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Mes trucs et astuces pour gérer la frustration


Publié le 26 mai 2016 par Louna

Bon ben voilà, je crois qu’on y est : on rentre doucement, mais sûrement, dans cette phase délicate où ton bébé d’amour teeeellement chou et adorable commence à laisser poindre sa petite personnalité. Je te le disais récemment, mon bébé n’en est plus un.

Mais entre la vie de bébé et la vraie phase d’opposition (le fameux terrible two évoqué dans les récents articles de Floconnette et de Mlle Mora), j’ai vu apparaître une autre phase, qui correspond aux tout débuts de l’affirmation des envies de notre ChérieChou.

Conseils pour gérer l'opposition

Crédits photo (creative commons) : Leo Hidalgo

Bébé grandit ? Bonjour la frustration !

Tout a commencé juste avant Noël. Alors que notre quotidien était bien rodé depuis plusieurs mois, un tas de situations du quotidien ont soudainement commencé à devenir sources de conflits.

ChérieChou avait alors 16 mois, et commençait à marcher de mieux en mieux. Mais bon, elle avait beau trottiner avec beaucoup d’entrain, elle n’était ni assez rapide ni assez résistante pour parcourir efficacement le trajet jusqu’à la crèche matin et soir.

Difficile pour elle d’accepter d’être coincée dans sa poussette, alors que tant de choses passionnantes étaient désormais à sa portée : courir après tous les chiens du quartier, s’accrocher aux grilles des portails, ramasser des feuilles mortes ou des graviers… des choses bien loin des préoccupations d’une maman pressée de la déposer à la crèche pour filer au travail.

Du coup, au moment de monter dans la poussette, nous avions systématiquement droit à une crise : ChérieChou se débattait, pleurait, et nous faisait clairement comprendre qu’elle ne voulait pas. Matin ET soir !

Un autre exemple : au moment de l’habiller, tous les matins, notre fille se transformait en véritable asticot, gigotant comme une furie sur sa table à langer. Tu as déjà essayé d’enfiler une salopette ou une paire de collants à un asticot de 8kg ? Ou de fermer les fichus boutons du body d’un bébé déchaîné ? Crois-moi, ce n’est pas de tout repos, et à 8h du matin, nous avions déjà l’impression d’avoir couru un marathon, Mister F. et moi…

Mon ressenti face à ces situations

Les conflits, au quotidien, ça use. D’autant plus que je pouvais parfaitement comprendre que ma fille ait envie de profiter de son trajet du matin pour marcher et découvrir son environnement, par exemple.

Je m’en voulais de devoir la brimer tous les jours et la forcer à faire des choses qu’elle ne voulait pas faire. D’autant plus que, ces situations très particulières mises à part, elle n’avait pas de problèmes de comportement, ni en journée à la crèche avec ses petits camarades, ni pour manger, ni pour aller dormir.

Désemparée devant son mal-être, j’ai fini par me tourner vers les professionnelles qui la connaissaient le mieux : les puéricultrices de la crèche ! J’ai pris le temps de venir les voir entre midi et deux, pendant que la grande majorité des enfants de la crèche était à la sieste, et nous avons pu discuter tranquillement de ChérieChou.

Elles m’ont beaucoup rassurée, en m’expliquant que ces phases compliquées étaient non seulement normales, mais cycliques. Elles s’expriment dans des situations de fatigue ou de stress pour l’enfant, et correspondent à des étapes de grands progrès pendant lesquelles l’enfant peut en venir à être submergé par ses sentiments et ses sensations.

Conclusion ? On évite les situations de stress, et on patiente !

Eeeeeeeuh, oui, mais bon, c’est bien beau, tout ça, mais quand la crise est inévitable (parce que bon, il faut quand même bien s’habiller tous les matins et aller à la crèche !), concrètement, on fait quoi ?

Mes trucs et astuces

Ben on lit Filliozat ! Blague à part, j’ai trouvé beaucoup de réponses au comportement de ma fille dans le livre J’ai tout essayé.

L’apparition des situations de frustration correspond à une étape bien particulière. Bébé grandit, commence à vouloir faire tout seul, mais n’en est pas toujours capable. Beaucoup de choses se mettent en place dans sa tête, mais il n’a pas encore les mots pour exprimer ses besoins, ses émotions, ses angoisses.

Rassurée par toutes ces explications, j’ai vite réalisé que la manière la plus efficace de calmer ChérieChou n’était pas de me fâcher ou d’aller au conflit, mais de la rassurer et de la serrer fort dans mes bras, jusqu’à ce que son trop-plein d’émotions s’apaise.

J’ai aussi essayé de la préparer aux situations délicates, en les lui expliquant en amont : « Je comprends que tu aies envie de marcher. Je te propose de marcher jusqu’au bout de la rue, mais comme je suis trop pressée pour te laisser le temps de marcher jusqu’à la crèche, lorsqu’on arrivera au feu, il faudra que tu montes dans ta poussette. »

Et lorsque la situation me le permettait, j’essayais de lui proposer de combler son besoin d’autonomie : le soir, nous prenions le temps de rentrer à pied.

De la même manière, nous avons convenu qu’à la crèche, nous lui mettrions à disposition un pyjama deux pièces, plus facile à enfiler qu’un pyjama de bébé, pour qu’elle puisse prendre le temps de s’entraîner, et qu’elle comble son envie de faire toute seule, en s’inspirant des grands copains.

Dernière astuce : nous avons décidé de remiser la poussette et de lui proposer de faire les trajets jusqu’à la crèche sur son petit tricycle. Elle était toute fière et heureuse de cette solution ! Certes, nous avions cédé sur ce point, mais contrairement à la remarque déplacée d’un des papas de la crèche, je n’avais pas l’impression que ma fille avait « gagné la bataille ». Je vivais plutôt ça comme un compromis acceptable pour elle comme pour moi.

Je respecte ses envies et ses besoins, et même s’ils ne correspondent pas toujours à ce que j’ai prévu ou à ce qui est le plus confortable pour moi, j’essaie d’y répondre d’une manière appropriée pour nous deux.

Et la suite ?

Cette période de gestion des frustrations a été assez éprouvante pour la maman exigeante et hypersensible que je suis : je m’en voulais d’être exaspérée par les scènes que me faisait ma fille. Une partie de moi comprenait que ce n’était pas facile pour elle, mais les contraintes du quotidien ne me permettaient pas d’être disponible et bienveillante aussi souvent que nécessaire (c’est-à-dire plusieurs fois par jour !).

Le fait d’en discuter avec les puéricultrices a été extrêmement utile. Outre le fait que j’ai été rassurée et que j’ai pu prendre du recul sur cette situation compliquée à gérer pour moi, j’ai pu trouver très rapidement des solutions efficaces, en appliquant les astuces du livre de Filliozat.

D’ailleurs, la suite m’a donné raison, parce qu’en quelques jours seulement, ChérieChou a cessé de faire des difficultés : on a pu ressortir la poussette (quand même bien plus pratique pour nous), et elle a su transférer son besoin d’autonomie sur d’autres activités que l’habillement, qui ne pose plus aucun souci.

Bref, la situation est beaucoup plus calme, même si certaines frustrations reviennent nous rendre visite de manière cyclique.

Ça me permet également de faire une vraie différence avec la véritable phase d’opposition, ce fameux terrible two. Les mois ont passé, et je vois la différence avec les premières vraies oppositions ! Mais comme ces colères n’ont pas les mêmes causes, je ne peux pas recycler les mêmes solutions !

Je te promets, chère lectrice, que dès que j’ai mis au point un plan d’attaque et que je l’ai testé et approuvé, je te fais un petit récap’… Article à venir !

Et toi ? Comment as-tu vécu les premières crises d’opposition de ton enfant ? Quelles ont été tes solutions pour gérer ces situations ? Viens nous raconter !

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Commentaires

43   Commentaires Laisser un commentaire ?

Doupiou

Merci merci merci merci merci merci merci (je pourrais continuer des heures !).
PetitePerle a commencé à découvrir la frustration vers ses 9 mois lorsqu’elle veut jouer avec un objet qui lui est interdit. Le pédiatre m’a dit que plus un enfant abordait la frustration tôt, plus il l’acceptait bien en grandissant (attention je ne fais pas exprès de frustrer ma fille !).
Les phases cycliques me parlent beaucoup aussi ! Cette semaine en particulier où c’est assez compliqué : gros développement psychomoteur (PetitePerle commence à marcher et à se déplacer rapidement sur ses fesses) mais avec une phase de régression (pleurs de décharges en journée et refus de la cuillère au repas du soir).
Comme tu le dis, il faut être patient, réconforter son enfant et se laisser le temps. Pas toujours évident quand on rentre claqué du boulot !

le 26/05/2016 à 09h51 | Répondre

Louna

Hihihihi ! Mais de rien, avec grand plaisir si je peux t’aider ! 🙂
Oui, moi aussi j’étais surprise que ces phases de frustrations arrivent aussi tôt : j’avais en tête la fameuse opposition des 2 ans, mais il se passe aussi beaucoup de choses avant ! C’est pour ça que j’ai vraiment voulu décorréler ces deux étapes qui, chez des enfants comme Petite Perle visiblement, peuvent intervenir à plus d’un an d’intervalle.
Je ne savais pas que plus la frustration apparaissait mieux l’enfant savait la gérer : je vais me consoler comme ça ! 😉
Et sinon, oui, comme tu le dis, ces cycles apparaissent souvent simultanément avec des progrès (marche, motricité fine, repas) ou des difficultés (poussées dentaires, maladies). Pas toujours facile de faire la part des choses en tant que parent !
Allez, bon courage avec ta petite puce !

le 26/05/2016 à 16h08 | Répondre

Madame D

« J’ai tout essayé » est aussi très utile pour le terrible two. Nous avons completement remis en question notre façon de faire depuis ce livre. D’un coup on crie BEAUCOUP moins et je la laisse s’opposer à nous. Le plus souvent je lui propose 2 solutions. Et si aunune ne convient et bien tant pis. Ce sera rien alors.
C’est vraiment pas évident ces périodes. Mais on va survivre !!!!

le 26/05/2016 à 10h03 | Répondre

Louna

Oui, je m’y replongerai plus en détails d’ici quelques mois, mais là je profite du calme avant la tempête ! 😉
C’est fou comme un changement de comportement des parents peut apaiser la situation dans son ensemble : la solution des deux options est une bonne chose, et je suis contente de voir que ça fonctionne pour Princesse. Bien joué ! 🙂

Et oui, on va survivre, et le comble, c’est même qu’on va en redemander ! 😉

le 26/05/2016 à 16h10 | Répondre

Lutine Chlorophylle

« Contrairement à la remarque déplacée d’un des papas de la crèche, je n’avais pas l’impression que ma fille avait « gagné la bataille ». Je vivais plutôt ça comme un compromis acceptable pour elle comme pour moi.
Je respecte ses envies et ses besoins, et même s’ils ne correspondent pas toujours à ce que j’ai prévu ou à ce qui est le plus confortable pour moi, j’essaie d’y répondre d’une manière appropriée pour nous deux. »

Voici des phrases qui font plaisir à lire ! 😀 En effet, j’ai l’impression que certaines personnes partent du principe qu’il ne faudrait rien céder à l’enfant, et rester sur ce que nous, adultes, voudrions faire. Sans concession. Pourtant rester sur ses positions est souvent source de bien plus d’épuisement que chercher une solution qui convient aux deux. 🙂

Bon, bref, je n’en suis pas encore là avec Pimprenelle. Comme je suis disponible pour m’occuper d’elle toute la journée, nous n’avons pas de problème d’horaires à respecter, ce qui est bien pratique. Mais la galère de l’habillage, pourtant, on connait bien ! Surtout le soir d’ailleurs, changer la couche et mettre le pyjama tiennent du parcours du combattant (avec un asticot de 10kg). Sauf les rares fois où elle est assez relax, on n’essaye même plus de l’habiller sur la table à langer : on se contente de la suivre pendant qu’elle crapahute sur notre grand lit, afin d’enfiler une manche, puis l’autre… Ou on le fait à deux, dans les bras.
D’ailleurs à ce propos, je n’ai jamais été très fan des pyjamas et bodies qui s’ouvrent devant… Mais maintenant c’est devenu une calamité ! XD Ils sont impossibles à mettre à un bébé en train de bouger !

le 26/05/2016 à 11h41 | Répondre

Mlle Mora

Oh oui ces pyjamas, chui contente que ce soit fini pour nous ! 🙂 T’inquiète pas, elle finira pas retrouver son « calme »… mais c’est vrai que c’est pas marrant cette période !

le 26/05/2016 à 13h25 | Répondre

Die Franzoesin (voir son site)

Moi aussi j’ai adoré cette phrase ! On me l’a déjà dit : « ah, il a gagné ! » et pour le coup j’ai fini par répondre « d’un autre côté on est pas en guerre ! ». Bref, bravo à toi et puis bravo aussi quand même à Filliozat pour son super petit livre… J’ai hâte de savoir comment va se passer le terrible Two pour ta puce, ici on y est pas encore, ouf !

le 26/05/2016 à 14h00 | Répondre

Louna

J’adore ta réponse, Die Franzoesin : ça a dû le calmer, en face ! Ahahah 😉

le 26/05/2016 à 16h19 | Répondre

Louna

Ahah ! Je vous imagine trop en train de courser une petite Pimprenelle en couche dans la maison, avec un body à la main ! 😀
Nous aussi, on est passé par là de nombreuses fois, et le soir, après le bain par exemple, on s’en donnait à cœur joie. Mais c’est plus difficile de prendre ça comme un jeu avec le stress du matin avant le départ au boulot… En tous cas, tant que ça reste un jeu acceptable pour vous, ça me paraît une méthode plutôt pas mal ! 😉

Merci d’avoir noté ce petit paragraphe : je l’ai glissé discrètement, parce que ça me tenait à cœur, mais j’avoue que j’ai pour projet d’en faire un vrai article plus long et détaillé, même si je redoute de tomber dans le discours bienveillant à l’extrême qui parfois m’agace moi-même quand je flâne sur la toile. Je vois que cette thématique t’intéresse en tout cas (bizarrement, ça ne m’étonne pas ! 😉 ) A voir, donc…

le 26/05/2016 à 16h15 | Répondre

Mlle Moizelle

ça m’agace un peu que les gens aient peur de parler de bienveillance. On dirait que dans l’éducation, c’est un gros mot… Une mode stupide, ou juste une boite avec des « trucs » qu’on peut utiliser de temps en temps quand ça nous arrange. Mais c’est quand même une manière d’être avec les enfants basée sur une meilleure compréhension de leur développement, elle même appuyée sur les neuro-sciences (et habituellement, quand on sort la carte « prouvé scientifiquement », même pour des médocs de m*** déclarés cancérigènes 3 ans après, les gens foncent aveuglément…). C’est juste que ça remet en question tout ce qu’on croit savoir, toutes nos « habitudes » et même l’éducation qui nous a été donnée par nos sacro-saints parents qui ont sûrement été plus que parfaits puisqu’on est devenus des gens géniaux (ne nous remettons surtout pas en question, ni nous ni la violence et la bêtise mondiales actuelles). Alors ça, forcément, les gens n’y sont pas près… Du coup, on prend des pincettes et on s’excuse presque de parler de bienveillance, de crainte de culpabiliser les gentils parents qui tapent et punissent. C’est pas le monde à l’envers? (oui, désolée, ça me fout les boules de lire ça un peu partout…)
Et si on se disaient tous qu’on fait comme on peut, tout en essayant de faire de mieux en mieux? Ce seraient pas un moyen d’avancer, sans culpabiliser mais en cherchant toujours le meilleur pour nos têtes blondes?
(Désolée Louna si j’ai un peu spoilé ton article… En tout cas, même si je suis déjà pas mal calée sur le sujet, j’ai hâte de lire ton article, ton point de vue… c’est toujours un plaisir de te lire! 🙂 )

le 26/05/2016 à 16h57 | Répondre

Louna

Ahah ! Ben il y a de la passion, par ici ! 🙂

Alors oui, en effet, tu as un peu spoilé mon article, mais je te propose de te citer largement pour compenser : ça te va ?! 😉

Blague à part, tu as bien raison sur le fond, et tu m’as remotivée pour écrire cet article que me tient à cœur (surtout quand je vois le comportement de certains parents autour de moi…. Arghh !). Je m’y mets, je m’y mets, promis ! 🙂

le 26/05/2016 à 17h11 | Répondre

Mlle Moizelle

Désolée! pas la peine de me citer, haha! hâte de te lire! 🙂

le 26/05/2016 à 17h16 |

Lutine Chlorophylle

Héhé un petit « coup de gueule » qui me parle bien aussi, Mlle Moizelle. 😉 J’ai eu pas mal de chance avec mes parents qui m’ont vraiment ouvert la voie sur ce chemin-là, mais c’est un sujet très sensible pour moi aussi !

le 27/05/2016 à 18h38 | Répondre

Madame Biologie

« et alors quoi on cède ? »
Mon chéri avant-hier soir. D’habitude on arrive à trouver des compromis, mais des fois, à bout de fatigue, on se retrouve à prononcer cette même phrase qu’on déteste tant !
Dans ces cas là je me dis que c’est vraiment bien d’être deux. J’ai pu prendre le relai et lui dire que ça n’avait rien avoir. Qu’on lui laissait un petit choix pour nous gagner du temps.
Oui parce que si on part sur la confrontation, on finira par obtenir ce qu’on veut mais ça va mettre beaucoup de temps et en plus ça sera tout à fait désagréable pour TOUS.
Alors que si on lui laisse un peu de liberté, certes sur le coup, on va perdre 5min, mais l’habillement, le repas, ou qu’importe se fera également plus rapidement et de manière bien plus joviale !
C’est difficile quand on est contraint par des horaires, un emploi du temps à respecter. C’est difficile quand la journée a été longue et qu’on aimerait qu’ils répondent à toutes nos attentes. C’est difficile quand soi-même on est un peu (beaucoup ?) têtue. Mais c’est réalisable et tout le monde s’en porte mieux !
Plutôt que d’avoir un enfant constamment dans l’opposition, j’ai un petit garçon curieux de tout et très autonome. Les phases de grosses colères ne durent jamais longtemps (bien qu’elles ressemblent à des tornades hein ! lol), donc je me dis qu’on est pas si mauvais 😉

le 27/05/2016 à 13h46 | Répondre

Lutine Chlorophylle

Oooooh oui, être deux, c’est vraiment une sacrée aide ! C’est sûr qu’après le 5e réveil de la nuit, ou simplement un bébé très demandeur des bras quand on n’est pas du tout bien luné… Avoir une autre personne sur qui se reposer, c’est salvateur.
C’est aussi une personne qui peut dire « stop » si on oublie, sous le coup de la fatigue, de la colère, ce qu’on s’était promis…

le 27/05/2016 à 18h41 | Répondre

Louna

Bravo, Madame et Monsieur Biologie (en même temps, ça ne m’étonne pas de vous ! 😉 ).
Comme tu le dis, en général, ça fait plutôt gagner du temps qu’autre chose, de trouver un compromis acceptable pour l’enfant comme pour nous. Et je ne vois pas en quoi cela est une défaite !

Après, en effet, quand on a la tête dans le guidon, la fatigue de la journée qui s’accumule et le stress du quotidien, on peut en arriver à perdre de vue cet objectif. Et là, comme tu le dis si bien, rien ne vaut le fait d’être deux pour pouvoir se relayer !

Encore bravo pour votre petit garçon curieux et autonome ! 🙂

le 31/05/2016 à 22h13 | Répondre

Mlle Mora

J’ai lu « Pour une enfance heureuse » du Dr Guegen, ça a radicalement changé ma façon de faire avec babygirl ! Une fois qu’on a compris que notre enfant est une personne à part entière avec ses propres désirs et besoins, – et que c’est encore un petit être qui n’a pas fini de développer son cerveau, on voit bien qu’on ne peut pas tout leur imposer !
Tu as bien raison Louna, il faut beaucoup beaucoup parler, expliquer, proposer des alternatives (et comme tu le dis bien, ça ne veut pas dire céder !) C’est juste évident que quand on repond à leurs frustrations par de l’agacement et de la colère, ils ne sauront que réagir comme ça puisque c’est ce qu’on leur montre…
Depuis qu’on ne crie plus à la maison, et bien c’est beaucoup plus serein, elle accepte beaucoup mieux les choses et se sent entendue et comprise !
Les câlins aident beaucoup à calmer les crises !
et bien sûr, c’est des cycles : je fais la maligne parce qu’en ce moment elle est juste A DO RA BLE ! 🙂

le 26/05/2016 à 13h22 | Répondre

Louna

Ahahah ! Moi aussi je fais ma maligne parce qu’elle est redevenue mon bébé trop chou d’amour en ce moment, mais on en reparle au prochain cycle ?! 😉

Super, merci pour le livre : je vais m’y plonger avant de me lancer dans cet article « éducation bienveillante » dont je parlais avec Lutine, hein, histoire de pas trop tomber dans les clichés et de se concentrer sur l’essentiel.

Je vois qu’on est bien en phase en tout cas 🙂

le 26/05/2016 à 16h21 | Répondre

Melimelanie

Et hop un article que je me garde sous le coude pour dans quelques mois!

Merci Louna!

Je vais aussi de ce pas me renseigner sur ce petit livre même si j’ai encore un peu de temps pour l’acheter.

le 26/05/2016 à 14h06 | Répondre

Louna

Merci 🙂

En effet, ça peut être un bon investissement, surtout si tu as un bébé en avance pour la frustration, comme ChérieChou ou Petite perle ! 😉

le 26/05/2016 à 16h23 | Répondre

Hermy

Ah ben on rentre en plein dedans !!! Faut vraiment que j’aille m’acheter le livre !!!
En tout cas merci pour cet article, je ferai appel à tes conseils dans les mois à venir, je pense !!! ^^

le 26/05/2016 à 14h12 | Répondre

Louna

N’hésite pas pour les conseils, surtout, ce sera avec grand plaisir ! 🙂
Et quant au livre, on peut aussi s’arranger pour que je te prête mon exemplaire (gennnnnnnre j’en ai fini avec tout ça, ma fille est un ange 😉 )

le 26/05/2016 à 16h24 | Répondre

Étoile (voir son site)

Je garde bien au chaud ton article ! Petit Prince commence doucement à être frustré : il s’énerve pas exemple lorsqu’il faut arrêter de jouer… Pour le moment, on gère en lui expliquant et en lui faisant des câlins, mais j’imagine que ça va s’amplifier ? Je lui parle beaucoup, encore plus qu’avant et j’espère que ça m’aiderai 🙂 Je pense aussi investir sur le livre !

le 26/05/2016 à 14h19 | Répondre

Louna

Il y a des chances que ça s’amplifie, en effet, mais pas forcément : Petit Prince peut aussi trouver d’autres manières de combler ses besoins d’autonomie et de différenciation. Si ça se trouve, il va rester un petit ange ? Tu viendras nous donner la recette ? 😉
En tous cas, une chose est sûre, ça doit bien l’aider que tu verbalises tout ça !

le 26/05/2016 à 16h28 | Répondre

Mlle Moizelle

Céder, ne pas céder… Comme le dit Die Franzoesin, on n’est pas en guerre! Il faut juste qu’on se dise bien, nous parents, ce qui est le plus important pour nous. Il y a des choses, on ne peut pas « céder »: la sécurité par exemple. Si, on s’attache dans le siège auto, là pas de compromis possible. En revanche, est-ce si grave d’aller à la crèche en tricycle au lieu de la poussette?!?

le 26/05/2016 à 15h20 | Répondre

Louna

Voilà voilà, bien résumé, Mlle Moizelle !
La prochaine fois que je me fais gronder parce que mes articles sont trop longs, je t’appelle ? 😉

Sinon, sur le fond, tu as bien raison : l’idée est de choisir en amont avec le papa, les domaines sur lesquels on décide de ne pas céder (typiquement, l’exemple que tu donnes de la sécurité). Pour le reste, ma manière à moi de faire, c’est de m’adapter dans la limite du possible. Après, je conçois tout à fait que d’autres parents ne fassent pas le même choix !

le 26/05/2016 à 16h32 | Répondre

Madame Vélo

Fais moi penser à relire tous ces articles (le tiens et ceux cités dans ton article) lorsque nous serons en plein dedans !
Par contre j’ai un peu de mal à adhérer à tout ce que dit Filiozat. Bien qu’elle soit calée dans son domaine, je la trouve un peu trop « perchée ». Ceci dit elle apporte quand même une façon de voir les choses intéressante pour les enfants. (je n’ai pas lu le livre que tu mentionne, mais un autre « il n’y a pas de parents parfaits »).
Bref, merci pour cet article bien utile 🙂

le 26/05/2016 à 15h57 | Répondre

Louna

Ahah ! Je m’étais fait exactement la même réflexion à la lecture de son livre « Il n’y a pas de parents parfaits », et ça m’avait vraiment refroidie : je trouvais que le discours était souvent culpabilisant.
Mais j’ai fini par essayer l’autre, et je le trouve beaucoup moins « perché », comme tu dis, et bien plus synthétique. Bref, tu peux lui laisser une chance, je suis sûre que tu ne seras pas déçue ! 😉
En tous cas, il a eu le mérite de me permettre de mieux comprendre ce qu’il se passait, et d’appliquer des petites méthodes faciles à mettre en œuvre et dont les résultats ont été très rapides : que demander de plus ?! 🙂

le 26/05/2016 à 16h04 | Répondre

Mlle Moizelle

haha! on écrivait nos messages en même temps, et apparemment on est d’accord! ^^

le 26/05/2016 à 16h06 | Répondre

Louna

Ahahah ! C’est marrant ça ! Et en effet, on est complètement d’accord ! 🙂

le 26/05/2016 à 16h29 | Répondre

Mlle Moizelle

Je suis fan de Filliozat, alors je me dois de rebondir ^^ : j’ai lu les 2 bouquins (et bien d’autres) et « j’ai tout essayé » et « il me cherche » sortent un peu du lot, présentés sous forme de petites bd, ils donnent vraiment des astuces pragmatiques pour les cas concrets… Tu peux jeter un oeil, sait-on jamais, tu changeras peut-être d’avis (ou pas)! 🙂

le 26/05/2016 à 16h05 | Répondre

Madame Vélo

Merci Louna et Mlle Moizelle pour vos réponses ! Je suivrais vos conseils alors et lirais ce livre 🙂 Effectivement, comme tu dis Louna, si ça permet de comprendre ce qui se passe et d’appliquer des méthodes qui marchent… pourquoi s’en priver ! Je vous dirais ce que j’en aurais pensé :p

le 30/05/2016 à 14h15 | Répondre

Madame Fleur (voir son site)

Comme pour l’article d’hermy hier, j’ai l’impression qu’avec le recul tu es beaucoup plus zen et apaisée que si tu l’avais écris il y a quelques temps ?

le 26/05/2016 à 17h04 | Répondre

Louna

Ah ben peut-être que le temps m’a permis d’avoir un regard plus apaisé sur cette période, mais en toute sincérité, je ne crois pas avoir perdu mes moyens à l’époque : j’ai passé beaucoup de temps à analyser la situation, à chercher des solutions, mais au fond de moi, je savais qu’on allait réussir à passer cette étape difficile : le désespoir ne s’est jamais installé, quoi ! 😉

le 26/05/2016 à 17h13 | Répondre

Chacha d'avril

Merci beaucoup pour cet article qui me conforte dans l’idée que le conflit est évitable ! J’aime beaucoup les solutions que tu as trouvé et j’espère qu’on arrivera aussi (quand ça sera le moment) à mettre en place des compromis aussi intelligents. Tu as l’air très sereine face à tout ça.
Ici Petite Fleur commence tout juste à découvrir la frustration sous forme de l’impatience… Elle ne supporte pas d’attendre mais je lui explique que je dois finir ce que je fais (étendre le linge par exemple) avant de pouvoir jouer avec elle. Pas sûre que ça ait beaucoup d’effet pour l’instant.
En tout cas je garde ton article sous le coude pour dans quelques mois ?

le 26/05/2016 à 17h31 | Répondre

Louna

Merci Chacha d’avril ! Oui, il a fallu faire preuve d’imagination pour trouver ces compromis, mais je ne regrette absolument pas le temps passé quand je vois ma petite fille sereine et apaisée.

Malgré ce que tu dis, je suis sûre que le fait de verbaliser doit aider ta Petite Fleur : elle sait que tu l’entends, que tu as compris son envie ou besoin, et que tu y répondras dès que tu le pourras. Peut-être qu’elle ne sait pas encore comment être patiente, mais ça va venir tout doucement ! 🙂

le 31/05/2016 à 22h16 | Répondre

Weena (voir son site)

Très bon article et la plupart des choses ont été dit dans les commentaires ^^.
Ici aussi, la frustration est apparue avec la marche et je me suis aussi tourné vers Filliozat (même si j’ai une liste de bouquins à me procurer sur le sujet et d’autres, particulièrement les fratries).
C’est vrai que proposer deux options permets souvents de désamorcer les conflits et même des fois, il en propose une troisième acceptable XD (genre aujourd’hui, il ne voulais ni l’escalier, ni le banc mais son tabouret pour s’asseoir et m’aider à mettre ses chaussures). Pour les vêtements, je ne m’embête plus, comme j’ai le temps, je le laisse souvent vagabonder en même temps et si vraiment, il bouge trop, je vais m’habiller moi, généralement, il arrive avec ses vêtements à la main très vite 😉

le 26/05/2016 à 18h35 | Répondre

Louna

Oui, nous aussi, c’était au moment de la marche, que les phases de frustrations sont apparues !

Comme tu le dis, proposer plusieurs options est vraiment une solution acceptable qui fonctionne dans la plupart des cas ! 🙂

le 31/05/2016 à 22h17 | Répondre

Lili31

Ça fait du bien de se sentir moins seul ! Ma chouquette a 18 mois et est bien dans la frustration et l opposition… J ai déjà adopté la proposition de 2 solutions, souvent ça marche et quand ça marche pas elle râle quand même moins si elle a rien car elle a été prévenu….
Ah vivement ses 2 ans… Ou pas 🙂

le 26/05/2016 à 21h29 | Répondre

Louna

Exactement, que ça marche ou pas, le fait d’avoir été écouté désamorce déjà énormément ces potentielles situations de crise ! 🙂

Comme tu dis, on en reparle dans 6 mois 😉

le 31/05/2016 à 22h18 | Répondre

Miss Chat

Bon ben voilà livre commandé, merci Louna, tu as terminé de me convaincre avec ce très bel article 🙂
On est loin de la vraie phase d’opposition mais cela fait 2-3 mois que Mademoiselle Croquette se permet de piquer une crise de temps en temps parce qu’on a dit « non », de vouloir ou de refuser obstinément certaines choses, etc… Bref, elle commence à s’affirmer. On a également pris le parti de céder sur certains points et pas sur d’autres (oui à l’habillage comme Lutine en courant après bébé, non à la fouille méthodique de la poubelle de déchets ménagers par exemple) : on a l’impression que ça aide un peu à lui faire comprendre ce qui est vraiment important à nos yeux. Mais ça te fait te poser des questions par rapport à l’éducation que tu lui donnes ou aux habitudes qu’elle aurait peut-être prises : est-ce qu’on a bien fait dans le passé, est-ce qu’on fait bien actuellement ?
Je garde ton article sous le coude pour les prochains moi !

le 29/05/2016 à 10h27 | Répondre

Louna

J’espère que ce livre va autant vous aider que nous : tu me diras ça !

Oui, tu as raison, le fait d’accepter quelques compromis permet aussi de montrer une différence significative par rapport à ce qui n’est pas admissible. Et les enfants font très vite la différence.

Quant aux mauvaises habitudes, ne vous en faites pas trop pour ça : quand j’ai vu la vitesse à laquelle ma fille a changé de comportement lorsque j’ai modifié le mien suite aux conseils glanés ici et là, je me dis que leur cerveau est encore suffisamment plastique pour pouvoir s’adapter au jour le jour. On fait au mieux, au quotidien, comme on le peut, et c’est l’essentiel ! 🙂

le 31/05/2016 à 22h21 | Répondre

claire

Merci pour cet article plein de bon sens! Nous sommes en pleine transition entre terrible two / colère&frustration des 3 ans / entrée à l’école avec mon petit lutin… Un cocktail très vivifiant (et en vrai vraiment fatiguant) on doute sans arrêt de nos méthodes.
Entre 2 refus obstinés de faire ce qu’on lui demande, petite choupinette régresse : retour du pipi au lit pendant la sieste, voir plus… (les jours de chance), ça ne nous avait pas manqué pourtant !
Mettre les chaussures et la manteau pour aller à l’école vire très souvent à la guerre des tranchées… Bref c’est dur et ça fait du bien de lire que c’est normal…

le 03/10/2016 à 13h34 | Répondre

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