose qui me paraissait éthique et me faisait envie (en plus de faire des enfants biologiques). Après avoir lu le témoignage d’une jeune fille qui avait été adoptée dans un pays lointain et en voulait à ses parents adoptifs de l’avoir arrachée à ses racines, je me pose énormément de questions morales (pour le coup) sur l’adoption internationale, qui est la plus courante. Il n’est absolument plus certain pour moi que ce soit une option éthique de prendre des enfants de pays pauvres pour leur offrir une vie dans un pays riche qui n’est pas le leur. Je ne dis pas que c’est mal, pas du tout (et peut-être même que je le ferai un jour), mais vraiment je m’interroge beaucoup sur les tenants et les aboutissants de cette démarche.

Voilà, tout ça pour te dire que vouloir des enfants, c’est normal, naturel, et qu’il n’y a pas à culpabiliser (et d’autant moins que faire le choix d’adopter, ce n’est pas forcément non plus un acte purement altruiste et positif). Au contraire, comme le dit Anne dans son article (qui m’avait énormément parlé), c’est en éduquant nos enfants à refuser ce qui rend notre monde difficile à vivre qu’on le rendra meilleur 🙂

le 23/02/2015 à 15h53 | Répondre

Karine (voir son site)

C’est très intéressant comme article!

J’aime bien ton point de vue parce qu’effectivement on entend des fois que faire un enfant est egoïste. Je n’ai jamais vraiment saisi cette phrase, peut être parce que je suis biologiste et mon mari travaille en évolution. Pour nous le désir d’enfant « à nous » est juste un besoin ancré dans nos gènes pour la survie de notre espece. Comme tu dis, mais dans ce cas est ce que ceux qui ne veulent pas d’enfants sont anormaux? Non pas du tout, ils contribuent à leur manière à la survie de l’espece (autrement dit la maitrise du nombre d’individus dans la population). D’autant que de nos jorus on sait comment gérer sa fécondité, choisir sa vie tout ça tout ça alors pourquoi s’en empecher? 🙂

Sur la question du monde pour nos enfants (guerres, attentats et compagnie). J’ai toujours trouvé bizarre aussi de dire que c’est con de faire des enfants maintenant vu le monde. Heum oui mais des enfants sont nés pendant les guerres mondiales, est ce qu’on a traité leurs parents de décérébrés à cette époque? J’ai envie de dire heureusement que des enfants naissent dans ces périodes difficiles (guerres, famines, révolutions…) c’est notre avenir, c’est la petite graine d’espoir… (et d’un point de vue survie de l’espece, c’est meme plutot bien d’avoir des naissances dans les moments où des gens meurent…).

Bref tout ça pour dire, que, nous aussi on se pose beaucoup de questions…. mais pas celle ci 🙂 Pour nous, pas de justifications à donner de ce coté là 🙂

le 23/02/2015 à 16h47 | Répondre

Louna

Oh la la, que de questions ! Je n’étais même pas arrivée à la moitié de ton article que j’étais perdue : heureusement pour moi, je ne me suis pas posée toutes ces questions, sinon, je crois que je serai encore en train d’essayer d’y répondre !
Alors, oui, quand on voit les choses comme ça, il faut une sacré dose d’inconscience pour donner la vie à un autre être humain en partant de la supposition qu’on sera capable de le rendre heureux et de lui donner tout ce dont il aura besoin pour vivre sa vie à lui.

Mais sinon, plus simplement, en ce qui nous concerne, je crois qu’on s’est lancé pour donner un peu (beaucoup, à la folie !) de bonheur autour de nous : côté égoïste, le bonheur pour nous de devenir parents, de fonder notre famille ; mais également le bonheur de donner à nos parents un petit-enfant, de donner à nos frères et sœurs une nièce ou un neveu en plus à choyer.
Oui, j’étais curieuse et j’avais hâte de vivre la grossesse, et bien sûr j’étais curieuse de voir à quoi ressemblerait un petit mélange de nous deux (il faut dire que je suis brune à la peau mate et que monsieur est roux avec des tâches de rousseur : sacré mélange !). J’étais aussi curieuse de voir quelle allait être la personnalité de ce nouveau petit être.
Mais est-ce vraiment de l’égoïsme ?

Et comme Floconnette et MlleMora, je pense n’avoir jamais été moins égoïste qu’à présent que je suis maman : ma fille passe avant tout le reste !
Et pour preuve, même ma petite sœur, qui ne mâche pas ses mots, m’a dit que l’arrivée de ma fille m’avait totalement transformée et que le principal changement était que je suis beaucoup moins tournée vers moi-même et beaucoup plus vers les autres : en bref, moins égoïste !

Alors peut-être que oui, c’est un choix égoïste à la base, mais je n’y vois au final une grande majorité de points positifs, non ?

le 25/02/2015 à 14h01 | Répondre

Maelyn

C’est marrant par ce que justement moi j me sens coupable de n’avoir aucun desir denfant (alors que mon mari en veux un)
pourtant j’ai exactement les même reflexions. Je me retrouve tout a fait dans cet articles …Jusqu’a la partie « se reconscillier avec le souhait d avoir des enfants » evidemment.

le 05/03/2015 à 14h04 | Répondre

cheza

Je me retrouve complètement dans ton questionnement… J’ai eu un grand nombre de ces interrogations…bien que je ne suis pas parti de la même problématique. Moi c’était plutôt : pourquoi je ne désire pas d’enfants? 😉
Du coup.. Moi j’entends surtout l’autre point de vue : ne pas faire d’enfant est un acte égoïste car cela signifie qu’on ne se consacre qu’a nous… Mais c’est un autre débat ! 😉

le 11/03/2015 à 18h23 | Répondre

donellij

Je ne pense pas comme Louna quand elle dit qu ‘elle n’a jamais été moins égoïste que depuis qu’elle élève sa fille …Louna dit « ma fille passe avant tout le reste « .Et bien cela c’est peut -être de l’altruisme mais dirigé de façon très sélective, sur une personne en particulier .Et de plus , cette personne qui fait l ‘objet de cet amour sélectif ,ce n ‘est pas n ‘importe qui , c’est un peu d’elle-même , une sorte de prolongement d ‘elle même .Quand elle choie son enfant , elle s’occupe un peu d ‘elle même car son enfant biologique c’est un peu d’elle même .Il n ‘y a absolument pas de mal là dedans mais on ne sort pas,selon moi,du registre de l’égoïsme ….contrairement à ce que dit Louna.

le 03/08/2015 à 09h53 | Répondre

ju

Ah !! ça me soulage (ou pas ?) de te lire et de voir exactement les idées qui me passent par la tete en ce moment..
Alors,l’as tu eu cet enfant ?
Amitié
ju

le 09/12/2017 à 14h33 | Répondre

ju

Pardon 🙂 j’ai hate de lire tes récits 🙂
Amitié
ju

le 09/12/2017 à 14h35 | Répondre

Cicile

Je trouve que c’est un acte un peu plus grave (que les autres actes égoïstes qu’on fait tous) dans le sens important, car c’est mettre une personne au monde et cette personne n’a rien demandé, rien choisi. C’est décider pour quelqu’un d’autre. C’est lui imposer de vivre et de vivre indépendant et heureux, ce qui n’est pas forcément facile. Et surtout et ca c’est plus personnel, c’est ne pas pouvoir lui répondre à « à quoi sert-on ? », « la vie humaine a t elle une raison d’être ? », « d’où l’on vient ? », « pourquoi on meurt ? » sauf de lui répondre que personne ne sait vraiment mais que certaines personnes sont convaincues de leur théorie non validée. Ca revient à lui dire « Démerde toi, tu seras peut être malheureux toute ta vie pcq on ne sait pas ce qu’on fait là ni vers quoi on tend. Finalement on ne sait rien. Bisous bisous tout plein »

le 11/05/2018 à 23h18 | Répondre

SI TU SOUHAITES RÉAGIR C'EST PAR ICI !

As-tu lu notre Charte des commentaires avant de publier le tien ?