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Les paradoxes de la grossesse : quand le négatif devient positif… et inversement !


Publié le 14 janvier 2017 par ptite grenouille

Dans mon précédent article, je t’avais dit pourquoi je n’avais pas vécu la grossesse très positivement. En effet, ça n’a pas été une période très épanouissante pour moi, malgré le fait qu’il n’y ait eu aucun souci particulier.

Maintenant que j’ai accouché, je regarde la grossesse avec un autre regard. Je me rends compte qu’il y a certaines choses qui m’ont plu, mais pas forcément ce à quoi je m’attendais.

Paradoxes de la grossesse

Crédits photo (creative commons) : egor105

Les nausées

Au début de la grossesse, les nausées font leur apparition. Pour beaucoup, c’est assez désagréable. Mais je dois avouer que pour moi, ces nausées étaient positives. En effet, chaque matin, je me réveillais heureuse d’être nauséeuse, car ça signifiait que j’étais réellement enceinte. Elles n’ont pas duré longtemps, et j’angoissais les premiers jours sans nausées : était-il toujours en moi ?!

Le poids

Je ne crois pas me tromper en disant qu’en temps normal, la plupart des femmes espèrent perdre du poids et avoir la ligne. Je suis comme tout le monde, et même si je n’ai pas de grosse bouée à faire disparaître, je n’aspire pas réellement à prendre du poids. C’était sans compter la grossesse. Évidemment, on s’attend logiquement à prendre du poids, tout en espérant ne pas trop en prendre pour ne pas avoir à trop en perdre. Paradoxe de la grossesse, bonjour !

Une fois enceinte, j’étais désespérée de voir mon ventre toujours aussi plat (et flasque…), et j’ai espéré le voir grossir, car ça signifierait qu’il y avait réellement un petit être dedans. Alors quand enfin mon ventre s’est arrondi, j’ai sauté au plafond ! Et j’attendais impatiemment que certaines personnes le remarquent !! (Après, OK, il ne faut pas abuser : si l’on prend trop de kilos, on n’est pas heureuse non plus, n’est-ce pas ?)

L’impression d’être une baleine

Arrivée à la fin de la grossesse, il faut avouer que j’ai eu l’impression d’être une énorme baleine. Chaque mouvement devenait compliqué (mettre mes chaussettes s’apparentait à faire du lasso pour atteindre mon pied, ramasser quelque chose par terre était un exercice digne d’un contorsionniste !). Pour autant, être une baleine s’avère positif quand tout le monde autour de toi est aux petits soins : « Attends, je vais t’aider ! » (Malgré tout, si tu es comme moi, tu seras gênée que tout le monde agisse à ta place…)

Ne rien faire

Eh oui, le congé maternité sert à profiter, à ne rien faire, à se reposer. Mais un congé maternité peut être vécu de façon différente par quelqu’un d’actif qui a du mal à ne rien faire… Conclusion : j’ai passé mon congé maternité soit à bouger pour essayer de faire un minimum de choses et me sentir utile, soit à culpabiliser. C’est un sacré paradoxe quand l’on pense que quelques mois auparavant, je ne rêvais que d’une chose : de vacances !!

La poitrine

Si tu as, comme moi, une poitrine petite ou moyenne, avoue, tu rêves toi aussi d’avoir de plus gros seins ! La grossesse est l’occasion de se voir attribuer une paire de seins beaucoup plus avantageuse et de pouvoir enfin afficher un décolleté de rêve. Mais c’est là que le paradoxe de la grossesse intervient : j’ai commencé à maudire cette poitrine quand celle-ci m’a démangée et m’a empêchée de dormir sur le ventre, ma position préférée. (Et il ne faut pas rêver : en cas d’allaitement, il faut encore attendre avant de reprendre les bonnes habitudes de sommeil !)

La nourriture

Comme j’ai pu maugréer contre cette toxoplasmose que je n’avais pas eue avant et cette satanée listériose, qui m’ont empêchée de manger certains plats adorés : de la charcuterie, du saumon, etc. Mais lorsque l’entourage est assez attentif, il faut avouer que c’est bien agréable qu’un plat à part soit fait exprès… Ça peut notamment nous éviter de manger les abats préparés pour la tablée et dont on est dispensée « par précaution, car je ne savais pas » !

Les hormones

J’avoue que les hormones et moi, nous ne sommes pas très amies : à chaque fois qu’elles s’affolent, je pleure comme pas possible… Mais les paradoxes de la grossesse m’ont aussi permis de découvrir un point positif que l’on ne m’avait pas annoncé. En effet, tout au long de ma grossesse, je n’ai pas eu besoin de m’épiler aussi souvent que d’habitude, et je dois dire que c’était assez appréciable (sans compter que pendant neuf mois, j’ai pu oublier LE rendez-vous mensuel tant détesté en temps normal !).

L’ultime paradoxe

Le dernier paradoxe, et pas le moindre, c’est que le dernier mois, la femme enceinte n’a qu’une hâte : perdre ce gros bidon et enfin rencontrer son bébé ! Finies les nuits blanches à ne pas savoir que faire, elles seront enfin occupées à prendre soin du petit être déjà tant aimé.

Sauf que, déjà lors des contractions, j’ai commencé à regretter ma grossesse si tranquille et à espérer que ce moment se termine vite. Bien évidemment, j’ai été très heureuse quand le bébé a été mis dans mes bras… mais il faut aussi avouer que lorsque ce même bébé passe ses nuits à pleurer, on regrette ce temps où il était si paisiblement dans notre ventre et où l’on pouvait dormir quand on voulait…

Le pire : quand tout le monde cherchait à le prendre dans ses bras ou quand j’ai dû le confier pour la première fois. Le fait de ne plus l’avoir dans mon ventre était alors terriblement douloureux…

Oups, j’oubliais !! Encore un petit paradoxe pour la route !

J’ai eu la chance de perdre aussitôt tout mon ventre et tout le poids pris pendant la grossesse (merci de ne pas me maudire !). Ça m’a permis de remettre aussitôt tous mes vêtements d’avant-grossesse et de même un petit peu flotter dans certains pantalons.

Imagine alors la surprise de mon mari quand il m’a vue enfiler ces vêtements qui m’allaient parfaitement bien et être en larmes (alors que toutes les femmes rêvent de ça !). Eh oui, ce ventre que j’ai eu du mal à accepter pendant ces neuf mois de grossesse, qui ne m’a pas aidée à réaliser et à me projeter pour l’avenir était derrière moi, et ce ventre me manquait terriblement. Heureusement, il y a une chose qui fait du bien : c’est de regarder son bébé sourire, et de pouvoir le prendre dans ses bras !

Quant à mon accouchement, je n’en retiens que du positif… oubliées les contractions douloureuses !

Et toi ? Tu as eu l’impression d’une inversion des valeurs pendant ta grossesse ? As-tu d’autres exemples de cet étrange phénomène ? Raconte !

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Commentaires

3   Commentaires Laisser un commentaire ?

Floconnette

Ohlala ! J’ai commencé un brouillon d’article qui s’appelle « je suis nostalgique de la grossesse »…. L’écrire m’a fait du bien, je ne sais pas si je vais le publier. Mais en gros, malgré quelques points qui différent, je suis comme toi…. A peine mon bébé né j’étais très TRES nostalgique surtout car cette fois, je savais que ça serait le dernier…. Et j’ai extrêmement envie d’un troisième juste pour être à nouveau enceinte et toute jeune maman, donc ce n’est clairement pas la raison rationnelle! J’ai du mal à faire passer ce sentiment, je pense tout le temps à « la prochaine fois que je serai enceinte » ou « la prochaine fois que j’aurai un nourrisson » sauf que non il n’y aura très certainement jamais de prochaine fois. Et s’il y en avait une, je me connais, je serai triste après aussi. Ca ne décalerait que le problème…. Mes bébés étaient / sont tellement faciles en plus que ça ne me dissuade absolument pas de recommencer tout cela….
Ce qui me manque par dessus tout c’st de porter la vie et de sentir les coups. M’endormir avec mon bras enlaçant mon ventre. N’être jamais seule, toujours avec mon enfant…. Cela me peine beaucoup de ne plus le revivre. Et aussi, m’avouer que la maternité est derrière moi me fait me sentir « vieille », c’est comme si une étape extrêmement importante de ma vie de femme était finie à tout jamais. J’ai du mal à l’expliquer. Et pourtant je suis si heureuse avec mes deux enfants, on a une vie de famille super. Après ma première grossesse j’ai moins eu ça car je l’ai plus mal vécue et je savais qu’il y en aurait une autre, là c’est différent…

le 14/01/2017 à 14h18 | Répondre

Inno

Je comprends tout à fait le dernier point que j’ai vécu aussi (sauf que je n’étais pas en larmes en remettant mes vêtements)
Avant d’accoucher, j’avais peur de ce ventre post-grossesse qui allait me faire ressembler à une femme toujours enceinte mais avec une poussette.
Finalement, j’ai gardé juste un petit ventre juste après l’accouchement, et je n’avais plus rien quelques jours plus tard et c’est vrai que ça fait bizarre. C’est comme si ces 9 mois de grossesse étaient balayés très ou trop vite.
Du coup, je me suis attachée à ma ligne de grossesse, qui elle, part plus lentement.

le 16/01/2017 à 13h42 | Répondre

Mlle Mora

Un peu comme Floconnette, j’ai du mal à me dire que c’était la dernière grossesse, j’arrive pas à me faire à l’idée que je ne serai plus jamais enceinte, que ma deuz est le dernier bébé que je peux cajoler… Alors je me dis, peut-être un jour, un troisième bébé…

le 16/01/2017 à 14h22 | Répondre

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