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Comment une crise d’éclampsie a bouleversé ma grossesse


Publié le 9 septembre 2015 par Madame Breizh

Il y a un an, j’ai donné naissance à mon petit garçon. Ça aurait pu être une histoire pleine de bonheur et presque ordinaire, comme pour des milliers de parents, mais mon histoire est un peu différente.

Avec ce texte, j’espère te faire passer un message à toi, future maman : écoute-toi (oui oui). Ne fais pas comme moi, qui voulais me montrer forte et ai été inconsciente (ou têtue comme une bretonne, dirait mon chéri).

Mais rassure-toi, mon histoire se termine bien. Et aujourd’hui, tout le monde se porte à merveille.

Naissance et éclampsie

Crédits photo : Photo personnelle

À 6 mois de grossesse, je me sentais en super forme. Tout allait bien pour moi et bébé. J’étais suivie par des sages-femmes dans l’hôpital à côté de chez nous, et j’étais en arrêt maladie par précaution, à cause de mon travail un brin particulier. C’était le début de l’été, et je comptais bien me reposer, mais aussi en profiter un peu.

Avec mon mari, nous savions que j’attendais un petit bonhomme, même si nous n’avions pas encore réfléchi à un prénom. Nous étions sur notre nuage de futurs parents. Mais tout s’est assombri très soudainement.

Un lundi, après avoir passé un beau weekend entre le parc du Puy du Fou et l’anniversaire d’une amie, je me suis sentie un peu fatiguée. Rien de méchant à mes yeux, vu les deux jours de folie que nous venions de passer. Sans compter mon ventre imposant qui poussait (et mon sentiment de devenir une jolie baleine future maman).

Bébé gigotant et jouant avec ma vessie, je suis allée me coucher tôt ce jour-là.

Le lendemain, ma journée s’est bien passée, rien à signaler. Mais j’ai eu un gros mal de tête le soir (ce qui m’arrive rarement). Toujours rien de grave pour moi : un paracétamol, et hop, disparu !

Le mercredi a été un peu différent. Je me suis levée avec un mal de dos intense. Bon, comme chacun des jours d’une femme enceinte est une nouvelle aventure, je me suis dit : “C’est comme d’habitude !” (J’avais déjà des problèmes de dos depuis le début de ma grossesse, et notre matelas n’était pas top.) Mais cette fois-ci, la douleur formait un cercle entre mon dos et ma poitrine.

Par précaution, j’ai appelé mon ostéopathe, qui m’a proposé de passer dans l’après-midi. J’y suis allée, nous avons papoté, il m’a remise d’aplomb, et je suis sortie du cabinet soulagée et légère.

Le soir, j’ai trouvé bébé un peu plus calme. Puis de nouveau, la migraine est apparue. Hop, encore un paracétamol et elle est passée ! Enfin…

… jusqu’au milieu de la nuit, où j’avais de nouveau mal à la tête, au dos et à la poitrine. Mon mari s’est inquiété (le pauvre, ce n’était que le début). Je l’ai rassuré en lui disant qu’au matin, j’appellerais mon médecin traitant, et que j’aviserais avec lui de ce qu’il faudrait que je fasse.

Le matin est arrivé, mais mon coup de téléphone, lui, n’a jamais pu être passé.

À peine levée, j’ai fait quelques pas dans le couloir. Et là, je me suis sentie toute chose : des papillons sont apparus devant mes yeux, et mes jambes se sont mises à flageoler.

Je me suis rallongée en catastrophe sur le lit, et j’ai appelé mon homme, qui était dans la cuisine, prêt à partir au travail.

Le temps qu’il arrive dans la chambre, j’ai senti comme des fourmis monter dans mes jambes, de façon très intense. Ensuite, mes jambes ont commencé à trembler toutes seules, puis mes bras. Je ne contrôlais plus mon corps, je convulsais.

J’ai juste eu le temps de dire à mon mari : “Je pars”, avant d’entendre ma mâchoire claquer… Trou noir.

Pompiers et SAMU sont intervenus à la maison. On m’a sortie par la fenêtre de la chambre et j’ai été emmenée en urgence au CHU de niveau 3 le plus proche (et non pas à l’hôpital à côté). Il y avait un risque vital pour le bébé et moi, nos vies étaient en danger.

Camion pompiers

Crédits photo (creative commons) : Frédéric Bisson

Après un jour et demi dans le brouillard, différents examens, plusieurs tentatives des médecins pour me stabiliser, je plongeais en zone rouge, entraînant bébé avec moi. Une césarienne a donc été decidée en urgence.

Mon fils est né à 28 SA et pesait 1kg tout rond. Par chance, les médecins ont réussi à le réanimer et il a survécu.

Mon mari a pu le voir quelques temps après sa naissance, dans sa couveuse. Pour ma part, j’ai pu le découvrir le soir même, et l’avoir en peau à peau contre moi pendant quelques minutes (bonheur et soulagement).

Il nous a fallu deux jours pour lui trouver un prénom, qui a finalement été une évidence (et qui lui va comme un gant).

Que s’est-il passé ?

Les médecins nous ont dit que j’avais fait une « crise d’éclampsie avec HELLP syndrome ». Tout ça a été précédé d’une pré-éclampsie, que je n’ai pas détectée, malgré les quelques symptômes que j’ai ressentis (migraines, mal de dos/poitrine).

J’aurais également pu être diagnostiquée par mon ostéopathe, mais il a zappé de me prendre ma tension (pas de bol). Une tension anormale nous aurait pourtant alertés. J’aurais été prise en charge de suite à l’hôpital pour la pré-éclampsie, et ça m’aurait évité d’atteindre la crise convulsive de l’éclampsie.

Qu’est-ce que c’est, la pré-éclampsie ?

C’est une maladie qui peut toucher n’importe quelle femme enceinte (même s’il existe plusieurs facteurs de risque).

Elle survient généralement à partir du sixième mois de grossesse, mais peut aussi se manifester jusqu’à quelques jours après l’accouchement. Son origine n’est pas trop connue, ni définie (défaut d’implantation du placenta, antigènes du papa posant problème, hérédité…).

Les symptômes de la pré-éclampsie sont nombreux : hypertension, protéines dans les urines, mal de tête, douleur à la poitrine ou au niveau de l’abdomen, œdèmes, diminution de la quantité des urines, troubles visuels, vertiges… Bref, tout plein de signes auxquels il faut être attentive.

Cette maladie peut avoir des conséquences graves pour la maman, allant jusqu’à son décès si elle n’est pas prise en charge (et c’est la même chose pour bébé). Le seul et unique traitement de l’éclampsie est l’accouchement (et ce, quel que soit le stade de la grossesse) et l’enlèvement du placenta.

Côté papa

Après m’avoir vue perdre connaissance et convulser, il a bien géré (merci la formation aux premiers secours, je la conseille à chaque papa) et a contacté les secours. Il a accueilli les pompiers à la maison et a certainement dépassé les limitations de vitesse pour me rejoindre à l’hôpital.

Il a passé deux jours seul* dans un mélange d’inquiétude et de peur pour bébé et moi. Heureusement, il a été vite apaisé quand il a vu que j’allais un peu mieux après l’accouchement, et que bébé était vivant.

(*Sa famille vit à 800 km de chez nous, et ma famille était partie en vacances à 600 km d’ici. Dans l’urgence, ils ont tous rappliqué dans les 48 heures, pour nous soutenir et découvrir notre petit bonhomme…)

Côté maman

Comme toute maman ayant subi une césarienne, il a fallu que je m’en remette (doucement mais sûrement, comme dit l’adage), surtout sans mon bébé près de moi.

Il a aussi fallu que je me remette de la crise convulsive, des doses de médicaments, de l’inquiétude ressentie, du choc de la naissance, de la prématurité de bébé… Un grand merci à la psychologue et aux médecins, qui nous ont rendu visite dans ma chambre d’hôpital pour nous faire parler/pleurer/comprendre que nous ne devions pas nous en vouloir, et nous calmer/rassurer/expliquer…

En plus de tout ça, j’ai été sous médicaments pour faire redescendre ma tension, et mon hospitalisation a duré une dizaine de jours (j’aurais pu rester plus longtemps, mais je saturais dans ma chambre d’hôpital).

Après ma sortie, j’ai été suivie pendant plusieurs mois : prises de sang pour contrôler la baisse/stabilisation de ma tension, tests urinaires pour surveiller le taux de protéinurie, et examen chez un néphrologue.

Pour une prochaine grossesse, il me faudra un suivi dans le service des grossesses à risque, une prise d’aspirine quotidienne dès le début de la grossesse, et des rendez-vous hebdomadaires avec un tensiomètre (glamour !).

Côté bébé

À sa naissance, mon fils a été mis en couveuse, et suivi/soigné/opéré/chouchouté dans le service de réa-néonatalogie du CHU (merci et bravo aux équipes). Après deux mois et demi d’hospitalisation, il en est sorti en bonne santé.

Aujourd’hui, il n’a pas de séquelle visible, et se développe normalement, à son rythme. Mon mari et moi sommes rassurés et heureux de ce dénouement.

Pour conclure

Profite de ta grossesse au maximum, mais sois à l’écoute de ton corps, et n’hésite pas à harceler questionner ton médecin, ta sage-femme, ou toute autre personne au moindre signe qui pourrait t’inquiéter !

Et, oui, oui, oui, dès que mon premier bébé sera un peu plus grand, je rêve d’en faire un second !

Et toi, tu as souffert de pré-éclampsie ? La naissance de ton enfant a aussi été précipitée ? Tu as vécu les moments d’angoisse de la prématurité ? Viens en parler…

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Commentaires

21   Commentaires Laisser un commentaire ?

Étoile (voir son site)

Madame Breizh, je ne peux que réagir à ton article ! Ma maman a fait une crise d’éclampsie pour mon frère qui est né plus ou moins au même terme que ton fils. Pour ma naissance, il y a avait un traitement de donner à ma maman donc pas de soucis (je suis née à 34 SA par précaution). Quoiqu’il en soit, je te rassure, aujourd’hui c’est un jeune homme sacrément brillant et plein de vie 🙂 Quant à ma maman, elle a eu ensuite un traitement hypertensif suite à cela (lié à une pathologie hors grossesse) et s’est très bien remise de cette crise. J’ai souvenir des longs mois à l’hôpital pour mon frère et de plusieurs semaines pour ma mère. J’étais toute petite, mais cela marque ! Ma maman a eu à l’époque une césarienne en urgence et en anesthésie générale (début années 90). Dans ma grossesse actuelle, je suis moi même suivie pour ce risque, car ma tension me joue parfois des tours. Je suis à deux semaines du terme et tout va bien, mais j’ai pour consigne de prendre maintenant ma tension tous les jours (et je suis suivie à domicile aussi de manière hebdomadaire depuis le cinquième mois), car comme tu le dis, cela peut arriver n’importe quand dans une grossesse (rarement quand même avant 5-6 mois). Il faudra que tu sois très vigilante pour une éventuelle future grossesse, mais aujourd’hui les médecins gèrent super bien cette pathologie 🙂 Pour ma part, j’arrive à gérer ma tension sans traitement en me reposant beaucoup. Tu parles d’une part génétique dans ton article. A priori, en effet, les gènes peuvent jouer et faire qu’une grossesse a plus de risque de finir en crise d’éclampsie qu’une autre. Personne ne s’attendait à ce que j’aille aussi loin dans ma grossesse, du coup, j’ai du mal à comprendre qu’elle est la différence entre moi et ma mère, car nous avons vraiment « la même génétique », donc j’imagine qu’il y a un facteur papa ? En tout cas, je suis ravie pour toi que tout se soit bien terminé 🙂 C’est un article d’une certaine manière plein d’optimisme et ça fait du bien. Merci !

le 09/09/2015 à 08h58 | Répondre

feliemonsters (voir son site)

ah cette fichue pré-éclampsie, je l’ai connu pour ma toute première grossesse (j’en parle ici http://felieetsesmonstresgentils.com/bebe-5-19-sa-peur-de-la-pre-eclampsie/) mais « par chance » avec mes œdèmes plus que visibles et ma tension très haute, elle a été détectée très tôt et j’ai été suivie dans le plus gros hôpital de la région.
Les conséquences peuvent être très graves mais je pense que les femmes enceintes ne sont pas assez informée sur le sujet, malheureusement.
Je suis enceinte de ma 5 ème monstre gentille et les risques de pré-éclampsie sont toujours pris en compte au cas où.
Merçi donc pour ton article, il faut informer plus les futures mamans 😉

le 09/09/2015 à 09h16 | Répondre

virginie

Tout simplement merci, merci de nous informées et de nous rassurer. Je n’ose imaginer ce qu’a vécu le papa.

le 09/09/2015 à 09h24 | Répondre

virginie

Informer pardon 🙂

le 09/09/2015 à 09h25 | Répondre

Madame Vélo

Wahou ton récit fait froid dans le dos ! Ton mari a dû vivre un enfer pendant ces deux jours ! Heureuse que tout se finisse bien pour vous tous. Mais je comprends qu’avec un tel accouchement vous ayez eu besoin de parler avec un professionnel, parce que ça doit remuer un peu. Merci pour ce récit, feliemonsters a raison nous ne sommes pas assez informées sur le sujet : on sait pourquoi on nous prend notre tension, mais on ne nous explique pas les signes à reconnaître au cas où.
Est-ce qu’à un moment donné tu as eu conscience que tu pouvais y passer et ton bébé avec toi ?

le 09/09/2015 à 09h40 | Répondre

Madame D

Wahou ! C’est fou comme les choses ont été si vite ! Tu allais très bien et puis c’est tombé comme ça !
Et oui, nous ne sommes pas assez informés. Je ne connaissais pas ces symptômes. Je croyais que c’était les mains et pieds qui grattent dont il fallait se méfier …
Je ne me serais pas inquiéter pour un mal de tête qui passe avec du paracétamol …

le 09/09/2015 à 09h51 | Répondre

Madame D

Et la photo de la main de ton fils est trop choute !!!!

le 09/09/2015 à 09h52 | Répondre

emma

récit très intéressant sauf que mal de tête plus mal de dos ne sont pas que des signes de prééclampsies. C’est quand même des symptômes courants au cour de grossesses parfaitement classiques. Des milliers de femmes vont subir les premiers sans jamais connaitre les seconds Je ne vois pas bien comment tu aurai pu deviner toute seule et j aurai probablement eu la même démarche que toi. Sauf que le médecin qui ne pense pas à prendre la tension d’une femme enceinte ben pour le coup oui c est pas génial.
En tout cas contente que l histoire se termine bien ça a du être assez violent à vivre!

le 09/09/2015 à 10h49 | Répondre

Viviane

C’est surtout qu’un ostéopathe n’est généralement pas médecin, pas habilité à poser un diagnostic… Et contrairement à un médecin pas poursuivi pour une erreur qui aurait pu être fatale à la maman et au bébé.

le 08/05/2016 à 19h22 | Répondre

sage-femme

L’ostéo ne doit pas vérifier la tension de ses patients s’il est seulement ostéopathe sinon il peut être accusé de pratique illégale de la médecine. En cas de symptomes inhabituels, il vaut mieux effectivement s’adresser au professionnel qui suit la grossesse (sage-femme, medecin traitant, gynéco) ou appeler directement les urgences obstétricales de la maternité où on accouche.

le 08/10/2016 à 18h31 | Répondre

Allychachoo - Famille en chantier (voir son site)

J’ai découvert la pré-éclampsie (avec HELLP syndrome aussi) 15 jours avant ma date d’accouchement. Dans mon cas, la cause est en partie génétique, on m’a découvert par la suite une mutation du facteur V de Leiden, ce qui impliquera une surveillance particulière pour la suite. Comme tu dis, il ne faut pas hésiter à s’écouter, ce sont des petits signaux discrets qui doivent nous alerter, et ce n’est pas facile de faire la part des choses !

le 09/09/2015 à 11h51 | Répondre

Floconnette

Bonjour Mme Breizh,
J’ai fait une pré éclampsie au début de mon 9ème mois de grossesse (je l’ai raconté ici).
J’ai eu l’inverse de toi: aucun symptôme mais des analyses mauvaises allant dans le sens du syndrome HELLP (foie et reins mauvais, ainsi que les plaquettes en chute libre, la protéinurie… et la tension qui montait). Donc moi j’ai été hospitalisée et je devais être déclenchée à 39SA et au final j’ai accouché naturellement 2j avant.
Mais j’angoisse de faire une crise violente au 2ème enfant, de ne pas savoir reconnaître les symptômes, et d’avoir une vraie crise (car là, à part le diagnostic, je n’avais aucun souci. j’aurais accouché à la même date sans être dépistée et on ne l’aurait jamais su… mais j’accouchais 15j plus tard ça aurait pu être grave).
bref, ce genre de récit me fait peur et me fait toujours plus d’angoisses à envisager le 2ème… mais il faut savoir que cela existe et être à l’écoute des symptômes au maximum en effet mais surtout bien faire son suivi en espérant qu’un médecin détecte les anomalies…

le 09/09/2015 à 12h06 | Répondre

reinou

Ah la pré eclampsie! J’ai accouché en janvier à 38 SA à cause de la tension qui montait en flèche et de la protéinurie. Je suis heureuse de ne pas avoir fait de crise d’eclampsie et que mes jumeaux soient né avec un petit d’avance seulement. La pré eclampsie peut poser des problèmes lors de l’accouchement. J’avais un oedème au niveau du bas du ventre. Du coup mon col ne s’est pas dilaté à la suite du déclenchement et à cause de la tension j’ai fait une grosse hémorragie lors de la césarienne.
Les futures mamans doivent se méfier et consulter à l’apparition d’oedème et si sans raison apparente elles urinent moins que d’habitude sauf avoir changé leur consommation de liquide.

le 09/09/2015 à 13h16 | Répondre

Sarah

Je suis le bébé d’une crise d’eclampsie. Et je vais bien mais les premiers jours ont été compliqué. Pas pour moi mais pour ma maman qui a passé environ 10 jours dans le coma. Mais elle a eu deux autres enfants sans soucis après. Si la relation avec elle était compliquée jusqu’à la fin de l’adolescence. Aujourd’hui je me rends compte de tt ce qu’elle a traversé. Elle est très stressée par ma grossesse et me surveillé beaucoup. Pourtant il n’y a aucun facteur héréditaire d’après les médecins. Beaucoup de bonheur à vous trois et plus dans l’avenir 🙂

le 09/09/2015 à 14h14 | Répondre

Claire (voir son site)

Ton article est vraiment très intéressant. Je te remercie de nous faire partager ton expérience. On espère toujours ne pas être concerné mais ça n’arrive pas qu’aux autres.

le 09/09/2015 à 14h33 | Répondre

Banane

Nous avons vécu la grande prématurité (à 29sa notre fils pesait 840g) mais du point de vue maman il est arrivé un peu l’inverse de ton cas : pas de symptômes de pré-éclampsie avant, mais après la naissance une tension qui ne baissait pas. Comme si je l’avais faite en décalé ou qu’ils m’avait évité le pire un peu « par hasard » (la césarienne a été faite pour cause de détresse du bébé in utéro).
Pour la 2ème et le 3ème aucun souci à signaler, ils sont nés à terme sans souci.

le 10/09/2015 à 09h41 | Répondre

Madame Breizh

Bonjour à toutes,
Merci de vos commentaires. Et oui, l’éclampsie est une maladie « vicieuse ». Il y a des symptômes mais il faut savoir les décoder, pas si simple.
@ Etoile : oui, d’après certains médecins que j’ai consulté, il y a un facteur « papa » (une histoire d’antigène).
@ feliemonsters : je suis d’accord avec toi, les femmes enceintes sont mal informées au sujet de cette maladie.
@ virginie : le papa va mieux aujourd’hui, même s’il a eut la trouille de sa vie. Il m’a vu partir et le médecin du SAMU a eut la « délicatesse » de lui dire que bébé et moi allions mourir, bref… Il a bien géré pendant la crise convulsive, il m’a mise en PLS et a protégé mon ventre. Je lui dois ma vie et celle de bébé et je l’en remercie.
@ Madame Vélo : non, je ne me suis pas rendue compte des risques (ou je ne m’en souviens pas). Ces quelques jours sont un brouillard, malgré des flash-back qui reviennent de temps en temps.
@ Madame D : merci, bébé a bien grandit depuis 🙂
@ emma : pas de chance avec mon ostéo. Il a été mis au courant peu de temps après sur ce qui m’était arrivé. Sympa, il m’a téléphoné personnellement pour prendre des nouvelles et s’excuser d’avoir zappé ma prise de tension.
@ Allychachoo : d’accord aussi, il ne faut pas hésiter à s’écouter quitte à être un peu insistante parfois.
@ Floconnette : sache que pour une deuxième grossesse, on est bien suivie, dans les services de grossesse à risque. Pour ma part, je pense que j’aurai un tensiomètre sous la main quotidiennement et au moindre doute, direction le médecin pour faire un bilan. Et comme pour Banane et la maman de Sarah, il se peut que l’on ne refasse jamais de pré-éclampsie et que la future grossesse se passe bien.

le 10/09/2015 à 17h25 | Répondre

Allychachoo - Famille en chantier (voir son site)

Pour préciser, on m’a aussi dit que la pré-éclampsie avait plus de chances de se produire à une première grossesse que pour les suivantes, surtout quand elle n’a pas de « causes » (type génétique).

le 11/09/2015 à 11h01 | Répondre

Marjorie

Contente que tout se soit bien terminé pour toi,heureusement que ton mari n’était pas encore parti au travail!!!!
Pour celles qui s’inquètent, j’ai des grossesses suivies pour pré eclampsie également,hypertension au 5eme mois pour ma 1ere ( et dès le 2eme mois pour mon 2eme),et à chaque fois accouchement déclenché car la protéinurie devenait trop mauvaise….Je sais à quoi m’attendre pour le 3éme!!!

le 05/10/2015 à 15h26 | Répondre

Lau

Ouiii écoutez vous… j’avais juste qlq palpitations et très légers maux de tête en plus des brûlures d’estomac habituels. Heureusement que j’avais rdv chez la gynéco…le jour même hospi et 4 jours après césa en urgence pour help syndrome à 33 semaines. Je suis très heureuse, mon bébé va bien ( malgré reins à surveiller) Je ne regrette pas l’accouchement par voie basse mais j’ai un sentiment de grossesse inachevée… déjà oublié ce que c’était de le sentir bouger dans mon ventre…

le 10/06/2016 à 10h56 | Répondre

Agnès

Ton article m’a fait du bien car je suis rentrée hier avec mon bébé après une crise d’éclampsie. J’ai eu beaucoup de chance : ma pré-éclampsie a été détectée au cours de l’examen pré-natal du neuvième mois à la maternité ( je n’avais aucun signe avant cette date à part un oedème mais si fréquent chez la femme enceinte ) . La sage femme a pris la décision de hospitaliser pour des examens ( tension et protéinurie) plus poussés et les gynécologues ont pris la décision de faire naître mon bébé ( je n’étais pas prête mais je fais confiance aux dr)par césarienne car bébé en siège. Je suis entrée au bloc nerveuse mais confiante,l’extraction a été compliquée ( toujours à cause de bébé en siège ) , ils ne me l’ont pas présenté car bleu et là j’ai fait la crise convulsive. J’étais au meilleur endroit : un anesthésiste au dessus de ma tête ! j’ai été intubée, et sous anesthésie générale. Après 24 h en réa ( mon fils en neonat) nous sommes repartis en mater et sortis hier au bout de 6 jours.

le 16/11/2017 à 07h58 | Répondre

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