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Comment passer de « célibataire » à « 6 à la maison » ? – Partie 2


Publié le 27 février 2019 par Eola

Si tu te souviens, dans la première partie, je t’ai raconté mon arrivée dans la vie de Mister Ronchon mais aussi dans celle de ses deux enfants. Et surtout, la façon dont nous avons dû nous adapter les uns aux autres et faire en sorte que chacun s’y retrouve.

L’arrivée de Grand Loup en 2010 a de nouveau demandé quelques ajustements. Comme dans tous les couples, l’arrivée d’un premier enfant a demandé à chacun de trouver sa place. D’autant plus qu’il ne s’agissait pas seulement de place dans le couple mais aussi et avant tout de changements dans la fratrie.

Les points sur lesquels nous avons été particulièrement vigilants concernaient les enfants. Nous avons donc fait en sorte de ne rien changer à leurs habitudes dans la maison. L’organisation des chambres s’est faite en fonction des leurs. Et nous avons d’ailleurs suivi la même logique au moment de l’arrivée de P’tit chat, 6 ans plus tard. Il était hors de question que l’arrivée d’un petit frère « chasse » l’un des enfants de sa chambre. Et cela me tenait encore plus à cœur pour les 2 grands, car l’une de mes craintes était d’être injuste avec eux, d’une manière ou d’une autre.

Crédit photo : Marianna (Pexels)

La naissance de Grand Loup étant prévu pour les vacances d’été, il nous semblait également important qu’ils soient présents au moment de sa naissance. Je craignais qu’ils se sentent mis de côté si leur petit frère (ou petite sœur d’ailleurs, car nous ne savions pas le sexe du bébé – et, d’ailleurs, ils avaient « commandé » une petite sœur… Raté !). Cela tombait bien, la naissance était prévue le mois où, habituellement, nous avons la famille au complet avec nous. Il est vrai qu’il aurait été beaucoup plus simple que Louloute et Pierrot lunaire soient chez leur maman, d’un point de vue logistique. Mais vivre l’arrivée de ce nouveau membre de la famille en étant « au cœur de l’action » nous semblait la meilleure façon de leur faire comprendre qu’ils avaient une place à part entière au sein de notre foyer, malgré qu’ils y soient une semaine sur deux.

[Petite parenthèse en mode confidence]

On est honnête, on se dit tout ?

Avec le recul, j’ai parfois regretté d’avoir fait ce choix. Car, si c’était important, voire capital, de penser au bien-être des enfants, j’ai malgré tout mal vécu le fait de ne pas vivre la naissance de mon premier enfant comme la majorité des femmes. Logiquement, Mister Ronchon est reparti après la naissance afin de s’occuper des enfants (car, qui dit vacances, dit que les enfants ne sont pas à l’école) et il n’est revenu que le lendemain, avec les 2 loulous. Donc, le côté « bulle » m’a vraiment manqué, d’autant plus que l’équipe de la maternité a souvent manqué de délicatesse, avec des phrases du genre : « En général, les mamans sont plus à l’aise avec les nouveaux nés que les papas, mais là c’est l’inverse… »  Et le fait que le papa le soit déjà à 2 reprises ne semblait y être pour rien !

Et même si ce n’est pas la seule raison qui m’a vraiment fait hésiter à avoir un 2e enfant (et peut-être bien que je tenterai d’écrire une chronique là-dessus), ce souvenir d’après accouchement m’a parfois pesé !

[Fin de la parenthèse]

Les débuts ont été sportifs, d’abord parce que Grand Loup, comme beaucoup de nouveau-nés, a eu besoin de plusieurs mois pour trouver son rythme. Et l’ensemble de la famille également. J’avais de grandes idées sur ce que je souhaitais, j’ai bien évidement revu mes exigences à la baisse. Par exemple, j’étais totalement contre la tétine… MAIS Grand Loup avait un grand besoin de téter et je ne pouvais malheureusement pas l’allaiter. J’ai tenu un peu, mais, au bout de plusieurs mois de pleurs (et d’insistance de Mister Ronchon), j’ai craqué. Et Grand Loup s’est apaisé ! (Inutile de dire que j’ai tenu moins longtemps avec les pleurs de P’tit chat !).

Cependant, ce qui fait partie des belles réussites est avant tout que Louloute et Pierrot lunaire ont, dès le début, appelé et considéré Grand Loup comme leur petit frère, tout entier, pas un demi. C’est davantage l’entourage éloigné qui a parfois tenu bon de rappeler qu’ils n’étaient « que » demi-frères et sœurs. Mais cela n’a pas remis en cause le lien qui existe entre eux.

En grandissant, les liens se sont vraiment tissés (bon, nous ne sommes pas dans une pub, les disputes font aussi partie du quotidien !). Grand Loup a grandi (et continue à le faire) dans cette famille recomposée, et a appris à composer (bon, d’accord, le jeu de mots était facile, je n’ai pas pu résister !). Cependant, il a fallu lui expliquer rapidement quelques points que l’on aborde rarement si tôt avec les enfants. Il a commencé à parler très tôt, et donc à poser des questions compréhensibles très tôt également. Du coup, après avoir dit « ma maman » en parlant de la maman des 2 grands et, dans le même temps, m’avoir appelé par mon prénom, comme les 2 grands, nous avons essayé de mettre des mots sur notre situation familiale.

Six ans plus tard, l’arrivée de P’tit Chat a fait de nous tous une vraie famille nombreuse. Grand Loup réclamait depuis longtemps un petit frère ou une petite sœur (d’où sa phrase, à l’annonce de ma grossesse : « Vous êtes trop gentil, vous avez fait ça pour me faire plaisir » « Euh non, mon Grand Loup, nous sommes ravis que cela te fasse plaisir et on se doutait que ce serait le cas, mais ce n’est juste pas un cadeau pour toi !!! »).

Il a à nouveau fallu prendre nos marques, Grand Loup ayant vite compris aussi les inconvénients d’avoir un nourrisson à la maison.

Mais nous commencions à être rodés en calages et prises de marques, ce qui fait que nous avons trouvé notre rythme assez rapidement.

Crédit photo : Yulianto Poitier (Pexels)

Depuis bientôt 3 ans, nous avons donc continué notre petit chemin de grande famille. Nous ne nous ennuyons pas, il y a régulièrement des moments d’énervements et de tensions de vie, de bonheur et de rebondissements. Louloute et Pierrot lunaire sont devenus des ados (avec tout ce qui va avec, les bons et moins bons côtés), Grand Loup est toujours aussi dynamique et cherche parfois sa place entre les grands et le petit, et P’tit Chat n’oublie pas de rappeler qu’il est là et bien là !

Mais les moments où nous sommes tous ensemble, (à l’heure du repas autour de la table, bien sûr !) offrent des instants précieux de complicité. Cette grande famille, que je n’aurais jamais imaginée il y a quinze ans, avec toutes ses imperfections, est malgré tout une jolie réussite. Alors oui, je suis parfois fatiguée de toutes ces choses à gérer, de devoir composer en fonction des aléas de la garde alternée et d’événements sur lesquels je n’ai pas vraiment mon mot à dire, mais j’essaye au maximum de saisir au vol toutes ces petites bulles de jeux, de rire, de chansons (très) fortes et de bruit, et tant pis si notre famille recomposée n’est pas parfaite. Car existe-t-il une famille parfaite, et en ai-je envie ? Non, je ne crois pas !

Et toi, comment as-tu géré l’arrivée  d’un petit frère ou petite sœur dans ton foyer ? Est-ce que tu as une grande famille, recomposée ou non ? Raconte…


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Commentaires

8   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Tes articles sont tellement intéressants ! J’adore te lire !

le 27/02/2019 à 09h15 | Répondre

Eola

Merci beaucoup 🙂

le 27/02/2019 à 19h00 | Répondre

Elodie

famille recomposée ici aussi avec 2 grandes filles ado pour monsieur et un petit gars de 18 mois en commun. Nous sommes expatriés et il n’y a que 2 maternités là où je vis. Une à 2h 15 de route l’autre à 4h de route. Les 2 grandes soeurs vivent près de la mater qui est à 4h de route et c’est donc la bas que j’ai accouché (avec toute la logistique que ça comporte d’accoucher à 4h de chez soi) pour que les filles puissent partager ça avec nous. Dans tous les cas mon mari ne serait pas resté la nuit il avait pris l’option repos nuit complète😁 donc ça ne m’a pas pesé. Les filles adorent le petit frère depuis le début etc s’en occupe beaucoup et lui les a bien identifiées également. effectivement les moments cocooning juste à 3 du début peuvent manquer mais pour moi ça faisait partie du package.

le 28/02/2019 à 02h31 | Répondre

Eola

Accoucher à 4 heures de route, cela doit en effet demander une organisation et une logistique bien plus importante qu’en cas de distance plus classique.
Nous avons la chance d’être à 5 mn de la maternité, cela a simplifié les trajets.
Je pense en effet que chaque couple trouve son équilibre comme il le peut et comme il le souhaite. Nous tenions également à impliquer totalement les 2 grands (qui avaient 4 et 5 ans à l’époque) dans la naissance de leur petit frère, avant tout car je ressentais les choses ainsi.

le 28/02/2019 à 20h52 | Répondre

Mme Espoir

Ici aussi Schtroumpfette considère ses demi frères comme ses frères à part entière. J’ai rarement entendu dans notre entourage utiliser « demi » d’ailleurs, et quand ça arrive, elle fait la rectification !

le 28/02/2019 à 08h07 | Répondre

Eola

Le terme de demi-frère a principalement été prononcé par des gens dont nous ne sommes pas proches, genre l’instit de Grand Loup en maternelle, qui tenait à le reprendre, sur les « vrais » liens (selon elle !) qu’il avait avec ses frères et sœurs. Maintenant, cela n’arrive pour ainsi dire plus du tout, et je fais confiance aux enfants pour réagir si cela arrivait 😉

le 28/02/2019 à 20h58 | Répondre

Lili

Bonjour. J’ai envie de réagir à cet article par rapport à la place de la belle-mère. Bien-sûr, quand on a un compagnon déjà père, cela implique de s’adapter en fonction de l’enfant ou des enfants déjà là mais pour moi ça ne veut pas dire que la belle-mère doit forcément sacrifier ses besoins de jeune maman. Quand j’ai eu ma fille, j’avais besoin que son père soit présent à la maternité avec moi pour l’accouchement ET pour les premiers jours (et nuits). Alors oui, le grand-frère n’a vu sa petite soeur qu’une semaine après. Et il ne l’en aime pas moins. Si le papa n’avait pas été là, vu mon état post-accouchement (j’avais très mal après une césarienne), c’est ma fille qui aurait été « sacrifiée » dans le sens où je ne pouvais pas m’en occuper seule, qu’elle aurait sûrement passé beaucoup de temps en nurserie et que j’aurais sûrement renoncé à l’allaiter. Et j’aurais eu aussi le sentiment d’être sacrifiée aussi parce que ce sont des moment que j’avais besoin de partager avec mon compagnon. Je me suis sentie fragile et désemparée avec ma souffrance physique, mes doutes et ce bébé tout neuf. J’aime le fils de mon compagnon, peut-être encore plus depuis que je suis Maman mais je sais aussi que ce n’est pas mon fils (il a une super Maman). J’aime ce petit garçon et bien sûr ma fille, j’essaie de faire au mieux pour eux mais parfois, j’ai mes propres besoins et je refuse de toujours me sacrifier pour eux. Je suis persuadée que c’est très culturel de considérer que la bonne mère et la bonne épouse doit se sacrifier pour sa famille et je ne veux/peux entrer dans le jeu au point de négliger mon propre équilibre. Cela paraitra peut-être égoïste mais pour moi c’est un peu comme l’histoire du masque dans les avions en cas de dépressurisation. On ne peut aider les autres (enfants compris) à mettre leur masque que quand on a mis le sien. Bonne journée a tous!

le 28/02/2019 à 11h54 | Répondre

Eola

Je pense que l’équilibre de chacun (dans une famille recomposée mais sans doute dans n’importe quelle famille) fait sans doute partie des éléments les plus difficiles à trouver, et cela pour que chacun se sente bien. Mon sentiment était davantage de l’ordre du regret plutôt que du sacrifice.
Tu as raison, c’est important également de savoir faire entendre ses besoins (et les reconnaître soi-même). La naissance de mon 2e garçon s’est passée différemment, grâce à ce que nous avions vécu 6 ans plus tôt, mais aussi car notre couple et notre famille avaient évolués.

le 28/02/2019 à 21h17 | Répondre

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