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Ma dépression et mon projet de famille


Publié le 28 juin 2016 par Mme T

Je suis Mme T, en couple depuis douze ans, mariée depuis 2014. J’ai bientôt 31 ans, et j’ai passé 20% de ma vie en dépression. Aujourd’hui, j’aimerais partager avec toi mon expérience de dépressive qui veut construire une famille.

Le chemin de la dépression

Pour commencer, je suis un peu obligée de planter le décor, c’est-à-dire de te raconter ma (captivante) vie.

J’ai toujours manqué de confiance en moi, au point de traverser mon cursus scolaire et universitaire dans l’angoisse permanente, malgré une réussite indéniable. À l’approche de mon diplôme, les choses ont empiré, et je suis entrée dans la vie active avec les félicitations du jury et un moral sérieusement ébranlé.

Au même moment, ma mère a entrepris un parcours spirituel, qui m’a empêchée de la voir pendant plusieurs années, réactivant le sentiment d’abandon vécu lors de la séparation précoce et très difficile de mes parents.

Avec ce terrain, il ne manquait plus qu’une étincelle pour que j’explose en vol. Ça a été le boulot : un jour, plus moyen d’accomplir ce qu’on me demandait : je pleurais au bureau (et à la maison, bien sûr), c’était devenu intenable.

Alors, j’ai rassemblé mes forces pour passer la porte d’un centre psychologique, où j’ai pu déverser toute ma souffrance devant un psychiatre. Il a vite posé le diagnostic : dépression. Au bout de quelques mois, il m’a prescrit des antidépresseurs.

Dépression et désir d'enfant

Crédits photo (creative commons) : Guilherme Yagui

C’était il y a presque six ans. Depuis, j’ai déménagé quatre fois, vu au moins six psys différents, essayé deux antidépresseurs, plusieurs anxiolytiques, et même des neuroleptiques. Il y a eu des améliorations, des rechutes aussi. J’ai travaillé par intermittence, quand ça allait mieux, mais même pas deux ans cumulés sur toute la période.

Aujourd’hui, ça va de mieux en mieux : je suis toujours sous traitement, mais j’ai repris quelques missions ponctuelles, retrouvé le goût de réfléchir, de voir mes amis. J’ai enfin la force de prendre du recul sur cette expérience, le courage et l’envie de la raconter (pour moi, mais aussi pour celles que ça pourrait aider à se sentir moins seules…).

Envie de famille

Avec mon naturel pessimiste et mes parents divorcés, j’ai grandi sans croire à l’amour pour toujours, et j’étais persuadée que ça n’avait aucun sens d’avoir des enfants dans un monde surpeuplé qui allait si mal.

Puis mon frère s’est marié, et j’ai vu l’amour immense qu’on peut vouloir faire durer toute la vie. Ensuite, il a eu des enfants, et j’ai vu l’espoir immense que ces petits bouts nous donnent dans l’humanité. Ma perspective a changé… Heureusement, d’ailleurs, car mon homme, de son côté, avait toujours rêvé de cette vie-là !

Quand soudain – musique dramatique – la dépression a frappé ! Je plaisante : en vérité, ça a été beaucoup plus insidieux. Dans ce moment critique du passage à l’âge adulte (avec la fin des études, les premiers boulots, etc.), le malaise s’est intensifié, la confiance s’est désagrégée, je me suis effondrée doucement.

Qu’est-ce que ça a à voir avec la vie de famille, me demanderas-tu ? Selon moi, tout. Car la dépression prend presque toute la place : elle dicte ma vie contre ma volonté, ne me laissant que les interstices pour faire mes propres choix.

Elle me dit : « Avec moi, tu ne travailleras pas, donc tu n’auras pas d’argent. Avec moi, tu te sentiras si nulle que tu n’oseras rien entreprendre. Avec moi, tu seras si fatiguée que tu passeras quinze heures par jour dans ton lit. Avec moi, tu n’auras plus de vie, seuls les médicaments t’empêcheront de finir à l’hôpital. »

Et moi, je me dis : « Sans salaire, persuadée d’être une incapable, toujours épuisée et droguée, comment puis-je rêver de m’occuper d’un bébé ? Les nuits blanches, les dépenses en couches, transat, poussette, purées, les doutes qu’affrontent tous les jeunes parents, comment y faire face dans cette situation ? Comment mener une grossesse, alors que je prends des médicaments ? »

Il y a cinq ans déjà, mon psy m’a dit : « En fait, vous avez très envie d’être une maman. », et j’en ai pleuré. Je sais depuis tout ce temps que mes enfants, je les aimerai à la folie. J’ai même eu peur de trop les aimer, de ne plus vivre que dans l’angoisse qu’il leur arrive quelque chose. Quand je lis : « Tu comprendras quand tu seras maman. », je me demande comment c’est possible d’aimer plus que ce que j’imagine déjà.

Toutefois, j’ai vécu toute cette période sans souffrir que ça n’arrive pas tout de suite, car la peur contrebalançait l’envie. Je me suis beaucoup occupée de mes neveux et nièces, j’ai même fait une année scolaire de nounou/babysitter à mi-temps. Ça m’a permis de prendre confiance sur les aspects techniques (je ne crains plus ni les couches, ni le bain, ni les biberons) et de me rendre compte du plaisir que j’avais à m’occuper d’enfants de tous âges.

Mais le temps passe, mes amis deviennent parents de leur premier, deuxième, voire troisième enfant… Comme tout le monde, je vieillis, et je commence à me dire que si la nature nous met des bâtons dans les roues, on risque d’avoir du mal à avoir les trois enfants dont on rêve avant mes 40 ans. J’ai déjà mentionné que j’étais pessimiste ?

Voilà où j’en étais il y a peu, jusqu’à ce que mon mari fasse un pas de plus.

Heureusement, je ne suis pas seule

Car oui, il est à mes côtés, depuis le début. Il m’aime depuis quinze ans et me soutient comme il peut depuis que ça va mal. Mon roc inébranlable, ma planche de salut. Il est resté malgré les sautes d’humeur, la morosité, le désespoir, les craquages, les abandons, l’effondrement de la libido (merci la maladie, merci les médocs) !

Je disais que la dépression laissait peu de place pour mes propres choix. En fait, mon choix, c’était lui. Quand tout est devenu sombre et incertain, une seule chose était sûre : je l’aimais, je voulais être auprès de lui. J’ai déménagé loin de mes amis et de ma famille (qui me soutenaient aussi, mais j’étais devenue inaccessible pour eux) pour vivre avec lui.

J’ai cheminé là-bas, repris du poil de la bête, trouvé un travail… puis craqué à nouveau. En prenant conscience de son soutien indéfectible à ce moment-là, j’ai su que je voulais passer toute ma vie avec lui et je l’ai demandé en mariage. C’est le seul point positif que je vois à cette histoire : la certitude d’avoir trouvé l’homme de ma vie et le père de mes futurs enfants.

Des enfants, il en a toujours voulu, il ne s’en est jamais caché. C’est une évidence pour tous ceux qui le connaissent qu’il sera un super papa. Pour autant, il m’a laissé le temps d’aller mal, puis d’aller mieux, et de me décider en fonction de mes choix professionnels et de ma santé.

Sauf que moi, alors que la dépression s’atténuait, j’avais besoin d’un coup de pouce pour dépasser ma peur. J’avais besoin de plus qu’un oui de principe, il fallait qu’il me dise : « Maintenant on y va. ». C’est ce qu’il a fait la semaine dernière.

Les sous ? On y arrivera en faisant quelques aménagements. Ma carrière ? Mieux vaut dire « 32 ans, mariée, un enfant » (donc des horaires en conséquence) que « 32 ans, mariée, sans enfant » (donc un congé mat’ en perspective). Mes médicaments ? On va faire un peu de biblio, et on trouvera une solution. C’était tout ce que je voulais entendre, j’ai accepté avec joie.

Et maintenant ?

Maintenant, y’a plus qu’à s’y mettre, non ? Eh bien non, malheureusement.

J’en ai parlé à mon médecin, et ça a été la douche froide : report de l’échéance, changement de molécule, risque de rechute, maternité de type 3, bébé en observation à la naissance… Le parcours ne sera pas si simple, apparemment. Mais après ce long cheminement psychologique, ces nouveaux obstacles matériels ne nous font (presque) pas peur.

Et si la chance nous sourit, j’espère pouvoir revenir un jour te raconter que c’est possible de construire une famille heureuse malgré la dépression.

Et toi ? Tu souffres ou as souffert de dépression ? Comment as-tu concilié la maladie et tes envies de maternité ? Comment as-tu géré la grossesse, les premiers mois de bébé ? Viens nous raconter…

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Commentaires

23   Commentaires Laisser un commentaire ?

hecate18

Je te souhaite beaucoup de réussite dans ce projet. Je souffre de dépression chronique depuis 8 ans et j’aimerais aussi avoir un enfant mais je me pose beaucoup de questions. Surtout que la dépression chronique peut être héréditaire et je ne veux pas transmettre cette souffrance immense à mon enfant. En tout cas, je suivrai tes récits avec intérêt.

le 28/06/2016 à 08h02 | Répondre

Mme T

Bonjour hecate, je te souhaite beaucoup de courage pour la suite. J’ai la chance d’apercevoir le bout du tunnel puisque ma dépression Et de toi finalement cédé au traitement, me permettant d’avoir de nouveau envie (de travailler, de faire des projets, de voir des gens, de vivre, tout simplement). Et je te promets que la vie peut être différente, contrairement à ce que le fatalisme gluant de la maladie nous fait croire.
Tous les futurs parents s’inquiètent de ce qu’ils vont transmettre de mauvais à leurs enfants, tous craignent qu’ils ne soient malheureux un jour. Mais la dépression n’est pas une fatalité, et je suis persuadée de mon côté que cette épreuve m’a apporté des choses qui feront de moi une bonne maman à ma façon. Et de toi aussi si tu décides de sauter le pas. Et ton(es) enfant(s) ne seront pas condamnés à revivre ce que tu vis, et ton expérience les aidera si malheureusement la vie leur est contraire à un moment.
Courage, et surtout même si tu ne le ressens pas, saches qu’il y a de l’espoir et que le bonheur t’attend de l’autre côté de la maladie

le 28/06/2016 à 18h43 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

C’est courageux d’en parler comme tu le fais et cela ne doit pas être facile pour toi.
Je te souhaite vraiment d’y arriver !!!
Plein de bonnes choses et j’espère que tu reviendras nous raconter très vite !

le 28/06/2016 à 08h37 | Répondre

Mlle Moizelle

+1! Je te souhaite un joli parcours de maman, et c’est très courageux à toi de nous parler de ça!
J’ai hâte de lire la suite de tes aventures!

le 28/06/2016 à 09h44 | Répondre

Mme T

Merci pour les souhaits ! Je ne sais pas si c’est si courageux, on n’est pas courageux de venir parler de son diabète gesta ou de prééclampsie, le problème c’est que la dépression, au lieu d’être considérée comme une maladie, est un sujet tabou. Et empire les choses pour les gens qui en souffrent. Alors maintenant que ça va mieux, je mets ma petite pierre pour que celles (et ceux) qui en souffrent osent en parler et espérer

le 28/06/2016 à 18h01 | Répondre

Melimelanie

Que dire à part de souhaiter tout le bonheur possible!!
Tu as de la chance d’avoir trouvé cet homme qui a l’air si merveilleux. Après avoir lu ton long parcours le paragraphe ou tu parles de lui m’a mis les larmes aux yeux. J’étais heureuse pour toi que tu puisses te reposer sur quelqu’un.

J’espère que vous pourrez au plis vite concrétiser votre rêve de famille. Et j’attends avec impatience que tu viennes nous raconter à quel point tu es heureuses dans cette famille que tu auras construite!

le 28/06/2016 à 09h19 | Répondre

Mme T

C’est vrai que son amour (et le soutien de ma famille et mes amis, mais surtout son amour) m’a beaucoup aidé, c’était la lumière dans ce brouillard poisseux.
Notre projet avance puisque finalement, il n’y a pas de co tre indication avec mon traitement, et nous avons eu samedi le bilan préconceptionnel avec prescription de folates et de prises de sang… si les résultats sont bons, bye bye la contraception pour cet été ?
Merci pour tes souhaits, si la nature nous sourit je pourrai peut-être postuler au prochain appel à chroniqueuses grosse !

le 28/06/2016 à 18h07 | Répondre

Mme T

Grossesse, bien sûr ?

le 28/06/2016 à 18h08 | Répondre

Camomille (voir son site)

La dépression est une maladie tabou et méconnue… Je te souhaite beaucoup de courage, mais tu as l’air d’être sur la bonne voie ! Et un bébé dans pas trop longtemps bien sûr 🙂

le 28/06/2016 à 09h24 | Répondre

Mme T

Ce tabou est terrible car il renforce le mal-être, mais maintenant je suis décidée à ne plus m’y soumettre et à aider ceux qui en souffrent autant que possible. Merci pour tes encouragements ?

le 28/06/2016 à 18h10 | Répondre

Charlene

Bonjour
Ce que j’écris est a prendre avec recul, c’est simplement une piste et bien sûre la situation de chacun est différente (je suis en train d’essayer de prendre des pincettes !!) :
La contraception hormonale (pillule, implant, stérilet hormonaux…) ont des effets secondaires qui peuvent parfois jouer sur le psychisme. Leur prise ou l’arrêt de leur prise, ou leur interaction avec les antidépresseur peuvent avoir un lien avec la dépression.
Des recherches ont été menées car on ne comprenait pas pourquoi la dépression était plus fréquenté chez la femme. La piste de la contraception est apparue.
Voilà, je répète, c’est juste une piste.

le 28/06/2016 à 09h38 | Répondre

Mme T

Bonjour Charlene, en ce qui me concerne, je suis passée de la pilule au DIU (‘stérilet’) au cuivre il y a 3 ans, avec grande satisfaction mais sans amélioration de mon état. Selon moi, pour chacune, c’est whatever works, tout ce qui marche, tant que ce n’est pas dangereux et qu’on respecte le choix des autres. Que ce soit pour la contraception ou les choix pour améliorer notre santé (nourriture, hormones, sport…) car ce qu’on croit est aussi très important dans les réactions de notre corps.

le 28/06/2016 à 18h15 | Répondre

Louna

Oh merci pour ce témoignage : je suis vraiment très touchée de lire ton combat contre cette fichue dépression.
L’une de mes amies d’enfance est, elle aussi, victime de dépression chronique, et je l’ai vue s’enfoncer au fil des années, sans arriver à lui apporter tout le soutien dont elle a besoin. Ces derniers temps, nous nous sommes un peu éloignées (tu n’en parles pas beaucoup, mais la dépression, ça use les amitiés….), mais je sais que, comme toi, elle rêve de devenir maman. J’espère qu’elle est aussi bien entourée que toi : ton homme a l’air d’être une perle, et je suis vraiment heureuse pour toi que l’aies à tes côtés.
Je vous souhaite de réussir à concrétiser vos rêves de famille au plus vite, et j’espère que tu reviendras nous en parler.

le 28/06/2016 à 09h47 | Répondre

Mme T

Merci pour tes souhaits, j’espère aussi que les choses vont avancer maintenant qu’on est sur la ligne de départ.
Pour ton amie, je lui souhaite aussi d’avoir la chance d’être aussi bien entourée. De me côté, j’ai eu peu de contacts avec mes amis pendant de longues périodes, mais je savais qu’ils ne m’en tenaient pas rigueur, et ils étaient là quand j’étais plus disponible, et aujourd’hui ils trinquent à mon absence à nos sorties pour cause de boulot car ils se réjouissent de me voir reprendre du poil de la bête. C’est mon conseil pour toi, simplement reste disponible pour le moment où elle reviendra vers toi sans lui faire de reproches pour son absence, et tu auras été une des meilleures amies qu’on puisse souhaiter dans ces circonstances

le 28/06/2016 à 18h27 | Répondre

Myriam

J’ai vécu avec une personne pendant 22 ans dont la moitié sous le signe de sa dépression. Passé le moment d’incompréhension du début, arrive une difficile période où tu es minée par le fait d »être impuissante face à sa maladie. Tu voudrais faire quelque chose pour la personne que tu aimes mais tu ne peux pas. Je veux dire, faire plus que le simple fait d’être là. Avec le temps j’ai compris que je faisais beaucoup en étant juste là. Il me l’a dit d’ailleurs, que notre présence avec les enfants lui avait tout simplement sauvé la vie. Malgré notre séparation, nous restons chacun le meilleur ami de l’autre.

le 28/06/2016 à 12h38 | Répondre

Mme T

Je suis tout à fait d’accord, être là c’est fondamental, ne pas forcer mais encourager et ne pas baisser les bras. Quand on se sent si nul, voir que les autres ne vous abandonnent pas mais croient en vous, ça apporte de dehors un peu de la force qui manque dedans. Je suis heureuse qu’aujourd’hui ça aille pour lui et entre vous, c’est super pour vos enfants qui ne sont pas enfants de divorcés avec papa dépressif mais enfants aimés par leurs parents

le 28/06/2016 à 18h32 | Répondre

Littlefrog

Je te souhaite comme à tous ceux qui traversent la dépression, de réussir à remonter à la surface ! Je me décris facilement comme une dépressive de naissance et j’ai essayé de nombreux traitements et thérapie. Une m’a et m’aide encore beaucoup. (EMDR) je pense écrire bientôt dessus mon parcours pour donner de l’espoir. Je ne suis pas guerrie, je crois que je serais toujours comme un volcan : la dépression est endormie… Mais j’avance, je me bat… Je suis enceinte, sans traitement, et ce n’est pas toujours drôle, mais je vais tt faire pour que ce bébé puisse avoir une vraie vie, et une mère digne de ce nom! Alors croyez en vous, cherchez des thérapies, il y en a une qui vous aidera! Bon courage !

le 28/06/2016 à 19h06 | Répondre

Cicimel

Bonjour. J’ai l’impression de lire ma propre expérience. Je traverse le même parcours. Pour ma part un électrochoc m’a permis d’arrêter mes différents traitements.

J’ai dû apprendre jour après jour à pêcher le positif dans le negatif.

Je vous souhaite d’y arriver. Je serais ravie d’en discuter avec vous si vous le souhaitez.

le 29/06/2016 à 15h47 | Répondre

ProjectBaby

Je te souhaite beaucoup de force et de courage! J’ai pu lire dans les commentaires que vous avez fait votre visite préconceptionel et que les chances sont finalement très bonne pour que vous pussiez vous lancer dans l’aventure cette été, je suis sincèrement ravie pour vous !
J’ai été en dépression pendant 4 ans, plus ou moins bien évidement. J’ai l’impression de m’en être ‘sortie’ il y a un peu près 3 ans maintenant même si je pense qu’on reste toujours un peu fragile au fond. Je suis a présent enceinte de 2 mois et j’ai une toute nouvelle vision de la vie, j’en rêvais depuis plus environ 9 ans et maintenant je tiens a la vie plus que tout, je n’ai aucunement envie qu’elle s’arrête et je suis pleinement heureuse, jeune mariée, future maman et de la joie plein le coeur. Je te souhaite de t’en sortir grâce a cet enfant !

le 30/06/2016 à 17h29 | Répondre

belllulle

Bonsoir,

Pour te donner de l’espoir, voici mon histoire :
J’ai moi aussi glissé dans la dépression petit a petit ayant été élevée par une mere névrotique et un père alcoolique (youhou trop bien l’enfance). Apres avoir enchainé les histoires d’amour désastreuses pendant des années, la fin de mes etudes, la recherche de boulot et premier boulots on été très très difficiles et j’ai commencé à glisser plus bas que je n’étais deja.
J’ai commencé a aller voir des psys. Un beau jour je rencontre mon futur mari, tout va mieux grace a l’amour. On part vivre a l’étranger et après plusieurs années a travailler dur pour avoir une bonne situation et un beau mariage, on decide de faire notre premier enfant.
Mais la, ca ne marche pas !!!! j’avais 32 ans.

L’horreur.

Moi qui avait rêvé d’être mere toute ma vie, me voila face a l’impensable surtout quand les médecins ont commencé à me parler de FIV!!!
finalement, au moment où je n’y croyais plus, je tombe enceinte ! la joie extreme mais la peur au ventre tous les jours que ce bebe ne survive pas.
et puis tout se déroule bien.

La grossesse a été un moment magique, tous mes symptômes de depressions et d’angoisse sont partis. C’est assez classique apparemment a cause des hormones de grossesses. On est shootés aux hormones et on se sent HYPER bien.
Malheureusement mon Père décède deux mois avant la naissance.

Mon père adoré,
Mon Roc (malgré son problème d’alcoolisme),
Il n’était pas si mal quand j’étais plus jeune.
Et ma Mere est partie en Afrique avec un jeune de 25 ans, je n’ai plus de nouvelles.

Du coup, pas surprenant, apres la naissance de mon fils j’ai fais une grosse depression et la psychiatre m’a mis sous antidépresseur. J’ai perdu 3 personnes de ma famille en 1 an et 1/2 pour maladie. Et je suis tombée enceinte une seconde fois alors que jetais sous medicaments.
Pas de soucis, on a arrêté les anti Dépresseurs et la psychiatre m’a bien surveillée. Apres qques semaines ou j’ai pataugé, j’ai retrouvé l’état de Shoot avec les hormones de grossesse.
Et a la naissance de mon second enfant, tout allait bien jusqu’a ce que je sombre cette fois ci dans une depression très violente qui m’a fait peur. J’ai senti que je n’allais pas supporter ça et pour la premiere fois de ma vie j’ai compris pourquoi certaines personnes se suicidaient.
C’est une sentiment tellement insupportable, rien a voir avec le coup de blues d’après les vacances par exemple, un sentiment de malêtre extrême qui fait qu’on tourne en rond comme une souris en se demandant comment faire pour arrêter ces sensations horribles.
et la j’ai appelé mon psy qui m’a mis direct sous AD, a nouveau.
Il m’a appelle tous les jours pour être sur que tout allait bien. Mon mari m’ai bcp aidée.
Maintenant mes enfants ont 1 ans et 3 ans et petit a petit je diminue les AD et ca va bien. ces medicaments m’ont littéralement sauvé la vie deux fois.

Tout ca pour dire que ce qui compte c’est :
De trouver le bon psy
De trouver le bon anti dépresseur et traitement
De preparer la fin de grossesse et savoir qui contacter en cas de debut de depression
De SE preparer aux éventualités (pas pouvoir allaiter a cause des medicaments par ex)

C’est possible !
Mais je vous cache pas qu’il n’y aura pas de 3eme, les depressions post partum c’est fini! si j’arrive a m’en sortir ce serait bien !

Belllulle 🙂

le 01/07/2016 à 21h51 | Répondre

Nono

Bonsoir,
J’ai lu les discussions précédentes et j’aurais aimer avoir un avis ou des conseils sur ma situation. Je suis actuellement en dépression et des médicaments m’accompagne pour cela mais pas de psychologue car je n’ai pas les moyens financièrement. Ce n’est pas la première fois que cela m’arrive. J’ai un manque de confiance énorme en moi et je n’arrive pas à trouver ma voie professionnelle. J’ai 23 ans et je suis en couple depuis 6 ans, tout ce passe bien et nous avons envie de concevoir un bébé depuis un certain moment… cependant je ne sais pas si c’est raisonnable de commencer les essais alors que je suis encore en depression et que je n’ai pas de CDI…
Qu’en pensez vous, pouvez m’aider…
Merci beaucoup par avance pour vos réponses!

le 10/01/2017 à 01h20 | Répondre

michele

Bonjour,
C’est une maman qui vous parle de sa fille de 29 ans dépressif, sous médicaments avec des hauts et des bas…..Elle a vu sa soeur devenir maman à deux reprises, a son tour voyant son âge elle a voulu devenir maman. pendant toute sa grossesse elle n’a pas prit de médicaments elle avait déjà arrêter un peu avant, je dirais une grossesse bien passer sauf obliger de faire sortir bébé 15 jours avant car trop remuant il a percé la poche……accouchement très dur avec les douleurs elle a eu des hallucinations mais très entourer par le personnelle qui était au courant.
Aujourd’hui mon petit fils à 6 semaines et je m’inquiète, il hurle avec elle, mais pas avec les autres, elle ne peut pas dormir et j’ai un peu peur, c’est un bébé qui a une allergie au lait et vomit souvent il a du muguet depuis plus d’un mois il a fait une allergie à l’antibiotique et je pense que tous sa le fait un peu souffrir, mais dans tous sa ma fille va péter un câble je suis un loin de chez elle, je l’ai beaucoup au téléphone, mais je suis pas rassurer, que peut faire un dépressif en manque de sommeil qu’elles sont les réactions?? je ne voudrais qu’il arrive quelques chose à mon petit fils.? attention je vous donne mon vécu, cela ne veut pas dire que tous le monde est pareil.

le 28/07/2017 à 21h31 | Répondre

Sarabi

Bonjour je souffre de dépression depuis maintenant 8 ans et je vais fêter bientôt mes 23 ans… je travaille depuis un certain temps sur moi, pour etre mieux dans ma tête ainsi que mon corps. Je suis hyper émotive, la moindre petite chose négative m atteins comme si j été une éponge… je suis en couple depuis 6 ans et 5 mois, on voudrait tout deux avoir un enfant, on patiente depuis déjà bien longtemps car mon état est influencer surtout sur les humeurs et émotions, mes humeurs sautent tout le temps un jour je suis calme le lendemain est une catastrophe j angoisse de l avenir j ai des idées noires parfois, mais en ce moment ce n est plus le cas je fais des efforts et cela fait un moment que je suis sereine… avec ma lourde pathologie je suis sous médication depuis mes 15 ans… je veux faire mes preuves afin de montrer que je peux aller mieux, qu en travaillant sur moi et aidant mes proches car oui c est tout mon entourage qui va mal vu ma situation… je combats et continue encore et encore pour devenir stable après on fera sevrer mes médocs tout petit doucement seulement si j ai été bien sans crises pendant une bonne longue durée nous désirons tellement fonder une famille mais je ne veux pas prendre risque pour le bébé j ai. J’ai vraiment peur que mon bébé choppe ceci car ça peut être héréditaire … je souffre beaucoup à l idée de ne pas d avoir d enfants je patiente mon chéri aussi je crois en moi je crois en nous ici cela fait une semaine sans angoisses sans paniques, sans tracas, j y travaille fort je ne veux surtout pas rechuter… si je deviens stable et qu on arriver à sevrer les médocs j aurais rempli ma mission, et serais prête c est beau et bien de parler et de dire tout ça surtout que cela ne fait qu une semaine que je me bats pour rester sereine je sais le plus dur reste à venir mes paroles seront elles réalisée réellement dans mon attitude? J y crois j en ai marre de cette maladie qui me bouffe et de pleurer pour un rien… merci d avoir lu mon témoignage je sais que si j ai un enfant je devrais avoir des suivis avec lui pour son bien comme pour moi…

le 14/03/2018 à 11h49 | Répondre

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